Les 8 pires tweets de la semaine sur Twitter

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Les 8 pires tweets de la semaine sur Twitter

Publié le 18 mai 2014
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Par Daniel Tourre.

Tweet Romero

Parisiens, Jean-Luc Romero pense que vous n’êtes pas capables de soutenir vous-mêmes les artistes, les théâtres ou la culture. C’est pour ça qu’il est obligé de subventionner les artistes qui lui plaisent avec votre argent. Et puis c’est un échange gagnant-gagnant. Il est peu probable que le théâtre de l’opprimé monte un spectacle critique sur le clientélisme ou l’intervention de l’État dans la culture. L’engagement au cœur et dans la vie du 12e a des limites.

Tweet Front de Gauche

L’artiste Jean-Luc Mélenchon est aussi subventionné et cela se sent à ses interprétations des mythes classiques. Le feu sacré volé à Zeus par Prométhée pour l’offrir à l’humanité serait donc le dirigisme bureaucratisé et le statut de fonctionnaire ? C’est très audacieux comme interprétation mais il n’est pas certain alors que l’humanité ait beaucoup gagné à ce forfait.

Tweet Rebsamen

Le prix de la flagornerie de la semaine est attribué sans hésitation à François Rebsamen, ministre du Travail. S’il avait eu plus de 140 caractères disponibles, Rebsamen aurait sans doute proposé que les écoliers le lisent, une main sur le cœur, tourné vers un portrait géant de Hollande. Les parents auraient été ravis, l’endoctrinement socialiste d’accord, mais avec l’apprentissage de la lecture en plus… C’est un progrès.

Tweet Anthony Aly

Le slogan du Parti socialiste pour les Européennes est « Imposons une nouvelle croissance ». L’actuelle croissance ayant été tellement imposée qu’elle en est morte, il est temps effectivement de chercher de nouvelles proies. Curieux tout de même que le mot « imposer » fascine le Parti socialiste au point qu’il ne puisse pas s’empêcher de le mettre en avant. L’atavisme politique, cette malédiction irrésistible, même pour les communicants.

Tweet Florian Philipot

En matière d’atavisme, on sent d’ailleurs que le Front national a des rêves de pelotons d’exécution pour les mauvais Français. Faire plus que Montebourg en matière de dirigisme national devient compliqué, dès lors Philippot est obligé de monter de quelques crans, d’autant que pratiquement toute la classe politique est à l’unisson : il faut intervenir. Pour quoi faire ? Ce n’est pas très important du moment que les trois mots clés sont présents : État, Doit, Agir.

Tweet Marine Le Pen

Il est toujours curieux que personne ne parle d’ultranationalisme, d’ultragaullisme, d’ultracommunisme, d’ultraécologisme, d’ultrasocialisme et que seul le libéralisme ait droit à sa version ultra, dans un pays avec 57% du PIB en dépense publique. Comme pour la puissance des processeurs, nous allons bientôt manquer d’épithète pour le libéralisme compte tenu de la course à l’échalote entre étatistes. En 2020, avec 80% de PIB en dépenses publiques, on s’attaquera au gigalibéralisme ? tetralibéralisme ?

Libéralisme ultra ou giga, Mme Le Pen n’a hélas pas les yeux très ouverts sur Valls. Il ne suffit pas d’être un social-démocrate qui ne veut pas tuer l’hôte trop vite pour être un libéral. Le libéralisme ne consiste pas à décider de manière un tout petit peu moins irresponsable à la place de la population, mais de laisser la population, toujours plus responsable, décider pour elle-même.

Tweet Isabelle Thomas

Isabelle Thomas n’est d’ailleurs pas au FN, même si elle appartient elle aussi à un parti socialiste, mais du canal historique. Pour les lecteurs de moins de 20 ans, ce nom ne vous dira sans doute pas grand-chose. Et pourtant, Isabelle Thomas a eu son diplôme d’apparatchik PS de la prestigieuse université UNEF-ID, porte-parole du traditionnel « Etudiants-Lycéens-En-Colère » annuel, cru 1983 puis 1986 (Devaquet). Depuis, la diplômée en permanente de gauche a tenu ses promesses. À 53 ans, elle n’a jamais travaillé ailleurs qu’en politique et elle vient de toucher le jackpot : tête de liste aux Européennes dans l’ouest.

Cette longue expérience de l’entre-soi politicien lui donne sans doute des compétences pour parler du ressentiment, du repli sur soi et de la haine, mais pour ce qui est du libéralisme, elle fait hélas la même erreur que des petits jeunots de la politique comme Dupont-Aignan, Mélenchon ou Dray. Le libéralisme n’est pas l’adversaire de la solidarité, mais de la coercition d’État s’appuyant sur l’envie. La méthode d’entraide proposée par Isabelle Thomas est justement peu soucieuse d’une société fraternelle, à cause des guerres de clientèles électorales qu’elle induit et de l’irresponsabilité qu’elle encourage.

Tweet Clément Martin

On finit sur cette tendance curieuse à mettre des slogans politiques sur des préservatifs (ici le PS). J’ai renoncé à quelques blagues faciles autour de ce support. Elles auraient été finalement assez injustes pour les câlins sans risque que ces bouts de plastique permettent.

