Aux yeux du libéral, la Femme est un Homme comme un autre

La femme serait-elle un animal vain et futile ?

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Marlene Dietrich

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Aux yeux du libéral, la Femme est un Homme comme un autre

Publié le 9 avril 2014
- A +

Par Stella Turtle et Victoria Melville.

Entre chroniques désabusées de désastres économiques, de pitreries politiciennes et de piétinement éhonté des libertés individuelles, les colonnes de Contrepoints font depuis peu place, côté culture, à un peu de légèreté, de frivolité, bref : un peu de crème fouettée dans le café amer du quotidien. Et c’est tant mieux !

Toutefois pointe à l’horizon un énorme « mais »…

Marlene DietrichOui : le bât vient à blesser lorsque le chroniqueur cherche à s’atteler à la reine de la frivolité : la Femme. Il est vrai que le public féminin se fait plus discret que le sexe genre fort, chez les libéraux français : sont-elles statistiquement sous-représentées, ou bien, tout simplement, manquent-elles d’intérêt pour l’action et les discours ? Comment être certain de promouvoir le libéralisme, de diffuser ses idées humanistes, auprès de tous, si on ne le fait auprès de toutes ? À l’instar de tout animal discret, il est difficile de parler au nom de la femme si elle ne s’exprime pas ; dès lors, ce ne sont que conjectures, et conclusions générales tirées des opinions particulières des trop rares spécimens féminins qui s’expriment dans ces colonnes.

Rien ne sort d’un quelconque chapeau. Voici, pour illustrer notre propos, quelques extraits d’articles ou de commentaires d’articles récemment publiés :

Katharine HepburnPourquoi les femmes haïssent-elles la liberté ? article de Gina Luttrell du 28 nov 2013

« Mes amis, nous touchons du doigt la seconde raison après le sexisme qui dégoûte les femmes du libéralisme. Les libéraux ne connaissent pas, ne s’intéressent pas ou ne « croient » pas aux atteintes à la liberté des femmes. […]. Les femmes ne baissent jamais leur garde, même entre amis, par peur des agressions sexuelles. Elles ont l’impression qu’elles seront toujours défavorisées par rapport aux hommes car elles n’auront jamais le même salaire. Elles sont en permanence sous pression car elles doivent gérer en même temps une vie de mère et une carrière, et être victorieuses sur les deux plans. […] Les libéraux ne prennent pas ces problèmes au sérieux. Nous avons l’air de nous en moquer. »

En commentaire de cet article :

« Non contentes d’avoir foutu en l’air les valeurs de l’occident ces cinquante dernières années, avec leurs valeurs de maternage, de toujours plus de règles et de « sécurité », les femmes voudraient venir foutre en l’air mon libéralisme ? Qu’elles retournent a la cuisine ! Ou alors, qu’elles agissent comme Margaret Thatcher. Franchement, qu’en avons-nous a battre des thèmes de société et des droits LGBT ? Depuis quand les libéraux veulent-ils réglementer/égaliser les salaires ? »

Margaret ThatcherFéminisme et liberté : interview de Cathy Reisenwitz, publiée le 6 avril 2014

« Je pense que le libertarianisme est trop tolérant vis-à-vis du sexisme, ce qui peut être bloquant pour beaucoup de femmes. »

Commentaire à cet article :

« Les féministes jusqu’à aujourd’hui dans notre pays sont incapables de prendre leur destin en main alors que les femmes sont majoritaires. Et comme des enfants qu’elles sont, elles demandent aux parents (aux hommes) de s’occuper de leurs droits et de créer des lois défendant leurs intérêts, alors que, répétons-le, elles ont strictement les mêmes droits. »

Autant l’avouer, à la lecture de tels propos, la colère monte quelque peu – et cela n’a rien à voir avec les hormones.

Hedy LamarrLes attaques des féministes contre les machos, des objectivistes contre les sexistes, des statisticiens contre les empathiques, se multiplient et donnent lieu à une cacophonie ambiante dont nous ne retirons qu’une chose : on ne s’est pas compris !

D’ailleurs : parlons-nous tous de la même chose ?

De façon très pragmatique, force est d’admettre que féminisme et libéralisme ne peuvent faire bon ménage – et c’est tant mieux, car ils ne traitent pas de la même chose. Versons donc ici dans la caricature facile, et résumons ainsi le féminisme de combat : « Toutes unies contre le mâle ! ». Ce féminisme fait hurler les libéraux, et à raison : quand on croit qu’il est juste que les femmes soient égales aux hommes, à coup de lois paritaires et protectrices, on est loin du libéralisme. En tout état de cause, est-il même intéressant de proclamer que les femmes et les hommes doivent être égaux ? Ce discours est aussi étrange que parfaitement décalé avec la réalité, nous en sommes les premières conscientes… et les premières ravies !

img contrepoints214La femme libérale se borne à appréhender l’homme et la femme comme des êtres humains, avec toutes leurs imperfections… et leurs spécificités. La femme libérale ne se départit pas de sa féminité ; mais travestir celle-ci avec du féminisme est parfaitement contre-productif. Jamais un homme ne sera une femme et jamais une femme ne sera un homme1. Et alors ? Passer autant de temps à s’amuser à décortiquer les centres d’intérêt de la Femme, comme le shopping, les films de nanas, ou les histoires de sexe, ne serait-il pas quelque peu superficiel ? Si c’est ici la vision qu’ont les libéraux de la psyché féminine, entre brassage d’air stérile, clichés consternants et débats foutraques, il est certain que les lectrices de passage se sentiront prises pour des débiles. Comment ne pas leur donner raison ?

Alors donc, nous, femmes libérales, serions si creuses ? Espérons que non. Si nous avons pris la plume, ou plutôt le clavier, aujourd’hui, c’est pour dire fermement halte à la caricature. Merci de votre considération, mais n’en jetez plus : ne vous en déplaise, la femme libérale n’est ni plus ni moins qu’un homme libéral.

  1. Il va de soi que le cas des transgenres et des hermaphrodites n’entrent pas dans le cadre de cette généralité.
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  • Une femme et un homme sont des humains. La femme est donc un humain libérale.

    Les femmes portent des enfants, pas les hommes (tant mieux).

    Les femmes peuvent manipuler un homme comme un mupet.
    L’inverse marche moins bien: car soit la femme est consentante et joue le jeu, soit elle quiche.

    Enfin, un truc super, méga important. Lié aux lois de l’attraction, elles mêmes liées aux lois de survie de l’espèce. Une femme belle et intelligente n’a jamais, non, jamais de problème avec le féminisme et ces conneries. Bah, pourquoi ?

    Pour un homme, c’est en effet plus simple. Si déjà il a la richesse (interne et/ou dans la banque), il a une bonne chance de se placer. Ainsi on trouvera plus facilement un homme moche avec une femme belle.

    Sexisme !?

    • « Une femme belle et intelligente n’a jamais, non, jamais de problème avec le féminisme et ces conneries. »

      N’oublions pas qu’une femme est rarement belle toute sa vie. Il y a beaucoup de petites minettes, charmantes à 20 ans, qui deviennent des femmes tout à fait quelconques par la suite (à 30 ou 40 ans, ça dépend).
      Je me dis souvent que ça doit être dur pour ces femmes à qui la beauté et la fraicheur ont facilité beaucoup de choses (des hommes toujours attentionnés, toujours gentils, qui se pressent pour rendre service, qui ne refusent rien), lorsqu’elles prennent de l’âge et que tous ces avantages disparaissent en même temps que leurs attraits physiques juvéniles. Elles peuvent très bien sombrer dans le féminisme revanchard à ce moment là.

      • Oui, ça fait toujours mal quand on te retire ton jouet.

      • Les femmes – et les hommes ! et les autres ! – ne sont pas des tomates. La beauté (la « fraîcheur » !) ne se fane pas pour toutes (et tous) avec l’âge. La biologie et ses exigences sont une chose, mais il existe un truc génial chez l’être humain : la notion d’esthétique, et l’admiration. Encore plus génial : ces notions sont subjectives !
        Au lieu de penser aux légumes, pensez au vin : parfois le bon tourne au vinaigre, parfois on pensait avoir de la piquette et en fait ça passe tout seul… Parfois il vaut mieux le boire chaud et épicé, et parfois il faut le laisser respirer un peu… Dans tous les cas, il est difficile de juger sans goûter.

    • Mouais Gandhi peut mieux faire. Femme belle et intelligente peut avoir un problème avec le Féminisme, se sentir agressée par celui-ci.
      Femme libérale creuse? Tient question intéressante, moi je remercie ces mesdames pour leur article, cela me convient d’être la crème du café, même si mon café est bon, je trouve que d’autres le font mieux, je ne vais pas bouder mon plaisir 😉
      Économie et politiques et re eco et re politque, manque le sport et l’auto, nan?! ( moi j’en serais ravie, messieurs).

      • Oui, j’ai des problèmes de syntaxe !

        Le féminisme n’a pas de raison d’être. Nous sommes tous et toutes égaux et libres de nature. A nous de choisir d’être esclave ou libre.

        On ne peut pas choisir d’être homme ou femme (encore que…). Autant profiter de ce qu’apporte chaque sexe pour soi, mais aussi pour les autres.

        Et puis donner la vie, n’est elle pas une victoire qui se gagne à deux sexes ?
        Humain, vie. Pas femmes contre hommes. Femmes avec hommes, et libres de s’aimer mutuellement, ou pas.

        • @ Gandhi: Là, c’est mieux! Oui vous avez raison.
          Merci, Toyota rappelle 6 millions de véhicules, entendu ce matin à la radio par exemple, mais pas d’explication, je crois que Général Motor aussi rappelle des véhicules…, si j’ai été entendu, Victoria, cool 😉

      • victoria.melville
        9 avril 2014 at 10 h 55 min

        Effectivement, je pense qu’on ne parle pas assez auto, que ce soit du point de vue technique ou des politiques publiques débiles qui y ont trait. J’en prends bonne note.

