Assistanat politique et pauvreté du discours

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Assistanat politique et pauvreté du discours

Publié le 6 avril 2014
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Oui, l’entretien permanent de l’assistanat à tous les niveaux de la République ne réduit pas la pauvreté, il la conforte. Pétri de bonnes intentions, l’État-Providence crée le chômage, entretient l’assistanat et éradique méticuleusement toute envie de charité spontanée.

En effet, le chômage, corrélé à l’excitation législative et fiscale autour du travail, du capital et des contrats tant individuels que commerciaux, est notamment la résultante de cette idée que l’État pourrait protéger l’emploi, inciter à sa création voire le créer directement, même si les faits, têtus, refusent de coller à cette utopie lénifiante. Depuis 40 années, l’augmentation de l’intervention de l’État dans tous ces domaines s’est faite en parallèle à une augmentation du nombre de chômeurs, de la durée moyenne de chômage, de la précarisation de tous les salariés, d’un tassement des salaires, et d’un accroissement des inégalités. Quand bien même, les citoyens redemandent de cet assistanat et de ces protections étatiques toujours plus nombreuses.

Et outre cet effet direct, un effet indirect se dégage nettement : les Français, conscients d’abandonner une part de plus en plus importante de leur pouvoir d’achat pour ce filet de sauvegarde étatique, se détournent des moyens traditionnels de la charité directe : l’État prend déjà tant pour aider tout le monde que chacun ne se sent plus ce devoir moral d’aider son prochain, l’État-Providence s’en chargera bien !

pawel kuczynski - oppression fiscale

Oui, l’assistanat étatique est une gangrène. Mais il y a un domaine que l’assistanat a pourri au-delà de tout ce qu’on peut imaginer : celui de la politique.

Il faut en effet se rendre à l’évidence : ce qui est vrai au niveau social l’est aussi au niveau intellectuel. L’assistanat a perverti le corps social en le baignant dans une fausse impression de sécurité, en lui retirant tout goût du risque et toute lucidité face à la vie réelle. Il en est allé de même au niveau politique et si l’assistanat social entraîne l’appauvrissement des Français, l’assistanat politique entraîne l’appauvrissement, dramatique, des pensées des politiciens, de leurs discours et, par voie de conséquence, de leur valeur en général.

Et quelques minutes de réflexion permettent de bien se rendre compte de cette réalité impossible à cacher. Prenez la cohorte d’assistants, de cabinétards et autres aides de camp froufroutant autour des politiciens : aidant chaque minute le sénateur, le député, le maire ou le ministre, ce staff virevoltant aura réussi à retirer toute nécessité d’apprentissage et d’appropriation d’un sujet par l’homme public qui, dès lors, ne maîtrise plus son sujet et se satisfait de slogans, de contes, de fables et d’éléments de langage préparés longtemps à l’avance, répétés et enregistrés quasi mécaniquement. Rares sont alors les politiciens qui ont une connaissance intime du sujet qu’on aborde : il n’y a plus que concepts creux et phrases toutes faites.

L’assistanat va plus loin puisqu’il retient ces politiciens loin de la vie réelle : cocoonés délicatement par leur équipe de communication ou de campagne, par leurs spin-doctors, ou par leurs cabinets qui s’empressent d’aplanir toute difficulté, les politiciens ne connaissent plus rien de la vie concrète et pratique. Combien, ainsi, sauraient remplir seuls une feuille d’impôt, un contrat de travail pour une nounou, ou faire les courses et donc dépenser le juste prix pour des biens de consommation courante ? Depuis combien de temps un député ou un sénateur s’est-il éloigné du salaire médian français (1700 €) ? Comment expliquer que le ticket de métro est un objet mal identifié et dont le prix leur est inconnu ? Comment comprendre réellement le problème des transports en ville lorsqu’on se déplace toujours en voiture avec chauffeur et escorte ?

