Cinéma : critique de la crème de la crème

Critique du film La crème de la crème sur un réseau de prostitution dans une grande école française.

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Cinéma : critique de la crème de la crème

Publié le 7 avril 2014
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Par Bénédicte Cart.

affiche-la-creme-de-la-creme-filmLa semaine dernière je vous parlais du film : Les gazelles, et me voici repartie, avec la même copine, voir un film dont nous avions seulement vu la bande-annonce.

Je m’attendais donc à du sexe et de l’alcool, 1h30 de débauche de notre future élite française.

La crème de la crème, en salle depuis le 02 avril, est un film de Kim Chapiron avec Alice Izaac, Jean-Baptiste Lafarge et Thomas Blumenthal.

L’histoire est simple : il s’agit de l’idée de créer un réseau de proxénétisme au sein d’un microcosme (une grande école de commerce dont certains disent inspirée d’HEC, IEP, Centrale…) . Trois étudiants, après avoir constaté la potentialité du marché du sexe, lors de soirées, la difficulté de certains pour « choper » une de leurs congénères alors que cela paraît pourtant plus simple l’alcool aidant, vont s’inspirer des modèles du marketing pour créer un véritable réseau de prostitution.

Le décor est planté,  nous voyons l’idée se développer, nos trois jeunes gens s’amuser, ayant conscience de l’ingéniosité de leur idée mais ne sachant pas vraiment où cela va les mener. A un problème : une solution, une expérimentation, une généralisation, des applications.

Mais l’histoire se déroule et nous perdons de vue la situation de départ, car un facteur entre en jeu, il est attendu ou non et devient une variable non-maitrisable : l’amour.

Kim Chapiron filme avec élégance, délicatesse ce qui pourrait être une succession de scènes pornographiques. Au contraire, il met en avant une forme de pudeur, une élite débauchée mais pudique. Tout est maitrisé et j’y ai trouvé un regard bienveillant à l’égard des jeunes, de ce monde difficile et exigeant.  Parce qu’il s’agit d’un film sur nos futures élites, les écoles de commerce sont ici vues comme des moyens de se « faire un réseau », la classe préparatoire serait alors les deux années qui apprennent à penser, réfléchir, et l’école de commerce à travailler dans le monde des adultes.

Ainsi, l’école est le passage au sein duquel chaque étudiant joue tout son avenir, professionnel et amoureux.

Pour l’avenir amoureux intervient le trio, la solution proposée est simple, elle obéit à la loi du marché et nous montre que tout peut s’acheter, il suffit de structurer l’offre et la demande, lui apporter une base saine pour qu’elle se développe. L’idée n’a rien de malsain ou de pervers et la fin n’est pas mauvaise en soit. Il s’agit au départ d’aider un ami, puis plusieurs. Au fond, si la réponse satisfait une personne pourquoi pas plusieurs ?

Kim Chapiron évoque la solitude des étudiants malgré les multiples associations, les fêtes quotidiennes. Mais aussi les relations entre hommes et femmes qui sont très bien résumées à un moment de l’histoire et qui nous a valu ce commentaire :

« Sympa, les femmes sont des putes qui sont prêtes à le faire même si elles ne sont pas payées ! Ben oui, il y a le retour sur investissement, aussi ».

Misère sexuelle et affective d’un côté, et misère tout court de l’autre, pour que ces messieurs puissent prendre le temps et avoir plus de choix entre les prétendantes plus sérieuses ( comprendre leurs collègues d’école, qui passent pour des écervelées incapables de se vendre elles-mêmes pour une relation à long terme).

Il évoque aussi les difficultés à s’intégrer pour les admis n’ayant pas fait de classe préparatoire ou n’appartenant pas à des grandes familles françaises. Le choix est là : Madeleine ou Kelly ? Tous fréquentent la même école, on choisit sa femme, dans les mêmes cercles que nous fréquentons, des rallyes aux soirées d’écoles. Est-ce cela l’amour, un choix par intérêt : celui de se rassurer ?

