Une Éducation nationale anti-égalitaire

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Eleve en salle de classe (Crédits BiblioArchives - LibraryArchives, licence Creative Commons)

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Une Éducation nationale anti-égalitaire

Publié le 13 mai 2014
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Par Dominique d’Emploi 2017

Salle de classe en France (Crédits : Marianna, licence Creative Commons)

L’Éducation nationale justifie son existence en affirmant la nécessité d’une école gratuite et identique pour tous, qui favoriserait l’égalité des chances et viendrait gommer les inégalités dues au milieu socioculturel des élèves. Alors que cette idéologie est particulièrement prégnante en France, il est frappant de constater que les résultats sont à l’opposé de l’objectif affiché.

Non seulement les performances globales sont préoccupantes mais la France a, d’après l’enquête PISA, l’un des systèmes scolaires les plus inégalitaires. Elle se refuse toujours à libéraliser l’éducation alors que les exemples étrangers montrent que ce sont justement les élèves issus de milieux défavorisés qui bénéficient le plus de systèmes scolaires à gestion et méthode libres.

Un système français sous-performant dont les classes défavorisées sont les principales victimes

D’après l’enquête Pisa1 de l’OCDE de 2012, la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance est bien plus marquée en France que dans la plupart des pays de l’OCDE. Ainsi par exemple en mathématique – matière principalement évaluée en 2012 – le milieu socio-économique de l’élève a une influence de 50 % supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE2, soit l’influence la plus marquée de tous les pays. De surcroît ces inégalités ont continué de se creuser puisque le système d’éducation français est plus inégalitaire en 2012 qu’il ne l’était 9 ans auparavant. La note de l’OCDE conclut ainsi que les élèves français issus d’un milieu défavorisé obtiennent des résultats nettement inférieurs.

Surtout, l’étendue du problème est considérable et ne touche pas que quelques élèves ou encore des compétences qui apparaîtraient comme secondaires. Après une scolarité obligatoire qui dure en moyenne plus de 12 ans, l’Éducation nationale a en effet échoué à apprendre à lire à près d’un élève sur cinq. En 2013 près de 10 % des jeunes de 17 ans « n’accèdent pas à la compréhension des textes » et pour 9 % supplémentaires, « la lecture reste une activité laborieuse » par laquelle ils n’accèdent qu’« à une compréhension minimale »3. Le phénomène aux proportions déjà préoccupantes est de plus en train de s’aggraver pour les générations montantes. À l’heure actuelle, 40 % des élèves sortant du CM2 (11 ans) sont considérés comme étant en échec scolaire, ayant de « graves lacunes […] en lecture, écriture et calcul »4.

Ces faits expliquent entre autres qu’à l’heure actuelle 16 % d’une classe d’âge sortent du système scolaire sans aucune qualification, soit 130 000 jeunes d’après la Cour des comptes sur des estimations pour 2008. En 2012, ce chiffre aurait encore augmenté, de l’ordre de 230 000 élèves d’après l’ancien ministre de l’Éducation Luc Chatel5.

Un refus d’évoluer alors qu’une libéralisation partielle bénéficierait tout particulièrement aux classes défavorisées

Les charter schools sont un exemple éloquent de scolarisation adaptée aux enfants issus de milieux défavorisés, ainsi que le résume très bien un article de The Economist. Dans leur principe, les charter schools sont financées sur fonds publics, mais leur gestion est privée et elle dispose d’une grande liberté pour l’organisation de la scolarité. Cela inclut des règles plus souples pour le recrutement, la rémunération et le licenciement des professeurs, le nombre d’heures de cours, les méthodes d’enseignement, les modalités d’évaluation des élèves, la rigueur de la discipline, etc. Les charter schools, notamment, ne sont pas soumises à la législation des États en termes de conventions collectives. Au global, les charter schools sont à la fois relativement indépendantes de la bureaucratie locale et libérés des entraves syndicales. Elles sont tout particulièrement incitées à être performantes puisqu’elles reçoivent leurs dotations publiques en fonction du nombre d’élèves, et font souvent appel à des dons privés en complément.

Si la comparaison des performances des charter schools dans leur ensemble reste malaisée du fait de la différence de background des élèves et de différence de législation d’un État à l’autre, il existe un consensus sur leur impact pour les enfants de milieux défavorisés. Les think tanks aux orientations politiques diverses6 qui se sont penchés sur la question à des échelles locales, s’accordent pour conclure que les enfants pauvres ou ne parlant pas l’anglais ont des performances bien meilleures dans les charter schools que dans les écoles publiques classiques. L’exemple le plus frappant est celui de la Nouvelle Orléans. Suite à l’ouragan Katrina en 2005, la plupart des écoles sont devenues des charter schools et aujourd’hui environ 80 % des élèves sont scolarisés dans l’une d’entre elles. Or, si en 2004 seulement 54 % des élèves réussissaient leur examen de fin de lycée en 4 ans, ce taux est aujourd’hui de 78 %.

Ce constat est loin d’être isolé : la Harvest Preparatory School de Minneapolis – où tous les enfants sont noirs – a surpassé toutes les autres écoles du Minnesota en mathématiques. Une autre étude comparant les élèves de New York de 13 ans en corrigeant les différents biais7 a également montré que les élèves de charter schools avaient une avance significative dans cette matière sur les élèves des autres collèges.