Cet assistanat ne s’arrête pas à leur équipe et aux courtisans qui les entourent : le même mécanisme est à l’œuvre lorsque les médias, qui dépendent ultimement de ces politiciens pour survivre grâce aux subventions, leur ouvrent leurs porte-voix. Devenus comme des enfants centre d’une attention permanente, les politiciens s’estiment être réellement l’alpha et l’oméga du monde qui les entoure alors qu’ils n’en sont que mouche du coche ; mais personne n’ose les défier : questions préparées, discours rodés, médias complaisants, journalistes aux ordres, l’assistanat continue aussi sur ce terrain.

Le bilan est catastrophique : les discours roulent sur des éléments balisés, répétés, connus. La personnalité propre de chaque politicien s’efface pour laisser place à un boniment parfaitement rodé, neutre et dont la teneur en vitamines et en oligo-éléments est toujours plus pauvre. Les politiques menées et préconisées sont de moins en moins novatrices, risquées ou couillues : comme on a cocooné les politiciens sans retenue, la prise de risque leur est impensable ; d’une part, ils ne veulent pas abandonner ce qui est connu et douillet, et d’autre part, ils ne savent même plus ce que risque veut dire, puisque celui-ci a été gommé de leur paysage. Tout juste s’en rappellent-ils le sens vaguement à chaque échéance électorale, et encore : le cumul des mandats amortit bien des appréhensions !

assistanat, première entreprise de France

La conclusion est sans appel : l’assistanat a aussi gangréné la politique française. Le député, le sénateur, le maire de grande ville, le ministre, le secrétaire d’état, … tous n’ont plus ce lien charnel avec la réalité et la prise de risque qui assure un discours en phase avec cette partie du peuple qui, elle, paye pour cette assistance permanente. Il faut en revenir à des politiciens bio, sans édulcorants, sans injection massive d’antibiotiques, des politiciens pas élevés en batterie, mais en plein air, pas des édiles hors-sol.

Et pour cela, leur cour (communicants, assistance, cabinets) doit se réduire au maximum. Une idée serait de la payer sur les deniers des politiciens. Gageons qu’une telle mesure ramènerait nos élus à la fois à la rude réalité du terrain et à une saine conception de ce que sont des dépenses raisonnables et maîtrisées.
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Ce billet a servi de chronique pour Les Enquêtes du Contribuable
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  • Une autre solution : un désherbant TOTAL actif jusque dans la racine pour une lutte efficace contre les mauvaises herbes.

  • Très juste. L’assistanat est, de fait, une nationalisation des individus. Ils deviennent des fonctionnaires clandestins. C’est un phénomène qui n’a pas été assez étudié, car ses conséquences psychologiques, comportementales, sont considérables. Comment se comporte un homme qui est soumis à l’État sans pouvoir l’admettre officiellement ? On voit d’étranges phénomènes apparaître. Comme, par exemple, des artistes financièrement robotisés par le secteur public, et qui passent leurs vies entières à pondre des œuvres dénonçant la robotisation financière dans le secteur privé. Ces fonctionnaires clandestins vivent dans une névrose permanente. On parle volontiers de parasitisme et d’hypocrisie, mais je crois qu’il y a là un genre de maladie mentale, de haine de soi qui dégénère en haine de la réalité. L’État ne se contente pas de détruire la réalité. Il se charge des âmes, aussi.

    • « L’assistanat est, de fait, une nationalisation des individus. Ils deviennent des fonctionnaires clandestins. »

      Phrase et constat choc qui font froid dans le dos par leur réalisme.