Au fond, ce film raconte surtout la rencontre de deux jeunes gens, une histoire d’amour bien plus profonde que le sujet du film ne pourrait le laisser penser au premier abord. C’est cet aspect qui lui permet de prendre une dimension tout autre, cherchant à démontrer que tout peut s’acheter et se vendre, mais peut-être pas l’amour.

Ils se rencontrent et l’idée nait, un projet prend forme. Chacun trouve sa place et leur ami gère le tout. Leur intelligence mises en commun est créatrice, leur complémentarité devient forte et fait de leur projet un réel business.

Le film accorde dans son déroulement narratif une place supérieure à l’amour face au développement du business. Bien qu’il soit intéressant d’observer le développement du réseau, l’intérêt réside finalement bien davantage dans le fait que les deux personnages principaux vont apprendre à s’aimer, à travers leur entreprise commune. Dans cette perspective, la seule dernière minute, qui nous a valu d’ailleurs un deuxième commentaire, fait que ce film m’a touchée.

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  • J’ai jamais vu que les gens admis par la prépa ostracisaient les admissions sur tremplin. C’est un mythe… On constate souvent qu’ils ont de l’avance dans certains sujets (compta par exemple) et du retard sur d’autres (economie, maths…). J’ai jamais vu des gens admis sur prépa vouloir traîner uniquement entre eux. Et j’ai fait une prépa moi même…

    • victoria.melville
      7 avril 2014 at 10 h 04 min

      Même remarque.

    • N’étant pas passé par la case prépa, je ne m’avancerai pas sur ce qui peut s’y passer.

      Néanmoins, dès que j’ai vu le titre de cet article, je ne m’attendais pas à un commentaire aussi doux : je n’ai pas vu le film (et je n’y irai pas, j’ai déjà souffert devant Jeune et Jolie, film insipide et racoleur s’il en est) mais déjà l’affiche et la bande annonce puent l’antilibéralisme à plein nez!

      « Ils ne respectent aucune loi, sauf celle du marché », Rien que ça, une perle. Ils auraient pu rajouter « capitalisme débridé » ou autres fadaises.

      De loin, ça donne : gosses de riches, appelés à devenir encore plus riches, font du fric de façon « immorale » et sans limite.

      Critique très sucrée, donc…

      • « l’affiche et la bande annonce puent l’antilibéralisme à plein nez »

        Et quand bien même c’est un film antilibéral ! Il y en a de bons ! Mais ça a l’air, avant tout, d’être un gros navet !

        Bénédicte Cart, vous allez nous regarder trois fois Mystic River et vous revenez.

      • Pas vu. Pas forcément envie non plus (je ne suis pas fan de Kim Chapiron).

        « ’j’ai déjà souffert devant Jeune et Jolie, film insipide et racoleur s’il en est »

        Tout à fait vrai, mais, à part la nationalité du film, je ne vois pas très bien le rapport entre les deux films.

        « « Ils ne respectent aucune loi, sauf celle du marché », Rien que ça, une perle. Ils auraient pu rajouter « capitalisme débridé » ou autres fadaises. »

        Un film n’est pas fait par les mêmes qui font les affiches ou le marketing. Se fier au sous-titre sur l’affiche d’un film ne me parait pas la meilleure idée du monde pour se faire une idée du propos de celui-ci.

        « De loin, ça donne : gosses de riches, appelés à devenir encore plus riches, font du fric de façon « immorale » et sans limite. »

        1.On ne regarde pas un film de loin :).
        2.Un film ne se réduit pas à son seul sujet. Un film c’est aussi des personnages, de la musique, un thème, une structure, un point de vue…
        3.Avec des sujets de ce genre on fait d’excellents films tels que le loup de wall street, par exemple, ou encore le wall street d’Oliver Stone.

        • Le rapport? on fait mine de traiter d’un sujet de fond, et on ne montre que des jolies jeunes filles dénudées et pas farouches.

          A 11€ la place qui va financer le prochain navet soporifique made in France, je préfère m’en tenir à la BA et à l’affiche, qui en général ont tendance à montrer ce qu’il y a dedans…

          Avec n’importe quel sujet on peut faire des chefs-d’œuvre, mais si le message (à peine) subliminal va à l’encontre de mes idées, ça reste un film de propagande.