D’après des sondages réalisés en 2010 aux États-Unis, c’est d’ailleurs parmi les minorités que les charter schools reçoivent le soutien populaire le plus massif. Barack Obama lui-même s’est positionné en faveur des charter schools et neuf des dix plus grandes villes américaines – dont huit sont démocrates – ont encouragé les charter schools comme un moyen d’aider les classes défavorisées.

Cette position de bon sens semble malheureusement peu partagée par la classe politique française. La suppression de la carte scolaire, qui introduisait un minimum de compétition, a même été stoppée par le ministre de droite, Luc Chatel. L’idéologie égalitariste continue ainsi à entretenir, voire aggraver, l’inégalité qu’elle prétend combattre.


Sur le web.

Lire aussi : Le tableau noir de l’école française

  1. Ensemble d’études menées visant à la mesure des performances des systèmes éducatifs des pays membres et non-membres.
  2. L’augmentation d’une unité de l’indice PISA de statut économique, social et culturel entraîne une augmentation du score de 39 points en moyenne dans les pays de l’OCDE, mais de 57 points en France.
  3. Ces chiffres sont issus des tests de lecture effectués lors de la journée Défense et Citoyenneté, obligatoire pour les jeunes de 17 ans.
  4. Voir le rapport du Haut conseil à l’éducation de 2009 : « Une proportion considérable d’élèves – de l’ordre de 20 % – ne maîtrise pas les compétences de base en lecture au terme de la scolarité obligatoire. De nombreux jeunes quittent le système scolaire sans diplôme : en 2007, 18 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans n’avaient ni baccalauréat, ni brevet d’études professionnelles, ni certificat d’aptitude professionnelle. Enfin, de fortes inégalités sociales subsistent dans le système éducatif : 18 % des élèves issus d’un milieu social défavorisé obtiennent un baccalauréat général contre 78 % pour les élèves de familles favorisées. »
  5. Selon le ministre Luc Chatel (Bulletin quotidien, 19 mars 2012, p. 25) : « Entre juin et octobre 2012, 233 129 élèves ont quitté le système scolaire ». « Plus de 80 % des décrocheurs ont entre 16 et 19 ans et 55 % sont des garçons. La moitié d’entre eux sont issus de la voie professionnelle et un quart de l’enseignement général technologique. ». Par ailleurs – d’après le rapport de la Cour des comptes : « L’Éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves – mai 2010 » – seulement 64 % d’une classe d’âge obtiennent ainsi le baccalauréat, dont 34 % seulement un bac général, soit une stagnation depuis 20 ans malgré un baccalauréat au rabais.
  6. Mathematica, National Bureau of Economic Research, etc.
  7. Même niveau scolaire de départ et même milieu économique et socioculturel.
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  • « favoriserait l’égalité des chances et viendrait gommer les inégalités dues au milieu socioculturel des élèves. »

    Voila le mensonge de la démocratisation culturelle promu par l’Etat qui ne permet en aucune façon de réduire les inégalités culturelles entre les différentes ménages français.
    Avec ou sans l’intervention de l’Etat, les plus cultivés seront toujours les mêmes et inversement les moins.

    • pourtant si, au primaire (à partir du CE1) il y a de 1 à2 heures par semaine consacrées au thème du racisme et à l’homosexualité.
      Si ça c’est pas de l’égalité je ne m’y connais pas !

      • C’est faux.

        • peut être pas dans toutes les écoles, mais la mienne et celle de collègue de boulot, c’est le cas.

        • Vous faites sans doute allusion aux ABCD de l’égalité qui étaient expérimentés cette année dans quelques villes; ce cours devrait être généralisé à tous dès la rentrée prochaine.

          j’ai jeté un coup d’œil sur les outils pédagogiques et trouvé des choses intéressantes :
          – Une bonne partie de ces outils a été rédigée par des proches des activistes LBGT
          – Certains de ces supports sont tout simplement affligeants. Exemple: le jeu du petit chaperon rouge où l’on va tenter d’expliquer aux enfants que le fait que les petites filles choisissent toujours de jouer le rôle du petit chaperon rouge et les petits garçons, celui du loup, est un stéréotype.

          J’ai tenté l’expérience de façon objective avec ma fille âgée de huit ans, elle n’a strictement rien compris au message et a toujours refusé de jouer le loup.

          Au début, ce cours me faisait peur maintenant je le trouve purement et simplement grotesque.

          • Votre fille ne veut pas jouer au loup ! pas folle la guêpe car elle sait bien qu’un loup est un ustensile de ménage. Adèle va me déchirer…

          • mon école doit etre une école pilote effectivement.
            Cette année, il n’y aura pas de fête des peres ni de fete des mere, mais une fete des parents le 9 juin…
            Ceci est mis en place pour les enfants de famille homo ou mono parentale.

