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Êtes-vous libéral ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 mai 2014
- A +

Par Baptiste Créteur.

Si tous ceux qui se battent pour une quelconque liberté comprenaient qu’ils étaient engagés pour la même liberté, beaucoup plus d’entre eux se découvriraient libéraux.

Le parti libertarien du Canada l’a bien compris, unissant les défenseurs de libertés diverses derrière un seul slogan, pour le moins osé :

Je veux que des couples homosexuels mariés puissent protéger, l’arme au poing, leurs pieds de marijuana.

Et force est de constater que les causes libérales sont aussi nombreuses que leurs adhérents ont des profils différents.

Les amateurs de cannabis veulent qu’il soit légal d’en cultiver, d’en posséder et d’en vendre. Les défenseurs du droit au port d’arme veulent pouvoir en détenir librement. Les agriculteurs pratiquant la permaculture refusent certaines normes et réglementations ainsi que les subventions à une agriculture intensive déraisonnée. Les hommes d’affaires honnêtes refusent les subventions et collusions. Les conspirationnistes craignent le pouvoir en général. Les religieux pratiquants de toutes confessions refusent l’école centralisée et laïque. Les ennemis de la finance s’opposent (ou devraient s’opposer) au pouvoir des banques centrales.

Certains défenseurs de ces causes se savent et se disent libéraux. Mais beaucoup sont aveuglés par leur passion et défendent leur liberté, une liberté particulière, plutôt que la liberté.

Une partie minoritaire de la droite française s’efforce ainsi de défendre la liberté économique, mais pas la liberté sociale ou des mœurs. Le Front National a un temps fait campagne sur un programme économique partiellement libéral, et de soi-disant « libéraux conservateurs » dissimulent leur prédominant conservatisme derrière les quelques libertés auxquelles ils tiennent. Une position « pro-business » est autant pour les entreprises contre l’État que contre les consommateurs. Et les incohérences atteignent des sommets chez certains socialistes lycéens s’opposant par principe à toute autorité, ce sous-produit de l’exception culturelle française et d’un anti-conformisme de supermarché.

Milton Friedman a démontré l’incohérence d’une position qui ne serait libérale que dans l’économie ou que dans les mœurs. Le contrôle de l’économie mène au contrôle des mœurs et vice-versa.

Si on admet certains libertés alors qu’on en refuse d’autres, on ne défend pas réellement la liberté et on ne peut la faire avancer que partiellement et presque par inadvertance. Le libéral authentique est celui qui défend la liberté comme un principe ; il privilégie les moyens à la fin, et laisse chacun se faire sa propre idée de ce qu’est une bonne fin. Il y a plusieurs raisons de défendre la liberté, notamment :

  • Elle est le système le plus juste, où la coopération est toujours volontaire et la coercition est absente.
  • Elle est le système le plus tolérant, laissant chacun agir selon ses préférences en respectant autrui.
  • Elle est le système le plus efficace, chaque décision étant prise par les individus pour eux-mêmes selon leur meilleur intérêt perçu.
  • Tout autre système et dangereux, car la collectivisation et la centralisation ne se font pas sans heurts et accroissent le risque d’erreur dans toute décision.

Mais d’une façon générale, les libéraux préfèrent la liberté individuelle au contrôle, le libre-arbitre au fatalisme, la responsabilité individuelle à la centralisation des décisions, le marché à l’interventionnisme.

S’il est si difficile de se reconnaître ou s’admettre libéral aujourd’hui, c’est parce que l’image donnée partout du libéralisme et celle du libéralisme de dupes de Wall Street et des hommes d’affaires liés de près aux hommes politiques : le capitalisme de copinage.

Nombreux sont en effet les chefs d’entreprise qui veulent le beurre et l’argent du beurre, sont contre les impôts mais pour les subventions, dénoncent les suppressions d’emploi quand une régulation les menace mais appellent l’État à la rescousse quand la concurrence rage ou quand la faillite menace. Et ceux qui défendent la liberté sans la responsabilité, conçoivent le même long terme et ont la même intégrité qu’un homme politique : la fin du mandat, la prochaine échéance.

Il est bien entendu impossible que chacun tire parti de la même façon d’un État arbitraire ; les lobbies se développent, défendant tantôt la liberté et tantôt le contrôle. Chacun cherche à tirer la couverture à soi, même certains particuliers qui veulent contribuer toujours moins et recevoir toujours plus.

Le seul système juste est celui qui ne prend pas plus qu’il ne donne ; c’est un système libéral où les échanges et interactions sont volontaires.

Si vous l’admettez, alors, vous êtes libéral. Il n’est pas nécessaire de souhaiter la généralisation des armes à feu pour en tolérer la détention et le port, ni de souhaiter que la terre entière fume du crack pour soutenir la légalisation des drogues.

N’hésitez pas alors à vous plonger dans la littérature libérale, pour découvrir si pour vous une police d’État est nécessaire ou dangereuse, si l’État doit protéger la liberté ou ne peut que les menacer, quelle est votre vision (et si vous en avez une) d’une société idéale, quelle est la source de la propriété, etc. Mais ne perdez pas de vue l’essentiel : faire avancer la liberté.

Vous tomberez rarement totalement d’accord avec les autres libéraux : les divergences sont nombreuses et peuvent animer d’interminables discussions. Tant mieux, et tout cela est très intéressant ; mais vous tomberez rapidement d’accord pour affirmer qu’il y a fort à faire pour parvenir à une société libéral-compatible. Alors, retroussez-vous les manches, et rejoignez-nous.

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  • Oh, original ce slogan! Moi je dirais liser un ou 2 bouquins rapidement et agissez dans votre coin, peut être sera-t-il tout petit et le restera ou peut -être qu’il s’agrandira. Lire et discuter sur nos lectures et comment on imagine la société idéale, c’est bien, mais il y a d’autres moyens de faire connaître le libéralisme.

    • Nadège Rivendel
      18 mai 2014 at 18 h 13 min

      En lisant un ou deux bouquins rapidemment ? alors là, vous m’en bouchez un coin ! déjà rien que le nombre… et en plus rapidemment, juste les titres ?

      • Oui j’ai forcé le trait, mais le libéralisme c’est faire simple donc nous n’avons pas besoin de lire et lire et encore lire, bon allé 3 bouquins: un philosophique, un d’économie et un sur la loi/le droit et emballé c’est pesé!
        Rapidement = vite ( vu que ça coule de source ça ne devrait pas être sorcier), après chacun sa technique de lecture, commencer par la fin c’est aussi sympa que lire uniquement le titre…:)

        • Nadège Rivendel
          18 mai 2014 at 21 h 56 min

          Sans vouloir vous offenser, ce n’est pas vous que j’inviterai dans un meeting pour prendre la parole. Je doute que vos arguments : « …commencer par la fin c’est aussi sympa que lire uniquement le titre… emballé c’est pesé! » fassent mouche.

          • Pourtant, un certain charme et un bon décolleté et mes arguments font mouche. Allons Nadège, vous êtes une femme, vous devriez me comprendre. Je suis dans un repère de macho ici, mon ptit côté poulette s’y accorde parfaitement, j’ai même pas besoin de me forcer et puis ils lisent pour moi 🙂
            Chacun a le droit de lire comme il a envie, vous n’êtes pas à mes côtés qd je lis, je ne vous fais pas souffrir alors je peux lire ce que je veux et de la manière qui me convient, nan?
            Ps: faisons plaisir à ces hommes, vous voulez pas m’inviter parce que je vous ferais de l’ombre? Vous vous en foutez que personne m’écoute, moi je serais vous je m’inviterais, juste pour rire!

            • Nadège Rivendel
              18 mai 2014 at 22 h 30 min

              Je crois vous l’avoir déjà dit : vous confondez Contrepoints avec un site de rencontres.