          • « si le message (à peine) subliminal va à l’encontre de mes idées, ça reste un film de propagande »

            Pardon ? C’est-à-dire qu’un bon film de gauche est une chose totalement impossible à tes yeux ?

            • Il y en a des bons, assurément, mais il me reste toujours cet arrière-goût dans la bouche et je ne voudrais pas être critique envers les effets des pensées collectivistes et cautionner le matraquage idéologique perpétuel auquel on a droit. Je verrais ça comme une position contradictoire.

              Si on parle musique, pour prendre un exemple concret, écouter Noir Désir avec le même plaisir avant et après que le gentil/vertueux/pacifiste Bertrand ne tue Marie à coups de poings est pour moi simplement impossible. Je ne peux me départir du réel et ne me focaliser que sur la partie visible de l’œuvre, ou audible dans ce cas-ci. Peut-être est-ce un tort qui m’empêche de profiter vraiment d’une partie des réalisations artistiques mais je ne vais pas me refaire, n’en déplaise aux nombreux constructivistes qui paraissent vouloir changer la façon de faire et de penser des autres.

          • « Avec n’importe quel sujet on peut faire des chefs-d’œuvre, mais si le message (à peine) subliminal va à l’encontre de mes idées, ça reste un film de propagande. »

            Celle-là, faut l’encadrer.

            Donc pour vous, quelles que soit les procédés de manipulation mis en oeuvre dans le film, tant que ça va dans le sens de vos idées, c’est bon, c’est pas de la propagande!

            « Le rapport? on fait mine de traiter d’un sujet de fond, et on ne montre que des jolies jeunes filles dénudées et pas farouches. »

            Pour commencer, je ne vois pas le problème qu’il y’a à montrer de jolies filles dénudées.

            Ensuite, il y’a plein de raisons de refuser de voir un film, « j’ai vu l’affiche, je me suis fait tout le film tout seul dans ma tête et je sais que c’est de la merde » n’en fait pas partie.

            • Il n’y a pas de problème pour moi à regarder des jolies filles dénudées, mais il ne faut pas s’arrêter à un morceau de phrase. Mon propos était que si un film, comme l’exemple cité plus haut, ne fait que montrer un peu de peau nue… Autant voir un film qui se classe vraiment dans la catégorie. Quand on sait comment fonctionne l’industrie du cinéma dans notre pays, ça fait un peu mal. Et oui, il y a malheureusement beaucoup de films qui ne m’ont laissé aucune surprise, car tout était dans la bande annonce, notamment des productions françaises. Allez, fais-moi plaisir, comme tu as l’air de m’en vouloir, dis-moi que je m’adonne au fameux french bashing, et sors de ce corps, Nono.

              L’encadrer? Rien que ça…

              J’aime l’idée de liberté, veuillez m’en excuser, et pardonnez que je puisse être irrité de vivre dans un pays dans lequel le refrain est toujours, toujours le même. Ca ne vous interpelle pas plus que ça qu’on tape tout le temps sur les mêmes?…

              Et en plus vous aimeriez me faire dire que la propagande n’est bonne que si elle va dans mon sens? Vous connaissez des cas de propagande pour la liberté? Ne voyez-vous pas la contradiction intrinsèque dans cette phrase? On peut aussi courir après les extrémistes libéraux tant qu’on y est.

            • « Ensuite, il y’a plein de raisons de refuser de voir un film, « j’ai vu l’affiche, je me suis fait tout le film tout seul dans ma tête et je sais que c’est de la merde » n’en fait pas partie. »

              J’aime beaucoup ta propension à la tolérance 🙂

              Peux-tu me faire une liste, à l’occasion, des raisons décrétées par toi valables pour ne pas se déplacer jusqu’à une salle de cinéma?

              Et je ne « refuse » pas de voir ce film. Personne, pour l’instant, ne m’y oblige. Il me tente moyen, c’est tout. Si j’ai le droit de ne pas être tenté bien sûr.