    • Faut-il lier notre système national scolaire au taux de chomage des moins de 25 ans, qui reste toujours èlevé malgré la politique favorisant leur embauche? Mon fils a commencé sa scolarité en Angleterre, puis en Belgique, puis en Italie, mais jamis dans un ètablissement français. Il a toujours été par ses rèsultats, dans la moyenne supèrieure mais pas dans les meilleurs . A 16 ans il a voulu aller en France en 1er pour savoir si il ètait capable de suivre et pourquoi passer un BAC gènèral. Je lui ai trouvé un collège privé catholique avec de très bons rèsultats aux BACs selon les publications nationales. A près 2 moins en France il est retourné dans son lycée internationale en Italie. Il fait mèdecine en 3em année en Belgique actuellement.
      Ce qu’il retient de son expèreince, c’est qu’il s’est fait des amis tout de suite, et que les filles ne sont pas timides. Les profs sont peu enclin à rèpondre en cours. L’enseignement des langues ètrangères c’est presque que du français et tout se fait par ècrit et le niveau est bas. Le programme de math physique chimie il le connaissait dèjà en seconde. Il a aimé le cours d’Histoire car il ne l’avait jamais ètudié en français, et que l’histoire etait expliquée diffèrement que celle qu’il connaissait…
      Il a surtout étè surpris de la taille de la classe. Aucun racisme dans l’ètablissement. Ce que je retiendrai, c’est meme dans un lycée privilègié , les niveaux des connaissances et de la rèflexion demandés, selon le prof principal, ont vraiment diminué.
      Pour terminer deux interrogations:-
      Est ce que cela explique 50% des echecs scolaires en premiere année universitaire?
      -Comment les èlèves peuvent-ils ètre prèparé à affronter l’avenir, dans les ètablissements en manque de moyens, dans une pèriode en crise profonde ?

      • simple-touriste
        14 mai 2014 at 4 h 08 min

        En 1ère année de fac, en math, la plupart des élèves ont les yeux comme des soucoupes quand on leur montre une simple équation et qu’on leur demande de la simplifier (genre appliquer la distributivité…).

        Il faut y avoir été, et y avoir « enseigné » pour le croire.

        Je vous assure, si vous n’y avez pas mis les pieds vous ne pouvez pas vous en faire une idée correcte.

    • René de Sévérac
      14 mai 2014 at 15 h 58 min

      Dominique, j’ai fait un commentaire le 14 mai 2014 à 15 h 56 min

  • Ce n’est qu’une application de plus du socialisme: en voulant tout égaliser on aboutit à l’inverse. Les pauvres sont toujotus plus pauvres, les élèves plus nuls et la dette plus lourde.
    Quel brillant succès!
    Et dire qu’il y a encore des français (hors fonctionnaires) qui votent pour ces illuminés! Platon avait bien raison de dire que la masse du peuple était bête et inculte.

  • Pour l’état, il faut bien qu’il fabrique ses futurs assistés, base de l’existence des fantoches.

    je trouve l’article dur avec l’école tout de meme.
    Certes les référentiels sont orientés pour occuper le temps.
    Certes le niveau baisse d’année en année.

    Quid des enfants eux meme ??
    La comparaison avec « avant » est facile, mais il faut voir la vie des gamin par rapport à avant alors.
    – Jeu video omniprésent ; le temps est passé sur des loisirs.
    – Les parents n’imposent pas de contraintes aux enfants.
    – Les parents cèdent aux volontés des enfants, volontés qui n’ira certainement pas vers de l’apprentissage de savoir.
    – Profs dépourvus de toutes autorités et soumis à des critères chiffrés.

    Entre autre.

    par contre je sui d’accord avec le reste, comme pour tout sujet, on affiche en public une volonté ou un fil conducteur, et dans les faits, c’est le contraire qui est constaté.

    • Je pense ton commentaire plus juste que l’article. En effet pour moi la cause de cette affaiblissement du niveau scolaire provient non pas de l’école (grosso modo elle a toujours été pareille), mais de :

      – notre politique migratoire favorisant une immigration de regroupement familial (enfants et familles ne parlant pas le français, et ils sont vraiment nombreux dans ce cas)
      -notre politique familiale favorisant la natalité (faire des enfants) et non pas la parentalité (les éduquer).

      On peut ajouter d’autres facteurs extérieurs, comme l’acquisition de nouveaux modèles sociaux anti-intelligence, la faiblesse morale et intellectuelle de leurs milieux parentaux… Mais selon moi ça n’est pas là l’essentiel. Le principal problème c’est cette action néfaste de l’Etat sur une machine à distribuer du savoir.

      • Désolé mais l’école de mes parents, la mienne, et celle de mes enfants ne sont pas du tout « grosso modo pareille ».
        Il suffit de comparer les trois séries de manuels scolaires à deux fois 30 ans d’écart (par exemple 1950, 1980, 2010) et les différences sautent au yeux : en caricaturant à peine, on est passé de gros livres avec quelques illustrations très fonctionnelles, à des BD à l’ancienne (énormément de texte, comme dans un Black et Mortimer, et un structuration très carrée) puis à des affiches de propagandes bordéliquement farcies d’encarts contenant 20 mots grandiloquents, un dessin complémentaire incompréhensible, ou une question débile.

        • C’est faux, c’est toujours la même chose. La seule différence au niveau de l’école c’est effectivement un message très rare et sous-jacent pro-bisous.
          La vraie différence vient des élèves qui sont de plus en plus des gros abrutis fainéants faut bien le dire.

          • C’est faux ? tu as regardé les trois séries de manuels, toi ? non, évidemment.