              Cela dit, libre à vous de continuer à bronzer en lisant des titres, d’agiter vos clochettes de fée, faire mousser les mecs et quand la France plongera dans le marasme, venir offrir à ceux qui seront restés de l’eau fraîche qui pique. La République des bisousnours vous en sera éternellement reconnaissante.

            • Sissi: Vous confondez avoir un ou deux posteurs macho avec le fait que la plupart des hommes libéraux trouvent juste ces propos tellement inintéressants qu’ils n’y répondent meme pas. Vous croyez qu’on n’a que ca à glander que de s’occuper de jouer les redresseurs de tort avec des gens qui font des généralités sur les femmes? Franchement?

            • j’ai lu le titre de l’article !

              c’est une histoire de médecin ?

  • Très bon article.

  • Ce qui me gêne, c’est que vous parlez de lois pour les libertés…ça revient au même que les lois pour les égalités …

    • Rien à voir, les lois ne sont pas forcément une liste gigantesque de règles à appliquer selon les situations.
      Quel que soit le système, il me parait absolument inévitable d’en définir les règles du jeu, histoire de savoir si on reste dans un système dit libéral ou si on en sort.
      Le genre de lois qui pourrait alors exister seraient du type de ce qu’il y a dans la déclaration des droits de l’homme, des règles fondamentales, du type « la liberté s’arrete la ou commence celle des autres ».

      Les lois ne sont pas forcément le signe d’un Etat pré dominant, simplement la définition du système.

  • MARTINIE Michel
    18 mai 2014 at 11 h 58 min

    Suis-je un authentique libéral ?
    Vaste question !
    La « définition » admise par les esthètes : « La liberté de chaque individu s’arrête là où commence celle de son voisin  » est certes séduisante mais, mais, mais …qui pourra me dire où et qui fixe la « frontière » si celle-ci n’est pas perçue et reconnue par ces 2 individus comme acceptable ?
    Bref, même en se plongeant dans une dense, et parfois enrichissante sur le plan intellectuel, je n’ai pas réussi à me forger une doctrine compatible avec les exigences d’une vie humaine qui ne peut jamais s’extraire de toute forme de solidarité.
    Ce qui m’attache le plus et définitivement à cette Liberté , c’est surtout la Responsabilité qui va de pair et qui a été totalement évacué par le système dit  » éducatif  » , français en particulier , mais aussi avec la confrontation au pire des systèmes collectivistes , celui où il est fait atteinte à la Liberté de ….penser !
    Il faudrait qu’enfin on passe et repasse, commentaires à l’appui, ce film de Costa Gravas, presque déjà fossilisé , L’AVEU ….

    • La frontière est très simple à définir : elle s’appelle droits de propriété.

      • Merci de m’expliquer quand il n’y a pas de propriété, par exemple en matière de comportement.

        • Dans l’absolu, il y’a la propriété de soi. L’autre n’a pas le droit de me toucher ou de toucher mes affaires sans mon consentement.

          Au dela de cela, je ne vois pas quel comportement doit être interdit par la loi. La pression sociale (le regard des gens) permet déjà de limiter les comportements génants sans avoir besoin de recourir à la loi. Ce n’est pas par exemple parce qu’on autorise les gens à se balader nu dans la rue que l’on risque d’en croiser beaucoup.

      • Où commence et où s’arrête la propriété ?
        Hein parce qu’on peut jouer au con, genre hypercritique.

        On touche mon mur et ô grand malheur on arrache un atome de mon mur, pas bien, formellement il y a destruction de la propriété d’autrui.

        S’il n’y a pas le législateur et l’État au pouvoir indu pour fixer des normes, mon terrain sur cette Terre sphérique, il commence où et s’arrête où niveau profondeur ?
        À 100 km sous le sol ? Ou bien il entre en « collision » avec le terrain d’un Chinois, qui n’a même pas contractualisé avec moi ?

        Dans un monde parfaitement libéral, voire libertarien, pour avoir une propriété il suffit d’être le premier à revendiquer un truc sans propriétaire (je trouve une ile, elle m’appartient, fête du slip) ou d’avoir la capacité concrète de le revendiquer ?

        Genre à libertarienland, je construis une grosse baraque et le gus à côté de chez moi il n’a plus de soleil, bah, tant pis pour sa gueule, il n’a pas pensé à revendiquer les rayons du soleil.

        Pis tiens, comment on revendique un espace aérien, sans normes étatiques ?

        Dans notre monde, ab initio les propriétés découlent toutes et toujours d’injustices arbitraires, faudrait donc un reset global ?

        Conclusion : Les droits de propriété sont assez subjectifs, c’est pratique pour des trucs physiques grossiers, mais plus le monde est complexe et plus c’est lourd, après les étatistes, les écolos, se font plaisirs avec les externités, certes subjectives.

        Bref on peut être libéral, mais faut pas jouer au con, sinon même les prémisses ne tiennent pas face à la masturbation intellectuelle.

        • « Les droits de propriété sont assez subjectifs »

          Si tel est le cas, vous ne verrez aucun inconvénient à ce que je vole votre voiture.

          • Non, c’est un truc physique grossier et les droits de propriété marchent bien avec les trucs physiques grossiers.
            Par contre c’est plus compliqué pour ce qui est d’une bande radio, une idée, un truc difficilement délimitable.

            • « les droits de propriété marchent bien avec les trucs physiques grossiers. »

              « Les droits de propriété sont assez subjectifs »

              Faudrait savoir !

            • Une voiture n’est-elle pas au départ juste une idée ?

          • « Une voiture n’est-elle pas au départ juste une idée ? » Oui et ?

            Justement on ne pas être « propriétaire » d’une idée, au mieux on peut être propriétaire de la feuille, du disque dur, etc où on a couché l’idée, mais pas de l’idée elle-même.

            Après on peut imaginer un accord tacite entre des individus pour qu’un d’entre eux n’utilise pas un « concept », ce qui n’empêcherait pas des individus non signataires d’utiliser ce concept.

            C’est pourquoi je considère justement que le brevetage n’est pas libéral, car il nécessite un cadre constructiviste.

            « Un brevet est un titre de propriété industrielle qui confère à son titulaire non pas un droit d’exploitation, mais un droit d’interdiction de l’exploitation par un tiers de l’invention brevetée »

            C’est à mon sens un système bureaucratique a priori anticoncurrentiel issu du droit positif, c’est peut-être ordo-libéral, bien que ce soit pas vraiment libéral, et encore moins libertarien.

            « Faudrait savoir ! »

            Plus le monde est complexe, plus les droits de propriété qui s’y appliquent doivent être sophistiqués et complexes, ce qui induit une certaine subjectivité des contrats pour celui qui veut jouer au casse-couille.

            Exemple : http://www.sbavocats.com/etes-vous-reellement-proprietaire-de-votre-site-internet
            http://www.tyseo.net/qui-est-proprietaire-site-web.php (Bonjour l’Usus Fructus Abusus de ce cas là…)

            Et les tribunaux seront tout autant subjectifs pour juger les différends, surtout s’il n’y a pas d’État minimal, (à la Ayn Rand) et quand bien même il y aurait un État minimal les règles qui le régissent ne seraient que la résultante de la tyrannie d’une majorité ou d’une minorité, bien qu’il faille parfois faire avec.

    • Moi je pense que la base c’est l’Amour, le reste vient tout seul ensuite, pas besoin de se triturer l’esprit, de chercher des définitions… Ou de dire que la frontière s’appelle droits de propriété. Si on fait les choses avec Amour, si on a confiance en l’Amour alors il n’y a pas besoin de plus, la liberté, la propriété, la fraternité, le respect, la responsabilité viennent avec. Mais comme tout chose endormie ou délaissée, l’humanité doit s’y essayer petit à petit, c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas!

