Les 8 pires tweets de la semaine sur Twitter

Le pire de la semaine sur Twitter.

Par Daniel Tourre.

Tweet Romero

Parisiens, Jean-Luc Romero pense que vous n’êtes pas capables de soutenir vous-mêmes les artistes, les théâtres ou la culture. C’est pour ça qu’il est obligé de subventionner les artistes qui lui plaisent avec votre argent. Et puis c’est un échange gagnant-gagnant. Il est peu probable que le théâtre de l’opprimé monte un spectacle critique sur le clientélisme ou l’intervention de l’État dans la culture. L’engagement au cœur et dans la vie du 12e a des limites.

Tweet Front de Gauche

L’artiste Jean-Luc Mélenchon est aussi subventionné et cela se sent à ses interprétations des mythes classiques. Le feu sacré volé à Zeus par Prométhée pour l’offrir à l’humanité serait donc le dirigisme bureaucratisé et le statut de fonctionnaire ? C’est très audacieux comme interprétation mais il n’est pas certain alors que l’humanité ait beaucoup gagné à ce forfait.

Tweet Rebsamen

Le prix de la flagornerie de la semaine est attribué sans hésitation à François Rebsamen, ministre du Travail. S’il avait eu plus de 140 caractères disponibles, Rebsamen aurait sans doute proposé que les écoliers le lisent, une main sur le cœur, tourné vers un portrait géant de Hollande. Les parents auraient été ravis, l’endoctrinement socialiste d’accord, mais avec l’apprentissage de la lecture en plus… C’est un progrès.

Tweet Anthony Aly

Le slogan du Parti socialiste pour les Européennes est « Imposons une nouvelle croissance ». L’actuelle croissance ayant été tellement imposée qu’elle en est morte, il est temps effectivement de chercher de nouvelles proies. Curieux tout de même que le mot « imposer » fascine le Parti socialiste au point qu’il ne puisse pas s’empêcher de le mettre en avant. L’atavisme politique, cette malédiction irrésistible, même pour les communicants.

Tweet Florian Philipot

En matière d’atavisme, on sent d’ailleurs que le Front national a des rêves de pelotons d’exécution pour les mauvais Français. Faire plus que Montebourg en matière de dirigisme national devient compliqué, dès lors Philippot est obligé de monter de quelques crans, d’autant que pratiquement toute la classe politique est à l’unisson : il faut intervenir. Pour quoi faire ? Ce n’est pas très important du moment que les trois mots clés sont présents : État, Doit, Agir.

Tweet Marine Le Pen

Il est toujours curieux que personne ne parle d’ultranationalisme, d’ultragaullisme, d’ultracommunisme, d’ultraécologisme, d’ultrasocialisme et que seul le libéralisme ait droit à sa version ultra, dans un pays avec 57% du PIB en dépense publique. Comme pour la puissance des processeurs, nous allons bientôt manquer d’épithète pour le libéralisme compte tenu de la course à l’échalote entre étatistes. En 2020, avec 80% de PIB en dépenses publiques, on s’attaquera au gigalibéralisme ? tetralibéralisme ?

Libéralisme ultra ou giga, Mme Le Pen n’a hélas pas les yeux très ouverts sur Valls. Il ne suffit pas d’être un social-démocrate qui ne veut pas tuer l’hôte trop vite pour être un libéral. Le libéralisme ne consiste pas à décider de manière un tout petit peu moins irresponsable à la place de la population, mais de laisser la population, toujours plus responsable, décider pour elle-même.

Tweet Isabelle Thomas

Isabelle Thomas n’est d’ailleurs pas au FN, même si elle appartient elle aussi à un parti socialiste, mais du canal historique. Pour les lecteurs de moins de 20 ans, ce nom ne vous dira sans doute pas grand-chose. Et pourtant, Isabelle Thomas a eu son diplôme d’apparatchik PS de la prestigieuse université UNEF-ID, porte-parole du traditionnel « Etudiants-Lycéens-En-Colère » annuel, cru 1983 puis 1986 (Devaquet). Depuis, la diplômée en permanente de gauche a tenu ses promesses. À 53 ans, elle n’a jamais travaillé ailleurs qu’en politique et elle vient de toucher le jackpot : tête de liste aux Européennes dans l’ouest.

Cette longue expérience de l’entre-soi politicien lui donne sans doute des compétences pour parler du ressentiment, du repli sur soi et de la haine, mais pour ce qui est du libéralisme, elle fait hélas la même erreur que des petits jeunots de la politique comme Dupont-Aignan, Mélenchon ou Dray. Le libéralisme n’est pas l’adversaire de la solidarité, mais de la coercition d’État s’appuyant sur l’envie. La méthode d’entraide proposée par Isabelle Thomas est justement peu soucieuse d’une société fraternelle, à cause des guerres de clientèles électorales qu’elle induit et de l’irresponsabilité qu’elle encourage.

Tweet Clément Martin

On finit sur cette tendance curieuse à mettre des slogans politiques sur des préservatifs (ici le PS). J’ai renoncé à quelques blagues faciles autour de ce support. Elles auraient été finalement assez injustes pour les câlins sans risque que ces bouts de plastique permettent.