            Les élèves ont toujours été, et seront toujours, « des gros abrutis fainéants » (sic). et indisciplinés. La différence, c’est : est-ce qu’on les laisse suivre leurs penchants naturels, ou bien est-ce qu’on les guide vers meilleur ?

      • Les deux éléments sont justes, ceux soulevés par l’école, et ceux que vous mentionnez. Et dans certains cas les deux effets se multiplient.

        En effet, un enfant que les parents laissent « à l’abandon », trainer dans la rue, jouer tous les soirs jusqu’à très tard sur sa playstation, etc. aura, toutes chose égales par ailleurs, de moins bons résultats que celui qui lit, travaille et se couche tôt. En outre, un enfant issu d’une famille parlant bien français et lisant beaucoup aura, toutes choses égales par ailleurs, de meilleurs résultats que celui issu d’une famille ne baragouinant qu’à peine et n’ayant qu’un livre ou deux, oubliés dans un coin.

        Mais le terme « baragouiner » devrait nous mettre la puce à l’oreille. Les enfants de paysans bretons de la première moitié du siècle précédent avaient ces même « handicaps » : parents ne parlant pas la langue, ne voyant pas l’école d’un très bon oeil, encourageant les activités extérieures au scolaire (bon c’était plutôt bosser dans les champs que jouer à des jeux vidéo, mais bon, pas du travail scolaire)… Et pourtant ça marchait.

        Ca marchait du fait des profs, meilleurs, plus autoritaires, etc. (Mais s’ils étaient meilleurs c’est aussi que le système qui les avait formé était meilleur, non?) et parce qu’il y avait une moins grande uniformité obligatoire. Classes de niveau, sortie précoce du système « académique pur », apprentissage, etc. Et les instituteurs, ou maitres étaient nettement moins surveillés et faisaient bien plus souvent du « sur mesure ».

        Mais la réalité sociologique du public de l’école aujourd’hui n’est pas quelque chose qu’on peut changer, du moins pas facilement et surtout pas rapidement. Alors que laisser la liberté au système scolaire de s’atomiser, de s’adapter, de proposer des alternatives en tout genre, on peut le faire dès demain, et ça aiderait.

      • simple-touriste
        14 mai 2014 at 4 h 36 min

        « enfants et familles ne parlant pas le français, »

        En effet, dans certains collèges « ZEP », dans une classe de 20 il y a 20 nationalités. (Si on ajoute un français ça fait 21.)

        Et quand un prof convoque les parents d’un élève, c’est l’élève qui fait la traduction.

        In-gé-ra-ble.

        Il faut avoir été sur le terrain pour savoir que ce n’est pas une « caricature » ou du « racisme » mais là réalité.

        La carte scolaire a pour fonction d’éviter que les enfants des classes socialo-privilégiées entrent en contact avec cette réalité. Quand la carte scolaire ne suffit plus, on met ses enfants dans le privé tout en chantant les louanges du public, de la mixité, et autre niaiseries.

  • « L’Éducation nationale justifie son existence par la gratuité… »
    ————–
    Mais oui, bien sûr…. http://libertarienpics.free.fr/FausseGratuiteEcoleEdNat.jpg

  • 1. Je ne ferai pas ici une critique exhaustive de PISA, tant sur le type d’évaluation (par compétence, par « literacy ») que sur comment (notation, classement), qui mériteraient pourtant d’être discutée, étant donné que d’autres études plus fiables comme PIRLS ou TIMSS, montrent également une corrélation entre inégalités scolaires et milieu socio-économique.
    2. Par contre, il y a quelques contradictions dans vos propos. Vous dites que 40% des élèves de CM2 ont de graves difficultés en lecture, mathématiques et écriture. Mais votre source ne dit pas cela. Elle parle de 20% d’élèves (ce qui est trop bien entendu) ayant de graves difficultés en lecture. Je vois mal comment on pourrait alors passer à 40% ayant des diffcultés en lecture calcul et écriture. Vous sommez les proportions d’élèves ayant des difficultés dans chacun des domaines, je suppose pour arriver à 40%, mais il y a une grave erreur, car on peut imaginer que ceux qui ont des difficultés en lecture ont aussi des difficultés en maths, c’est même probable donc vous comptez deux fois. Quant à ceux qui quittent le système éducatif sans qualification, le Céréq parle de 5% des élèves.
    3. Enfin, concernant la libéralisation du système éducatif, je vous renvoie au livre 2 de PISA dans lequel on s’aperçoit qu’il n’y a aucune corrélation positive entre école privée et meilleures résultats scolaires, que la corrélation entre autonomie et résultat n’est pas très significative( r² de 0,34) et qui montre (ce qui est assez surprenant que l’autonomie des écoles en France est dans la moyenne).

    • Il est bien évident que le facteur déterminant ce n’est pas public / privé, c’est concurrentiel ou pas, et donc uniforme ou diversifié.
      on peut très bien avoir un système entièrement public mais très concurrentiel : c’est le cas en France pour les établissements d’élite alimentant prépas et grandes écoles. Et un système privé peu concurrentiel : c’est encore le cas en France où l’enseignement privé est essentiellement « sous contrat », et fondamentalement identique à un établissement public ; les enseignants ont la même formation acquise dans les mêmes établissement, ont passé les mêmes examens qui leur ont donné les mêmes diplômes, et bien sûr ils suivent les mêmes programmes avec les même manuels, avec la même organisation chronologique. Il y a de menues différences qui ont quand même du poids, assez pour expliquer des performances supérieures, mais pas monstrueusement supérieures. En pratique ceux qui gagneraient le plus à passer dans le privé sont justement ceux qui n’y pensent même pas, et à qui bien sûr le public ne le propose pas.