      • « Moi je pense que la base c’est l’Amour »

        Les pervers disent la même chose.

        • Hum, un pervers est un Homme, après chacun sa personnalité, je ne suis pas certaine d’être meilleure que les pervers!

        • Même les autres le disent.

          L’amour c’est vachement bien, c’est mieux quand on est riche et pervers.

          La liberté en France c’est des conneries de toute façon. Autant être pervers, c’est plus facile.

          • Non, l’Amour c’est bien tout simplement et la liberté aussi et quitte à ce qu’on me prenne pour une idiote qui ne comprend rien et qui vit ds un monde de bisounours avec des riches et des pervers, tant pis.
            Je suis allée au soleil et je suis toute bronzée 😉 mais il faut m’expliquer, moi si je ne pense qu’à moi, je me déçois et si je pense aux autres je suis déçue. Je ne vais plus penser ça sera mieux, oui vous avez le droit de dire: ça va être fastoche pour vous, vous pensez déjà pas bcp ahah! Et moi j’aime bien les fonctionnaires.

            • Bon c’est quand le combat avec Nadège et Adèle ?

              Un combat en culotte avec une horde de libéraux en furie en guise de spectateur. Ça c’est du show !

              Je pense que vous êtes plus gentille que Nadège :), et je vous préfère sur les 3. Mais n’aimez plus les fonctionnaires. Priez comme moi pour leur libération. Les compétents trouveront leur place. Les autres…rien à faire. Na.

            • Ça pourrait faire un bon slogan pour un parti libéral français ça, ou comment attirer de nouveaux libéraux: un combat de femmes, c’est du joli. J’imagine déjà le business, comment apprendre à gérer les risques en pariant, la législation des combats, le statut des combattantes, l’évolution des combats, l’introduction de privilèges, de progrès techniques…( on s’entraîne sur les combats de poules… Et puis on passe ds le monde réel).
              Tout de suite, demain, après-après-demain, moi de toute façon, je suis trop gentille, je ne fais pas le poids ( je suis trop légère…? 😉 ).
              Ben je prie pour beaucoup de choses déjà et Dieu m’a fait les gros yeux ce soir, mais je penserais aux fonctionnaires la prochaine fois!

          • Nadège Rivendel
            18 mai 2014 at 22 h 08 min

            Ne comptez pas sur moi pour vous faire ce plaisir sans intérêt aucun quant au libéralisme.

            Au moins Adèle, quand elle quitte ses horipeaux de féministe enragée, sait de quoi elle parle concernant le libéralisme et a lu plus que les titres des divers ouvrages de Bastiat, Hayek, Von Mises, Rand, Rothbard, etc.

            Voyez-vous, ce qui me fait sortir de mes gonds, c’est le fait qu’étant déjà si peu nombreuses quant à la représentation féminine dans le libéralisme, les hommes puissent conforter leur idée que nous sommes toutes des tartes.

            Cela dit, un libéral sait que partout il y a de tout et que la bêtise n’a ni sexe, ni drapeau, ni religion.

            • Ah ben je crois que cela fera plaisir à votre communauté! Enfin c’est Golum qui demande, moi je me soumets. Si votre seul critère pour ne pas être une tarte est d’avoir lu des bouquins alors je resterais une belle tarte qui lit mais qui vous ne le dit pas, si vous voulez pas m’écouter, tant pis!
              Pourquoi ne pas avoir lu tous les livres de libéraux serait une tare ou de la bêtise? D’autant plus pour les femmes qui sont en minorité?
              Promis, j’irais apporter de l’eau fraîche qui pique à ceux qui restent 🙂 en plus c’est sympa si contrepoints peut être un site de rencontre, moi j’y vois rien de mal, faudrait peut être que je mette mes lunettes!!

      • Sissi : « Moi je pense que la base c’est l’Amour »
        ——————
        N’oubliez pas « l’eau fraîche ».
        Pardon, « l’Eau Fraîche. »

        • J’ai comme l’impression que vous vous moquez de moi!
          En ce moment c’est eau qui pique, mais l’eau fraîche c’est très bien qd la température grimpe…

        • Nadège Rivendel
          18 mai 2014 at 22 h 19 min

          On fait comment quant aux droits de propriété dans le cas de l’amour ? Buvez un verre d’eau fraîche qui pique et ça ira mieux après ? MDR !

  • MARTINIE Michel
    18 mai 2014 at 12 h 05 min

    Et si on commençait par remplacer notre devise Liberté Égalité Fraternité par celle-ci
    Liberté Responsabilité Solidarité ?

    Reconnaître et enfin Admettre que cette foutue égalité a définitivement pollué la pensée bien-pensante … et qu’en écrivant cela je risque ni plus ni moins la censure, c’est déjà identifié le mal absolu dont souffrent notre jeunesse et ses « guides » , comparables à tous ces ayatollahs que j’ai côtoyés en Iran & Irak

    • Il faut rappeler, Michel, ce que tout le monde sait, ce n’est qu’une égalité de droit et cela vous agace ?

      Quand à la solidarité, c’est un bon sentiment, mais elle pourrait tout autant mener à n’importe quoi dans les programmes des politiques.

    • Solidarité, sous-produit de la Fraternité!!

  • Le socialisme est intrinsèquement mortifère, il faut l’interdire publiquement, comme le communisme l’a été en Allemagne depuis l’après guerre et un peu après la chute du mur (en échange de la non-intervention des russes)

    • La seule chose qu’un socialiste comprend c’est quand on prend dans sa poche. Sinon il reste irrémédiablement con et borné.

      • Le socialiste est irrémédiablement borné, c’est un fait avéré. Au point sans doute qu’il ne songe même pas à vous envier votre ouverture d’esprit.

        • « Au point sans doute qu’il ne songe même pas à vous envier votre ouverture d’esprit. »

          Très, très bien vu.

  • Hélas, 90 pour cent des français, ne se reconnaissent pas ou ont désappris à se reconnaitre, libéraux.

    Le « libéralisme » franchouillard c’est chacun pour soi, certes, mais grâce à un Etat qui vole légalement ceux qui travaillent au profit de ceux qui ont choisi, de gré ou de force, de vivre de l’état-providence.

    La classe politique franchouillarde est parfaitement représentative d’un peuple qui n’attend rien de la liberté d’entreprendre ou de la créativité : plus de 90% d’étatistes, de dirigistes, de « je-sais-mieux-que-vous-ce-qui-est-bon-pour-vous ».

    Dans ce système qui fonctionne en vase clos depuis la libération, depuis 70 ans, soit plus de 3 générations, ceux qui pensent « libre » sont partis ou vont partir.
    Chapeau quand-même à la racaille politicarde de tous bords d’avoir réussi à maintenir un système aussi merdique tout en signant les traités européens. Un jour, espérons-le,  » libéral » ne sera plus une insulte que dans la bouche des derniers politicards et autres syndicalistes ringards et profiteurs.

    • Il existe une blague qui dit que quand les dirigeants a tuels de la Chine continentale ne savent plus ce qu’est le communisme, ils sont envoyés en France pour une remise à niveau.
      (C’était le cas de leurs grands anciens que le PC français formait à Montargis).
      Nous pourrions envoyer nos politiques en Chine apprendre ce qu’est faire du business, les députés aussi qui recherchent des stages.

  • Je ne suis plus libéral mais libéré. Plutôt que de vouloir agir sur les autres, je ne pense qu’à moi. Cela a l’immense avantage de ne plus me décevoir.

    Pour changer le monde, il est plus simple de se changer soi même. Si il y a de l’ombre, va au soleil. Si les gens sont cons et socialistes, laisse les crever.

    • « je ne pense qu’à moi. »

      Pas de doute vous êtes bien libéral si vous n’êtes pas fonctionnaire.