        • Bon, perso je trouve que ce billet a autant sa place ici que le ministère de l’égalité des femmes au gouvernement.

          La femme a sa place partout tout autant qu’elle ne l’a nulle part et inversement (jeudi j’allitère).

          Et à propos de place, la NASA et l’ESA envoient des femmes dans l’espace, c’est bien, surtout que c’est moins lourd qu’un lave-vaisselle… c’est bien qu’on puisse en parler.

          • C’est parfaitement idiot, cher GO. Il s’agit d’une contribution volontaire, et contrairement au ministère que vous évoquez, elle ne vous coûte que quelques minutes de lecture – que vous n’étiez même pas obligé d’y consacrer.

            • Chère Tortue,

              Ah bah joli ! fallait mettre un warning : Lisez seulement si vous êtes d’accord.

              Après avoir pris le temps de lire les commentaires et pas seulement ceux suscités par Adèle et en écartant ceux qui confondent égalité en droit et égalité en fait, je confirme que le simple fait de parler de parler d’un sous-ensemble (femmes) d’un tout (humanité) ayant une relation R réfléchie (sur l’ensemble lui-même) c’est faire une différenciation que vous avez suscité et qu’on appellera sexisme (différenciation par le sexe) et donc scinder la relation réfléchie R en au moins 4 sous relations non-réfléchies (HF, HH, FF, FH).

              Si ce sous-ensemble était les humains ayant entre 20 et 30 ans il en serait de même et on créerait un conflit de générations. Si ce sous-ensemble était les noirs on créerait un conflit culturel.

              Si on donne les mêmes propriétés (droits) aux éléments de l’ensemble il n’y a aucune utilité de rechercher une propriété qu’on ne lui a pas donné donc entre autres de savoir si c’est un homme ou une femme, s’il fait 1.50m ou 1.80m.

              On est libéral ou on ne l’est pas. Mais on n’est pas un homme libéral ni une femme libérale, on s’en fout.

            • Emporté par mon élan j’ai oublié de dire que les 4 relations issues de la relation réfléchie originale mettent bien en évidence la discrimination : on peut supposer que l’on ne va plus traiter de la même façon les éléments de l’ensemble.

            • « On est libéral ou on ne l’est pas. Mais on n’est pas un homme libéral ni une femme libérale, on s’en fout. »
              C’est exactement ce que l’on dit.

              Et pour le warning, il y est : c’est un billet d’humeur. Parfois z’êtes pas attentif, hein ! :mrgreen:

            • Sorry Turtle mais c’est vous qui posez une voire des questions idiotes dans votre billet, questions du style :

              « Comment être certain de promouvoir le libéralisme, de diffuser ses idées humanistes, auprès de tous, si on ne le fait auprès de toutes ? »

              Le féminisme ça a commencé comme ça.

            • Je vous donne mon avis: Il faut que les femmes s’intéressent au discours, c’est vrai, et que les hommes entendent ce même discours, exprimé par des femmes de manière un peu différente de la leur. L’effort doit être fait des 2 côtés, pour ceux qui se pensent libéraux. C’est en ce sens que je comprends l’article et le « auprès de toutes ».

    • alors toi soit t’a pas terminé l’école, soit tu viens de te faire larguer.
       » Les femmes peuvent manipuler un homme comme un mupet. l’inverse moins » l’inverse moins ??? mec ouvre un livre d’histoire des sociétés et tu te rendra compte que le consentements des femmes n’a jamais vraiment été une problématique si tu vois ce que je veux dire. J Stuart Mill, si tu connais il a fais beaucoup pour le libéralisme, ecrivait au 19eme que nos société occidentale sont une usine de reproduction de la domination masculine ( à cause notament de certaines loi inégal sur le marriage encore d’actualité aujourdhui)
      « une femme belle et intelligente n’a jamais de problème avec le féminisme » Jt’invite à aller faire un tours a la fac ou t’a jamais mis les pieds et voir un peu les jeune doctorantes qui étudie le féminisme. Tu changera ptêtre d’avis, mais vu ta personalité t’a surement un mépris pour tous ce qui touche à la recherche ou autre choses succeptible d’élever ton point de vue

      • Mais en fait, t’es zéro en ortograf ! Retourne donc à l’ecole toi même. Le féminisme me chauffe, c’est juste con comme truc.

  • Le problème quand on place un signe égal entre l’homme et la femme (comme vous le faites dans la dernière phrase), c’est que l’on crée des conditions favorables à l’éclosion du ressentiment. On n’envie, on ne jalouse que ceux qui nous ressemblent. Par exemple, le ressentiment des noirs américains n’a jamais été aussi fort à l’égard des blancs, que depuis qu’il n’y a, officiellement, plus de différence entre un noir et un blanc. Il se passe la même chose quand on rabâche à longueur de temps que les femmes sont des hommes comme les autres. Dans les faits les femmes ne parviennent pas à concurrencer les hommes sur leurs terrains. Ce manque de succès, est source de frustrations, il nourrit une haine à l’encontre des hommes. C’est dans ce terreau que s’épanouit le féminisme. Votre position individualiste qui consiste à dire qu’on ne peut rien dire en général sur les femmes, favorise donc le développement de ce féminisme revendicatif que vous prétendez rejeter.

    Finalement, votre dernière phrase est tout aussi absurde et néfaste que de dire que l’enfant est un adulte comme les autres. Et je précise, pour ceux qui auraient mal compris le principe d’une comparaison, que je n’ai pas écrit que la femme est un enfant.

    • Oui on oppose en forçant l’egalitarisme. Ainsi les caractéristiques éventuellement positives sont supprimées. Le problème étant qu’en l’occurence cela touche à la survie de l’espece humaine.

      En gros l’on a à faire à des apprentis sorciers qui voudraient se substituer à la création de la vie elle même.

      Depuis le temps que l’on dit que le socialisme à la foi. On peut le comprendre avec des cas comme le féminisme. Le socialisme nous remplace notre ancien Jésus, et nous offre le chaos. Alors, qu’il brûle en enfer ! (Le socialisme, pas Jésus, paix à son âme)

    • On peut dire que dans un système de ségrégation, les noirs n’étaient pas responsables de leurs problèmes, ceux-ci leurs étaient imposés alors que dans un système libre, ils en sont les responsables.

      (Cf. la mentalité anticapitaliste : Société de statut et capitalisme)

  • Ceci n’est que mon point de vue :

    Les femmes n’ayant pas la même force physique que les hommes, ceux-ci en ont profité depuis la nuit des temps pour les assujetir et les contraindre à faire profil bas.

    C’était sans compter avec la révolte cachée par force dans le coeur des femmes. A travers les siècles, elles ont instauré un moyen de défense de leur liberté, grâce au besoin biologique et vital de l’espèce. Et ainsi pris un certain pouvoir auprès des hommes, réussissant même à influencer des hommes de pouvoir dans leurs décisions. Certaines, de par leur filiation, sont devenues reines, d’autres, grâce à leur talent, premier ministres, présidentes, chef d’entreprises.

    Aujourd’hui, dans bien des pays du monde, le droit des femmes est encore bafoué. Même chez nous, il faudra certainement encore plusieurs générations pour arriver à une vraie égalité des droits. La perte de privilèges est toujours difficile d’accepter. Ainsi, certains hommes, de moins en moins nombreux en occident, essayent par tous les moyens de les faire perdurer.

    Le féminisme regroupe toutes sortes de femmes, certaines si on les laissait faire, deviendraient pire que les hommes. Ces femmes-là devraient comprendre que le but n’est pas d’asservir l’autre, mais de lui reconnaître strictement les mêmes droits. Nous deviendrions ainsi des alliés au lieu d’ennemis et pourrions nous battre ensemble contre le pire des ennemis : la dictature totalitaire qui essaye de prendre le pouvoir sur la terre, c’est ce que visent certains : un gouvernement mondial.

    Quant au libéralisme, il n’a pas de sexe et n’a qu’un mot d’ordre : LIBERTE.

    L’égalité entre les femmes et les hommes est trop récente

    Le libéralisme n’a pas de sexe.

    • Corrigendum :

      « L’égalité entre les femmes et les hommes est trop récente
      Le libéralisme n’a pas de sexe. »

      J’ai omis d’effacer ces deux lignes.

    • Le pire:
      Une femme politique, dans une banque ou dans l’immobilier 🙂

      Pourquoi ? Je sais pas…..

      • « Le pire:
        Une femme politique, dans une banque ou dans l’immobilier.
        Pourquoi ? Je sais pas….. »

        C’est le seul argument que vous trouvez : je sais pas ? Etant donné votre smiley, je prends ça pour de l’humour.

        Prenez ce qui suit également pour de l’humour :

        Un petit neurone se promenait dans la tête d’un homme… il ne comprenait pas pourquoi il était tout seul. Soudain, il entend du bruit, un neurone surgit qui lui dit : qu’est-ce que tu fous là, viens ! on est tous en bas.

        • Mdr ! Mon neurone est bien seul, lui. Il n’a pas de sexe et est très, très, électrique. Il virevolte, cherche des solutions. Mais le pauvre, il n’a pas d’axiomes, il ne peut donc pas coopérer et créer de l’intelligence.

          Mais cela n’est pas très grave lorsque ce handicape est assumé et connu pleinement. Prenez cela pour de l’humour !

          Pour l’immobilier, la banque, la politique: je pourrais trouver des exemples, argumenter avec du vécu, et démontrer qu’effectivement la femme ne traite pas:
          Le pouvoir, l’argent, le sexe comme un homme.

          Que cela vous plaise ou non. C’est factuel.