      • Revoyez le livre 2 de PISA, pour le coup, la corrélation est nulle ! malheureusement les bienfaits de la concurrence relève davantage du mythe que de la réalité et cela pas seulement dans l’éducation mais dans de nombreux secteurs de l’économie.

        • oui da. Free n’a jamais fait baissé le prix du téléphone. Et dieu créa le monde en 7 jours : la concurrence entre formes de vie n’a évidemment aucun effet, ce n’est qu’un mythe de la propagande darwinienne. N’est-ce pas ?

          • parce qu’avant FREE, il n’y avait pas de concurrence ? Ce qui est drôle c’est que vous mélanger tout et n’importe quoi : la sélection darwinienne et la concurrence économique. Les deux n’ont pas grand chose à voir mais comme vous manquez d’arguments…. Je vous le répète, relisez le livre 2 de PISA. Corrélation nulle. Maintenant vous pouvez aussi prendre l’exemple scolaire suédois, performant avant les années 90, puis libéralisation dans les années 90 et chute du niveau.

            • N’importe quoi. Corrélation ? nulle justement. Moins de 15 % d’élèves en école libre, alors l’impact sur PISA ?
              Et meilleurs résultats académiques pour les écoles libres :
              http://www.liberte-scolaire.com/faits-et-analyses/la-suede-et-le-cheque-education/

            • meilleurs résultats pour écoles libres ? Allons un peu de sérieux. D’où sortez-vous cela ? Prenez PIRLS, jusqu’à la dernière enquête, les résultats du privé n’étaient pas meilleurs que ceux du public ! Quant à la Suède, regardez son classement PISA !

            • Lionel37 : « Quant à la Suède, regardez son classement PISA ! »

              Un peu plus haut tu dis que le PISA est discutable et que le PIRLS est bien plus fiable: PIRLS France 520 points (29e), suède 542 points (15e)

            • Libertarien en colère
              14 mai 2014 at 4 h 14 min

              « Maintenant vous pouvez aussi prendre l’exemple scolaire suédois, performant avant les années 90, puis libéralisation dans les années 90 et chute du niveau. »

              Ah bon? T’es sur? Dis-nous ce que l’on trouve comme résultat dans cette étude.

              http://www.ifau.se/Upload/pdf/se/2012/wp12-19-Independent-schools-and-long-run-educational-outcomes.pdf

              Tu pourras aussi nous commenter à la lumière de de la même étude ton « malheureusement les bienfaits de la concurrence relève davantage du mythe que de la réalité et cela pas seulement dans l’éducation mais dans de nombreux secteurs de l’économie. »

              Et cette-fois, évite d’enculer des mouches pour essayer de t’en sortir.

            • La « sélection darwinienne » c’est de la novlangue politicienne. Darwin décrit la « sélection naturelle », qui n’est rien d’autre que la concurrence sur les ressources reproductives, et son impact sur « l’évolution des espèces », pendant que les « sélectionneurs » (c’est un métier !) pratique la « sélection artificielle » en protégeant le caractère recherché de la concurrence.
              Le rapport entre la concurrence (économique et autre) et la sélection naturelle est évident pour tout le monde, depuis Staline et Lyssenko, en passant par les anti-libéraux qui fustigent le libéralisme avec des images biologiques comme « le renard libre dans le poulailler libre », mais je comprends que tu refuses de le reconnaitre, ce serait bien trop dérangeant pour toi.
              En France, les élèves sont soumis à la concurrence ; les établissements publics, non (hormis sur le très haut de gamme). On n’a qu’une demi-concurrence, qui bien évidemment profite uniquement au plus mauvais établissements, au détriment des élèves qui s’y retrouvent malgré eux (par l’effet de la carte scolaire).

            • à llmryn : Comme les internautes ici et l’auteur de l’article utilisent cette référence, je m’adapte. J’avoue avoir également eu la flemme d’aller regarder PIRLS et TIMSS, mais comme vous le faites, j’ai pris un peu de mon temps pour le faire. Très intéressant car pour PIRLS on voit une dégradation des résultats pour la Suède depuis la première enquête en 2001. Idem pour TIMSS maths entre 1995 et 2011. Idem pour TIMSS sciences entre les mêmes dates. Cette tendance est observable également chez PISA. Ce qui confirme bien mon propos précédent : « vous pouvez aussi prendre l’exemple scolaire suédois, performant avant les années 90, puis libéralisation dans les années 90 et chute du niveau. »

            • à libertarien en colère :

              à llmryn : Comme les internautes ici et l’auteur de l’article utilisent cette référence, je m’adapte. J’avoue avoir également eu la flemme d’aller regarder PIRLS et TIMSS, mais comme vous le faites, j’ai pris un peu de mon temps pour le faire. Très intéressant car pour PIRLS on voit une dégradation des résultats pour la Suède depuis la première enquête en 2001. Idem pour TIMSS maths entre 1995 et 2011. Idem pour TIMSS sciences entre les mêmes dates. Cette tendance est observable également chez PISA. Ce qui confirme bien mon propos précédent : « vous pouvez aussi prendre l’exemple scolaire suédois, performant avant les années 90, puis libéralisation dans les années 90 et chute du niveau. »

              Un peu de lecture : S. Wiborg, « Swedish Free Schools : Do they work ? », Centre for Learning and Life Chances in Knowledge Economies and Societies- Research Paper, no 18, 2010.