      • Ça se discute, je pense être plus humain que vous. J’aime la vie et les autres. C’est pour cela que je refuse de les aider.

        Pour les fonctionnaires, je suis pour les libérer. Qu’ils goûtent enfin aux mêmes privilèges que ceux du privé. Honnête. Non ?

        • Le nombre de fonctionnaires en France est directement proportionnel à la bêtise et à la lâcheté des élus

          • Non, ils se servent, simplement. C’est un peu la fonction qui crée l’organe. Dans leur cas, ils sont sacrément bien membré. (Rocco est un petit joueur en comparaison à notre Monteboug shooté au viagra)

            Donc ni lâche, ni bête. Simplement moins con que les autres, puisqu’ils en profitent bien comme des porcs. Alors ? Tous et toutes fonctionnaire ? Chiche ?

        • Golum,

           » je pense être plus humain que vous. J’aime la vie et les autres. C’est pour cela que je refuse de les aider. »

          Vous faites des relations de causes à effets qui n’appartiennent qu’à vous.

          • Exact, comme je le disais précédemment. Je suis libéré, plus libéral. La nuance est importante.
            Un libéral va chercher dans les écrits les auteurs (morts le plus souvent), un socialiste plus pragmatique va dépouiller les vivants de leurs biens. La raison me recommande de ne pas croire ni aux morts, ni aux voleurs vivants. D’où LIBÉRÉ.

  • Nadège Rivendel
    18 mai 2014 at 18 h 01 min

    Bien que cela n’ait rien à voir (quoique…) avec l’article de Baptiste Créteur que j’apprécie comme d’habitude, la nouvelle le réjouira ainsi que les libéraux : la Suisse a voté NON au salaire minimum (77% de non ), tous les cantons ont dit non. Une immense baffe au syndicat qui avait lancé l’initiative :

    http://www.tdg.ch/suisse/salaire-minimum-rejete-77-suisses/story/10325405

    … d’avance je suis morte de rire quant aux critiques demain dans la presse française bien pensante et subventionnée qui vont traiter les suisses d’imbéciles. Eux et leurs « chers » bienfaiteurs devraient en prendre de la graine, ainsi que tous ceux qui croient (encore) au père noël en suçant les dernières gouttes du biberon.

  • « N’hésitez pas alors à vous plonger dans la littérature libérale, pour découvrir si pour vous une police d’État est nécessaire ou dangereuse ».
    Une telle phrase en dit long sur « votre » libéralisme. En vous traitant de « communiste qui s’ignore » sur un autre de vos billets, j’avais vu juste.
    Le libéralisme c’est le respect de la liberté individuelle et celui de la propriété privée, après, si il vous plait d’en rajouter des tonnes, libre à vous.

    • Baptiste Créteur
      18 mai 2014 at 19 h 54 min

      Voilà. Je suis un communiste qui s’ignore parce que je considère que la question d’un État minimal (police, justice, armée, diplomatie) pour garantir les libertés individuelles n’est pas tranchée d’avance. Le sujet n’étant pas une controverse libérale de longue date, d’ailleurs, hein.

      • Etat moderne, Etat modeste (Michel Crozier) d’accord.
        Mais il y aura tounours besoin de règles. C’est pourquoi il me semblerait intéressant d’échanger sur l’élaboration des régles et leur application dans un cadre libéral.

        • Il faut d’abord trouver un chef qui veut bien prendre des tomates dans la tête. Allo quoi, on est en France. Pays communiste.

          • Ah le mythe du chef, vous en êtes encore là ?
            C’est vrai ? Vous êtes encore en France aussi ?
            Quant aux tomates, c’est vraiment petit bras.
            Ils vont bien rigoler vos politiciens.

            Essayons au moins d’échanger sur ce site.
            Echanger et réfléchir.

        • IFRAP. Ils ont des très bons dossiers. La cours des comptes aussi. Le petit truc est que:

          – après 2017, je vous dis….naaaaon.

      • Voyez une controverse libérale si ça vous chante, le libéralisme, pour moi, est une logique de vie.
        Apparemment, il vous faut consulter la littérature libérale pour trouver l’inspiration, dès lors, qu’avez vous de différent avec un communiste, un socialiste, bref avec les autres « istes » ? Rien, car Il vous faut un manuel, un guide, un modèle, pour être libéral.
        Le libéralisme, encore une fois, c’est le respect de la liberté individuelle et de la propriété privée, tout le reste n’est que littérature, ces mots se suffisent largement à eux mêmes, non ?

        •  » it is you john wayne , or it is me …. « 

        • Baptiste Créteur
          20 mai 2014 at 14 h 52 min

          Le libéralisme est un petit nombre de principes, une logique de vie si vous voulez. Et après ?
          Apparemment, vous êtes la Vierge Marie de la pensée libérale. Tant mieux pour vous.
          Je l’avoue, de grands auteurs libéraux m’inspirent. Je tombe rarement parfaitement d’accord avec eux, mais ils ont au moins posé de bonnes questions, auxquelles « le droit de propriété et la liberté individuelle » n’apportent pas de réponse unique et immédiate. Et, de surcroît, lire les références fait gagner beaucoup de temps – à condition de savoir ensuite s’en détacher.

          Que placez-vous derrière « un libéralisme de bon sens, cool, modéré, prudent et patient » ?

          Je pense que le libertarianisme est loin d’être un maoïsme de droite. Très loin.
          http://www.institutcoppet.org/2013/03/01/arguments-pour-le-libertarianisme-3-le-canevas-dutopies-de-robert-nozick-par-aaron-ross-powell/

          • Moi aussi, de grands auteurs m’inspirent. Mais pas les mêmes.

            Un libéralisme cool, c’est un libéralisme qui pense que l’État est nécessaire, que la politique l’est également, qu’appeler à la Grande Prise De Conscience qui va tout changer n’a pas de sens, que les probabilités pour que l’État français devienne régalien sont quasiment nulles, et qu’il ne sert donc à rien de l’espérer, que souhaiter un chambardement général est le meilleur moyen de filer les clés du camion aux pires jacobins, que l’UMP est moins pire que le FN, que tous les partis ne se valent pas, qu’il existe de bons hauts fonctionnaires, de bons politiciens, que le pessimisme est une connerie, que l’enthousiasme en est une autre, etc. C’est le libéralisme d’Aron, de Revel, de Besançon, de Nemo, qui n’a rien à envier à celui de Hayek ou de Rand.

            Et quand je dis que les libertariens sont les maoïstes de la droite, c’est parce qu’ils sont maximalistes, comme on dit en langage marxiste. Pour eux, toute autre forme de libéralisme est une entorse à la théorie, voire une trahison de la cause. Or, de mon point de vue – et du point de vue des auteurs auxquels je me réfère -, les maximalistes ont toujours tort. Toujours.

            •  » les libertent à rien sont les maoistes de la droite  »

              mao sait tout !

            • Baptiste Créteur
              20 mai 2014 at 16 h 07 min

              Je dois être bien sectaire, puisque je pense qu’il existe un idéal de société libre. Minarchiste ou anarcho-capitaliste importe peu ici. Mais, avec cet idéal en tête, je soutiens volontiers tout ce qui peut faire avancer la liberté.
              Si l’État français devenait régalien du jour au lendemain, le changement serait radical et ne se ferait sans doute pas sans heurts. Pour autant, ne peut-on pas l’espérer ? Et même sans espérer une France totalement libre, ne peut-on pas espérer une France plus libre ?

