L’État, ses agences et le sabotier mal chaussé

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L’État, ses agences et le sabotier mal chaussé

Publié le 27 avril 2014
- A +

Entreprendre en France n’est pas toujours une sinécure, loin s’en faut. Entre la paperasserie fiscale toujours plus importante, les petits caïds des administrations ou des tribunaux qui font du zèle, la création d’entreprise est complexe, parsemée d’embûches et souvent synonyme de dépôt de bilan avec pertes et fracas. Heureusement, l’État l’a bien compris et il a mis en place tout ce qu’il faut pour vous aider.

Eh oui : grâce à l’APCE, l’Agence Pour la Création d’Entreprise, vous bénéficiez d’un véritable ange gardien qui guidera vos pas à chaque instant de votre projet entrepreneurial, et vous évitera les petites gamelles rugueuses qu’ont fâcheusement tendance à jeter dans vos pattes toutes ces administrations qui vivent de votre travail, de vos impôts et de vos efforts. Et ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’APCE elle-même sur la page consacrée à expliquer ce que fait cette association loi 1901 créée il y a 35 ans « à l’initiative des pouvoirs publics » : l’agence a ainsi pour triple mission, je cite,

« de promouvoir l’esprit d’initiative, d’informer sur les mesures prises en faveur de la création-transmission d’entreprises et sur les dispositifs en place aux niveaux national et local, et d’orienter les entrepreneurs dans leurs démarches »

Bien évidemment, elle ne vit pas que de bonne volonté, d’eau fraîche et d’un peu de courant produit par une éolienne et la dynamo d’un vélib : en plus de sources propres non spécifiées (Cotisation de ses adhérents ? Dons ? Collectes ? Créathon ?) qui représentent un petit 40% de ses ressources, l’État intervient gentiment histoire de fournir à tout ce monde quelques moyens pour effectuer son indispensable mission.

apce

Après tout, sans cette agence, qui vous aidera, vous, petit créateur d’entreprise, dans vos démarches auprès des 8533 guichets divers et variés afin d’obtenir des subventions, éviter les contrôles intempestifs de l’inspection du travail, de l’URSSAF, des impôts, des douanes, de la DDPP, ou que sais-je encore ? Qui vous guidera dans les étapes indispensables à la réalisation de vos projets ? Qui vous aidera à compléter votre premier cerfa, vos premières déclarations de TVA, à boucler vos comptes, etc ?

Qui, hein ?

En fait, non, ce ne sera pas l’APCE parce qu’elle a un peu d’autres chats à fouetter en ce moment.

Eh oui, c’est la crise mon petit pépère, fallait pas vous lancer dans la création d’entreprise, en France, malheureux. L’argent de mamie en héritage, franchement, pourquoi ne l’avez-vous pas claqué en pute et champagne, comme tout le monde, hein ? Parce que là, se lancer dans l’entrepreneuriat, sans prévenir, sur un coup de tête, et aller voir l’APCE, ce n’est pas une bonne idée, et comme je l’ai dit : ce n’est pas le bon moment.

En effet, comme nous l’apprend un petit articulet du Figaro daté du 13 avril dernier, l’agence, qui emploie 42 salariés, n’avait de quoi tenir, à cette date, que pendant encore trois semaines. Hummmoui vous comprenez l’État n’a pas voulu verser sa petite participation de mmfbroum 4 millions d’euros pour cette année et donc hmmfm bref voilà, l’APCE n’a plus de sous et va déposer le bilan.

small facepalmOui, vous avez bien compris : l’agence d’État qui montre la voie aux créateurs d’entreprise est en train de carafer salement. Mieux : elle carafe parce qu’elle n’a pas été foutue de sécuriser ses fonds propres, qu’elle dépend ultimement d’une subvention étatique et qu’elle n’a, finalement, pas réussi à convaincre suffisamment de donateurs ou d’adhérents, n’a pas réussi à vendre suffisamment de t-shirts marqué APCE dessus ou de pins multicolores ou je ne sais quel merchandising à la con qui lui auraient permis d’équilibrer ses comptes.