            • à P : En réalité, l’évolution darwinienne n’implique pas nécessairement compétition entre individus, cette vision est un peu réductrice, mais concerne l’adaptation à un milieu. Vous pouvez très bien avoir deux espèces dans un même milieu avec suffisamment de ressources pour se reproduire, si le milieu se modifie (arrivée d’un prédateur par exemple) que l’une des deux espèces est avantagé par sa technique de fuite, de défense(camouflage), celle-ci pourra survivre et l’autre disparaître. S’il est si évident, n’hésite pas à me l’expliquer, mais je vais juste te donner un conseil : évite de mélanger ce qui relève du « naturel » avec ce qui relève de la construction sociale et culturelle. Ceci dit, si on veut faire une analyse évolutionniste des sociétés, on peut très bien concevoir que le fait que nous ayons construit un Etat démocratique, social, que les dépenses publiques augmentent depuis 2 siècles est le résultat d’une « sélection ». Le meilleur système triomphe ! Le problème avec ce genre de raisonnement est qu’on tombe rapidement dans la justification ad hoc. Le problème est également qu’est-ce qu’on entend par « meilleur », sur quel plan se place-t-on ?
              Je ne sais pas ce que tu appelles « demi-concurrence ». Ce genre de discours me fait penser aux soviétiques qui disait toujours : « si ça ne marche pas c’est qu’on est pas allé assez loin ! » Ceci dit, cela ne m’étonne pas car parmi les néolibéraux les plus acharnés on trouve bon nombre d’anciens soviétiques ou maoïstes.

            • Lionel 37: Très intéressant car pour PIRLS on voit une dégradation des résultats pour la Suède depuis la première enquête en 2001.

              La baisse se constate aussi pour d’autres pays (dont la France) et comme ce n’est pas spécifique aux pays libéraux (Danemark, Finlande++…) on doit l’expliquer par d’autres causes: méthodes d’enseignement, changement de population (Émeutes 2003, 2010 en Suède, équivalent ZEP).

              Depuis l’échec patent du socialisme des années 1990, la Suède s’est redressée de manière spectaculaire grâce au libéralisme: chômage, dette (36% budget en équilibre), revenu par habitant ($59’595 contre $44’730 en France) égalité des chances à l’école, IDH, etc., etc. .

              La France fait piètre figure, d’autant plus que ses résultats sont obtenus, contrairement à la Suède, à crédit.

            • Lionel37, tu as fait le choix d’être l’idiot savant qui refuse de comprendre, vas-y, continu à pondre des hors sujets et des raisonnement circulaires si ça t’amuse.

              Tu as des preuves que la concurrence en éducation ne marche pas, que le « public » (*) c’est mieux que le privé, que l’uniformité aux ordres d’un grand centre qui décide de tout pour tout le monde c’est nettement mieux que la diversité et l’autonomie locale, etc. ? Grand bien te fasse. Reste dans ton système. On ne te demande pas d’en changer.

              Tout ce qu’on te demande, c’est de laisser le choix aux gens d’y adhérer ou d’en préférer un autre. Ainsi l’éclatante supériorité de ton merveilleux système pourra s’exprimer encore mieux, par contraste avec les résultats (minables, forcément minables) des malades mentaux qui auront préféré moins performant.

              (*) terme profondément mensonger : ce système est tout sauf public ; il est surtout privatiser au profit des des catégories dominantes du système (bureaucrates, permanents syndicalistes, …)

            • A llmryn :
              Si on regarde PIRLS, en réalité les résultats de la France restent assez stables. Ce qui ne veut pas dire que cela ne cache pas des problèmes à résoudre, là-dessus, j’en conviens. Mais nous n’avons pas les mêmes solutions. Je n’irai pas prétendre qu’il y a une relation de cause à effet entre la baisse des résultats de la Suède et la libéralisation, pour le savoir il faut approfondir (ce que fait la source citée à libertarien), mais cela montre simplement que la libéralisation n’est pas la solution !

            • A P : en effet, j’ai des preuves, regarde PIRLS, jusqu’à 2011, le public faisait mieux que le privé ! Tu peux regarder PISA aussi, ils écrivent noir sur blanc qu’il n’y a aucune corrélation entre meileurs résultats et école privée ! Mais tu es trop sectaire et aveuglé par l’idéologie pour accepter de voir la réalité en face. Quant à croire que les enseignants sont aux ordres d’un centre qui contrôlerait tout, cela relève véritablement du délire. Arrête la boisson !

            • Lionel37: les résultats de la France restent assez stables

              Stable, mais toujours plus bas que la Suède et avec un système scolaire payé à crédit. D’autre part, le système suédois est bien plus égalitaire.

              À tout prendre après l’école les élèves seront contents de trouver un boulot bien payé (ou simplement un boulot), comme ils seront content de ne pas être éjecté comme de vieux chiffons usés passé 55 ans, ni qu’on leur réclame le paiement d’une dette incommensurable.