      « C’est un phénomène qui n’a pas été assez étudié, car ses conséquences psychologiques, comportementales, sont considérables. »

      Logique, vous en êtes l’inventeur. Cette idée me trottait dans la tête depuis fort longtemps – je l’avais développé dans le champ de l’assurance obligatoire qui détruisait la notion de risque dans la vie, donc l’appétit de vivre et de créer, d’inventer, de découvrir – mais vous l’avez formalisée comme jamais je ne l’ai lu avant vous. Développez en le concept. il est magistral et central et explique le fabuleux article qui l’a suggéré, car tous, à plus ou moins forte dose, sommes atteint par cette maladie de l’assistanat généralisé, qui aboutit toujours aux plus grandes lâchetés, à la division du travail (Taylorisme intégral recyclé par les nazis) qui a fait dire lors du Procès de Nuremberg que celui qui appuyait sur les bouton des chambres à gaz n’était qu’un exécutant et non un exécuteur. Toutes ces société s de l’assistanat aboutissent en toute logique à la totale déresponsablilisation de tous les process de décision et du libre arbitre. On accuse alors le libéralisme, car il est la zone intellectuelle de survie des esprits libres et libéraux qui ne veulent pas être enfermés dans les chapes de béton du socialisme étatique. On traite les libéraux et les hommes libres de fous, on les vilipende, on les ostracisme, on les pourchasse, on rend impossible leur vie en leur menant une guerre fiscale impitoyable (Dieudonné…) alors que les moeurs de l’asile psychiatrique règlent avec ses médicaments, ses drogues et ses contes pour enfants (du pain et des jeux en prime) les rapports humains de la zone des zombies (Soleil Vert, La Planète des Singes, etc…).

      • « En pardonnAnt ce qui »

      • Oups…je suis 100% d’accord avec vous.

        Je pense qu’il faut avoir un peu de folie, et savoir se mettre en valeur absolue pour appliquer ce que vous préconiser. Pour moi, ça le fait !

      • Je partage en tout point votre assertion magnifique « À délaisser pour un moment les calculs de retraite et de chômage, et à se pencher sur les calculs de l’Être et du Néant. Je crois sincèrement qu’économiquement, nous savons tout ce qu’il y a à savoir. Tandis que métaphysiquement, presque tout reste à découvrir. »

        Néanmoins j’y mets un bémol parce que, comme chrétien de philosophie, je milite et je sais (ce n’est pas qu’une phrase ou un espoir) qu’il reste une flamme de vie et de liberté en tout homme. Certes le système collectiviste l’étouffe et écrase la volonté d’être. Mais même chez un collectiviste, cette volonté, de profiteur de la nomenklatura, n’est qu’un moyen pour obtenir cette liberté, aux dépends des autres. Voyez l’attitude des cumulards de fonctions, de postes et de traitements dans la nomenklatura. N’est-elle pas issue de la volonté de préempter l’Euromillions de l’Etatisme. L’étatisme est partout, même à la Française des Jeux, qui est quand même comme le Loto, une belle invention de l’Etat central et des ministères des finances de tout temps. L’étatiste sait aussi que la poursuite du bonheur et de la liberté passe par le fric, bien qu’il en dénie le besoin à la populace en récoltant le plus largement possible et en semant à petit grain après avoir spolié une partie du magot pour ses besoins personnels de plus en plus étendus.

        Là où vous avez raison, c’est que le libre arbitre et la poursuite du bonheur ont été totalement évacués de la sphère du choix personnel. Aux USA, lors de la rédaction de la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 et celle de la Constitution, le législateur a bien insisté pour mentionner « le droit à la recherche du bonheur » en opposition à l’idéal communiste issu de la Révolution Française qui veut l’imposer par décret. Regardez comment, dans le système collectiviste, on pratique ses congés (EDF et ses 400 millions d’€ réservés à son CE, ses temps et lieux de vacances organisés, soit disant pour démocratiser les congés que seuls les riches pourraient se payer…) ! Il est choquant de vouloir organiser les « vacances » par le système, alors que ce terme signifie le droit à la liberté hors du système pour respirer pendant quelques courtes périodes chaque année. Les calculs des libéraux sur la retraite, la sécurité sociale libérale, l’assurance chômage privée sont alors les premier pas pour reprendre ces libertés perdues. Les premiers maillons de l’esclavagisme à faire sauter. Le libéral n’est pas collectif puisqu’il pense d’abord à sa survie personnelle, il dit « courage fuyons » pendant que la masse s’engouffre dans le tunnel de la dépendance, de la dé responsabilisation, de la décérébration, précurseur en ces sociétés du laxisme et de la procrastination, donc du totalitarisme comme réponse. .

