Le défi démographique de l’Allemagne

La démographie déclinante et vieillissante de l’Allemagne constitue son principal défi pour les années à venir. Dans cette optique, la situation économique des pays du Sud de l’Europe peut constituer une opportunité.

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Le défi démographique de l’Allemagne

Publié le 9 avril 2014
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Par Sylvain Fontan.

L’Allemagne présente d’indéniables performances économiques : chômage faible, excédents extérieurs record et comptes publics sains. Toutefois, il n’en demeure pas moins que les perspectives à plus long terme sont moins positives, notamment de par sa démographie déclinante et sa population vieillissante. Le recours aux populations du Sud de l’Europe semble pouvoir être une solution au moins partielle de court terme à ce problème structurel.

Population Allemagne France

Évolution démographique de l’Allemagne

Les trajectoires démographiques de l’Allemagne et de la France sont divergentes. En effet, les deux pays sont dans des situations radicalement différentes. L’Allemagne est peuplée d’environ 15 millions d’habitants de plus que la France (respectivement 80,5 millions contre 65,5 millions). Toutefois, alors que la France a pu conserver un taux de fécondité satisfaisant, pratiquement suffisant pour garantir la stabilité à long terme de la population, la dénatalité allemande va entraîner une baisse  rapide et importante de la population et un vieillissement nettement plus prononcé qu’en France. Dès lors, les projections soulignent qu’en 2045, la France devrait être plus peuplée que l’Allemagne. D’ici 2060, l’Allemagne devrait perdre presque 15 millions d’habitants et avoir une population de 66 millions d’habitants, contre près de 74 millions en France qui en aura gagné 9 millions dans le même temps. Dès lors, en 2060, la part des plus de 65 ans atteindra presque le tiers de la population en Allemagne, contre 27% en France.

Les trajectoires divergentes entre ces deux pays sont essentiellement le produit de l’Histoire. En effet, en Allemagne, les générations les plus nombreuses sont celles nées depuis les années 1930 et jusqu’en 1945 (période du nazisme qui correspond à une incitation forte à la natalité). La seconde vague de natalité intervient au milieu des années 1960 avec les enfants issus des générations nées pendant la période nazie. Inversement, en France, les générations des années 1930 sont peu nombreuses. Après la seconde guerre mondiale, alors que le baby-krach intervient en Allemagne, la France entre quant à elle dans la période du baby-boom. La natalité s’estompe ensuite progressivement à partir de la crise des années 1970.

Défi démographique pour l’Allemagne

La situation démographique de l’Allemagne est très dégradée. En effet, le vieillissement accéléré de sa population est directement lié à sa faible natalité. Avec 670.000 naissances par an et 870.000 décès, le pays connaît un déficit de natalité de 200.000 habitants par an. Ainsi, l’Allemagne est dans le trio de tête mondial des pays avec la plus petite proportion de jeunes : seulement 13% de la population a moins de 15 ans et seulement 22% a moins de 25 ans. Avec 18 naissances pour 1.000 habitants, l’Allemagne a un taux de fécondité très faible de 1,36 enfant en moyenne par femme, quand un taux de 2,1 est requis pour assurer le maintien de la population en l’état.

Les conséquences pour l’Allemagne seront majeures. Au-delà des questions de marché du travail (difficulté à accroître le taux d’activité), de capacités productives (difficultés à accroître l’innovation et la productivité) et de soutenabilité de la dette (moindre avec une population plus faible), le principal problème porte sur le poids des dépenses publiques de retraite qui va mécaniquement augmenter. À ce titre, malgré un âge de départ à la retraite qui est déjà passé à 67 ans, ce seuil est d’ores et déjà insuffisant. En effet, les futurs salariés allemands n’auront pas les moyens de satisfaire les besoins de leurs aînés à la retraite. Dès lors, la retraite des allemands semble de plus en plus dépendante de leurs patrimoines accumulés. D’ailleurs, c’est une des raisons (en plus de celle liée au traumatisme de l’hyperinflation de l’entre-deux guerres) qui explique pourquoi les allemands ne souhaitent pas une inflation trop élevée en Europe, car cela dégraderait la valeur de leur patrimoine (« l’euthanasie du rentier » de J.M. Keynes).