L’APCE, qui explique en détails comment arriver à se financer, comment trouver les bons sous-sous dans la popoche des uns ou, mieux, dans celle de l’État c’est-à-dire la popoche des autres, cette agence qui utilisait jusqu’à présent l’argent de vos impôts pour vous dire comment gérer votre entreprise n’a pas réussi à trouver des sous-sous dans la popoche qui va bien, n’a pas réussi à lever des fonds et n’a pas réussi à développer son propre projet d’entreprise, et n’a pas réussi à se gérer correctement.

C’est ballot.

small double facepalmVoilà qui est particulièrement croustillant. Et mieux encore, l’APCE est en train de mourir exactement comme tant d’entreprises qui, sur le territoire français, ne peuvent plus se passer de la subvention étatique. Paradoxalement, l’APCE montre de façon limpide comment une entreprise se développe (par l’impulsion des pouvoir publics), survit pendant des années (par la subvention) et meurt (lorsque les robinets à pognon des autres se referme).

Du reste, on pouffera en constatant que le gouvernement prétend d’un côté vouloir aider les entreprises et tout faire pour favoriser l’offre, et de l’autre coupe la subvention à l’une des agences qui s’occupe, justement, d’aider les entreprises. Ce serait presque de la schizophrénie si l’État avait encore une tête.

another triple facepalm

Oh, mais, que vois-je le 16 avril ? Un rebondissement !

On apprend, soulagé et dans un article du Monde, que grâce à la présence d’esprit de ses dirigeants, l’APCE a obtenu un sursis ! Ouf ! Bien joué, les gars : grâce à la sagacité du conseil d’administration, qui s’est déroulé mercredi 16 avril, a débouché sur la décision de… convoquer un nouveau conseil le 29 avril. Voilà qui envoie du steak !

Et pour arriver à tenir quelques jours de plus, on découvre que l’État a tout de même lâché un petit quelque chose, de 1,2 million d’euros. Bon, ça ne fait pas le compte, mais au moins, une partie des 42 salariés va pouvoir reprendre sa non-activité. Et pour le manque à gagner ? Là encore, des pistes judicieuses se dessinent : d’autres partenaires sont possibles, comme les chambres consulaires, la Caisse des Dépôts, Pôle emploi, bref, tout un tas de grandes entreprises privées issues du capitalisme sain et de la concurrence sur le marché libre, tout ça, youpi youpi.

cat facepalm

Mais en tout cas, une chose est sûre : les instances publiques ne vont pas lâcher l’APCE comme ça ! Ah non ah non, 42 salariés sur le carreau, ce n’est pas le genre de la boutique surtout lorsque ce sont les contribuables qui paient. Et puis, il faut bien ça pour maintenir en vie un site qui fait une audience comparable à celle de Contrepoints (qui a l’impudence d’avoir 0 salarié et de ne rien coûter au contribuable, lui), non ?

Vous voyez, pas de quoi avoir peur : l’esprit d’entreprise n’est pas mort en France, il est même amoureusement cajolé par le gouvernement qui le fait bondir de plus en plus haut jusqu’à lui faire heurter violemment le plafond de la réalité.

C’est trop mignon.

—-
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  • J’ai vu une partie de l’interview d’un responsable sur BFM. C’était plus que confus.

    Au final la personne n’était pas capable de définir à quoi servait son agence, sauf qu’elle servait à des trucs et des machins et que c’était important parce que bon voilà quoi bref.

  • 4 miyons par an ça fait 160 fois le revenu moyen net français, donc l’ACPE entraîne la création de 160 chômeurs pour employer 42 branleurs.

    • Ça fait cher le branleur!

    • Net. Vous voulez dire « avant de rajouter tous les surcoûts d’un employé »? Je ne dis pas que l’existence de cette agence à la noix ne crée pas un manque de financement pour d’autres emploi, mais votre rapport 160/42 est un tantinet exagéré.

  • l’APCE ?? mort de rire , j’ai bien trouvé 2 ou 3 informations sur leur site , quelques documents à télécharger mais à part ça rien de bien utile. Pas de quoi justifier 42 salariés , un mec tout seul sur un blog peut fournir beaucoup plus d’informations.
    allez hop !! on ferme, ça sera toujours 4 millions d’euros économisés.

    question subsidiaire : parmi les 42 salariés , combien seront capables de monter leur propre entreprise ?