              L’école n’est pas une fin en-soi, mais le début d’une vie qui est infiniment meilleure dans les pays libéraux. Russie 552 points 1000$ de revenu, France 520 points 5000 milliards de dette.

              Lionel37: Je n’irai pas prétendre qu’il y a une relation de cause à effet entre la baisse des résultats de la Suède et la libéralisation […] mais cela montre simplement que la libéralisation n’est pas la solution !

              Dans certains pays comme la France, le relâchement du carcan des hauts fonctionnaires ferait certainement du bien, de nombreux rapports pointent un dirigisme aveugle et néfaste.

              En définitive, même à résultat égal ou voisin, un système qui donne plus de liberté, de choix et offre un marché du travail dynamique, plus de richesse et peu de dettes est infiniment supérieur.

            • à llmryn :
              Vous avez raison, mais ce dont on parle c’est de l’effet de la libéralisation du système éducatif. Un internaute prétendait que c’était efficace. Or en Suède, rien ne vient confirmer cette hypothèse, au contraire, ce serait plutôt le contraire.
              Depuis la libéralisation des années 90, les inégalités se sont au contraire accrues en Suède, nouvelle preuve des effets néfastes d’une telle politique (connus depuis longtemps). J’ajoute que la Suède consacre une plus grosse partie de son PIB à l’éducation que la France et que les dépenses par élèves sont plus importantes en Suède pour le primaire et le collège.

            • Lionel37: « Or en Suède, rien ne vient confirmer cette hypothèse, au contraire, ce serait plutôt le contraire. »

              Comme on ne peut conclure avec les données dont on dispose, toi tu conclus que c’est néfaste… lol !

              Lionel37: « Depuis la libéralisation des années 90, les inégalités se sont au contraire accrues »

              C’est mathématique quand la richesse augmente et qu’on délaisse le socialisme à crédit (tout égaux, mais pauvre), la Suède a maintenant le 6e salaire moyen du monde, de plus elle a subi deux vagues d’immigration de population pauvre parmi les plus fortes d’Europe.

              Le gros gag, c’est que la Suède fait mieux que la France dans quasi tous les domaines alors qu’elle était en faillite socialiste en 1990, mais elle le fait en plus *cash* en remboursant les casseroles d’alors (dette à 90%).

              Enlève les ~100 milliards qui manquent à la France chaque année pour boucler un budget en équilibre (on ne parle même pas de rembourser) et on regarde les résultats après. Tu vas tailler dans quoi ? L’éducation ? Les prestations sociales au 9 millions de pauvres ? Les chômeurs, les retraités ?

      • simple-touriste
        14 mai 2014 at 4 h 38 min

        « les établissements d’élite alimentant prépas et grandes écoles »
        de Paris sont hors la loi, tout le monde le sait, tout le monde laisse faire (pour le moment).

        • hors la loi ? et « tout le monde le sait » ? Manifestement tu fait partie du « tout le monde » et tu va donc pouvoir partager ton savoir, en nous citant les articles de lois violés.
          N’est-ce pas ?

          • simple-touriste
            14 mai 2014 at 22 h 16 min

            Je pourrais, mais vous êtes très désagréable.

            • Je vois bien Cicéron répondant « nananère », ça pète comme rhétorique. :mrgreen:

            • Admettons que je sois « très désagréable ». C’est vrai, quoi, quelle sorte de fâcheux peut bien demander d’illustrer une chose qui aussi demander notoire ?
              Bon.
              Mais c’est une raison pour priver de vos lumières les autres lecteurs ? mdr

            • simple-touriste
              16 mai 2014 at 22 h 26 min

              J’espère que vous savez qu’un élève ne peut pas quitter son établissement sans un permis de sortie et qu’il ne peut pas s’inscrire sans le fournir à l’établissement qui l’accueille.

  • Il faut libéraliser l’enseignement! Et moi qui suis prof, je le dis depuis des années. Il y en aurait pour tous les goûts, tous les budgets. Après avoir passé (perdu?) 4 années en ZEP, j’affirme que ça permettrait aussi de virer un élève sans refiler à un établissement voisin l’obligation de se le ramasser (et la crainte de s’en voir refiler un pire à la place). Tu n’es pas capable de bosser dans le public? tes parents n’ont qu’à te payer un établissement à leurs frais. (où il y aura sûrement des critères de sélection à l’entrée.)

    • « ça permettrait aussi de virer un élève sans refiler à un établissement voisin l’obligation de se le ramasser  »

      20% de virés 20% d’illettrés, progression : 0

      C’état quoi l’objectif déjà ?

      • Par expérience ceux qui ne veulent pas être là ne font que terroriser les plus motivé et causer des ennuies.
        De jeunes apeurés qui ne veulent plus aller à l’école ? C’est quoi l’objectif déjà.

      • simple-touriste
        15 mai 2014 at 3 h 19 min

        Citoyen, vous ne savez pas qu’un ou deux élèves suffisent à « bordéliser » (c’est le terme technique) une classe entière?

        Ça ne vous dérange pas que quelques uns empêches l’immense majorité de travailler? Vous détester à ce point les gosses?

        • Si on applique la méthode de lilitango ce sont des quartiers entiers, avec une population très jeune, qui seront dépourvus d’écoles !