Consciente de ce défi, l’Allemagne développe des politiques visant à y faire face. En effet, le pays a multiplié les aides pour rattraper son retard démographique et stopper son déclin. En plus de l’Elterngeld qui est un congé parental d’un an pris en charge par l’État, les deux principales et plus récentes mesures sont la garantie d’une place en crèche ou chez une nourrice pour les enfants de plus d’un an (contre plus de trois ans auparavant), ainsi qu’une prime allant de 100 euros à 150 euros pour les familles qui décident de garder leur enfant elles-mêmes. Si la première mesure est consensuelle (malgré des problèmes pratiques probables à venir dans un pays réputé pour son manque d’infrastructures en la matière), la seconde fait débat au sein de la société allemande. Notons qu’il est également question de diminuer le temps de travail hebdomadaire des femmes ayant un enfant à charge.

La « solution » des chômeurs issus du Sud de l’Europe

img contrepoints215L’Allemagne est plutôt encline à aider les jeunes du Sud de l’Europe. La part de cette catégorie de population qui est au chômage a explosé (+50% en 5 ans) avec la crise dans ces pays (Espagne, Grèce, Italie, Portugal). Avec plus de 50% des moins de 25 ans au chômage, la Grèce et l’Espagne détiennent les moins bons résultats en la matière, tandis que le chômage des jeunes en Allemagne est de seulement 8% (à titre indicatif, en France le niveau du chômage des jeunes est d’environ 25%). A ce titre, l’Allemagne s’est avérée être une solution contre le chômage pour bon nombre d’étrangers. En effet, ce pays est celui qui compte le plus d’arrivées sur son sol d’étrangers en 2012 avec l’absorption d’un million de migrants, ce qui constitue un record depuis 1995/1996. Entre 2011 et 2012, le nombre de Grecs s’étant installés en Allemagne a bondi de +75%, ainsi que le nombre de Portugais et d’Espagnols (+50%) et d’Italiens (+35%). Au total, ce sont plus de 130’000 Européens du Sud qui ont rejoint l’Allemagne en 2012, et probablement au moins autant en 2013.

La démographie déclinante et la nécessité de trouver de la main d’œuvre dans l’industrie sont à l’origine de cet afflux de populations étrangères. L’essentiel des flux de population est très souvent diplômé car le chômage des diplômés du supérieur est de 20% en Grèce, 17% en Espagne contre seulement 2,5% en Allemagne. Des pays commencent à s’inquiéter car cela implique d’une part, une fuite des cerveaux nécessaires à la « reconstruction » des pays du Sud, et d’autre part, une perte financière en matière de formation qui ne bénéficie pas aux pays d’origine. Au final, le risque global de cette politique est le creusement de l’écart entre l’Europe du Nord (productive et qualifiée) et l’Europe du Sud (qui cumule les problématiques économiques structurelles), ainsi que le risque d’hypothéquer la croissance future des pays d’Europe du Sud, à fortiori si ces populations restent en Allemagne. Parallèlement, l’avantage global est celui lié au rééquilibrage des niveaux de productivité et la diminution du coût du chômage pour les pays d’Europe du Sud avec des populations qui vont passer du statut de chômeur dans leur pays à celui d’employé en Allemagne.

Pour aller plus loin :

Sylvain Fontan, Les non-dits du « New deal » en faveur de la lutte contre le chômage des jeunes en Europe, analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 12/06/2013.

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  • Bonjour
    J’ai jamais compris cette vision alarmiste sur la démographie. Ou plutôt si, c’est une vision collectiviste de la question, d’un point de vue libéral que la population grandisse ou non n’est pas un problème. Mais c’est un problème pour l’état qui va manquer de chair à canon, de moutontribuables ect..

    • C’est ce que j’allais écrire, la démographie n’est un sujet (un problème même) qu’a partir du moment où on a nationalisé les retraites. Sinon vous pouvez bien diminuer ou augmenter la démographie, on s’en fout… c’est la vie.

    • Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais je suis étonné que la question démographique soit évoquée d’un pur point de vue comptable.
      Quelques remarques en bref :
      1. la « natalité française » résulte de l’immigration.
      Autrement dit la population française de 2060 sera à 60 % musulmane.
      2. l’importation allemande de « chrétiens » de l’Europe du Sud est une chance à ne pas comparer avec les « chances pour la France » qui pèsent sur nos comptes sociaux.
      Notez que nos démographes (Tribalat exceptée) comptent l’accroissement de population par addition algébrique des populations entrantes (musulmans) et de la population sortante (Français de souche), ce qui permet de dire que la France accueille 150 000 étrangers (200k immigrés – 50 k jeunes expatriés) !