  • « Ce livre est constitué des bribes d’un manuscrit découvertes par hasard, c’est-à-dire à l’insu des autorités, dans un dépotoir récemment inauguré et très vite abandonné, Le Numéro Un et ses adjoints, rangés par ordre alphabétique, assistèrent à l’inauguration officielle du dépotoir. Le Numéro Un donna lecture d’un discours historique, où il annonça que le rêve séculaire de l’humanité était à deux doigts d’être réalisé, car on percevait déjà la venue des lendemains qui sentent, c’est-à-dire du Socisme. Le Socisme est une société imaginaire qui pourrait se constituer si les individus agissaient entre eux exclusivement selon les lois de la société, mais qui, en réalité, est impossible, en raison de la fausseté même de ses postulats de base. Comme toute ineptie anhistorique, le Socisme possède sa théorie fausse et sa pratique erronée, mais il est impossible de déterminer, en théorie ou en pratique, où commence ici la théorie et où finit la pratique. Ivanbourg, localité qui ne localise rien, n ‘existe pas dans la réalité. Et même si par hasard elle existait, elle serait une pure fiction. En tout cas, si elle est possible quelque part, ce n ‘est sûrement pas chez nous, à lvanbourg. Quoique les événements qui sont évoqués dans le manuscrit soient, selon toute apparence, fictifs, ils présentent un intérêt en tant que témoignage des conceptions erronées que les anciens ivaniens avaient de l’homme et de la société humaine.

    Tous les savants d’ici l’affirment et de nombreux savants d’ailleurs le reconnaissent, les habitants d’Ivanbourg dépassent tous les autres d’une bonne tête, à l’exception de ceux qui ont suivi leur exemple. Ils les dépassent non de par leur nature biologique réactionnaire (de ce point de vue, ils sont comme les autres), mais grâce à des conditions historiques progressistes, à une théorie juste, expérimentée sur leur propre peau, et à une sage direction qui en sait long sur la question. Pour cette raison, les habitants d’Ivanbourg ne vivent pas au sens trivial et ancien où les autres, là-bas, vivent leurs derniers jours, mais ils accomplissent un ensemble de mesures historiques. ils les accomplissent même lorsqu’ils n’en savent rien et qu’ils n’y participent pas, et même lorsque ces mesures ne sont pas du tout mises à exécution. La présente recherche a précisément pour objet une de ces mesures. Il s’agit du SCABMLCBP. Ce mot est formé de la première lettre du nom de ses participants les plus en vue. C’est le Collaborateur qui a inventé ce nom, et c’est le Penseur qui, le premier, l’a introduit dans la science, après avoir publié à cette occasion une série d’articles sur un autre sujet, plus actuel. Ces articles étaient d’un haut niveau théorique, si bien que personne ne les lut, mais que tout le monde les approuva. Après quoi, le terme SCABMLCBP fut universellement adopté et on cessa d’en faire usage. La mesure en question fut imaginée par l’Institut Prophylactique des Mauvaises Intentions, mise à exécution sous la surveillance du Laboratoire du Lavage des Cerveaux, avec la collaboration de la Revue des Directives et répercutée par l’initiative de la base. Elle fut approuvée par le Numéro Un, les Adjoints, les Suppléants et tous les autres, à l’exception de quelques-uns dont l’opinion était erronée. Le but de la mesure était de découvrir les éléments qui désapprouvaient sa mise à exécution et de prendre les dispositions adéquates. »

    Alexandre Zinoviev, « Les Hauteurs Béantes »

    • Le ton de cet excellent paragraphe que vous citez, Pascal, me rappelle celui de L’homme sans qualités de Robert Musil. La même désespérance dont n’émerge même plus le moindre sursaut d’orgueil ou de vie imprègne profondément ces textes.