        Malgré tout, même chez le zombie subsiste cette petite flamme qui n’a besoin que d’un petit espoir pour faire sauter le verrou général des grilles de la prison mentale. Mais il faut pour cela des exemples de déraison, de liberté vécue, de courage assumé. Je vois cet espoir en France dans le succès médiatique qu’ont les activités de liberté, de courses vers les sommets et au large, de sports extrêmes et d’activités de plein air, qui sont suivies par des millions de gens, par le fait que nous sommes un des peuples les plus voyageurs et les plus aventuriers, ce qui suscite de grandes et nombreuses vocations, par le fait que de plus en plus de citadins commencent à fuir les grands centres concentrationnaires que sont les mégalopoles. On comprend ce fait notoire par l’irrespirabilité de l’air vicié socialiste comme l’est celui de la grande ville. Je le vois aussi dans ce désir de la jeunesse actuelle de s’affranchir des règles de cette société horrible, tentaculaire, concentrationnaire, liberticide, dont ils ne veulent pas en se prononçant à plus de 50% vouloir partir travailler à l’étranger à la fin de leurs études. Je les appuie de toutes mes forces, ce que j’ai fait avec mes fils. Quand ce pays aura compris que la mentalité de son Etat fait fuir les gens, le jeunes et les moins jeunes, il pourra (peut-être) se réformer. Moi je ne crois plus à la réforme de la France, je ne crois plus qu’à la sortie de crise par le chaos. Qui est aussi le mécanisme unique et historique de transformation de notre pays.

        En tout cas, la génération des politiciens actuels (la totalité des énarques et son peuple de rémoras) est à mettre totalement à la poubelle. Ils sont les fossoyeurs de la France et de son esprit naturel de liberté et d’indépendance d’esprit, de créativité tous azimuts. Le mal n’est pas dans l’esprit des Français qui se désolidarisent de plus en masse en plus de leurs soi-disantes « élites » à l’esprit mesquin et étroit, mais incapables individuellement d’excellence sortis de leurs chères études, car la terre de France n’a pas changé et produit toujours les mêmes esprits brillants et inflexibles (Contrepoints en est le témoin permanent). Le mal est uniquement dans cette caste aux privilèges exorbitants, situation identique à la période pré révolutionnaire qui s’étend de 1710 à 1789 et aussi à l’ère délétère de Louis XIV (catastrophe de la révocation de l’Edit de Nantes) même si les historiens font remonter le mal français à la damnation du système royal par Jacques de Molay sur son bûcher en 1314 : « vous serez maudits jusqu’à la 19è génération ». Ce fut le cas. L’aristocratie actuelle au pouvoir subira le même sort que sa devancière en 1789. Il n’y a malheureusement pas d’autre issue à la crise du système français, à la crise métaphysique énorme que vous constatez comme nous tous.

        • Je ne sais pas comment ça va tourner. Je me contente de suivre l’avis du Vatican : le nouveau monstre totalitaire planétaire, c’est le relativisme. Mais quelle forme il va prendre exactement, mystère. Je parie pour l’eugénisme.

          • L’eugénisme, l’URSS s’y s’est essayée, les nazis aussi… La technique, le projet global ou individuel sont consubstantiels des sociétés totalitaires. Déjà chez nous par le test de dépistage prénatal non obligatoire (pour combien de temps ?), les trisomiques sont éliminés de notre monde aseptisé, sauf chez les cathos, qui en prennent le risque ! Quant au relativisme, il est terrible, évidemment. Mais il est compensé par la culture bio qui revient aux fondamentaux des chasseurs cueilleurs et les survivalistes recyclant quant à eux les phantasmes d’autonomie dans la nature, avec plus ou moins de succès, mais la tendance est là. Chassez le naturel, il revient au galop !