            • Vous voyez messieurs, votre discussion répond à ma question sur la critique de film, ça me trottait dans la tête depuis un moment.
              Si j’avais fait une critique en décortiquant plan par plan, truc étoffé, avec des bas de page, des citations et des références bien-pensantes, littéraires, au lieu de de proposer un début de réflexion, certes à partir de mon ressenti, est-ce que vous seriez allé plus loin que la BA et l’affiche ou le titre??
              non, votre avis étant déjà fait, vous ne seriez pas pour autant allés le voir d’autant plus que vous ne semblez pas sensible à l’influence et aux arguments des autres. En plus à 2 ou 3 mots près vous dites la même chose.
              Du coup, je ne l’ai pas écrite pour vous mais pour ceux qui éveillent leur curiosité ( quitte ne pas aimer le film).

            • « Allez, fais-moi plaisir, comme tu as l’air de m’en vouloir, dis-moi que je m’adonne au fameux french bashing »

              J’ai tendance à considérer le french bashing comme un devoir moral, quand on parle cinéma.

              « Et en plus vous aimeriez me faire dire que la propagande n’est bonne que si elle va dans mon sens? »

              C’était le sens de votre phrase.

              « Vous connaissez des cas de propagande pour la liberté? Ne voyez-vous pas la contradiction intrinsèque dans cette phrase? On peut aussi courir après les extrémistes libéraux tant qu’on y est. »

              Si, justement, c’est pour ça que votre phrase m’a surpris.

  • Qui voudra pleinement apprécier la profondeur de cet article comparera cette phrase « Kim Chapiron filme avec élégance, délicatesse » avec cette bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=1lJPuP28YTs

    Sérieux, Bénédicte, la culture cinématographique, c’est un truc qui se travaille. C’est vraiment une culture. Avoir vu Sex and the City et avoir trouvé ça bien ne suffit pas. Être une fille non plus. Être libérale non plus.

    On a le sentiment que vous avez découvert le cinéma hier, que vous avez vu trois comédies romantiques dans la nuit, et que vous pensez avoir fait le tour du problème. C’est pas ça, la critique de cinéma. Ça ne commence pas par « et me voici repartie, avec la même copine ». Ça ne se finit pas par « qui nous a valu un deuxième commentaire ». On est pas votre copine. On est des lecteurs. On veut votre intelligence et votre talent, pas votre candeur.

    • +10.
      Je ne peux pas développer davantage ce commentaire sans paraître agressive, et ce n’est pas mon souhait ; mais il y a, au minimum, D’ENORMES efforts à faire sur la qualité de ces critiques ciné.

    • Ma culture est ce qu’elle est, sûrement limitée. C’est agréable de savoir que vous pensiez que j’ai du talent et que je sois une fille intelligente mais peut être pas. Ma candeur est peut être mon intelligence ou peut être que j’attends aussi que les commentaires soient d’une plus grande intelligence pour montrer mon talent et mon esprit.
      Si vous avez envie d’être agressif pourquoi vous en privez? Ça ne me dérange pas. Parce que je traite les choses différemment? Et puis, il y a déjà eu des commentaires assez virulents à mon égard ici! Mais merci d’avoir pris le temps de le lire 🙂

      • En effet, vous ne donnez pas l’impression de connaitre bien le cinéma. Votre article doit donc être pris pour ce qu’il est, un avis sur un film, et non une critique en règle sur celui-ci.

        Rien de mal la-dedans de mon point de vue, mais je m’attend à ce qu’une critique ciné aille un peu plus en profondeur. Dire que la réal est bien, c’est un peu court. De la même manière, pointer l’amour comme thème du film, c’est bien, mais on aurait aimer savoir comment ça s’articule avec le sujet, ou de quelle manière le cheminement des personnages permet de le dégager, par exemple.

        C’est ce qu’on attend d’une critique. Cet article n’en est pas une, du coup on va voir gueuler ceux qui ne sont pas capables de le voir pour ce qu’il est (et ceux qui remettent en cause certains choix éditoriaux de ce site..