      Le socialisme amène à ces magnifiques horizons, qui comme le veut la radieuse tradition communiste, reculent au fur et à mesure que l’on avance. Le seul problème du socialisme est qu’on y a amené des bêtes qui avaient encore un cerveau conscient. Mais celui-ci va bientôt remédier à ce problème en supprimant cet organe déplacé dans l’univers parfait de l’homme nouveau. En fait, la profonde erreur stratégique du socialisme a été de ne pas dire aussitôt que son projet n’avait rien de différent avec les abattoirs auxquels on mène les bêtes à viande.

      • Vous ne croyez pas si bien dire, avec la convergence de la robotique beaucoup des emplois qui existent encore ne seront même plus assures par des humains . Changeant donc profondément la place de l’homme car il n’aura plus rien a faire théoriquement pour survivre.

        Espérons que ce sursaut mettra a mal le socialisme dans ces fondements ou alors le contraire resurgira.

        • J’ai lu un article ce matin: il est bien que la nouvelle planète kepler ne soit pas habitée.

          En fait il y aurait comme une tendance assez unique (impossible) à la création de la vie, et particulièrement à celle de l’humain.
          La question est:

          – Est ce que l’intelligence n’aurait pas une petite tendance fâcheuse à s’autodétruire ?

          La découverte d’une planète habitée serait en quelque sorte, la fin de notre civilisation….

          Le fait est que la mutation de la cellule eucaryote/procaryote est assez improbable. Autant que de devenir humain du reste. On peut rester humble face à ces événements.

          La politique, la religion (et les apôtres, les râleurs, les baiseurs et les baisers) ont toujours été liée à l’humain et à son histoire. La création de la bombe atomique, bientôt de l’intelligence artificielle, de l’ordinateur quantique, mettent en perspective une évolution extraordinaire. (une nouvelle mutation improbable positive ?)

          Hélas les stratégies humaines pour son auto destruction (ou celle des autres) deviennent de plus en plus performantes et risquées (en fonction du développement de l’intelligence et des moyens utilisés).

          Je ne ferais pas le pari d’H16 sur les capacités (bonnes) de l’humain à créer un futur qui serait viable etc… si j’avais les moyens, j’irais sur une îles en attendant que le monde s’auto détruise…..mais finalement, c’est plus rigolo d’être au cœur de l’action !

          Dans tous les romans dystopiques, les personnes qui pensent trop sont systématiquement isolées sur des îles tropicales.

          Finalement les gentils, sont les méchants ! Le socialisme est la réponse à cette humanité qui refuse de voir le miracle de la vie et surtout de sa précarité.

          REFUSER LA VIE EST DU SOCIALISME. (si qq comprend mon charabia, il est complètement givré….)

          • On peut éprouver sympathie ou un relatif manque de respect pour les « baisés », ou une combinaison des deux.

            Mais comment trouver à redire aux baisers, qui, même concernant celui de Judas, sont le plus souvent source d’apaisement et un essentiel moyen de gestion du stress ?

            Les baisés – une majorité de la population française, auront besoin de plus en plus de baisers.

        • « beaucoup des emplois qui existent encore ne seront même plus assures par des humains »

          Ça fait un siècle, qu’on nous dit ça, et l’humanité se lève toujours le matin. Ne voyez pas le travail comme les communistes voient l’argent : une masse inchangeable.

  • Ce qui est abbérant en ce moment et me met hors de moi c’est le dossier Alstom, où le gouvernement tente encore de mettre son nez dans une affaire privée alors qu’il y a une convergence de vue entre Alstom et General Electric.

    • Une affaire privée gérée par des intérêts privés ?
      Wow !!!
      Depuis quand les managers à la tête d’une entreprise ne considèrent que l’intérêt de l’entreprise ? En particulier l’intérêt à long terme.

      L’intérêt que nous porte, à nous autres français, la très bienveillante Amérique, depuis Yalta dont nous étions absents, et ses suites, où la France était destinée à devenir un pays agraire sans prétention à co-diriger le monde, est pour le moins peu clair.

      Le soutien apporté par notre bienfaiteur à nos révoltés indochinois puis algériens, en argent, influence et armes était-il seulement le reflet de la même théorie des droits de l’homme qui a ensuite prévalu en Irak, puis en Libye et en Syrie ?

      Vous reprendrez bien un peu de « Liberty fries » ?

