Valls : déterminé, il vous promet tout – et son contraire – d’ici… 2021

Discours de politique générale : pour Manuel Valls, il n’y a visiblement pas le feu au lac.

Par Nicolas Nilsen.

Valls Assemblée nationale

Le (très ennuyeux) bric à brac de politique générale du Premier ministre peut se résumer ainsi : « Mesdames et messieurs les députés, je n’ai strictement rien retenu de votre message des municipales mais il faut aller à l’essentiel – et l’essentiel c’est la France. Et donc nous ferons tout, je dis bien tout – y compris son contraire – pour que ce que je propose soit fait… d’ici 2015… d’ici 2017… d’ici 2020… ou d’ici 2021… Parce que oui, la France c’est la lumière de l’universel. Et c’est donc le cœur battant pour la France que je vous demande aujourd’hui de m’accorder votre confiance pour qu’ensemble, cette confiance, nous la rendions aux Français. »

Donc un message fort qui, dès aujourd’hui, va évidemment mobiliser les énergies, motiver les entrepreneurs, faire revenir les investisseurs, créer des emplois et rassurer les Français qui doutaient. Quelques dates pour les impatients :

La France va devoir attendre…

  • La réduction du nombre des régions françaises pour… 2017
  • La suppression des conseils généraux pour…2021
  • Une nouvelle carte intercommunale pour… 2018
  • La baisse des cotisations salariales pour les smicards pour…2015
  • Le nucléaire à 50% de la production d’électricité pour… 2025
  • La consommation d’énergies fossiles réduite de 30% d’ici… 2030
  • L’allègement du coût du travail de 30 milliards d’euros pour… 2016
  • La suppression des cotisations à l’Urssaf au niveau du smic pour… 2015
  • La suppression de la surtaxe de l’impôt sur les sociétés en… 2016
  • L’abaissement du taux de l’impôt sur les sociétés de 28% en… 2020
  • etc.

Donc, pour Valls, il n’y a pas le feu au lac. Ça tombe bien d’ailleurs : il n’y a que 6 millions de demandeurs d’emploi à Pôle emploi et les Français ne sont absolument pas pressés !

Comme le dit Denis Payre du mouvement « Nous-Citoyens » : « Les mesures qui ont le plus d’impact ne seront pas mises en place avant la fin du quinquennat ! » Et Sophie de Menthon : « Le temps de l’entreprise n’est pas celui de l’État. Ces mesures sont sans communes mesures avec nos besoins. »

Des « représentants » indignes

Ceux qui auront regardé, à la télé ou en vidéo, le discours de politique générale auront sans doute été frappés comme moi par l’indignité de tous ceux qu’on continue – abusivement – à appeler nos « représentants ».

Luc Ferry, a très bien exprimé son dégoût de cette classe politique sinistrée sur son compte Facebook :

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C’est aussi parce qu’ils ne se comportent plus comme de dignes « représentants du peuple souverain » que je considère qu’il va décidément falloir se passer d’eux en multipliant les référendums.


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