      • Et bien je vais vous dire que cet article répond exactement à ce que j’attends d’une critique. Susciter le débat et l’envie de voir ou pas le film.

        Ce type de film entretien la culture du viol et semble être une banalisation cachée de la prostitution. Il entretient le mythe du consentement amoureux entre F/h, la marchandisation de la femme. Bref du patriarcat encore et encore.

        J’irai pas mettre un centime mais je targuerai volontiers les affiches 😉

    • J’avais rarement lu un commentaire d’une telle condescendance, j’avoue que je suis impressionné.

      • @arno: Le mien de commentaire?
        @ moi: oui un avis, j’aime le cinéma, j’en connais peu de chose sûrement, j’ai une manière particulière d’appréhender les choses, j’en ai conscience, mais c’est un parti pris de ne pas plus développer, chacun avec ce que je dis peut éveiller ou non sa curiosité, ses neurones.
        @ pascal: je regarderais donc Mystic River…

        • « @ pascal: je regarderais donc Mystic River… »

          Ah, cool. Tu vas faire un grand bond dans l’hyper-espace. 🙂

          • Disons que Mystic River est l’archétype du bon film. Tout est nickel, de la première seconde à la dernière. C’est un peu comme Molière pour le théâtre comique, disons.

        • Pas de problème pour moi, même si je reste un peu sur ma faim quand je lis ce genre d’article.

  • Ca fait un moment que je me suis fait la réflexion suivante. Historiquement, pour avoir accès au sexe, les hommes avaient deux solutions : le mariage ou le recours à la prostitution. Par conséquent, les femmes qui donnent accès au sexe sans poser la condition du mariage jouent objectivement un rôle de prostitués.

    • « Historiquement, pour avoir accès au sexe, les hommes avaient deux solutions : le mariage ou le recours à la prostitution »

      N’importe quoi. À toutes les époques, ça a baisé dans les granges, derrière les tentures, sous les charrettes, et parfois entre cousins, frères, sœurs, bonnes sœurs, etc. Ça fait des millénaires que l’humanité joue au docteur hors mariage, et voilà que la génération qui a découvert le canard vibrant croit avoir découvert la sexualité libre. Sachez, chère amie, que notre époque est une des plus coincées sexuellement de tous les temps.

      Je n’en suis pas moins favorable à la fidélité et au mariage. Mais faut pas prendre les générations passées pour des martyrs hormonaux. Ça baise, homo sapiens.

      • Poncifs habituels, fondés sur l’incapacité à imaginer que des hommes aient pu être moins obsédés par le sexe et pervertis que nous ne le sommes aujourd’hui.

        Vous confondez des phénomènes qui ont existé, autrefois, en petites proportions et des comportements qui sont devenus la norme. Il y a probablement eu inversion des proportions 5% de fornicateurs, à l’époque, contre 95% aujourd’hui. Désormais, 85% des femmes de 25 ans peuvent, sur la base de faits objectifs, être désignées comme « suceuse de bites ». Vous croyez que c’était le cas au XVe siècle ? Si oui, cela en dit plus long sur vous que sur les mœurs sexuelles de cette époque.

        • Mais vous n’y connaissez rien. C’est effrayant. Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire des mœurs, quand même.

        • Vous plaisantez j’espère, nous sommes dans une société très chaste en comparaison d’auparavant. Faites donc un tour il y a plusieurs siècles où les maladies sexuellement transmissibles était bénignes, le recours aux bordels tant par les maris que par les jeunes garçons (ainsi que les ecclésiastiques !) était courant… Dernier point : des techniques de contraception plus artisanales les unes que les autres étaient légions, et je ne parlerais pas des avortements. Tout est très documenté à ce sujet. Bref, si auparavant le sexe était destiné à la reproduction ça se saurait.

      • « Ça baise, homo sapiens. »

        Traduction : nous sommes des animaux, c’est normal que l’on copule comme des animaux.