          • LA femme ? C’est à dire que par exemple pour les japonais, les aborigènes… tout partout c’est pareil ? Non parce que il y a quand même des gens qui ont réussi à démontrer l’inverse quand même, avec tous plein de faits. Votre « c’est factuel », c’est juste empirique et personnel ou vous vous positionnez en scientifique ? On a le droit d’avoir des opinions c’est sûr, mais pour discuter il faut aller un peu au-delà de la croyance et de la simple expérience limitée.
            Le truc c’est qu’en tant qu’homme, si ça se trouve hein, je ne traite pas le pouvoir, l’argent et le sexe comme vous. Et si ça se trouve encore il y a tout un tas de critères plus pertinents à prendre en compte pour délimiter des différences de comportement : la taille, l’ordre de naissance dans une famille, l’habitude de la vie en groupe… etc. Il faudrait mettre en place un semblant de dispositif clinique.

    • Je dis ça sans provocation mais je ne vois vraiment pas en quoi chez nous il n’y a pas de « vraie égalité des droits » entre hommes et femmes ?
      J’entends par là bien entendu sur des choses fondamentales et non pas les bricolages sur les réglementations des tailles de toilettes sur le lieu de travail ou autres manipulations des congés liés à la maternité/paternité.

      • – L’égalité de salaire pour le même travail.
        – La préférence à donner le poste à un homme, alors que les compétences, diplômes, etc. sont les mêmes. Cela dit, un patron est libre d’engager qui il veut.
        – Les multiples crocs-en-jambe des collègues dans le but de nuire à votre carrière (cela, je l’admets, dans les deux sexes).

        Dans le domaine privé :
        – le refus de certains (encore nombreux) à partager les tâches ingrates pour tous;
        – le sentiment de supériorité qui perdure dans l’esprit de pas mal d’hommes;
        – l’idée que « c’est moi le chef ».

        Le fait est que tout simplement vous n’êtes pas une femme et n’êtes donc pas confronté à ce genre de discrimination.

        • Nadège Rivendel:
          « – L’égalité de salaire pour le même travail.
          – La préférence à donner le poste à un homme, alors que les compétences, diplômes, etc. sont les mêmes. Cela dit, un patron est libre d’engager qui il veut. »

          C’est plutôt antinomique, le patron refuserait une économie de 20% pour le même travail fourni ?
          En tant que patron j’hésiterais plutôt à introduire une jolie femme dans une équipe d’homme à cause de la compétition sexuelle qui s’ensuivrait.

        • « – L’égalité de salaire pour le même travail. »

          Cela reste à prouver… Comment prouver que deux individus font le même travail ? Qu’ils soient hommes ou femmes ne changent rien. Pour parler de même travail, il faudrait que ce soit deux ou n comptables qui comptent exactement la même chose dans exactement le même temps et avec la même précision.
          Rares sont ceux qui font exactement la même chose, ce n’est pas très rentable pour une entreprise.

          • Pour la plupart des métiers d’ouvriers, on peut considérer que plusieurs personnes font « le même travail ».

            Mais à ma connaissance, aucune entreprise n’a de grille de salaire payant moins bien les femmes, le seul critère étant généralement l’ancienneté.

            • @pnm

              Vous lisez la presse parfois ? Vous avez jamais lu un article sur les différences de rémunération !! !! !!!!! .

              Tenez : http://femmes.gouv.fr/publications/egalite-entre-les-femmes-et-les-hommes/vers-legalite-reelle-entre-les-femmes-et-les-hommes-chiffres-cles-edition-2014/

            • propagande.
              pour prendre un exemple précis que je connais bien, la différence « entre hommes et femmes » est de 17 %. C’est énorme et … parfaitement faux ! corrigé de l’ancienneté, les femme sont MIEUX payés que hommes (de 1,5%), tout en en foutant mois (taux d’absentéisme double, déduction faite des congés maternité et garde d’enfant malades, évidemment).
              L’écart est un artefact du mélange d’une population d’anciens bien payés composée uniquement d’hommes et d’une population récente où il a un poil plus de femmes que d’hommes.
              En clair, on vous présente comme écart homme-femme un écart vieux-jeunes. Pure escroquerie.

            • Désolé Pmn, « même travail » veut dire travailler sur la même pièce en même temps. Disons que plusieurs individus peuvent avoir un travail similaire. Mais un individu peut être plus rapide, plus minutieux, plus organisé, etc… qu’un autre et au final le travail fourni ne sera pas le « même ».

              Le rêve des fainéants c’est de faire croire que tous fournissent un travail de même valeur à poste similaire. C’est bien entendu une escroquerie. Tout le monde est à égalité sur la ligne de départ, à l’arrivée c’est une autre histoire…

            • @ Adèle :

              Dans la plupart des usines, les salaires des ouvriers dépendent d’une grille de salaire qui prend en compte l’ancienneté. Le sexe n’entre pas en compte.

              Aucune entreprise n’a comme pratique officielle de payer moins bien les femmes (puisque c’est illégal).

              Les différences de salaire observés le sont sur des métiers ou il est beaucoup plus difficile d’affirmer que le travail est égal.

              Comme le fait remarquer P, les différences de salaire souffrent également d’une inertie très forte. Il est évident que les inégalités de salaire entre hommes et femmes ne diminueront jamais parmi les personnes qui ont plus de 50 ans aujourd’hui (qui est une génération ou les femmes travaillaient moins qu’aujourd’hui).

              Sur la génération des 20-30 ans, je ne serai pas étonné de voir par contre que les différences de salaire s’expliquent uniquement par les choix de carrière de hommes ou des femmes.

              @ Abitbol :

              « Désolé Pmn, « même travail » veut dire travailler sur la même pièce en même temps. Disons que plusieurs individus peuvent avoir un travail similaire. Mais un individu peut être plus rapide, plus minutieux, plus organisé, etc… qu’un autre et au final le travail fourni ne sera pas le « même ». »

              Et pourtant, il y’a de nombreux cas ou l’employeur aura bien du mal à faire la différence entre le travail fourni par deux employés. Prenez deux caissier/caissières de supermarché, deux employés de mc do, deux ouvriers sur une chaine de montage, vous aurez bien du mal (sauf si l’un des deux fait des erreurs évidentes) à dire qui fournit le plus de travail.

        • « Dans le domaine privé :
          – le refus de certains (encore nombreux) à partager les tâches ingrates pour tous;
          – le sentiment de supériorité qui perdure dans l’esprit de pas mal d’hommes;
          – l’idée que « c’est moi le chef ». »

          – Admettons que d’encore nombreux hommes refusent de partager les tâches ingrates… (lesquelles et n’en font-ils pas d’autres ?) Faut-il légiférer, est-ce le problème des hommes ou celui des femmes qui ne cherchent pas d’autres hommes plus comme il faut ?

          – Faut-il légiférer également contre le sentiment de supériorité de l’homme ? Ou le changer ? Le rendre meilleur ? Ou est-ce un sentiment d’infériorité qui perdure dans l’esprit de pas mal de femmes ?

          – C’est moi le chef. Cela ne fait aucun doute dans mon esprit. Si vous n’êtes pas le chef de vous même et qu’un ou une autre dirige votre vie, que voulez-vous qu’on fasse ?

          Le problème se trouve dans votre tête et pas ailleurs.

          • « Le problème se trouve dans votre tête et pas ailleurs. »

            Personnellement, je n’ai aucun problème concernant le sujet du débat, ni professionnel, ni privé. J’e préfère m’abstenir de fréquenter hommes ou femmes, qui n’ont pas compris que l’élément essentiel dans la vie est la liberté, avec comme corollaires : la responsabilité et le respect.

          • « Alors, vous parlez pour les autres ? »

            Vous n’avez rien d’autre de plus intelligent à me proposer ? Vous me confirmez ce que je vous ai dit: vous n’avez rien compris à mes propos et vous les interprétez comme ça vous arrange. A moins que vous ne sachiez pas lire.

            Ma première phrase dans mon premier commentaire était :

            CECI N’EST QUE MON POINT DE VUE

            • Justement si, je sais lire :

              Nadège :
              « – L’égalité de salaire pour le même travail. »

              « – La préférence à donner le poste à un homme, alors que les compétences, diplômes, etc. sont les mêmes. »

              « – le refus de certains (encore nombreux) à partager les tâches ingrates pour tous;
- le sentiment de supériorité qui perdure dans l’esprit de pas mal d’hommes;
- l’idée que « c’est moi le chef ». »

              « Le fait est que tout simplement vous n’êtes pas une femme et n’êtes donc pas confronté à ce genre de discrimination. »

              Mais, Nadège :

              « Personnellement, je n’ai aucun problème concernant le sujet du débat, ni professionnel, ni privé. »

              Donc, soit vous parlez en connaissance de cause et vous avez un problème, ou bien vous n’avez aucun problème et vous parlez pour les autres…

        • Quel rapport avec l’égalité en droit ?

          J’ignorais qu’il existait un « droit de gagner autant que les autres », ou même « un droit de ne pas subir un sentiment de supériorité de la part d’autrui ».

        • « – L’égalité de salaire pour le même travail. »

          Mythe.

          « – La préférence à donner le poste à un homme, alors que les compétences, diplômes, etc. sont les mêmes. Cela dit, un patron est libre d’engager qui il veut. »

          Comme dit par d’autre, c’est surtout incohérent avec le point précédent. Si ces deux points étaient vrais, on verrait les entreprise se battre pour embaucher des femmes (20% de salaire en moins…) donc la demande augmenter, l’offre restant constante. Et donc les salaires des femmes augmenter jusqu’à l’équilibre.