      Une entreprise comme Alstom Energie, détentrice d’un réel savoir-faire, est-elle mieux avec General Electric (dont les élans philanthropiques, européophiles et francophiles sont notoires) ou avec Siemens, avec lequel nous partageons quand même un destin européen commun ?

      Les cadres et ouvriers d’Alstom seront-ils mieux traités avec Siemens ou avec GE ?

      Vaut-il mieux pour la France et l’Europe de voir consolider un géant européen (Siemens) ou contribuer à la toute puissance d’un géant étasunien qui ne nous veut que du bien ?

      Cela mérite réflexion …
      Réservons notre jugement.

  • ces agences d’etat c’est n’importe quoi.

  • Depuis que j’ai sauté dans la lave, j’ai des visions. Si si. Alors j’ai des visions sur les impôts qui vont s’abattre prochainement sur les con-citoyens (et les autres à égalité) et que même ça va durer (comme tous les ans) jusqu’à environ fin décembre (hum miam).

    Vous souvenez vous 2013: la courbe de laffer ? Et bien d’après mes sources (en fait aucunes, mais mon doigt mouillé est largement suffisant). C’était déjà la merde de se retrouver avec des mamies de 100 ans qui n’avaient jamais payé d’impôts, comme ça (inflation oblige) à devoir des choses au FISC. (FISCc ou faut l’introduire sauvagement dans le c… du citoyen)

    Bref, je disais donc, que cette année, ça va être rigolo. En toute logique, le trou va être là, et bien visible cette fois. Les petites économies et autres non dépenses qui correspondent à de l’austérité pour la classe politique, va avoir un gout amer de cyanure pour la population.

    Le virage de la mort qui chute dans les Abymes: c’est maintenant !

    Vas y Hollandus, saute récupérer ton anneau magique au fond du trou en lave, je t’y attends (pour être sur que tu ne t’échapperas pas cette fois)

  • 4M€ pour 40 salariés.
    Pour une activité qui ne demande pratiquement ni investissements ni publicité ni voyages ni dépenses somptuaires.

    Cela fait 40 masses salariales de 100k€ par an. Coût de leur place de bureau compris, qui n’a pas besoin d’être au Faubourg St Honoré.

    Cherchez l’erreur.
    A qui le détournement de subventions profite-t-il ?

    • Ces « agences d’état » et autres « associations » sont une gigantesque entreprise de détournement d’argent public, sans comptes à rendre à personne, sans appels d’offres, et sans pudeur aucune.

      Combien de temps la justice, la cour des comptes, et la population française tolèreront-elles cette fort coûteuse tartufferie ?

      Au risque d’imiter le style de h16 (dont je me régale au quotidien) :
      « Pour combien de temps encore la fourniture de bisounours à la pertinence souvent contestable, par des républicains vertueux mais non fonctionnaires, échappera-t-elle aux règles que le monde entier nous envie mais que nous n’appliquons qu’à l’occasion, qui garantissent la transparence dans la fourniture sous contrat de services publics ou présumés tels ? ».

  • cf le savetier et le financier

  • Autant le style est plutôt sympa, autant le fond manque singulièrement de cohérence et surtout d’un minimum de recherches (je ne parle même pas d’investigation).

    Passons sur l’outrance, voisine de l’insulte, de la non-activité (voire de la non productivité) des salariés, car cela relève de la méconnaissance pure du rôle de cette structure (dommage pour un article sur ce sujet).
    Il s’agit non seulement d’orienter les entrepreneurs dans la jungle administrative française, mais surtout de mettre à leur disposition (et à celle des CCI, CMA, etc.) les informations et analyses permettant la création d’entreprise.

    De plus sur le fond, cher monsieur, l’APCE est une association 1901 (ce n’est ni une agence gouvernementale ni une structure privée). Ce qui implique l’absence de recherche de profit pour cette association à but non lucratif. Foin donc de tombola ou autres ventes de T-shirts. L’APCE a été crée dans le seul but de faciliter la vie des entrepreneurs en France sous des gouvernements qui considéraient indispensable le développement du tissu entrepreneurial.

