Des profs nuls pour des élèves nuls

Education nationale recrutement (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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On peut parfois se demander si le flot de critiques qui accable le front serein de nos responsables (?) politiques est justifié, les pauvres ayant sans doute eu des enfances difficiles. C’est justement le sujet de ce billet, à savoir l’avenir de nos chères têtes blondes (et brunes, et rousses, et frisées, et chauves) qui s’annonce dévastateur. Record absolu, à l’Académie de Créteil, on peut devenir prof avec 4,17 de moyenne au concours pour devenir prof des écoles. Sur 20, petits malins critiques. Et ne croyez pas qu’il ne s’agit que de l’arbre qui cache la forêt magique des enseignants hyper-compétents. Non. L’effondrement farouchement nié par les syndicats et certaine fédération de parents d’élèves et Aymeric Carron à grands renfort d’incantation à Jules Ferry le Tonkinois est présent dans toutes les académies, la seule Montpellier réussissant à trouver des candidats-génies à 10 de moyenne. Avec un taux de réussite de 25%. Le record est détenu par Créteil, avec… 87% de réussite. Rappelons qu’il s’agit de concours, et que donc, on prend les candidats ayant obtenu les meilleures notes par ordre décroissant. Et si Créteil est si attractive, si elle brade l’emploi, c’est parce que l’enthousiasme des hussards roses de la Socialie s’est drôlement refroidit d’après tous les racontars colportés par de vilains médias sur l’ambiance sympa qui caractérise les-dits établissements.

On peut se dire que si le niveau des recrutés est si faible en corrélation avec le taux du chômage si élevé, c’est que le métier est devenu peu attractif, il suffit d’entendre les sincères sanglots d’émotion et de jérémiades d’un honnête prof syndicaliste défilant pour qu’on ne touche pas à son fric et à ses inhumaines conditions de travail.

On peut envisager aussi que c’est tout simplement la face émergée de l’iceberg : les candidats au concours, avec leur master de 5 années d’études sont nuls pour un simple concours (ce n’est pas la NASA) de profs. Ça fait froid dans le cartable de penser au niveau des autres, les recalés (eux aussi niveau master) et à celui des milliers d’autres masters sortant chaque année sur le marché, en faisant le lien avec le niveau de chômage d’iceux.

On peut admettre que le bac est donné, comme l’attestent de très nombreux témoignages de profs sommés de revoir leurs notations à la hausse. Or, depuis deux ans, ce pouvoir socialiste, avec l’exalté Peillon, s’est entièrement focalisé sur les 5 jours de « rythmes scolaires » qui n’ont aucun rapport avec les réformes successives et stupides que le futur de la Nation encaisse avec pour résultats, des profs nuls pour des élèves forcément nuls. Libéraux, sauvez vos enfants en les mettant dans des structures scolaires éprouvées. Pour les autres, comme me le confia un inspecteur désabusé, socialiste et Franc-mac : « Je ne vois pas de solutions ». C’était il y a plus de 30 ans, avec Monory ministre.