          « – Les multiples crocs-en-jambe des collègues dans le but de nuire à votre carrière (cela, je l’admets, dans les deux sexes). »

          Dans ce genre de comportement, l’occasion fait le larron, Le fait que vous soyez une femme n’a aucune importance, le collègue tapera n’importe qui de la même façon s’il en a l’occasion et si ça lui apporte quelque chose.

          « Dans le domaine privé :
          – le refus de certains (encore nombreux) à partager les tâches ingrates pour tous; »

          Ce genre de problèmes domestiques, ça vous regarde vous et votre compagnon. Ca dépend aussi de tout un tas de facteurs.

          « – le sentiment de supériorité qui perdure dans l’esprit de pas mal d’hommes;
          – l’idée que « c’est moi le chef ». »

          Ces deux-là sont parfaitement normaux, souhaitable. C’est ainsi que fonctionne l’humain. On trouve d’ailleurs la même chose chez les femmes. Il ne s’agit pas de sentiment de supériorité, mais de volonté de s’imposer. En clair, vous demandez aux hommes de ne plus chercher à s’imposer, pour que les femmes puissent le faire plus facilement.

          « Le fait est que tout simplement vous n’êtes pas une femme et n’êtes donc pas confronté à ce genre de discrimination. »

          Ca marche dans les deux sens. Vous n’êtes pas un homme, comment savez-vous qu’ils ne sont pas soumis au même genre de discriminations?

          • « En clair, vous demandez aux hommes de ne plus chercher à s’imposer, pour que les femmes puissent le faire plus facilement. »

            Pas du tout ! dans une relation (quelle qu’elle soit) quand on n’est pas d’accord, il s’agit d’en discuter, d’apporter chacun ses arguments et de trouver une solution qui satisfasse les deux parties.

            « Ca marche dans les deux sens. Vous n’êtes pas un homme, comment savez-vous qu’ils ne sont pas soumis au même genre de discriminations? »

            Là, je suis d’accord, vous avez raison.

            Quant à vos autres commentaires, je ne suis pas convaincue, ils mériteraient d’être discutés plus longuement. Permettez-moi d’y réfléchir…

          • – Les multiples crocs-en-jambe des collègues dans le but de nuire à votre carrière (cela, je l’admets, dans les deux sexes).

            « Dans ce genre de comportement, l’occasion fait le larron, Le fait que vous soyez une femme n’a aucune importance, le collègue tapera n’importe qui de la même façon s’il en a l’occasion et si ça lui apporte quelque chose. »

            Vous aurez noté que je ne nie pas le fait que cela concerne les deux sexes.

            le sentiment de supériorité qui perdure dans l’esprit de pas mal d’hommes;
            – l’idée que « c’est moi le chef ».

            « Ces deux-là sont parfaitement normaux, souhaitable. C’est ainsi que fonctionne l’humain »

            Normal, oui, mais ce ne sont que des normes de sociétés. Que l’humain fonctionne ainsi ne veut pas dire obligatoirement que cela souhaitable.

            Quant au salaire, je réfléchis encore…

            • « « Ces deux-là sont parfaitement normaux, souhaitable. C’est ainsi que fonctionne l’humain »

              Normal, oui, mais ce ne sont que des normes de sociétés. Que l’humain fonctionne ainsi ne veut pas dire obligatoirement que cela souhaitable. »

              Vu que les grands singes fonctionnent aussi comme ça, je doute que ce soit seulement des normes sociales.

            • Nadège Rivendel : « Que l’humain fonctionne ainsi ne veut pas dire obligatoirement que cela souhaitable.  »

              La compétition est inhérente à la vie elle même et c’est une très bonne chose. Le libéralisme peut atténuer les effets négatifs (abus, esclavage, violence)

              Il semble que dans un cadre libéral les femmes soient tout aussi performantes que les hommes pour la compétition.

        • « L’égalité de salaire pour le même travail. »
          D’un point de vue pragmatique, il faut prendre en compte la probabilité d’une grossesse et les coûts qu’elle entraîne pendant les 16 semaines de maternité. Et cela jusqu’à 40 ans, je dirais.
          Un delta de salaire de 10% n’est pas si dramatique, il faut l’avouer. Et il faut également reconnaître que les femmes vivent, en moyenne, plus longtemps que les hommes et c’est pas pour autant qu’elles partent à la retraite plus tard.
          Donc, le jours où on imposera aux femmes de travailler X années de plus que les hommes, je partagerai votre combat sur la différence salariale.

          • D’un point de vue pragmatique on paye des résultats. Et si on pouvait même ne pas identifier les personnes qui sont derrière tout en gardant la garantie que l’argent va bien à ceux qui en sont à l’origine (et ils en font ce qu’ils veulent derrière), c’est parfait.
            Il n’y a aucun delta dramatique, ni en terme de montant de salaire ni en terme de temps de travail… etc. Ce qui est dramatique c’est le salaire et le temps de travail : tout le monde s’en moque totalement et pourtant notre système est basé là-dessus. Imposer de travailler X années Y heures par jour… etc. ça existe et on connaît mieux en terme de liberté.

            • « D’un point de vue pragmatique on paye des résultats. »
              Dans plusieurs professions ce n’est pas le cas.
              Et il faut être réaliste: la France ne va pas devenir ce pays ultra-libéral dont vous rêvez du jour au lendemain. Dans le meilleur des cas, il va falloir des décennies de transition.

            • @simon> Je suis parfaitement d’accord avec cette idée de nécessité de conduite de changement. Néanmoins, dans ce sens, partir sur les pistes les plus contradictoires avec la cible poursuivie n’est pas la meilleure stratégie. Parlons de la cible, parlons de moyens réalistes pour essayer de l’atteindre.
              Par exemple, au lieu de faire peser sur le dos des travailleurs une limite de temps de travail il serait bien plus intéressant de mettre une limite disruptive sur la durée de l’emploi par contrat : l’idée serait de valoriser ici l’auto-entreprise (sur laquelle il faudrait donc faire péter tous les plafonds). Parallèlement à cela, plutôt qu’un système de retraite, on pourrait considérer un risque de tout un chacun en mettant en place un revenu de base qui remplacerait toutes les aides aux personnes (à voir s’il faudrait mettre en place des exceptions, pour les handicapés, les maladies etc. ou non… en considérant ces aides comme des prêts comme cela est couramment pratiqué pour les étudiants dans certains pays, mais là encore le capitalisme à la française et le comportement de ses banques rend les choses un peu compliquées) tout en valorisant l’activité monétisée et le travail libre.
              Je ne sais pas si j’ai raison ou non, toujours est-il qu’il vaut mieux faire sauter le temps de travail plutôt que d’essayer de justifier des trucs injustifiables en prenant des arguments égalitaires pour démontrer que la poursuite du principe d’égalité dysfonctionne. Je pense que les libéraux doivent par exemple arrêter de parler d’un retour aux 39h/semaine : il n’existe aucun nombre magique. Et pourquoi pas 42, 25, 80, 17 d’ailleurs ? ce sont des nombres super sympas aussi : 39 n’a pas plus d’intérêt qu’un autre, et il n’y aura jamais aucun X ni aucun Y correct.

            • @ropib

              Ce que vous proposez est très intéressant, notamment au sujet de l’auto-entreprise comme régime ultime de toute personne active. Sur le prêt-revenu-de-base je suis, en revanche, un peu plus sceptique: comment gérer, par exemple, les vaccinations sur les enfants ou les risques liés au catastrophes naturelles (concernant milliers/millions de personnes). Je pense que ce système nécessiterait de cotisations complémentaires à une assurance privée afin d’éviter que la dette d’un individu explose.

              En tout cas, aujourd’hui, ce serait trop révolutionnaire 🙂 La société française, à l’heure actuelle, n’est pas prête pour une révolution libérale et , à mon avis, il faudrait plutôt procéder petit à petit. Enlever les plafonds du régime de l’auto-entrepreneur serait un très bon début. Arrêter de démoniser ceux qui gagnent plus que les autres et les méchantes multinationales est un deuxième impératif. Diminuer drastiquement le nombre des fonctionnaires qui votent uniquement pour garder leur poste est également une priorité.

              Lorsque la population se débarrasse des a priori qu’on lui a inculqué depuis son plus jeune âge, la situation politique et économique pourrait enfin évoluer.

          • victoria.melville
            9 avril 2014 at 20 h 25 min

            D’un point de vue pragmatique, il n’y a jamais ni égalité de compétences ni égalité de travail. Dès lors, parler de différences de salaire alors qu’il n’y a aucune différence de droit n’a aucun sens.

            • Oui et non. Si les femmes en moyenne gagnent 10% en moins que les hommes dans les mêmes postes et pour la même quantité de travail fournie il y a deux explications possibles: soit les femmes n’atteignent pas les mêmes résultats que les hommes, soit il existe des facteurs (ou risques) qui pourraient dévaloriser leur activité.

              La revendication sur la différence salariale est un débat très actuel aux États-Unis aussi. Je pense que le risque grossesse doit être pris en compte, on devrait pouvoir en parler sans tabous, tout comme la baisse et la hausse de prix d’un bien immobilier qui serait situé près d’une zone reconvertie. Mais c’est bien plus facile de crier à la discrimination de genre et au prétendu caractère patriarcal de notre société.

          • Quand même bizarre, c’t’histoire de grossesse. Une bénédiction chez les conservateurs, qui ne conçoivent pas qu’une femme n’ait pas envie d’enfant, une malédiction chez les employeurs, qui voient le temps de travail d’une femme possiblement diminuer, une bénédiction pour la société, qui a besoin de nouvelles générations pour payer les futures retraites, une malédiction pour les plus démunis qui se ruinent…
            Pfff.