        Ce constat qui se veut réaliste et intelligent est en réalité d’une rare bêtise. Il essaye de nous faire croire que les pratiques « sexuelles » humaines contemporaines ont quelque chose à voir avec la reproduction. Elle est bien bonne ! On se suce les parties génitales et on s’encule (tenez vous au courant) pour se reproduire, peut-être ? Et même sans ça, il n’y a probablement pas plus d’un rapport sexuel sur mille qui ait pour finalité d’avoir des enfants.
        Donc franchement l’argument naturaliste à base « d’homo sapiens » pour tenter de justifier la foire « sexuelle » à laquelle nous assistons, est risible.

        • Changez de drogue.

          • Le problème posé par Kolia n’est pas de savoir si ça forniquait autrefois plus que maintenant, mais la nature des pratiques sexuelles. Kolia, faut pas être coincé(e) comme ça, même en admettant qu’autrefois on suçait ou enculait moins qu’aujourd’hui, sucer et enculer restent des pratiques sexuelles. Si vous vous interdisez de coucher hors mariage et seulement dans la position du missionnaire (et dans le noir en gardant ses habits), libre à vous, je ne vous juge pas, mais si d’autres veulent sucer et sodomiser, ça n’en fait pas pour autant des dépravés. Et ça ne fait pas non plus des hommes et des femmes d’autrefois des êtres chastes et vertueux…

            • Vous vous méprenez, je suis beaucoup plus ouvert et tolérant que vous ne le croyez. Je n’ai aucun problème avec les gens qui aiment le caca, je leur demande juste de ne pas éclabousser les autres.
              Vous pouvez tourner le problème dans tous les sens, mais nous sommes bel et bien des dépravés, et autrefois, en comparaison, ils étaient vertueux. Il faut regarder la réalité en face. Il ne faut pas nous faire passer de la merde pour du gâteau au chocolat. En tout cas, ça ne prend pas avec moi, mon odorat fonctionne bien.

            • Avant de donner des leçons de pudeur vous pourriez au moins commencer par refréner votre propre vulgarité.

            • Arno,

              Pardonnez-moi, je n’aime sincèrement pas ce registre, mais quand il s’agit de décrire le contenu d’une fosse septique, je ne vois pas comment faire autrement.

        • Kolia Karamazov: « l’argument naturaliste à base « d’homo sapiens » pour tenter de justifier la foire « sexuelle » à laquelle nous assistons, est risible. »

          Nous somme une espèce comme les bonobos et bien d’autres qui aime bien « baiser » par plaisir, la pulsion n’a rien à voir avec un désir de reproduction ce n’était pas du tout l’argument de Pascal vous pouvez remiser votre jugement.

          Quant à la « foire sexuelle », nous avons accès à bien plus d’informations par internet, on ne baise pas forcément plus mais ça s’affiche beaucoup.

          • Exact. Ce qu’on a perdu par rapport à d’autres siècles, ce n’est pas tant un genre de pureté ou d’innocence, mais une certaine forme de pudeur.

            Nos sociétés sont peut-être touchées par la misère sexuelle, en revanche, elles sont devenues le paradis des voyeurs.

            • Je ne sais pas si vous ignorez la réalité de la « sexualité » contemporaine, ou si vous vous voilez la face, mais vous passez complètement à côté du grand mouvement de perversion sexuelle qui est en cours. Il prend sûrement ses racines dans les siècles passés, mais il s’est fortement accéléré au cours des dernières décennies. Si je devais le décrire de façon très brève, je dirais qu’il a consisté en l’adoption, par la masse des gens, de pratiques « sexuelles » homosexuelles. Pas besoin de vous faire un dessin, elles ont déjà été suffisamment citées dans les autres commentaires.

            • Kolia Karamazov : « mais vous passez complètement à côté du grand mouvement de perversion sexuelle qui est en cours. »

              Historiquement dans les campagnes les poules mais aussi toute sorte d’animaux tenaient lieu souvent de premier partenaire sexuel quand un proche ou un parent ne s’en était pas déjà chargé du fait de la promiscuité. (même pièce, voir même grand lit). Si les religions ce sont beaucoup attaquée à la sodomie et autres « perversions » c’est parce que c’était un contraceptif bien pratique dans les tas de foins, granges. Ça baisait à qui mieux mieux.