          • L’élimination physique, par centaines de millions, des enfants « en trop », et ce dans la plus parfaite ambiance humanitaire, est en effet un spectacle complément délirant. Par centaines de millions.

  • Quand on entend ce matin, MLP parler «d’extremisme libéral» pour qualifier la politique à venir de Valls, on ne peut s’empêcher de visualiser un énorme facepalm et de se dire, qu »en effet, le discours politique s’est considérablement appauvri. Il ne sert plus qu » à plonger les Français apeurés dans le pathos, et à les faire trembler dans les chaumières.

    • La bolchévisation du programme économique du FN est un des événements politiques les plus importants de la décennie, sinon le plus important. On a tort d’en parler de manière sarcastique, car il enferme la politique française dans un étau complètement inédit. Qu’il s’avère électoralement efficace est une catastrophe majeure.

      • Bonjour,
        J’apprécie beaucoup de vous relire.
        Aurons nous la chance bientôt de pouvoir partager de nouveaux articles.
        Grâce à vous j’ai découvert Alain Besançon à travers « les origines intellectuelles du léninisme ». Pour le lire, j’ai dû me munir d’un dictionnaire en permanence, mais cela a été très enrichissant.
        Livre d’actualité d’ailleurs.

      • « Sa démonstration en fer à cheval montrait alors que l’extrême gauche et l’extrême droite étaient plus proches en fait qu’elles ne l’étaient du centre.  »

        Aucun doute là-dessus, cher ami ! Toute l’histoire du XXème siècle en fournit la démonstration.

  • L’assistanat à castré les Français.

    • Non c’est pire qu’une castration. C’est une lobotomisation, façon orange mécanique, brazil.

      Après étude de mon secteur autour de chez moi, j’ai constaté qu’il y avait un développement rampant d’associations, d’entreprises sociales.

      Cette une mutation profonde de nos valeurs qui se passent devant nos yeux. Personne ne réagit.
      Pourtant les dommages collatéraux sont immenses. Le travail et sa valeur est complétement détruite.

      L’idéologie du travail, le but, l’essence même de travailler pour gagner de l’argent est détruite.

      Ne reste que des zombies socialistes qui n’aiment pas leur travail, se sentent vides. Inutiles. Gagnant juste de quoi acheter un café, un sandwich et un pack de bière. Merci le communisme.

      Le plus tragique de l’histoire est que ces entreprises répondent à un besoin. Détruisant la possibilité d’en tirer profit correctement, elles font une concurrence ignoble qui empêche le développement normal de l’économie: qu’elle soit locale ou nationale, voir même internationale.

      C’est juste ignoble et insupportable.

      Virons la poste, orange, renault, edf, sncf: pourquoi seraient ils protégés ?

  • Excellent billet, comme toujours. Merci.

  • La logique politique Française récompense l’incompétence.

    Pour preuve les ministres qui ont une caisse dans le rouge pour une ville ou un village, sont récompensés en étant placés à la tête du pays.

    Si ce pays n’est pas complétement débile, on se demande ce qu’il est.