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  • Les analyses sont pertinentes, parfois un peu injustes si je peux me permettre cette remarque. Jean-Luc Mélenchon, on apprécie ou pas, là n’est peut-être pas le propos. Il est vrai que le côté ampoulé de son twitt peut faire sourire, mais l’humour est aussi une valeur sympathique et certains disent que c’est la politesse du désespoir. Du coup, je complète mon raisonnement et je suis désespéré de voir à quel point la presse, les médias, s’attachent à vouloir absolument discréditer les idées – on y souscrit, ou pas – du Front de Gauche, qui est quand même le seul, à ma connaissance, à avoir un véritable programme, calculé, expliqué mais jamais débattu sur le fond. Quels sont les politicards qui ont autant d’arguments sérieux à proposer voire à opposer au Front de Gauche, à part la thèse du libéralisme débridé qui porte le joli nom de TINA (There is no alternative), expression imagée et sans appel de feu Miss Thatcher … admirée et adulée par toute la classe libérale ? Un peu de poésie dans ce monde, ne devrait pas déranger, même si cela vient de Jean-Luc Mélenchon !

    • Je veux bien admettre qu’il ait un programme. « Calculé », c’est plus dur, parce que dans ce cas il faudrait sans doute expliquer les résultats de ces calculs, en taux de récession, de chômage et en niveau de vie pour tous ceux qui n’ont pas la bassesse d’adhérer à un parti auquel ils ne croient pas pour l’éviter. Mais c’est vrai, c’est idiot de vouloir discréditer des idées, chacun doit pouvoir constater par lui-même ce qu’elles valent. Bien entendu toutefois, c’est le grand intérêt du FdG d’avoir beaucoup de détracteurs sur la forme, ça lui évite l’humiliation de constater que le fond ne tient debout pour aucun de ceux qui sont intellectuellement capables de lire, analyser et calculer, justement.

    • « mais l’humour est aussi une valeur sympathique »
      Personnellement, j’ai vu l’animal politique Mélenchon tenter de chasser de la salle d’attente de son médecin traitant les autres patients parce que Monsieur souhaitait être « tranquille ». Sympathique ne me paraît pas approprié….

    • Toute la classe libérale??

      Merde, t’es balèze, nous ça fait des années qu’on la cherche et qu’on ne la trouve pas.

      C’est ça qui est joyeux avec les socialistes, ils ont tous vu le dahu.

      • Bonjour,

        Les libéraux, avant la révolution et un peu après, faisaient partie de ceux qui imaginaient un autre monde. Un monde de partage, d’humanité, de considération. C’était un peu la gauche qui avait des idées. Si vous prenez comme pseudo, Desproges, vous devez savoir ce à quoi je fais allusion. J’ai fréquenté les milieux de l’Aurore, à l’époque où Desproges en était journaliste. Un excellent « canard », malheureusement au nom de la liberté d’entreprendre, tellement soutenue par les libéraux (pas ceux d’hier, mais ceux d’aujourd’hui) cet excellent journal a dû rendre les clefs, au profit du Figaro (et des magnats bancaires) … qui reste aussi un excellent journal, mais parfois il raconte quand même beaucoup de bêtises. Quant au socialisme, c’est comme un steak ! Certains le font cuire, d’autre bouillir, d’autre le mangent cru … c’est une question de relativité et d’appréciation personnelle. Je pencherai plutôt pour un meilleur vivre ensemble et un partage des richesses, confisquées par moins d’ un %, alors que la majorité (sur)vit dans des difficultés immenses. C’est peut-être aussi ça être libéral non ?

        • A quel moment Bill Gates a « confisqué » quoi que ce soit au petit Mamadou de Bamako ? J’aimerais bien le savoir …
          Toujours est-il que redistribuer, ça revient à appauvrir les uns pour ne pas rendre les autres plus riche. Et puis bon, le libéralisme trouve son fondement dans tout ce que la gauche malmène : le libre échange et la propriété privée.

  • Les absents ont toujours tort ou, exprimé autrement, ça coûte rien de cracher à la gueule des libéraux et ça rappel à tous que, quand même, on est du côté des gentils.

  • Isabelle Thomas n’ a pas vécu en URSS. C’est bien dommage. Elle aurait découvert qu’il existait là-bas une gravissime pénurie de logements : ceux qui avaient un toit devaient accueillir leurs voisins qui en étaient dépourvus au nom de la solidarité.

    Isabelle, toi qui te dis socialiste, j’espère que tu accueilles chez toi des familles dans le besoin !

  • Diplôme d’apparatchik PS, option orthographe : « le repli sur soit »…

  • J’ai beaucoup aimé moi celui de T. Mariani :
    https://twitter.com/ThierryMARIANI/status/466531224899436544
    Avec les approbations de la foule en soutien au député UMP.

  • C’est vrai que Magie nous manque.
    J’aimerai que l’on puisse organiser un concours de peste brune: qui détient la palme du fascisme
    entre le FN et le Front de Gauche?

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