              Nous avons plus d’opportunités, certaines pratiques ont augmentées, mais au moins on ne baise plus avec les poules, beaucoup moins avec nos gamins et on demande poliment en faisant attention au partenaire.

              J’ai tendance à penser, contrairement à vous que c’est moralement une nette amélioration.

            • Nr croyant pas au progrès moral, je pense que nous sommes tout aussi sexuellement forcenés que nos ancêtres. La différence est que nous sommes confrontés à une morale sexuelle complètement délirante, qui s’exprime aussi bien dans les sites d’infidélité sur Internet que dans l’activisme des drag-queens. Tout ce que la morale réprouvait, la post-modernité le promeut. Nous n’avons changé, mais notre droit à la décadence secrète est devenu un devoir exhibitionniste. Là, le bât blesse.

            • Pascal: « Nr croyant pas au progrès moral »

              C’est une notion patinoire effectivement, mais demander et obtenir la permission avant de se servir dans le domaine en est un selon moi. On pourrait plutôt, si la notion dérange, parler d’avancée des droits fondamentaux dont ne bénéficiaient pas les femmes et enfants au même titre qu’aujourd’hui.

            • @IImryn

              Ainsi la zoophilie et l’inceste étaient monnaie courante.
              Plutôt que ce long commentaire laborieux, vous auriez du écrire « Je suis un crétin », vous auriez dit la même chose en moins de mots.

              @Pascal

              Vous semblez ignorer que la perversion n’est pas un état, mais un processus. Il y a bien un processus de perversion à l’œuvre. Comme je l’ai déjà souligné, des pratiques issues de la « communauté » homosexuelle, qui étaient très minoritaires dans les couples hétéro il y a quelques décennies, sont devenues standards. Par ailleurs, vous ne l’avez peut-être pas constaté par vous même, mais la pornographie disponible sur internet a évolué au fil des ans. Cette évolution témoigne du fait que les populations occidentales sont emportées par un mouvement de perversion très inquiétant.

            • Kolia Karamazov: « Plutôt que ce long commentaire laborieux, vous auriez du écrire « Je suis un crétin »

              Je vais plutôt écrire que vous êtes une ignorante puritaine qui vit dans un passé fictif peuplé de gentilles licornes et d’anges asexués.

              Forcément, le présent détonne un peu vu depuis votre joli nuage.

          • « Nous somme une espèce comme les bonobos »

            Tout à fait, la conversation que nous avons en ce moment le prouve.

            « Quant à la « foire sexuelle », nous avons accès à bien plus d’informations par internet, on ne baise pas forcément plus mais ça s’affiche beaucoup. »

            Vous avez raison, je me suis laissé piéger par une distorsion de la réalité causée par internet. En fait rien n’a changé. C’est pour ça que dans les années soixante, lors des cours d’éducation sexuelle, les enfants de dix ans demandaient si les œufs de la maman ont une coquille, et que désormais ils demandent ce qu’est une « bouche à pipe ». Dixit une éducatrice qui était en toute fin de carrière dans les années 2000 et qui avait vu l’évolution se dérouler, sous ses yeux, pendant quatre décennies.

            • Pourquoi cette fixation sur la fellation ? Ça vous évoque l’homosexualité, la fellation ?

            • Par rapport aux autres grands singes, Chimpanzés, bonobos, gorilles, etc … et la démographie est là pour le prouver, l’homme est un excité (relire « le singe nu » de Desmond Morris). Pour les derniers siècles et les temps modernes, Robert Muchembled est un bon auteur/histo.rien (« L’orgasme et l’Occident: Une histoire du plaisir du XVIe siècle à nos jours, Paris, Le Seuil, 2005. »)

      • « Je n’en suis pas moins favorable à la fidélité et au mariage. »

        Dans le genre, rattrapage aux branches, c’est du pur bonobo… et quand on connait les moeurs de ces derniers… 😉

        • Pourquoi rattrapage aux branches ? Non, c’est comme ça. On peut constater la nature humaine sans s’indigner, avec même bienveillance, et s’efforcer de la contraindre pour soi-même.