  • En choisissant délibérément une politique sociale appauvrissant les riches au profit des pauvres (sans pour autant enrichir ces derniers dans une mesure pouvant les satisfaire) et en aggravant cette situation en accueillant toutes les misères du monde, avec un manque de discernement que seul peut expliquer l’idéologie romantico-compassionnelle régnante, la France a été l’un des pays ayant choisi, au détriment de tous, entre « plus de riches et moins de pauvres » et « plus de pauvres et moins de riches », la seconde option.
    Pour approfondir cette réaction : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

    • « … avec un manque de discernement que seul peut expliquer l’idéologie romantico-compassionnelle régnante, la France a été l’un des pays ayant choisi, au détriment de tous, entre « plus de riches et moins de pauvres » et « plus de pauvres et moins de riches », la seconde option. »

      Aucune idéologie de compassion romantique. Le seul but est de ratisser le plus grand nombre d’électeurs. Quant à votre seconde option, j’opte pour une troisième : tous plus pauvres, sauf les politiciens et leurs comparses (plus pour longtemps, les caisses étant pour ainsi dire vides), les riches eux s’en vont et ils ont bien raison.

    • Appauvrir les riches au proffit des pauvres, c’est la théorie.

      La réalité du socialisme n’est-elle pas plutot qu’elle appauvri les classes moyennes au proffit de personne.

      • C’est la théorie, oui, mais la pratique n’enrichit personne (sauf la maffia qui nous gouverne et ses sbires) et appauvrit tout le monde. Tout le monde, pas seulement les classes moyennes, même ceux qui ne payent pas d’impôts parce qu’étant sans revenus (RSA) ou ceux-ci étant trop faibles, sont taxés : TVA qu’ils augmentent quand bon leur semble.

  • Tout à fait juste.
    Intellectuellement, la France est dans une pauvritude absolue.
    A nous de remplir le vide duquel la nature a horreur.

  • Un correctif à l’assistanat généralisé est possible, mais il va faire HURLER des gens comme le FN jean-Luc Mélangeons (tout) :rool:
    Pour les élections des députés et des maires, seuls ne voteraient ceux qui paient des impôts , nets de subventions (la liste est longue dans les 2 cas …). On les laisserait voter uniquement pour le président (on n’est pas des méchants …), un produit d’appel afin de garder le gout de la démocratie. Au moins, il y aurait de la motivation pour payer des impôts …
    En peu de temps, tout au plus deux cycles, le pays se relèverait :mrgreen:

  • Juste une petite remarque.
    On avait appris il y a quelques mois qu’une ministre avait eu un cancer du sein et qu’elle avait continué de travailler, toussa, toussa. La classe médiatico-politique admirative nous avait fait la leçon. Hé oui ma bonne dame, mon bon Monsieur, on peut bosser avec un cancer bande de feignasses !
    Sauf que Madame la ministre avait des larbins de tous les côtés, payés par nos impôts, et que ses rendez-vous à l’hôpital lui était aménagés. J’avais trouvé vraiment dégueulasse de venir nous culpabiliser.

    • C’est l’exemplarité par la domesticité : On s’en sort bien mieux avec tout un tas de domestiques voyons !

  • le problême , comme cela à été souligné dans je ne sais plus quelle émission , c’est qu’il y a trop de gens qui bénéficie d’allocations diverses dans ce pays ; si not bon gouvernement s’attaquait à ce type de  » revenus  » , il craint la colère de ceux qui en sont les bénéficiaires ; descente dans les rues , voitures brulées , vitrines fracassées , etc ….or donc , not bon gouvernement va continué à pomper les revenus des uns pour engraisser les autres .jusqu’au jour ou……….

  • Nous voici donc passés de l’assistanat à la démographie, ce qui n’a au demeurant rien que de très normal puisque la surpopulation est le premier facteur de tous les maux de société que nous connaissons ; et ça n’est pas fini.
    Quant à confondre dénatalité avec eugénisme, il y en a qui racontent décidément n’importe quoi. Il y a toute de même une différence entre éliminer le vivant parce qu’il nous gêne et réfléchir avant de faire don de la vie à ce qui est promis à une existence indigne.
    Quoi qu’il en soit, les 250 000 êtres humains supplémentaires qui déferlent quotidiennement sur la planète, nous confrontent à une choix, entre moins procréer ou mourir plus nombreux. Que chacun y pense et assume en son âme et conscience.
    Pour approfondir cette réaction : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

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