  • Il convient de garder à l’esprit qu’une démographie déclinante n’est pas un problème économique, sauf pour une économie collectivisée et endettée. Ce sont en effet les Etats obèses qui craignent les effets du vieillissement, car ils sont incapables de rembourser leurs montagnes de dettes et de satisfaire leurs promesses d’ivrogne, pour la bonne raison qu’ils ne produisent rien et, pire, qu’ils détruisent les processus de création de richesse. Et lorsqu’il n’y a plus de création de richesse possible, les Obèses affamés détruisent voracement les capitaux accumulés précédemment. Les Etats socialistes font illusion tant que la croissance est vive. Mais comme leur propre existence contribue à réduire puis à annuler toute croissance, les Parasites finissent par s’autodétruire. La France, aujourd’hui…

    La situation des retraites est à cet égard édifiant. Les retraites par répartition, comme n’importe quelle pyramide de Ponzi, ne peuvent survivre qu’à la condition de trouver toujours plus de victimes qu’on va leurrer pour financer de plus en plus chichement les premiers entrés. Voilà la raison des discours sur les politiques d’immigration forcenées, peu importe leurs conséquences économiques et sociales. Loin des discours illusoires, les immigrés sont en réalité des victimes instrumentalisées par les idéologues de la collectivisation.

    Il est encore temps d’abandonner le suicide économique des retraites par répartition pour généraliser les retraites par capitalisation, seul modèle où les retraités demeurent hautement productifs jusqu’à leur dernier souffle.

    • Très juste , la recherche de la croissance démographique montre bien un ponzi de notre système de retraite

    • « les retraites par capitalisation, seul modèle où les retraités demeurent hautement productifs jusqu’à leur dernier souffle. »

      Absolument, ils triment effectivement jusqu’à leur dernier souffle en se demandant où est passé le capital qui aurait dû normalement leur permettre de ne pas le faire.

      • Absolument, investir son épargne est travailler. Arrivé à un âge où les efforts physiques sont pénibles, ce travail hautement productif permet aux retraités de demeurer actifs longtemps, puis de le déléguer à des experts quand il n’y a plus le choix. C’est en outre une situation gagnant-gagnant car les placements des anciens créent les emplois des plus jeunes, soit l’exact inverse de la situation actuelle où la répartition détruit les emplois.

        • Citoyen: C’est visiblement pas le cas en Allemagne qui s’en sort pas mal pour un pays collectiviste

          18eme pour la liberté économique là ou la France fait une minable 70eme place, ils ont un gros état-nounous mais une très forte adaptabilité de leur économie ce qui est confirmé par les deux trajectoires respective.
          http://www.heritage.org/index/ranking

        • Il ne fait aucun doute que les effets délétères de la répartition finiront par rattraper l’Allemagne à son tour. Cette dernière paraît aujourd’hui épargnée grâce à l’équilibre temporaire de ses finances publiques. Meilleurs gestionnaires que les étatistes franchouillards, les étatistes allemands ne pourront cependant éviter l’échéance inéluctable. Comme la France, l’Allemagne est affectée d’une montagne de dettes qu’elle finance par de la cavalerie. Ce modèle est intenable.

  • J’adore ces prévisions planifiées du style « ce qui est vrai aujourd’hui le sera dans 50 ans » par exemple 2060 (LOL) dans cet article.

  • Dans 30 ans, nous remercierons l’Allemagne, le Japon, la Chine, la Russie et quelques autres pays dont la démographie est déclinante. Car devant l’impossibilité d’accueillir 12 milliards d’êtres humains sur le globe, on va devoir prendre des mesures dictatoriales (hélas) pour freiner la reproduction qui ne veut pas se ralentir. La Terre va vers une situation dramatique à gérer. L’Allemagne sera beaucoup plus apte à le faire qu’une France de 75 millions de citoyens incapable de faire face aux défis du nombre.
    Dans 30 ans on se demandera comment on a pu en France maintenir des allocations familiales qui encouragent la natalité, alors qu’il faudra la décourager.

    • entierement d’accord avec vous !

    • François Audouze: « Car devant l’impossibilité d’accueillir 12 milliards d’êtres humains sur le globe »

      Mouais bof. Tertullien de Carthage disait déjà que la planète ne pourrais pas supporter autant de gens au 2eme siècle. Techniquement rien ne s’oppose à 15 milliards ni 19, on peut les nourrir.