        • – Egalité de salaire pour le même travail : cette égalité n’existe pas non plus pour les homme
          – Idem pour le deuxième point : pourquoi cette homme ou cette femme à été choisi plutôt que moi pour un poste alors que sur le papier j’ai les même atouts? il faut bien faire un choix e le décideur choisi c’est normal et il n’a pas a se justifier.
          – trosième point : comme vous de dites il n’y a rien de sexuel la dedans

          – Dans le domaine privé : cela concerne le privé. mais si une femme estime que sont conjoint doit faire la vaisselle et bien elle n’ qu’a le faire savoir et au pire choisir un homme plus docile (il y en a plein croyez moi…)
          – le sentiment de supériorité n’est pas du domaine du raisonné, dans 10000 ans il existera toujours, tout comme la peur, la confiance et le désir…
          – Idem pour le « chef », d’ailleurs certaine femme ont aussi ce « réflexe », on a bien trop tendance à imaginer que les hommes dominent systématiquement les femmes dans un couple. De nombreux exemples contraire existent bel et bien mais on préfère l’ignorer car ça ne pas dans le « bon sens » idéologique.

          • Si vous partez avec de tels présupposés, on n’est pas rendus, effectivement. Ce n’est pas parce qu’on fait la vaisselle (qu’on ne fait d’ailleurs plus grâce aux machines, quand même) qu’on est « docile ». Les femmes qui font la vaisselle ne le sont pas toujours, « dociles ». Quand elles le font, c’est par devoir envers leur famille. Ranger une maison s’apparente au devoir de vie en commun, pas au choix, ni à la « docilité », messieurs. L’égoïsme et la flemme, qu’ils s’abritent derrière un homme ou une femme, sont toujours de l’égoïsme et de la flemme.

    • Votre discours revient à dire :

      Les hommes n’ayant pas la même force, intelligence ou courage, certains d’entre eux ont profité depuis la nuit des temps pour s’enrichir et bâtir des empires.

      Ces fortunes sont le fait d’inégalités entre les individus et il faut constamment ou régulièrement redistribuer les cartes, dépouiller les riches et donner aux pauvres sans tenir compte de la force, de l’intelligence, du courage et peut être même de la chance de certains.

      Cela existe, il s’agit du bolchévisme.

      • Décidement, vous n’avez rien compris à mes propos. Vous les interprétez comme vous semble.

        • Ou c’est vous qui racontez n’importe quoi…

          • Citez-moi ne serait-ce qu’une phrase que j’ai dite dans un de mes commentaires, qui corresponde aux propos que vous prétendez être les miens et qui ne sont que l’interprétation que vous leur donnez, je vous cite pour mémoire :

            « Votre discours revient à dire :

            Les hommes n’ayant pas la même force, intelligence ou courage, certains d’entre eux ont profité depuis la nuit des temps pour s’enrichir et bâtir des empires.

            Ces fortunes sont le fait d’inégalités entre les individus et il faut constamment ou régulièrement redistribuer les cartes, dépouiller les riches et donner aux pauvres sans tenir compte de la force, de l’intelligence, du courage et peut être même de la chance de certains. »

            • « Les femmes n’ayant pas la même force physique que les hommes, ceux-ci en ont profité depuis la nuit des temps pour les assujetir et les contraindre à faire profil bas. »

              Donc, vous faites d’une qualité (supposée) d’individus (mâles) par rapport à d’autres individus (femelles), un motif d’inégalité que la loi devrait combattre.

              Comment faire la distinction entre différentes qualités ? Si l’intelligence, l’autorité, le courage, la chance permettent à certains de dominer leur environnement et les autres individus, doit-on les en empêcher ?

              François Hollande est le personnage le plus puissant de France, l’est-il parce que c’est le plus fort physiquement ? Réussit-il à la force des poings à assujetir les autres ?

  • La fierté du libéralisme c’est la responsabilité : j’assume les conséquences de mes actions. Ceci posé, une constatation, les femmes sont peu attirées par les libéraux aujourd’hui. Comment la réponse « ce n’est en rien dû à notre approche » peut-elle nous satisfaire ?

    • Par les libéraux ou le libéralisme :p ?
      Une réponse, toute mienne, à votre interrogation, mais il s’agit de mon avis et je pense qu’en tant que femme, je ne suis pas un des meilleurs exemples.
      Je lis Cps, tout ce qu’on veut me donner sur le libéralisme, mais pour moi, les auteurs passés sont passés, c’est bien gentil mais cela reste des écrits, on vit dans un présent qu’il faut aussi prendre en compte, écouter.
      Sur Cps, j’aime les articles, mais parfois je lis le début et la fin, et rapidement le milieu, parce qu’au fond ce qui m’intéresse vraiment c’est l’observation qui est faite et la solution ou la réponse apportée.
      Est-ce que d’autres femmes sont comme moi? peut être, est-ce qu’elles sont méfiantes? aussi. Est-ce qu’elle y trouve un côté pas très sexy ni féminin? surement, à quoi pouvons nous nous identifier si il n’y a que des hommes, nous on a Ayn Rand ( un peu critiquée par les hommes libéraux j’ai l’impression). Est-ce qu’elles ne sont pas assez sensibles et intelligentes pour comprendre et accepter le libéralisme? non je ne le pense pas. C’est une question de temps, une femme doit être mise en confiance, ensuite vous aurez des alliées de choc!

      • A titre personnel, je trouve votre response et vos explications tres interessantes, et vous en remercie.

    • Les femmes aiment les libéraux, uniquement si ils sont en plus riches et beaux !
      Ce qui pourrait fonctionner sans libéraux.

      Pour Hollande on peut en déduire, que bien qu’handicapé par le socialisme en plus d’être moche, il arrive quand même à séduire. Problème complexe à comprendre.

      Est ce à dire que les femmes sont attirées par respectivement:
      1- le pouvoir
      2- l’argent
      3- la beauté
      4- et finalement en dernier l’intelligence

      La question reste à développer.

      • Au vu de vos propos, y’a du boulot ! Si je me mets à votre niveau, je pourrais dire que les hommes (quel que soit leur âge) sont attirés respectivement par :

        – des femmes jeunes
        – des femmes belles
        – des idiotes
        – qui ferment leur gueule

        • Inexact. Les hommes « tirent » tout ce qui ressemble de près ou de loin à une femme (apte à faire des enfants), et même d’autres hommes, souvent.
          Ce qui n’étonnera que les créationnistes (pour qui il n’y a pas de sélection naturelle) et les socialistes (pour qui la sélection naturelle a une importance nulle, l’éducation faisant tout)
          Alors il y a bien une préférence pour les jeunes et belles, oui, mais rassurez vous les vieilles et les moches « y ont droit » autant que les autres.
          Il n’y a pas de préférences pour les idiotes qui ferment leur gueules, non, mais Wilde, homo notoire, a synthétisé l’essentiel à sa manière so britiche : « aimer une femme intelligente est un plaisir de pédéraste ». cruel, mais si vrai …
          Le truc, c’est que les femmes intelligentes réfléchissent trop avant de se laisser engrosser, elles coutent nettement plus cher à séduire pour une production d’enfants nettement plus faible, et la sélection naturelle, là encore, est cruellement en faveur des idiotes

          • Si vous ne l’avez déjà lu, je vous conseille le livre du biologiste Robin Baker « Sperm wars ».

          • @ Nick: merci!! Quelqu’un m’a dit que le respect était la clé, il a raison.
            @ Gandhi: mais stop, arrêter, j’ai un patrimoine qui me permet financièrement d’être à l’aise, dc je me contre-fous d’être avec un mec riche. Après sincèrement, l’homme de ma vie est un homme qui a du pouvoir sur moi ( du magnétisme) que je trouve beau et intelligent? Bien sur que je veux tout cela à la fois. Et un homme cherche une femme qui trouvera jeune (qui peut avoir des enfants) belle, idiote et intelligente fermant sa gueule quand il le faut. C’est une manière de dire les choses, ce n’est pas faux.
            @ P: si je suis intelligente, je ne coûte pas très chère à séduire…, en énergie peut-être.

            • victoria.melville
              9 avril 2014 at 20 h 27 min

              @Mathilde de St Amour :
              Allez, je pense que tout cela tient davantage du troll que de l’argumentation solide. Il ne faut pas y prêter attention. Merci de vos contributions.

            • Désolé maîtresse, fouettez moi !
              C’est fou comme ce sujet irrite les femmes, et fait rigoler les hommes. Sans rancunes.
              Trollmentvotre

            • ahah, si vous me le demandez avec autant d’amour je ne peux que vous pardonner!
              Vous m’irritez parce que certains hommes que j’ai rencontré pensent ce que vous écrivez et finalement si vous le dites c’est bien qu’au fond du fond du fond de votre esprit de mâle-tourné, vous y croyez un peu.
              Vous voyez, si les femmes ne viennent pas au libéralisme c’est en partie à cause de ce genre de discours, même si c’est un troll. Moi j’ai décidé de discuter avec vous, je suis une femme, je ne demande pas que vous changiez seulement que vous me respectiez, on peut niveler les jeux de mots, les blagues..J’aime rire.
              Si vous souhaitez vraiment que des femmes s’intéressent d’elles-même aux libéraux, laissez les faire en étant vous-même, certaines approcheront, enfin moi je l’ai fait! pas besoin de marketing, débat sur des sujets genre avortement, égalité des salaires…, on s’en fiche, pas besoin non plus d’un débordement de sentiment. C’est le début de la fin si les libéraux mettent en place des stratégies pour attirer plus de femmes.

      • Je ne sais pas pourquoi, mais un type qui met en avant pouvoir, pognon et beauté des femelles, en tant que femme, je ne le trouve pas séduisant. En général, il conduit un ridicule 4X4 en ville, et il a un tout p’tit QI (QI).

    • Elle ne peut pas satisfaire…. Pour nombre de femmes, les questions soulevées par les thémas traitées par les féministes sont de vrais sujets et qui prennent une part importante lors de leur décision de voter. On vote pour un programme économique et sociétal.

