Abstention : la pédagogie fonctionne

Vote élections urne (Crédits JaHoVil, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Les camps en présence sont aussi nuls les uns que les autres, et préférer l’un ou l’autre est le contraire de la lucidité.

Tout au long de la campagne électorale, la préférence de la plupart des auteurs et partenaires de notre site info, semble avoir été de recommander aux lecteurs l’option de ne pas se prononcer. Pour le moins, les appels à voter pour un camp plutôt qu’un autre ont brillé, ici, par leur rareté.

Il faut dire que, tragiquement, l’évolution de la France depuis 40 ans démontre plus qu’amplement que tous les camps ayant le droit de se présenter à l’élection, font toujours empirer la situation de notre cher et beau pays, et de ses régions, départements et villes, quand ils sont aux commandes. Il n’est qu’à voir l’évolution de la dépense publique, de la dette, du chômage, ou de la sécurité pour les habitants du pays, ou d’autres critères comme la réduction permanente de l’autonomie de déplacement, ou la mutliplication (paradoxalement anarchique) du nombre de lois, règles, décrets et autres. Comme le disait Tacite, plus un État est corrompu, plus il y a de lois.

Évolution du chômage depuis le gouvernement précédent.

 

Regardez tous ces indicateurs, et d’autres, et vous verrez facilement que les camps en présence sont aussi nuls les uns que les autres et que préférer l’un ou l’autre est le contraire de la lucidité.

Comme résultat, qui analyse sainement la situation peut difficilement recommander autre chose que de ne pas participer à donner à ces gens une quelconque légitimité en participant au vote. Principalement, c’est ce que nous avons pu constater sur Contrepoints.

Or, les faits nous donnent raison et nous pouvons voir que la pédagogie, contrairement à ce qui est souvent dit, d’ailleurs, fonctionne : comme nous avons pu l’observer au premier tour, si l’on tient bien compte de tous les électeurs, sans en dissimuler artificiellement, c’est-à-dire les non inscrits, les abstentionnistes, ceux qui ont voté blanc et nul, une franche majorité d’électeurs n’a apporté sa voix à aucun candidat, aucun parti, aucune liste.

Naturellement, le poids et le rôle de notre site ne doit pas être exagéré. Néanmoins, Contrepoints a été très isolé parmi la presse à expliquer le mérite de ne pas prendre part, et constatons que l’option que nous avons favorisée a rencontré plus de faveurs auprès des gens que celle recommandée par la masse énorme du reste de nos confrères.

N’oubliez pas, quand vous entendez les « résultats » officiels des élections, où est désormais la majorité dans notre pays meurtri : chez les gens qui ne donnent plus leur voix à ceux qui l’affaiblissent depuis quatre décennies, et qui prétendent nous diriger, principalement pour leur gain personnel et pléthorique.

Qui a dit que la pédagogie ne marchait pas ?