          Car sans élèves, pourquoi entretenir des écoles ? et après que va-t-il se passer ? Vous les laissez dans un dénouement criminel ? Vous détestez à ce point les gosses ?

          • AH bon, vous croyez que les parents des gamins jeunes, même pauvres, ne seront pas prêts à mettre de l’argent pour leurs gamins ? Vous prenez les gens pour des idiots incapables de penser aussi bien que vous ? Si vous voyez que l’éducation c’est important, imaginez bien que (l’immense majorité de ) vos concitoyens, quelle que soit leur fortune, y arrivent aussi !

            • Franz, vous semblez avoir loupé l’épisode écrit par lilitango qui préconise de virer les fouteurs de bazard (pour rester poli) sans qu’ils puissent trouver une autre école, il n’est pas question d’argent ni de parents.

            • Mais non… (en fait si je l’avais raté, mais je persévère -oui, je suis diabolique !)
              Je vois des écoles virer les fouteurs de merde. Et je me dis… « Même pauvres et peu éduqués les parents savent que c’est important pour les gamins ». Et je monte des écoles qui prennent tout le monde. Un peu plus chère que les autres et avec des anciens militaires comme profs. Tout bénéf pour moi (je fait plus de profits), pour les dits anciens militaires qui peuvent se reconvertir dans le civil et pour les gamins remis dans le droit chemin…

              Bref, t’en fait pas, le marché libre c’est plus fort que toi. (Sega en est jaloux)

            • Comme le monde serait parfait avec vous Franz !

          • simple-touriste
            16 mai 2014 at 21 h 06 min

            Vous pensez que dans les « quartiers » tous les gamins ne cherchent qu’à foutre le bordel?

            • « Vous pensez que dans les « quartiers » tous les gamins ne cherchent qu’à foutre le bordel? »

              Cette intéressante question, c’est à lilitango qu’il faut la poser, elle y a du vécu !

              « Après avoir passé (perdu?) 4 années en ZEP… »

  • Il faudrait surtout aller plus loin, beaucoup plus loin, en matière de libéralisation.

    Casser le bac, mettre en place des « brevets de compétence » par matière, très nombreux, et laisser les enfants passer ceux qu’ils veulent dès qu’ils le veulent/peuvent. Briser le moule de la classe de 30 à 40 clampins tous du même age écoutant en même temps les discours sur les mêmes choses, comme s’ils étaient tous des clones… Laisser les école proposer des façons variées d’amener les enfants à pouvoir passer ces « brevets de compétence ». Laisser les parents choisir avec leurs enfants (et s’ils le souhaitent, des enseignants, les conseils des médias, des institutions d’enseignement supérieur ou autre) quels brevets ils veulent passer, et comment ils veulent organiser ça dans le temps.

    Et puis rendre le bac à ce qu’il n’aurait jamais du quitter : le supérieur. Il est d’ailleurs toujours « officiellement » le premier grade universitaire, et donc en tant que tel, les universités devraient, chacune indépendamment, pour chaque matière, en fixer le contenu et le niveau. Qu’il redeviennent ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : l’examen d’entrée à l’université dans une section/matière donnée. Et en tant que tel, pas du tout fait pour tout le monde.

  • Assez étonnament , économistes, politologue et autres « experts », lorsqu’il font des projections sur le futur économique et politique de votre pays, n’intégrent jamais dans leurs calculs que l’avenir de la France, c’est aussi ces hordes d’analphabètes , pur produit de votre éducation nationale, qui ressortent avec un bac en poche et la haine de la réussite, du riche, de la réussite, de l’autorité, des contraintes de tous ordres. En entreprise, les plaintes habituels des employeurs font nettement ressortir cet états d’esprit . Refus de l’autorité, refus d’acceptation des conseils des anciens, refus des contraintes, horaires légaux compris, instabilité professionnelle manque de fiabilité, souvent durée du travail limité à la durée légale pour l’obtention du droit aux indemnités de chômage. Voilà ce que j’entends autour de moi. Il semble que , hélas, cela ne soit pas qu’une minorité.

  • René de Sévérac
    14 mai 2014 at 15 h 56 min

    Dominique, vous prenez sans correction la terminologie officielle :
    « D’après l’enquête Pisa de l’OCDE de 2012, la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance est bien plus marquée en France que dans la plupart des pays de l’OCDE. »
    Remplacez le milieu socio-économique par population importée et tout devient explicable donc clair.
    Alors ne cherchons pas à comparer notre pays avec la Finlande.
    Et surtout pas des solutions inadaptées !

    • Dominique ?

      J’ai connu des enfants qui parlaient à un compagnon imaginaire mais eux ils étaient placés dans un établissement spécialisé 😉

      • Vous savez, « Dominique d’emploi 2017 » ? L’auteur de l’article ? Pas vraiment imaginaire dès qu’on se donne la peine de lire 😉 (ou qu’on maitrise la lecture, chose de plus rare… )

    • Dominique ( d’ emploi 2017) ….
      La photo mérite un commentaire l’ horloge à droite du tableau marque 12h15 les enfants serait donc partis déjeuner mais le tube fluo au dessus semble encore allumé ( comme citoyen….

  • « La transformation de l’instruction publique en éducation nationale est la plus fasciste de mes réformes. »Benito Mussolini

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