    Ensuite et surtout, l’APCE s’est vu refuser par l’Etat (ou certains gouvernements pour être plus précis) le développement de ses ressources propres par différents biais, et a été maintenu dans une dépendance forcée aux structures de contrôles étatiques.
    Donc bien vu sur l’incohérence du rôle de l’Etat (ou gouvernements), mais vous avez tout faux sur le soit-disant profit et bien-être qu’en tirerait volontairement l’APCE.

    Enfin, je vous invite à vous renseigner sur le traffic réel enregistré sur le site de l’APCE. Vous pouvez utilisez pour ce faire les outils Alexa et Nielsen. Où vous verrez que le website de l’association connaît un traffic qui n’a rien à voir avec le votre (et de loin).
    Vous pourrez également en apprendre un peu plus sur cette structure (plutôt intéressant quand on prétend écrire un article sur un sujet qu’on ne maîtrise manifestement pas).

    A votre disposition pour plus d’informations

    • Vous pourriez effectivement apporter plus d’informations; elles seraient les bienvenues.
      Le persiflage de h16 reste à priori fondé, comme souvent.

      Le statut « loi de 1901 » n’est une garantie de rien. Ces assocs subventionnées sont myriades et servent dans notre beau pays principalement à subsidier les amis, camarades de parti ou de syndicat « représentatif », et autres sympathisants qui monnaient ainsi leur capacité à drainer du vote utile.

      Les propos collectés ici et là sur leur site :
      « Créée en 1979 à l’initiative des pouvoirs publics, elle prend le nom d’Agence pour la création d’entreprises (APCE) en 1996. »
      « compte 50 collaborateurs, dont 40 experts-consultants »
      ne préjugent en rien de sa capacité à produire quelque chose d’utile à un coût acceptable.

      En revanche,
      voir https://www.apce.com/pid85/la-gouvernance-de-l-apce.html?espace=
      la présence de 24 personnes statutairement impliquées dans les instances de « gouvernance », rapportées à seulement deux fois autant de « collaborateurs » donne des indices sur la raison pour laquelle la rémunération moyenne de ces collaborateurs paraît si élevée. Ce ne serait pas une exception dans notre république si républicaine.

      Le million de visiteurs reflète simplement le rôle de cette agence tel que défini par les pouvoirs publics, comme point central d’information pour ce qui concerne la création d’entreprise, et est à comparer au nombre de personnes effectivement tentées par la création d’entreprise. Une recherche « création entreprise » dans un moteur de recherche effectuée depuis l’étranger place l’agence dans les premiers, et pour cause puisque ses mots clés sont tellement bien ciblés.

      C’est peut-être un indice de qualité. Mais cela ne justifie en rien un tel effectif et un tel budget. Une équipe de moins de 10 personnes, dont deux ou trois seniors, à plein temps, peut parfaitement réaliser le travail évoqué. Un appel d’offres, où les candidats pourraient fonder une partie de leur rémunération sur la fréquentation du site, voire sur sa notation par ses visiteurs (cela se fait de plus en plus, en particulier quand on est épris de transparence), permettrait de réduire le budget de fonctionnement de cette « association » d’un facteur trois ou quatre.

      Le soutien à la création d’entreprise est « forcément » principalement une démarche de proximité, et donc du ressort des CCI. On voit mal ce qu’un machin central à gros budget vient apporter à la démarche.

      On voit mal également pourquoi les travaux correspondants ne sont pas coordonnés par des fonctionnaires, quitte à sous-traiter une partie des travaux, sur appels d’offres. A quoi servent les fonctionnaires du ministère du « Redressement Productif » ? Pourquoi ne prennent-ils pas en charge des prérogatives aussi centrales, quitte à embaucher des individus comme consultants « productifs » plutôt qu’avec une fonction honorifique qui ne sert que des objectifs politiques. Sauf bien sûr volonté délibérée d’échapper aux règles d’attribution des marchés publics.

      Personne ne s’est posé la question se savoir pourquoi la présidente de cette auguste association, baptisée avec force médiatisation en 2012, vient de rendre son tablier sans fanfare, pour simplement se retrancher sur ses activités antérieures. Toutes les spéculations sont possibles …
      On est fondé à penser que ce qu’elle y a trouvé ne l’a pas encouragé à persévérer dans la voie initiale.

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