      Les libéraux si ils veulent moins d’état et plus de laisser faire moins de constructivisme féministe doivent expliquer pourquoi in fine se sera également un plus pour les femmes.

      Il y a ici une lacune de la pensée libérale.

      • Parce que si vous utilisez le feminisme pour justifier que l’Etat doivent regenter les relations libres entre un homme et une femme, vous ouvrez la porte au totalitarisme.

      • Adèle: « Il y a ici une lacune de la pensée libérale. »

        Non, le libéralisme ne fait pas de distinction de couleur, religion, croyance, sexe. Il entend protéger les droits fondamentaux et la liberté de tous les humains de la même manière.

        • @Ilmryn

          Parfois vos remarques sont pertinentes mais là … vous tombez dans l’égalitarisme. Le droit d’avorter par exemple, selon votre théorie libérale vous ne le défendriez pas puisque que je sache vous n’avez pas ce droit ?

          Donc d’un point de vue de votre théorie libérale l’avortement ne peut être défendu par le libéralisme car c’est une distinction.

          • Les hommes ont parfaitement le droit d’avorter, ils n’ont juste pas l’occasion d’exercer ce droit…

          • Adèle: « Le droit d’avorter par exemple, selon votre théorie libérale vous ne le défendriez pas puisque que je sache vous n’avez pas ce droit ? »

            C’est ton corps, ton choix, pas besoin de règles spécifiques.
            Par contre ce n’est pas toi qui applaudissait a la prohibition de la prostitution volontaire ?

            • Article L2212-1
              Modifié par Loi n°2001-588 du 4 juillet 2001 – art. 1 JORF 7 juillet 2001
              La femme enceinte que son état place dans une situation de détresse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse. Cette interruption ne peut être pratiquée qu’avant la fin de la douzième semaine de grossesse.

              Non vous n’avez pas le droit en tant qu’homme, supposons que vous puissiez par je ne sais quel procédé tomber enceinte, un médecin ne pourrait pas faire une IVG car vous n’êtes pas une femme.

              Il y a pas marqué toute personne en situation de….. donc non je ne confonds pas droit et capacité.

            • Ca, c’est votre interprétation. Si le cas se présentait, l’avis de la cour de cassation serait peut-être différent. En l’absence d’affaires ayant été jugées sur le sujet, on ne peut pas savoir comment la loi doit être interprétée dans cette situation.

              Ce qu’on sait en revanche, c’est que si le droit « libéral » permet à la femme d’avorter, alors il permet aussi à l’homme de le faire, s’il se démerde pour tomber enceinte.

            • Adele, ca doit etre dur de rien comprendre au droit! Tout ce qui n’est pas interdit est autorise. Il n’y a aucun texte de loi qui reglemente l’avortement d’un homme (car en plusieurs milliers d’annee on a pas vu en seul homme enceinte donc on s’est dit que c’etait pas la peine), donc l’homme peut avorter, meme apres la douzieme semaine.

            • Adèle: « Non vous n’avez pas le droit en tant qu’homme »

              Sortez moi l’article qui me l’interdit ?

            • Adèle, en tant que libéral (si tu l’étais) l’IVG c’est simplement le droit de chacun de disposer de son propre corps pour en faire ce qu’il veut, tant que ça n’attente pas à la liberté des autres. Tu peux par exemple te suicider mais évite le train… ça va mettre les voyageurs en retard…

              Donc l’IVG pas besoin de loi pour ça tant que l’on considère qu’un enfant pas né n’existe pas juridiquement. On te prévient juste que c’est dangereux après 10,12 ou 14 semaines et c’est à toi de prendre ta décision.

              Tu confonds souvent égalité de droit et égalité de résultat

  • Enfin du bon sens dans cet éternel débat des sexes ! Hé bien en tant qu’homme libéral, je vous avoue considérer également l’homme et la femme comme des êtres humains avec toutes leurs qualités et leurs défauts spécifiques. Si les centres d’intérêts shopping, film de nana, histoire de sexe peuvent me tirer un sourire, une mimique perplexe ou m’intéresser aussi, je ne doute pas que le rugby au stade ou à contempler dans un bar entre potes, par exemple, puisse également me faire passer pour un débile. Je n’hésiterai pas pour autant d’inviter une femme qui veut bien, car après tout, la femme pratique le sport, est aussi une supportrice et aime bien la bière, non ?
    Merci pour votre article.

  • « Toutes unies contre le mâle ! » Mouais enfin le temps où il n’y avait qu’une seule manière d’appréhender le féminisme est derrière nous quand même. Disons que cette approche de révolte est quand même de plus en plus marginale dans les pays occidentaux. Il s’agit d’un cri de ralliement qui se comprend comme une prise de conscience justement d’un désir de liberté, et cela prend une forme de « solidarité » pendant un temps. La troisième phase du féminisme est justement un rapprochement avec les hommes dans une recherche d’émancipation en général, avec notamment la prise en charge du désir à une échelle individuelle, une responsabilisation qui ne se positionne plus dans un rôle de victime.
    La question de l’égalité stricte est sans doute en passe d’être dépassée. De la même façon qu’il n’y a aucune revendication particulière pour une « égalité entre les blonds et les bruns, je pense que cette phase de revendication sur les genres sera bientôt dépassée. Cependant il faut bien voir qu’il y aura toujours de telles revendications tant qu’à la tête des autorités de contrôle institutionnalisées (on peut regretter leur existence, mais elles sont bien là) il y aura des personnes qui organisent une ségrégation… c’est humain.
    Quant à la femme libérale (ou pas, on s’en moque en fait) qui voudrait se départir de sa « féminité », ma foi pourquoi essayer de l’en empêcher.

  • @Victoria,

    Je ne suis pas d’accord avec vous et ce sur plusieurs points. Je ne vais en traiter qu’un seul.

    Quand vous dite « à coup de lois paritaires et protectrices, on est loin du libéralisme. » Ce que vous voyez comme du constructivisme peut aussi être vu comme de la déconstruction d’un ordre patriarcal. Tout est question de terminologie.

    Le point essentiel est là. Je suis libertarienne (du moins philosophiquement) j’ai beaucoup cherché à comprendre pourquoi pour autant je trouvai que le constructivisme était quelque chose de souhaitable.

    La réponse m’est venue en voyant ces lois comme de la déconstruction d’un modéle dominateur et donc foncièrement contre la liberté des femmes.

    La déconstruction d’un modéle de domination c’est du libéralisme. Tout comme une lois qui supprime ou allége de l’impôt c’est de la déconstruction libérale.

    • @Adèle

      « Ce que vous voyez comme du constructivisme peut aussi être vu comme de la déconstruction d’un ordre patriarcal. »

      Il faut nous donner à lire les articles de loi qui démontre cet ordre patriarcal dans le droit français…

      • @abitbol

        La filiation établie tant à l’égard du père que de la mère et notamment la garde partagée. Voilà un exemple.

        Les tentatives des masculinistes d’introduire le syndrome d’aliénation parentale dans la loi pour remettre en cause le droit naturel maternel de garde l’enfant en voilà un autre :

        Projet de texte :
        « Le fait, par tout ascendant (sic), d’entraver l’exercice de l’autorité parentale par des agissements répétés ou des manipulations diverses ayant pour objet la dégradation voire la rupture du lien familial (sic) est puni d’un an emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

        Texte qui obligerait les mère à respecter les droits de visite alors que ce n’est pas à l’état de décider contre ce que l’instinct maternel commande. Seule une mère peut décider concernant l’enfant qu’elle a mis au monde. Ce n’est pas à l’état de décider quoique ce soit !

        http://www.feministes-radicales.org/2013/03/05/loi-scelerate-et-syndrome-dalienation-parentale/

        Pour info pour les libertariens (certains je l’admets), la filiation ne devrait être établie qu’a l’égard de la mère et donc le droit de garde et l’autorité parentale devrait être l’autorité maternelle. En ce sens Nozik, libertarien notoire que vous devez connaitre.

        « Children are the product of a woman’s reproductive labor, using sperm she has (almost always) acquired legitimately. « .

        Parfaitement libéral comme raisonnement.

        Le problème, voyez vous, c’est que vous vous en remettez à l’état pour aller contre le droit naturel et le libéralisme sans même vous en apercevoir tellement vous êtes dans l’idéologie patriarcale.

        • Adèle: « Texte qui obligerait les mère à respecter les droits de visite alors que ce n’est pas à l’état de décider contre ce que l’instinct maternel commande. »

          Le retour de « l’éthique par moi pour moi » :mrgreen:

          Quand deux humains se déchirent c’est sur que c’est « l’instinct maternel » qui commande de refuser à l’autre de même VOIR le fruit de leur union de temps en temps.

          Le libéralisme vu par Adèle: « Ensemble de barbelés que je dispose comme je l’entends »

        • Texte qui obligerait les mère à respecter les droits de visite alors que ce n’est pas à l’état de décider contre ce que l’instinct maternel commande. Seule une mère peut décider concernant l’enfant qu’elle a mis au monde.
          Pour tous les crimes, l’homme est responsable majoritairement devant la femme. Cette dernière arrive TRES largement en tête pour une catégorie bien particulière de crime : les infanticides. L’instinct maternel, donc ? « Seule une mère peut décider concernant l’enfant qu’elle a mis au monde » ? Et l’enfant lui même, c’est un jouet ?

        • Je ne relèverai même pas… puisque c’est une tentative un peu vaine que la votre de citer un « projet ».

          Pas de conditionnel, du concret, du vrai, du présent, de l’existent…

          Si vous me lisiez plus assidument, vous sauriez que je suis un ardent pourfendeur de la notion de « droit naturel », mais cela est un autre sujet.