              Les libertariens et minarchistes ne sont pas tant maximalistes qu’en quête de cohérence : ils veulent que les droits individuels qui fondent la liberté soient garantis. Leurs divergences concernent les moyens, pas la fin.
              Renversons la logique : au lieu de penser que vos « maximalistes » ont tort, demandons-nous pourquoi, si on s’intéresse à un idéal libéral, celui-ci serait fondé sur le compromis – alors que le libéralisme permet par définition à chacun de vivre comme il l’entend tant qu’il n’empiète pas sur les droits de ses concitoyens et de faire ses propres choix pour lui-même.
              Je ne dis pas que les libéraux doivent toujours et partout refuser le compromis. Ce que je dis, c’est que si les libéraux acceptent le compromis, ce compromis ne remet pas en cause leur idéal ; il se situe entre leur idéal et la situation actuelle, qui en est bien loin.

              Ayn Rand s’intéressait aux absolus ; pour elle, le compromis était inacceptable car incohérent. Elle ne mérite pour autant pas d’être taxée de maoïste de droite, d’autant plus qu’elle considérait l’État comme nécessaire pour garantir les droits individuels et la démocratie comme indispensable pour s’assurer que l’État remplit correctement sa mission, dont les politiciens sont responsables.
              Murray Rothbard, lui, recommandait des alliances ponctuelles avec tous ceux qui pouvaient contribuer à faire avancer la liberté. Pourtant, il ne fait aucune concession théorique à l’État, par essence criminel selon lui.
              Je veux bien admettre que la France ne ressemblera pas de sitôt à un idéal randien ou rothbardien. Pour autant, j’ai du mal à comprendre en quoi la cohérence de leur pensée les place immédiatement dans l’erreur. Aucun ne mérite d’être taxé de maoïste, aucun n’est moins « cool » parce qu’il préfère l’absolu au compromis. Cela ne leur donne pas automatiquement raison, mais certainement pas tort non plus.

            • Merci pour ce débat, Baptiste. Je vous reconnais bien là.

              Je ne prétends évidemment pas que Rothbard ne dit que des bêtises. Ni que la cohérence est un vilain défaut. Ni même que les libertariens ont tort sur tout.

              Mon avis est que le librtarianisme évolue mal – du moins en France. Vers toujours plus de systématisme, toujours plus de ressentiment, toujours plus de « C’est nous ou le déluge », toujours plus de « tous les fonctionnaires se valent, tous les politiques se valent, tous les partis se valent » – donc, vers toujours moins de discernement. Je crois que c’est une évolution terriblement toxique, car elle idéologise le libéralisme – or, rien ne peut lui arriver de pire : c’est le retourner comme un gant, le dénaturer complètement. Si cette tendance prend les commandes et représente le libéralisme aux yeux de l’opinion, on court à la catastrophe.

              Il y a quelques mois, sur Facebook, j’ai dialogué avec des militants de l’oiseau jaune, et ils m’ont soutenu mordicus que le libéralisme DOIT devenir une idéologie pour vaincre. Ça a été pour moi le signal qu’une mutation était en cours au cœur même de la pensée libérale. J’exècre cette mutation. Et quand je vois la réactivité délirante de certains lecteurs de Contrepoints quand on critique frontalement leur théorie chérie, cela me confirme dans l’idée qu’un esprit sectaire plane sur nous tous.

              Je pense que le libéralisme est lui-même quand il se pense inférieur à la réalité. Quand il se condamne à l’humilité – qui n’est pas contradictoire avec l’ambition. J’accuse le libertarianisme contemporain (et français) de se percevoir comme une science. Et comme il n’en est pas une, de présenter les traits d’une gnose : une croyance qui se prend pour une science. Et la gnose, ça craint, qu’elle suive Soral ou l’oiseau jaune. Vous n’êtes évidemment pas inclus dans cette accusation.

              Quant à Rand, vous savez que je la trouve incroyablement faible d’un point de vue métaphysique. Or, elle se bat sur le terrain de la métaphysique, qu’elle l’admette ou non. Donc, je la trouve incroyablement faible tout court. Je pense que sa gloire philosophique est imméritée. En revanche, c’est une vraie rock star. J’admire sa capacité à générer son propre mythe. Mais je préfère Led Zeppelin.

            • Baptiste Créteur
              20 mai 2014 at 18 h 38 min

              Que tous les fonctionnaires et hommes politiques ne se valent pas, c’est une évidence, je vous l’accorde, quelle que soit la façon dont on évaluera leur valeur. Certains défendront l’idée que des politiciens incompétents et corruptibles sont préférables à l’inverse, mais auront bien leur idée.

              Il n’est pas souhaitable que les libertariens radicalisent leur discours, au contraire. Convaincre suppose de s’ouvrir, ne serait-ce que pour s’opposer plus intelligemment. Il faut donc permettre à ceux que l’on cherche à convaincre de comprendre pourquoi la liberté est meilleure, quelque soit le plan sur lequel on se situe, du plus abstrait au plus concret. De ce point de vue, le danger pour les libéraux n’est pas tant de devenir une pseudo-science se donnant l’apparence d’une science mais refusant la contradiction et la vérification nécessaires au raisonnement scientifique. C’est plutôt de parler du libéralisme comme autre chose qu’un système, juste et efficace, permettant à chacun d’exprimer son potentiel et de vivre conformément à sa nature et ses valeurs.

              Mais le libéralisme est un système cohérent ; c’est sa force et sa faiblesse. Difficile d’expliquer comment la charité peut ne pas être imposée quand l’État-providence détruit la responsabilité du bienfaiteur et de son bénéficiaire. Difficile de défendre le fonctionnement libre du marché et prôner le laissez-faire quand le capitalisme de copinage est omniprésent et les collusions aussi révoltantes. Beaucoup pensent encore que « la loi du plus fort », c’est le libéralisme plus que l’économie mixte contemporaine où politique et économique sont très proches (alors qu’ils sont distincts, et souvent mutuellement exclusifs, dans la pensée libérale).
              C’est en ce sens qu’il est difficile pour les libéraux français de ne pas adopter un raisonnement binaire sur le mode du « tout ou rien » ou « nous ou le déluge ». Pour expliquer comment les interactions et échanges contraints entre individus seraient remplacés par des interactions et échanges volontaires (donc ceux qu’on veut remplacer le seront, les autres disparaitront, et tout va bien), il faut bien souvent les expliquer toutes, et ce n’est pas facile : même si les exemples ailleurs dans le monde et historiquement sont nombreux, le privé est considéré par beaucoup comme incapable de financer adéquatement la recherche. Le marché est pour beaucoup incapable de se réguler lui-même. Il faut lutter sur tous les fronts.
              Le fin connaisseur des idéologies et de leur fonctionnement que vous êtes reconnaîtra sans doute là l’effet de décennies d’interventionnisme justifié par quelques idées : l’intérêt général n’est pas la somme ou la juxtaposition des intérêts particuliers, la société n’est pas l’ensemble des individus qui la composent, la courte vue des individus requiert l’intervention d’un grand architecte pour les doter d’infrastructures indispensables et optimiser le fonctionnement de la société, l’égoïsme forcené des citoyens justifie qu’on les force à partager pour ne pas laisser leur prochain mourir de faim ou de maladie. Il faut un tuteur ou une structure pour faire pousser les citoyens dans le bon sens.

              Et maintenant que ces principes généraux sont admis par une partie conséquente de la population, difficile de revendiquer un égoïsme qui ne soit pas forcené, ou assez d’optimisme pour affirmer que les individus sauront ce qui est bon pour eux après des années de sape systématique de l’idée même de responsabilité individuelle.

              Comment, alors, construire un discours libéral raisonnable compte tenu du lourd héritage de la social-démocratie et des principes à géométrie variable qui la sous-tendent mollement ? En se souvenant que, lors de la révolution industrielle, la pauvreté dont le capitalisme a hérité a été présentée comme son produit par les marxistes, et vous connaissez la suite. L’enjeu est donc grand pour que le libéralisme ne soit pas incompris et méprisé à nouveau pour des décennies – s’il a sa chance dans les années à venir, possible par exemple outre-Atlantique.