      François Audouze: [i] »on va devoir prendre des mesures dictatoriales (hélas) pour freiner la reproduction qui ne veut pas se ralentir » [/i]

      Il y a bien mieux (tant mieux): libéraliser le reste du monde. Avec les échanges et la liberté vient la richesse, avec la richesse vient la baisse de la natalité.

      • Techniquement non, physiquement oui : les ressources limitées (en pétrole notamment, sans parler des engrais, etc…) font que la courbe démographique continuera d’épouser celle du pétrole, à la hausse comme a la baisse…

        • marcel : « la courbe démographique continuera d’épouser celle du pétrole »

          La révolution industrielle s’est faite avec du charbon dont on a encore quelques centaines d’années de réserve (et on sait le consommer proprement actuellement). On ne parle pas des gaz et autres énergies fossiles, on n’est pas prêt d’en manquer.

          Tout ça va nous laisser largement du temps pour trouver d’autres sources d’énergie et affiner encore notre efficacité énergétique (+20% en 20 ans si ma mémoire est bonne, on fait le même travail avec 20% d’énergie en moins) et la propreté (émission des particules divisée par 100 en 30 ans pour les camions)

          Pour finir les augmentations les plus drastiques de population se font justement là où on consomme le moins de pétrole et la courbe de l’eau potable et de la nourriture suivent aussi la courbe démographique, c’est logique. Causalité toussa.

          • Pour mémoire 100’000 Kwh peuvent être produits par 400 grammes d’uranium.

            Les réserves d’énergie potentielle de la matière sont quasi infinie à l’échelle humaine si on sait comment l’extraire. Au vu de l’évolution des 150 dernière années il est difficile de croire que d’ici à 200 ans on n’aura pas amélioré de plusieurs ordre de grandeurs, voir carrément résolu le problème de l’énergie.

            • Extrapolation n est pas raison.

              Eh oui. Toujours la.

            • Il faudrait que nous oubliions toutes les solutions qui sont déjà dans les cartons (mais pas encore rentable économiquement et/ou en attente d’une industrialisation) que les moteurs cessent subitement d’évoluer, les moyens de stockage aussi, qu’on interdise la greffe des ordinateurs sur la filière énergétique (consommation/production « intelligente »), que les ordinateurs cessent d’évoluer etc. etc.

              En bref, il faudrait que l’ère industrielle après 150 ans d’évolution régulière cesse subitement tout activité dans le domaine de l’innovation.

              Peu crédible.

  • N’oublions pas non plus que de plus en plus de choses pourront être avantageusement faites par les robots, domaine où l’Allemagne est plutôt en avance et il y a encore un taux de chômage non négligeable .Comme dit par beaucoup la baisse de la population est un problème pour les états trop endettés et sans croissance ( et système retraite français). A l’inverse la natalité en France n’est pas forcément positive quand on voit que 20 % sont quasi illettrés , que beaucoup n’ont pas envie de travailler et que les problèmes d’intégration existent.

  • 1. La démographie Française ne s’explique que par la naturalisation massive des immigrés qui se reproduisent pendant une ou deux générations « comme au pays ». C’est culturel, rien à faire.
    2. Effectivement, il y a en Allemagne un afflux assez massif d’immigrants qualifiés issus des pays du Sud de l’Europe (y compris français…), qui devrait à mon sens combler leur déficit de natalité qu’ils connaissent

    Pour résumer, la France importe des analphabètes et exporte ses diplômés, l’Allemagne fait l’inverse.

    CPEF, comme dirait l’ami H16

    • Vision déformée du sujet. Ces régions ont connu un afflux de population qui a fuit les zones de forte immigration. Hors tout positionnement idéologique à ce sujet, nul ne peut ignorer que l’immigration a objectivement joué un rôle important dans le récent dynamisme démographique de la France. Et jusqu’à preuve du contraire, la première maternité de France reste celle de Mayotte, un symbole en soi. Une fois la vérité rétablie, à chacun de se positionner dans le débat. Mais il ne peut pas y avoir un débat valable à partir d’une description mensongère de la réalité. Mentir, c’est refuser le débat, refuser la démocratie.

    • La première ville d’immigration avant Marseille : Flers Orne – Ouest

  • Et pour la hausse de la démographie, il faut regarder un peu au dessous du nombril.

  • Les commentaires sont fermés.

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