          Je ne vois pas de problème, en tant qu’homme, a laissé les femmes se débrouiller avec la progéniture qu’elle engendre avec le sperme généreusement cédé par les hommes.

          Le mariage a été inventé par des anciens qui se lamentaient de voir leurs clans ou sociétés ne pas se développer parce que les enfants mourraient avant d’être en âge de procréer. Souvent les mères devaient les élever seules parce que le père était inconnu ou parti. L’homme est par nature un spameur qui peut féconder plusieurs fois par jour. Un seul homme peut théoriquement faire des milliers d’enfants dans une vie. Une femme peut en faire une vingtaine maximum si elle est en bonne santé. Durant les dernières semaines de la grossesse et pendant plusieurs mois après la naissance, la mère est momentanément amoindri pour subvenir à ses besoins et ceux de l’enfant. Les sages ont remarqué que quand l’homme restait pour protéger et répondre aux besoins cruciaux, l’enfant avait de meilleures chances.
          Le mariage réglait ce problème. Au lieu de laisser faire la nature, on demandait aux jeunes gens de passer devant des « témoins » pour que l’homme reconnaisse que tous les enfants nés de la femme serait les siens et en contre partie la femme lui réservait l’exclusivité de son ventre.

          On peut penser ce qu’on veut du mariage. Mais si les femmes revendiquent la propriété exclusive des enfants qu’elles « produisent », alors si faut qu’elles se débrouillent avec sans demander autre chose que du sperme aux hommes…

        • « Pour info pour les libertariens (certains je l’admets), la filiation ne devrait être établie qu’a l’égard de la mère et donc le droit de garde et l’autorité parentale devrait être l’autorité maternelle. En ce sens Nozik, libertarien notoire que vous devez connaitre.

          « Children are the product of a woman’s reproductive labor, using sperm she has (almost always) acquired legitimately. « .

          Parfaitement libéral comme raisonnement.

          Le problème, voyez vous, c’est que vous vous en remettez à l’état pour aller contre le droit naturel et le libéralisme sans même vous en apercevoir tellement vous êtes dans l’idéologie patriarcale. »

          En l’absence de contrat, en effet. En l’absence de contrat, le fait que l’homme est donné son sperme ne donne aucun droit à la femme sur lui. Et notamment pas de droit à une pension alimentaire, ni celui de l’obliger à rester avec elle pour la soutenir…

          Dans une société libre, c’est effectivement ce qu’il se passerait.

          Dans notre société, l’homme paye une pension alimentaire et la femme lui accorde un droit de visite. Je ne crois pas que l’un soit plus à plaindre que l’autre.

          Dernier point important: Vos mômes ne vous appartiennent pas. En tant qu’êtres humains, ils n’appartiennent qu’à eux-mêmes, vous n’avez aucun droit sur eux si ce n’est celui de les éduquer.

    • Adèle: « Le point essentiel est là. Je suis libertarienne »

      Non, tu nous avouais voici peu que « l’éthique » était pour toi un « ensemble de règles qui servent mes intérêts » (!!), de la même manière ton libéralisme est accommodé à la sauce Adèle. Tu te réjouis des prohibitions, tu applaudis des articles qui appellent à la criminalisation du mâle etc. etc.

      Pour toi, le libéralisme est un libre-service, tu prends ce qui t’arrange et tu méconnais le reste.

      • @Ilmryn

        Lisez Ayn Rand et ce qu’elle a écrit sur l’égoïsme et l’éthique

        http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100761860

        Vous verrez que je n’ai pas écrit une bétise en disant que mon éthique c’est mon intérêt personnel pensé rationnellement. Et j’assume. Ma limite est l’axiome de non agression. C’est tout.

        L’égoïsme est la seule éthique libérale possible. Le reste c’est du socialisme, de l’universalisme, de l’angélisme, du kantisme, et du dressage républicain .

        • Adèle: « Vous verrez que je n’ai pas écrit une bétise en disant que mon éthique c’est mon intérêt personnel pensé rationnellement. »

          Oh mais ça, je n’en doute pas une seule seconde. ^^

          La question est, en quoi un médecin qui vendrait les dossiers de ses clients serait-il moins « éthique », selon ta définition, que toi ?

          • La réponse est donnée par l’axiome de non agression et la propriété.

            Les données personnelles appartiennent au patient. Les donner contre son consentement à un tiers est une agression contre sa propriété.

            Croyez moi avec l’axiome de non agression et la propriété on résoud 100 % des problèmes.

            • Et cela tombe bien que vous en parliez, puisqu’un enfant n’appartient pas à ses parents. Il n’est pas un objet de propriété.

        • De kantisme, rien que ça…

          Dîtes-moi, vous ne connaissez kant que par Ayn Rand, n’est-ce pas?

          Parce qu Rand ne dit finalement pas grand chose de Kant, à part rejeter son impératif. Kant ne se résume vraiment pas à ça.

          Votre propre intérêt pensé rationnellement, hein? Vos talents pour le pensée rationnelle, je ne les trouve pas forcément frappants.

    • victoria.melville
      9 avril 2014 at 16 h 50 min

      Adèle, je vous réponds directement puisque vous vous adressez à moi.
      Si l’on peut souhaiter la déconstruction d’une société d’un autre âge, ou de réglementations absurdes, il m’apparaît comme une évidence que jamais aucune loi ni aucune démarche constructiviste ne pourra y parvenir. Cela n’a jamais fonctionné ainsi et cela ne changera pas. C’est la société elle-même qui évolue et la seule démarche que vous puissiez mener est individuelle. Vous pouvez montrer l’exemple et expliquer votre point de vue si vous le souhaitez mais vous ne pouvez contraindre personne, en tout cas certainement pas en vous cachant derrière des arguments pseudo-libéraux complètement fallacieux.

      Quant à tous les commentaires sexistes, notamment sur l’inégale répartition des tâches domestiques, ils me font doucement rigoler. Allons allons, Mesdames, ce n’est pas la peine de faire porter à la terre entière le poids du gloubiboulga de vos couples. 😉
      Quant à vous Messieurs, si vous avez choisi pour compagne une abominable sorcière castratrice, vous pouvez tout aussi bien vous abstenir de prendre vos cas pour généraux.

  • Flatté d’être cité… et de ne pas laisser indifférent…

    Ce qui est important, à mon humble avis :

    – Que les femmes et les hommes soient égaux en droit. C’est le cas en France.
    – Que les femmes et les hommes sont différents. Et c’est très bien comme ça.
    – Que les femmes vivent parmi des hommes et inversement.

    Tout le reste, c’est de la littérature. Je ne crois pas aux généralité du genre, les hommes sont comme ci et les femmes comme ça… Si on observe des constantes dans la société, c’est le résultat de choix individuels. A moins de croire à une concertation générale du genre : les femmes décident entre-elles d’éviter telles ou telles filières, etc…

    « Les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d’être chauves et de trouver ça distingué. »

    • Bonjour,
      Votre commentaire (volontairement provocant ?) résumait très bien ce type de caricature facile que l’on rencontre (trop) fréquemment – de façon plus ou moins concise – et qui nous hérisse ; il eût été dommage de ne pas le reprendre textuellement 🙂
      Pour le reste, c’est évidemment cette vision que nous partageons.

  • Très bon article.

  • J’attendais un article de cette trempe ! Certains commentaires sexistes m’ont aussi consterné.

  • Je suis tout à fait d’accord avec ce billet et je souhaite donc que les femmes libérales arrêtent d’écrire de féminisme et se consacrent davantage à des problématiques d’intérêt général.

  • Pour tous ceux qui désirent avoir une vision décalée de ce sujet, je propose ce livre qui m’a beaucoup appris : http://www.gutenberg.org/ebooks/15871
    Vision du féminisme conservateur au XIX écrit par une femme de ce temps, Clarisse BADER

  • Le féminisme n’a aucun sens.
    Selon moi, il reflète la non acceptation par certaines femmes de leur condition féminine. Elles refusent de se voir comme femmes avec leurs atouts et leurs faiblesses, se victimisent et se positionnent toujours de manière relative ( aux mâles) alors qu’elles devraient se positionner de manière absolue en Homme conscient de qui il est, conscient de ses capacités inhérentes à sa nature humaine. C’est donc un problème personnel.
    Le féminisme est en cela très gauchiste dans le sens où il y a derrière tout cela une jalousie et une envie qui fait qu’on ne juge pas une position en fonction de soi-même mais en fonction de l’autre qui aurait plus.
    C’est la manifestation de l’égalitarisme forcené qui nie toute différence de conditions entre les Hommes.

    • Sans le féminisme, on n’aurait toujours pas le droit de vote, le droit de bosser, le droit d’avoir un compte en banque, le droit de choisir nos conjoints, le droit de contrôler nos ventres, le droit de porter les fringues qu’on veut porter, le droit de diriger une entreprise, le droit de devenir militaire, pilote de jet ou flic… La liste est longue. Je ne crois pas qu’il faille jeter un mouvement qui a permis qu’aujourd’hui, les femmes puissent avoir le choix d’une vie en accord avec leur neurones et leur liberté. Qu’on critique l’excès, d’accord. Mais il faut voir les choses autrement : rien que le fait qu’un pays ait besoin de légiférer sur la parité prouve que la partie n’est jamais gagnée. Le jour où l’on admettra des capacités intellectuelles équivalentes (même si différentes) aux hommes et aux femmes, on n’aura plus besoin de ce genre de lois.