      • Nous sommes bien au contraire dans l’ère de la pornographie partout tout le temps.

      • OK, le code Napoléon est passé par là, un code corse, méditerranéen!

  • Rien de nouveau a la lecture de cet article, mais bien d’en parler, avec les images d’aujourd’hui. Ce sont les images qui changent, pour capter une population plus large.
    Intéressant, a part le fait de mettre Centrale dans les écoles de commerce, dans les premiers paragraphes, ça casse un peu l’article.

  • Bénédicte a réussi son coup : elle voulait qu’on parle de cul. Elle fait une étude ethnologique sur la sexualité des lecteurs de Aayn Rand.

    • Vous voyez que vous comprenez mon intelligence ( faire parler les gens plus intelligents que moi), ahah 🙂
      Bon, pour vous faire plaisir, je vous dédicacerais un article plus « conventionnel », dans les jours à venir!
      PS: Les lecteurs qui veulent bien commenter plus que de Ayn Rand!

      • Mais je ne doute pas de votre intelligence, chère amie. Vous n’avez certainement pas été sélectionnée par Contrepoints par hasard. Simplement, je suis une vieille chose attachée au classicisme de l’expression, à la rigueur de la description, à la volonté de servir la vérité sur un plateau d’argent. Vous avez une belle marge de progression. 🙂

        Ne me dédicacez rien. Bossez pour le réel, lui seul en vaut la peine.

        • Par intelligence lié au conventionnalisme j’entends cultivé en fait, je précise. Ben j’ai été sélectionné pour mon magnétisme nan? Je suis très heureuse d’être une élue dans ce cas!
          Mais je ne comprends pas de quoi vous parlez. Par exemple, une amie me faisait apprendre mes cours ( elle est très douée en restitution) et moi je lui faisais réfléchir sur nos cours, vous, vous préférez pas de réflexion, la dissert attendue pour avoir une bonne note? Ma meilleure amie en gros 😉

    • victoria.melville
      7 avril 2014 at 19 h 22 min

      C’est vraiment consternant de brasser autant d’air.

    • Ayn.

      Je vois pas ce que vous avez contre Ayn Rand qui est une des plus grande philosophe que le monde libéral ait connu !

  • Bon. Encore un film (français) « élégant et délicat » que je n’irai pas voir.

  • Pas vu ce film, et je n’irai pas le voir.
    Pour enseigner parfois à cette « crême de la crême », je crois que le brave cinéaste est totalement à coté de ses pompes dès le début de l’affiche : « ils ne respectent aucune loi, sauf celle du marché ». Ça a pu être vrai il y a longtemps mais aujourd’hui, il n’y a pas plus politiquement correct et « bien pensant » en matière d’économie ou du reste qu’un étudiant de business school français. Ils sont obsédés par la norme, la régulation, la loi.
    « Le marché a tort », « le socialisme c’est bien », « la régulation c’est la solution ». Ils ont en plus un niveau en math (même ceux sortant de prépa, à quelques exceptions près) assez dramatique, et ne sont finalement que des « messieurs tout le monde » plus, avec très peu de recul, et peu de capacités à avoir des idées entrepreneuriales (ce qui est, ai-je bien compris, le nœud du film -pun intended).
    Par contre il est totalement vrai que le sexe est partout et au cœur de leurs préoccupations.

    L’évolution, sur les 20 dernières années c’est:
    – la baise à tout va c’était l’exception (bien vue, mais l’exception), maintenant c’est la norme.
    – le niveau en maths et en langue (français et langues vivantes) a plongé dramatiquement
    – le « fond idéologique diffus » était plutôt libéral et méfiant par rapport aux lubies du moment sans être tellement « méprisant » (d’élite, finalement) il est devenu totalement socialiste et engagé dans les lubies du moment, et méprisant des moins bien lotis (élitiste relatif).

    Et cela vaut tant dans les « bonnes écoles de commerce » que dans les « bonnes écoles d’ingénieur ».

  • Les commentaires sont fermés.

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