L’UMP est à 22,7%, le PS à 18,4%

Le nombre total d’électeurs est constitué des suffrages exprimés + les blancs et non-exprimés + les abstentions, + les non-inscrits.

Pour connaitre le résultat d’une élection, il faut voir le pourcentage d’électeurs ayant choisi chaque parti. Le nombre total d’électeurs est donc constitué des suffrages exprimés + les votes blancs et non-exprimés + les abstentions + les non-inscrits. Nous pouvons estimer les non-inscrits en soustrayant les inscrits à la population totale ayant le droit de vote.

Pour le premier tour des municipales de 2014, il faut donc inclure environ 10,5% de non inscrits, cette différence étant de 4,7 millions de personnes pour 44,6 millions d’inscrits, 38,6% d’abstentionnistes et 7% d’électeurs ayant voté blanc ou non-exprimé.

Les scores des principaux partis lors de ce premier tour sont donc :

Électeurs n’ayant voté pour aucun candidat : 51,3%
UMP : 22,7%
PS : 18,4%
FN : 2,3%
Autres : 5,3%
Sous forme graphique, voici à quoi ressemble le choix des électeurs :

participation municipales 2014 premier tour1er tour municipales 2014, tous électeurs

La force de très loin la plus importante dans le paysage politique français en ce lendemain d’élection est, de façon criante, les gens qui ne trouvent plus aucun candidat à qui apporter leur voix, qui représentent une nette majorité des électeurs.

La place donnée à ce chiffre dans l’inévitable déferlement de commentaires est, de façon criante, inadéquate. Les classes bavardes passent la majeure partie de leur temps à couper les cheveux en quatre sur que penser de ce qu’a dit une minorité des électeurs, et passe bien trop peu de temps à s’interroger et analyser l’éléphant dans le salon : la majorité.