      • Totalement faux ; illusion déjà dénoncée par Tocqueville. Plus le sentiment d’égalité est répandue, moins l’égalité est contestée, et plus on produit des lois contre de prétendues inégalités. On ne fait pas « ce genre de loi » parce qu’il y a une contestation de l’égalité (des capacités intellectuelles hommes-femmes, par exemple), on les fait parce que l’égalité de principe est évidente et que c’est donc facile de se payer une clientèle électorale sur le dos d’une minorité qui n’aura même pas le droit de protester (parce que, na)

        Le fait que le pays légifère en faveur de soi disant la parité (en fait rien d’autre qu’une discrimination contre les hommes, faut pas se voiler la face) est la preuve que le pouvoir est en faveur d’un sexe contre l’autre, (en sens inverse de ce qu’il a pu être en d’autres temps, ou qu’il est encore, ailleurs). Noter que, curieusement, le même pouvoir ne ressent absolument pas un besoin de légiférer sur la parité dans la réussite scolaire, la proportion d’éboueurs ou la proportion de vivants à 70, 80 ou 100 ans, etc.

        • Electoral ? Je ne crois pas que l’idée de parité soit décisionnaire en matière de vote… 😀 Les gens ont d’autres sujets de préoccupation (enfin moi, en tout cas). Sinon, « discrimination des hommes », franchement, faut pas pousser ! Que l’égalité de principe soit « évidente » n’est pas si évident que ça, je peux vous l’assurer en tant que femme, à travers tout ce que j’ai vu et vécu.
          Quant au fait que le pouvoir soit « en faveur d’un sexe plutôt qu’un autre », c’est une idée paranoïaque, soit dit sans vous offenser. Non, il y a quand même des attitudes encore bien cro-magnonnes (et pas très cro-mignonnes) chez nos zélites. Par exemple, je n’ai pas entendu, dans l’hémicycle, de grasses plaisanteries (genre « cocorico ! ») provenant de femmes sur les hommes, là où on a entendu les gloussements d’un député umpiste très content de lui. (Ah, les joies de la blague de comptoir bien franchouille !)
          Le jour où je verrai des gonzesses se foutre ouvertement, grassement et sans élégance, en séance à la Chambre ou au Sénat, de la voix, des cheveux ou du physique d’un gars, là, je serai d’accord avec vous : le masculin sera menacé, puisque son contenant primera sur son contenu. Il sera temps, alors, de vous rebeller, messieurs. Et je vous soutiendrai. :)))

      • Et dire que ces salauds ont inventé le lave-vaisselle, la direction assistée et la pilule contraceptive…

        • 😀 Oui, mais on oublie que si ça se trouve, c’est une nana qui a inventé la roue (marre de porter sur son dos les mômes, les dents de sabre de collection et les pelures de mammouth de Môssieur).

          • En tout cas, c’étaient pas les incas ni autres indiens d’Amérique…

            • Ah, pour les Incas, c’est un mystère… Outre leur écriture et d’autres choses, ils ont quand même inventé l’architecture antisismique sans mortier ! Tous ces blocs gigantesques devaient bien être acheminés d’une manière ou d’une autre, parfois sur des pentes très rudes. Je croirais assez en l’usage du rondin pour faire glisser une grosse charge d’un point à un autre (l’humain est inventif, où qu’il se trouve, si le besoin s’en fait sentir).
              Sinon, oui, bizarrement ou non, la roue est une invention de peuple agriculteur et commerçant, donc sédentaire, et pas de peuple nomade.

        • victoria.melville
          11 avril 2014 at 9 h 04 min

          Quelle importance ? Le lave-vaisselle, le lave-linge et la pilule contraceptive ont fait, effectivement, bien davantage pour l’autonomie féminine que tous les mouvements féministes réunis. Ce qui rend la femme plus libre, c’est le capitalisme, la croissance et le plein-emploi, tout simplement parce que c’est ce qui rend tous les hommes plus libres, plus autonomes et plus heureux.
          Si vous gagnez suffisamment d’argent et disposez de suffisamment de commodité dans votre vie quotidienne, vous n’êtes plus contraint de vivre avec quelqu’un pour avoir un confort de vie suffisant, que vous soyez un homme ou une femme. De fait, ce qui constitue votre vie au quotidien est le résultat d’un choix délibéré et non plus d’une contrainte imposée par les circonstances.

    • Encore une fois ceci me semble représenter le féminisme à ses débuts, relativement à un dysfonctionnement bien réel (peu import que la prise de conscience. De plus la question de la position de la victime est plus compliquée à dépasser qu’il n’y parait car elle entraîne une sorte de cercle vicieux. Ce n’est effectivement pas souhaitable. Cependant si les « victimes » sont actrices de leur victimisation, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de « bourreau ». Le côte « gauchiste » c’est, on va dire, la position du « sauveur » qui lui aussi se retrouve à entretenir le système pour pouvoir exister.
      Le féminisme se construit aujourd’hui de plus en plus en dehors de la victimisation, dans la prise en charge individuelle de l’asymétrie du désir et la succession des rôles de sujet et objet de désir. Ce qui est important c’est de condamner fermement les actes de violence relatifs à la résistance à cette dynamique et qui participent à la conservation du triangle dramatique.

      • Pardon pour la parenthèse incomplète, je voulais dire « Peu importe que la prise de conscience prenne telle ou telle forme ».

        • La question ennuyeuse est l’excès de moralisme actuel. Je ne crois pas non plus que c’est en faisant la leçon aux individus et en les contraignant qu’on pourra changer leur façon de penser. Un dogme n’en chasse pas un autre, hélas. Au contraire, chaque dogme fait naître une réaction, et l’on se retrouve à l’arrivée dans une binarité pénible. Mais les mouvement d’intérêts assemblés perdureront tant que chacun(e) n’aura pas effectivement fait sa petite révolution intérieure, comme l’ont écrit bien des penseurs, de Lao Tseu à Debord… (Ça risque de prendre un temps fou, malheureusement.)

          • mouvementS, scusi.

          • Nous vivons une période de recomposition de la morale. Celle-ci se construit sur des contingences matérielles et des organisations sociales concrètes (et non sur des élucubrations métaphysiques, qu’on trouve ces dernières jolies ou non). Son rôle est de mettre en place une boucle de rétro-action qui dépasse l’échelle individuelle (il ne s’agit pas de constructivisme mais d’une auto-régulation du groupe qui transmet ces règles à travers le conditionnement social et l’éducation), du coup elle n’est pas réformée facilement même lorsque le groupe constate son inutilité : bien plus souvent nous accusons la réalité de ne pas s’accorder avec nos croyances et nos références morales.
            Si la morale se reconstruit nous nous retrouvons avec 2 référentiels concurrents (en gros). Le féminisme a plutôt participé au questionnement des références morales précédentes, et on pourrait le qualifier d’immoral (certains ne se privent pas pour le faire), mais en effet il s’inscrit dans un moralisme dans le sens où il est du domaine de la construction d’une nouvelle morale effective. Ce genre de remise en question entraîne forcément des postures dogmatiques tant que les gardiens du temple réussissent à en organiser la censure (ceux qui proféraient la thèse selon laquelle était ronde quand l’Église voulait qu’elle soit plate n’ont pas toujours démontré de grandes qualités d’ouverture au dialogue). Encore une fois si ces comportements n’ont pas disparu ils me semblent largement marginalisés.

            Il est très difficile de ne pas se positionner par rapport à cette dynamique de recomposition morale (je ne parle plus du féminisme) parce qu’il s’agit tout de même de rechercher des moyens efficaces de nous projeter, chacun de nous, dans l’action et la réalité. Et il ne faudrait pas croire qu’il s’agirait de quelque chose de commandé par des autorités (qui sont plutôt habituées au contrôle et à conserver le fondement de leur pouvoir d’exercice) par on ne sait trop quelle autorité, mais plutôt d’un mouvement résultant de changements sociaux beaucoup plus profonds qui rendent la distribution des rôles publics (et privés mais ça n’importe que peu ici) sur le critère du genre dysfonctionnelle. Le « laisser-faire » est même difficile à pratiquer à l’échelle individuelle vu que nous nous inscrivons dans des relations aux autres qui changent de protocole, de forme, de fin. A l’échelle nationale (échelle qui devient de plus en plus ridicule et le discours sur la réforme du « mille-feuilles territorial » démontre l’incapacité d’un système à se réformer lui-même) il s’avère qu’il existe bien des tensions relatives à ces changements… si la Chine a réussi à tenir une certaine cohésion malgré une croissance qui a en son temps fait explosé plusieurs fois l’Europe, et en ne jouant pas la stratégie la plus orthodoxe du communisme, ce n’est pas vraiment la référence que je choisirais. S’en tenir au minarchisme me semble aussi une voie de garage dans le sens où ça se traduit bien souvent par le renforcement des états et par le glissement de ceux-ci dans un exercice de la force de l’ordre sur à peu près tous les sujets, quand bien même les prétextes se restreignent à la sécurité des personnes. Si théoriquement il devrait autoriser, par exemple, tout un chacun à pouvoir se balader tout nu dans la rue et se contenter de réprimer toute violence physique et matérielle de ceux qui veulent prescrire aux autres des comportements, dans les faits l’état minimal aura tôt fait de mettre une burka à tout le monde si ça coûte moins cher et, de manière générale, édifier les usages les plus communs en loi définitive. Personnellement je crois en la pertinence d’un fédéralisme individuel… mais il faudra que l’état-nation s’explose lui-même, et ce ne sera sans doute pas inoffensif (c’est le rôle premier de l’état que d’être dangereux).
            Les changements sont en effet très lents d’une certaine manière, mais aussi très rapides tellement ils touchent toute notre activité.

            • D’accord avec vous.

            • Bon article récent dans pour la Science concernant le chanoine Copernic et l’héliocentrisme et sur la difficulté à admettre ce concept avec les données ne seraient ce que scientifiques de l’époque (Février 2014; N° 436), ce qui ne sera définitivement admis que bien plus tard…

    • victoria.melville
      11 avril 2014 at 9 h 05 min

      Pascale, je suis entièrement d’accord avec vous.

  • Les commentaires sont fermés.

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