              Vous trouvez peut-être Rand faible, mais elle a eu le mérite d’inspirer des millions de libéraux – qui ont parfois succombé à l’égoïsme forcené qu’on lui prête à mon avis à tort. (Je développerai ailleurs, c’est un sujet qui me tient à cœur). Et de les inciter à agir. Rothbard a aussi expliqué comment faire avancer la cause libertarienne.
              Aujourd’hui, en France, l’une des premières préoccupations pour les libéraux devrait être d’acquérir assez de visibilité pour ne plus laisser sans réponse les incessantes attaques fallacieuses sur la liberté et le libéralisme, devenus des hommes de paille bon marché pour politiciens. D’occuper la case « Liberté », la créer en politique. Quel est votre avis sur la question ?

            • Merci, Baptiste !

            • Whaou ! Quelle belle joute épistolaire de haut niveau. Mais il est parfois dommage de voir des esprits brillants tels que les vôtres Pascal et Baptiste se télescoper aussi frontalement. Vous voulez nous faire revivre les batailles homériques entre jacobins et girondins ?
              Cher Pascal, j’apprécie au plus haut point votre vision lucide, votre style percutant, votre libéralisme incarné ; vos articles passés sur le communisme étaient flamboyants de vérité (publiez à nouveau, s’il vous plait).
              Cher Baptiste, vos analyses sont toujours pertinentes, vos démonstrations implacables et votre fidélité à la doxa libertarienne ne peut être prise en défaut.
              Ne pourriez-vous convenir, tous deux, que le libéralisme doit d’abord séduire avant que de convaincre. Donnez-lui un visage bienveillant et apaisé. Vous êtes en train de le construire de le modeler, de l’adapter à son temps. Vous êtes lu et votre influence est certaine. Essayez de vous mettre d’accord sur le plus petit (ou le plus grand) dénominateur commun : « la liberté ».

            • Je crois que nous sommes tous les trois du même côté de la barricade, cher Tribord.

    • « Le libéralisme c’est le respect de la liberté individuelle et celui de la propriété privée, après, si il vous plait d’en rajouter des tonnes, libre à vous. »

      Totalement d’accord. La frénésie libertarienne qui règne chez Contrepoints aura raison de ce média. Il est quasiment impossible d’y défendre un libéralisme de bon sens, cool, modéré, prudent et patient, sans passer pour un traître à la cause.

      Contrepoints n’a pas compris que le libertarianisme est potache. Que c’est une farce pour étudiants. Un maoïsme de droite. Le temps passera, tout ce petit monde ira faire du business en Chine, et ne laissera aucune trace.

  • Bonjour, bonsoir.
    Une contradiction m’a frappe dans votre article car vous dites:
    « Elle est le système le plus tolérant, laissant chacun agir selon ses préférences en respectant autrui » et juste apres vous dites: « Elle est le système le plus efficace, chaque décision étant prise par les individus pour eux-mêmes selon leur meilleur intérêt perçu ».
    Par definition nos interets sont divergents et nous poussent a la competition. Imaginons que nous voulons tous les deux le meme objet, alors nous allons devoir nous battre pour l’obtenir (ou negocier mais bien sur de maniere acharnee). Et puisque vous nous dites qu’elle nous laisse agir selon nos preferences, je pourrai etre par exemple fair play et tolerant et vous non, donc amoralement agir de maniere pas fair play (car amoral n’est pas illegal). Donc il n y a ni respect ni tolerance. Et le vendeur, qui pourrait frabriquer deux objets et nous contenter tous deux, n’a pas interet a le faire puisque ce qui est rare se vend cher. Sinon dites moi comment le liberalisme amene de la tolerance et du respect? Aucun constructivisme n’est permis et chacun use des valeurs qui lui chante. Je suis d’ailleurs surpris du slogan libertarien orwellien : etre libre dans la peur (le port d’arme pour nous proteger de qui de quoi? N’est ce pas l’etat qui cree nos ennemis?) Et liberte dans l’asservissement (la drogue nous rend dependante de celle ci). Bref liberte dans l’esclavage de nos pulsions primaires. Je n’y adhere pas donc desole je ne suis pas liberal (selon votre definition). J’espere que ce n’est pas un crime? J’en appelle a votre tolerance et a votre respect. Merci.

    • Baptiste Créteur
      19 mai 2014 at 19 h 11 min

      Bonjour,

      Il n’y a pas de contradiction. Chacun fait ses propres choix pour lui-même, en fonction de la situation ; et laisse les autres faire leurs propres choix. La tolérance est là, la responsabilité aussi.
      Pour autant, personne n’est insensible aux choix des autres. Ainsi, le libéralisme estime que si votre petit frère de 28 ans veut consommer des drogues dures, il peut le faire. Mais n’empêche pas le grand frère aimant que vous êtes de tout faire pour l’en dissuader.
      De même, si un objet est très demandé, son prix souvent augmente ; nous subissons alors les choix et préférences des autres. Mais sommes libres de ne plus acheter, estimant que le prix est trop élevé.

      Nos intérêts objectifs à long terme ne sont pas divergents. Mon enrichissement ne se fait pas aux dépens du vôtre, ou au prix de votre appauvrissement – au contraire.
      Nous pouvons certes convoiter le même objet, votre fruit favori peut certes voir son prix augmenter, mais ce ne sont pas les autres qui vous contraignent ; c’est la réalité. Le libéralisme affranchit l’homme de la contrainte qu’autrui pourrait exercer sur lui, mais pas des contraintes de la vie et de la nature.

  • Merci Baptiste Créteur pour vos articles en général et celui-ci en particulier, car ce dernier à le mérite de mettre les pieds dans le plat ! Toutefois, l’exemple du slogan du parti Canadien que vous citez en introduction met surtout en lumière votre point de vue (fort respectable) libertarien et objectiviste. Il existe aussi au Canada un très vieux parti Libéral (membre de l’internationale libérale) qui ayant maintes fois géré le pays dans toute sa diversité a su se montrer plus pragmatique et moins utopiste. Alors oui à tous les droits, en passant des mœurs aux sujets sociétaux et tout le toutim. Mais êtes-vous sûr que la somme des libertés individuelles conjoncturelles suffise à garantir la Liberté publique au sein de la nation ? D’autre part, ne craignez-vous pas d’effrayer les nouveaux venus au libéralisme par un positionnement radical minarchiste ou anarcho-capitaliste, toujours perçu de l’extérieur comme égoïste et rigide. Vous le savez, le libéralisme prône aussi la fraternité, l’entraide, le respect des convictions, l’intérêt général. Vous dites : « Le seul système juste est celui qui ne prend pas plus qu’il ne donne ; c’est un système libéral où les échanges et interactions sont volontaires. Si vous l’admettez, alors, vous êtes libéral. » Whaou ! Voilà qui sonne quelque peu dogmatique. D’accord, mais on peut aussi, en certaines circonstances, donner plus qu’on ne reçoit si l’on y consent librement. S’il vous plait, rappelez que le libéralisme n’a pas le cœur sec, sinon vous donnerez toujours des armes à ces crétins de socialistes collectivistes !

    • Baptiste Créteur
      19 mai 2014 at 19 h 26 min

      Vous avez parfaitement raison. Les libéraux dans leur grande majorité (c’est-à-dire à l’exception de quelques cas pathologiques) sont de votre avis : la solidarité, la charité, le partage, le don sont non seulement bons, mais aussi fondamentaux pour une société harmonieuse.
      Mais de la même façon que le viol n’a rien à voir avec l’amour, la redistribution forcée n’a rien à voir avec la charité. Des valeurs vertueuses et positives sont transformées en contrainte légale, perdant leur caractère noble et sans doute une partie importante de leur efficacité. Pire, elles déresponsabilisent aussi bien les donateurs que les bénéficiaires.
      Frédéric Bastiat a à ce sujet décrit la transformation des sociétés de secours mutuel : http://bastiat.org/fr/secusoc.html

      Même la vision prétendument austère d’Ayn Rand, qui n’a certes pas beaucoup insisté sur la solidarité et le don, comporte cette dimension « altruiste » (elle n’aurait pas approuvé ce nom). L’égoïsme randien n’est pas de n’agir que selon son intérêt personnel au détriment des autres, mais d’agir conformément à ses valeurs. Travailler au bonheur de ceux que vous aimez, par exemple, est « égoïste ».

      Merci de ce rappel. Les libéraux n’ont pas le cœur sec, loin s’en faut ; mais leurs adversaires se pensent à tort mieux intentionnés.

      • @ Baptiste Créteur,
        « Les libéraux n’ont pas le cœur sec et leurs adversaires socialo-fascistes se pensent mieux intentionnés » :
        hors l’hypocrisie que leurs leaders dissimulent soigneusement

      • « Les libéraux n’ont pas le cœur sec »

        Seulement un peu cyniques sur les bords.

        • « Seulement un peu cyniques sur les bords. »

          Démontrez-moi ça, qu’on rigole.

        • Sans aller très loin :

          http://www.contrepoints.org/2014/05/20/166509-30-kmh-dans-paris-la-chasse-aux-conducteurs-se-poursuit

          En s’appuyant sur la responsabilité qui serait à priori uniformément répartie à un niveau élevée chez tout individu et pour seulement avoir la liberté de foncer, ou non, beaucoup de libéraux préconisent la suppression des limitations de vitesse (seulement les conseiller…) et cela, sans même évoquer les inévitables conséquences en drames humains.

          Est-ce rigolo ou pathétique ?

          • Les données indiquent qu’il y a peu de différence entre les taux de mortalité sur les routes avec et sans limitations de vitesse. De plus, au cours des 20 dernières années, le nombre d’accidents mortels en Allemagne a diminué de 71 %, malgré une augmentation de 17 % du nombre de véhicules sur la route et une augmentation de 25 % du trafic. Le taux de mortalité de la circulation en Allemagne (5,6 accidents par milliard d’automobile-heure) est inférieur au taux français (7,01 – voir le tableau 1 en page 157 du document en lien ci-dessus).

            Ne me répondez pas « Oui, mais les Allemands sont disciplinés », sans quoi je vous réponds que le chinois est fourbe et que l’arabe est voleur.

            • J’ai fait un copié-collé d’un des innombrables articles démontrant que la limitation de vitesse sur autoroute n’est pas une solution plus sûre que la non-limitation. Vous en trouverez mille preuves via Google. C’est du cynisme, ça ? Quelle est votre définition du cynisme ?

              C’est quoi, vos autres exemples ?

            • Vous m’étonnez pascal, vous ressemblez subitement aux libertariens que vous aimez tant !

              Vous en connaissez beaucoup de pays qui n’ont pas de limitations, pas de répression, et un taux de mortalité routière faible ?

            • le tchad ?

            • Euh… Vous avez bien lu l’article que vous m’opposez, là ? La source est… un film de Coline Serreau ! Lol, quoi. Mdr.

              Bon, c’est quoi, vos autres exemples ?

            • Vous êtes victime de ce que l’excellentissime Philippe Muray appelle « l’envie du pénal ». Le besoin irrépressible de légiférer. De surveiller. De punir. C’est un trouble mental, vous savez. Ça repose sur ce principe : le plus de lois possible, du moment qu’elles ne me concernent pas. Je ne roule pas vite, donc il fat interdire la vitesse. Je ne fume pas de hasch, donc il faut en interdire la vente. Je ne vais pas aux putes, donc il faut interdire la prostitution. Les musulmans ajouteront : je ne bois pas d’alcool, donc il faut le prohiber.

              Et c’est le libéral, le cynique ?

              D’autres exemples, please. Car concernant les routes allemandes, les statistiques européennes sont formelles – contrairement à Colinne Serreau.

              Et figurez-vous que si les Allemands mouraient sur la route par paquets de cent mille, il y a belle lurette qu’ils auraient pris des dispositions pour que ça cesse. Vous les prenez pour des barbares ?

            • L’envie du pénal/pénis : c’est pas un peu la même chose ?

            • Pascal, de la même façon qu’un mal entendant ne peut évaluer son handicap que par la réaction de son entourage, le cynique par nature perçoit difficilement son décalage.
              Votre façon de mépriser des informations données par un préfet sur un sujet avec des vies humaines en jeux illustre trop bien ma définition du cynique idéologue.

               » Je ne roule pas vite, donc il fat interdire la vitesse. »
              La vitesse tue ? combien ? On s’en fout, elle doit être libre par idéologie !

              Il y a un autre cynisme chez les libéraux, la liberté associée à la propriété privée généralisée et sacralisée ça donne quoi ? Ca donne une liberté réelle et possible que dans l »espace délimité par SA propriété et quid pour ceux qui n’en n’ont pas !

              Comme disait le renard au petit Prince « l’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le coeur.  » si il n’est pas déjà sec 😉

  • Dans cette définition du libéral et mode d’emploi du libéralisme, je ne partage guère que le dernier paragraphe avec l’auteur, soit la grande diversité des interprétations libérales et la nécessité de promouvoir une société libéral-compatible. Pour notre pays ce serait déjà un pas de géant. Pour le reste divergences multiples.

    Je vois les différentes libertés (économiques et autres) citées dans l’article comme chacun les moteurs essentiels qui animent chaque communauté d’intérêt (ou de conviction) pas toujours convergents. (exemples sûreté personnelle et port des armes à feu ou sécurité alimentaire et normes exotiques dans l’élevage…)

    Additionner des lobbies est un art politique. En cherchant à additionner des lobbies disparates comme dans le slogan du parti libertarien canadien vous réalisez en fait une soustraction, puisque vous opérez des choix centralisés successifs. Chaque choix thématique retranche du potentiel à un hypothétique parti libertarien.

    Vous pourriez avoir l’addition électorale suivante : partisans – adversaires des armes à feu + gay friendly – la manif pour tous + fumette friendly – parents ou médecins inquiets… quel % à l’arrivée ?

    La vrai manière de poser ces questions sociétales est la votation suisse ou son équivalent en Amérique du nord : décentralisée géographiquement dans chaque cantons ou chaque état, et surtout dissocié sujet par sujet, et pas comme un programme présidentiel à la française. « Dépasser la démocratie » publié en français par l’Institut Coppet est instructif sur les pièges des programmes électoraux.

    Autre inconvénient de poser globalement les enjeux libéraux en France, c’est qu’on y conforte aucune communauté dans son bon droit. Comment populariser le libéralisme sans que des communautés se l’approprie pour leur propre intérêts ?

    La résistance à un Etat omnipotent se fonde sur des communauté partageant des valeurs, pas sur des individus. L’exemple de l’Indépendance américaine est instructif, au départ étaient les communautés – très religieuses – et peu tolérantes les 13 premiers Etats en sont issus et les Etats-unis en sont l’aboutissement. Lire l’Histoire des américains de D Boorstin.

    Dans la France d’aujourd’hui quelles seraient les communautés capable de faire la grève de l’impôt ? Croyez-ous qu’elles ne regrouperaient que des libéraux ?

    • Baptiste Créteur
      20 mai 2014 at 16 h 23 min

      Il ne s’agit pas de donner des droits ponctuels à certaines communautés. Le slogan mentionné ne donne pas l’avantage aux homosexuels, aux partisans du port d’arme ou aux amateurs de marijuana. Il ne s’agit pas d’avantager des lobbies. Il s’agit de montrer, en prenant différents exemples (provocateurs), en quoi la liberté est une question primordiale. Les partisans du port d’arme n’ont pas à être gay-friendly pour comprendre que si tous sont libres, ils le sont aussi ; et qu’il est illusoire de ne vouloir la liberté que pour soi et sa communauté d’intérêts.

      Parce que le libéralisme ne donne aucun avantage ou inconvénient à qui que ce soit, il est difficile de le faire advenir par clientélisme « positif » en promettant monts et merveilles à certains lobbies. En revanche, un clientélisme « négatif » est possible, en montrant à certaines communautés d’intérêts quel tribut ils paient actuellement à d’autres communautés d’intérêts. En quoi, par exemple, le refus de la concurrence par les taxis fait monter les prix, ou combien les régimes spéciaux coutent aux autres régimes de retraite.

      Concernant les normes, je fais pour ma part peu confiance à l’État : il a historiquement commis beaucoup d’erreurs, favorisé beaucoup de pratiques pour défendre ses intérêts ou ceux de certains lobbies plutôt que ceux des citoyens. Mais de la même façon que les labels bio ou commerce équitable, d’autres labels pourraient être créés pour certifier la qualité et l’innocuité des produits. Ces labels ne vivant que de leur crédibilité, ils auraient tout intérêt à être fiables. C’est une possibilité parmi d’autres, qu’en pensez-vous ? (Concernant le port d’armes, ses partisans affirment qu’il améliorerait la sûreté personnelle)

      Les communautés peuvent s’approprier le libéralisme en comprenant qu’il leur permet de construire leur propre organisation, c’est un « canevas d’utopie » plutôt qu’un utopie.
      cf Nozick : http://www.institutcoppet.org/2013/03/01/arguments-pour-le-libertarianisme-3-le-canevas-dutopies-de-robert-nozick-par-aaron-ross-powell/

  • Jean Jacques Guillaume
    20 mai 2014 at 17 h 24 min

    Bonjour,
    « Celui qui reconnaît que son point de vue sur une question,n’en connait pas grand chose » c’est un libéral »pur jus » qui écrivait cela qui s’appelait John Stuart Mill,alors pour savoir si je suis un libéral il me semble nécessaire de comprendre d’ou cela vient.Le libéralisme,historiquement détend de la renaissance à nos jours ,à travers les réflexions de Montaigne,Descartes,Hume et Kant:et à travers tous ces philosophes il se met en place une lutte contre la Monarchie de droit divin et l’église,qui ont été à la fois concurrentes et alliés.SI on se place du coté de cette analyse philosophique,alors oui,je suis libéral.
    Par contre lorsqu’on me vante les mérites de l’école de Chicago,là j’ai un peu plus de mal à avaler le dispositif
    mis en place par cette école ;je cite le philosophe Giorgio Agamben,qui développe les analyses de Michel Foucault »j’appelle dispositif tout ce qui a,d’une manière ou d’une autre,la capacité de capturer,d’orienter,de déterminer,d’intercepter,de modeler,de contrôler et d’assurer les gestes,les conduites,les opinions et les discours des êtres vivants »Et là si nous prenons la peine de réfléchir deux minutes,le combat de ce qui est trivialement appelé « Libéralisme » de nos jours contre « le socialisme »prend un autre sens,puisque dans les deux cas les dispositifs mis en place empêche juste de penser!
    A nos amis grands pourfendeurs de fonctionnaires,je voudrais simplement dire qu’ils me font penser à certains de mes amis »grands libéraux » qui vitupèrent contre eux sauf:
    quand ils ont besoin des services de l’Etat,et que là ça urge.Policiers pour un cambriolage ,médecins,Samu,urgence médicale,quand ils sont tombés de vélo un Dimanche matin,Ephad pour hospitaliser Grand Maman qui a un début de maladie d’alzheimer, ou bien sont très content de trouver des musées ouverts le Dimanche.D’ailleurs en grand libéraux ils sont pour le travail le dimanche(de préférence pour les autres),car eux ils ferment le cabinet le vendredi à 18h,ne font plus de gardes,ni les nuits,ni les week end (c’est les fonctionnaires des urgences qui s’y collent),mes amis pharmaciens sont pour la liberté d’entreprendre(sauf si une autre pharmacie risque de s’ouvrir,là ils prient l’Etat de faire respecter les quotas) et les plus libéraux de mes amis,Notaires,qui ne vivent en grande partie que des réglementations mis en place par un Etat Français crypto-marxiste:),mes amis Notaires sont viscéralement attachés au protectionnisme de leur position(si tu es un jeune notaire tu peux t’installer,mais pas là,là non plus,ailleurs) et figurez vous qu’en bons libéraux,il y a encore quelques années,il y avait deux voies pour être Notaire:la fac et 6 ans d’études,ou bien si vous étiez fils de Notaires,vous entriez chez Papa,et vous étiez dispensé de la Fac.Une sorte de libéralisme de Droit Divin!
    Pour conclure,provisoirement,j’avais l’impression,que le Libéralisme contemporain,c’était la Liberté d’entreprendre régulée par une forte taxation de l’héritage ( qui est une façon de remettre les compteurs à zéro,pour donner une chance aux générations suivantes,en assurant une redistribution des revenus et des cartes,j’ai l’impression que le Libéralisme aujourd’hui,c’est « ce qui est à moi est à moi,et tout le reste est négociable.Je travaille depuis 40 ans dans l’industrie pharmaceutique,j’ai assisté au nom du libéralisme économique à des situations de monopoles qui ne favorisent en rien l’innovation et les problématiques de santé publique.

    amicalement

  • Jean Jacques Guillaume
    20 mai 2014 at 19 h 50 min

    @BaptisteBonjour,

    « Libre et de bonnes moeurs » je suis,et je resterais :en conséquence de quoi,sur un plan philosophique et pragmatique je suis un libéral convaincu comme le dit le poète « Laissez moi décider de ce qui m’aide à vivre » La métaphore de la nécessité d’un grand architecte me parait intéressante et je citerais Matthew Frederick,qui lui est architecte ,qui dit »Si l’ingénieur sait tout sur un seul sujet,l’architecte a,lui,des lueurs sur tous les sujets « Le Libéralisme ,tel que je le conçois c’est peut être de laisser ces lueurs s’exprimer.

    amicalement

  • Mouais.
    Le libéralisme économique, oui, le libéralisme tout court, ça craint. Le renard libre dans le poulailler libre, à votre avis ça finit comment?

    La liberté n’est qu’une faculté, celle de se mouvoir dans le vrai, le bon. L’excès ne se nomme pas liberté mais licence, et cette licence n’est pas très payante. Voyez l’alcoolique qui se saoûle librement, vous croyez qu’il reste libre?

    La liberté alpha et oméga, c’est un slogan du XIXè, qui a enfanté ceux du XX. Et le collectivisme qu’on nous impose ad nauseam n’est aujourd’hui que le rejeton abâtardi d’un libéralisme philosophique béat.

    Cela dit, B. Créteur est plaisant à lire. Ca nous change des grands-prêtres du prêt-à-penser socialiste.

    • Vous, vous êtes catho. Je me trompe ?

      Je suis catho aussi. Mais je vous assure que vous vous trompez. Et sur la perception de la liberté par le libéralisme, et sur sa perception par le catholicisme.

      • Bonjour.
        Votre déduction m’amuse et m’intéresse. Si vous avez le temps de développer, merci d’avance de m’expliquer votre pensée.
        Mais je vous préviens que le catholicisme étant foi et raison en même temps, il ne me paraît pas avoir quoi que ce soit à voir avec la question, qui est purement philosophique.

        Mais je ne suis pas omniscient: votre avis m’intéresse vraiment. Cordialement,

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