Erreurs tragiques de casting

François Hollande-Parti Socialiste-Mathieu Delmestre(CC BY-NC-ND 2.0)

La puissance de nuisance du socialisme est telle qu’elle provoque les pires ravages à tous les niveaux de la société humaine dès lors qu’il s’agit, en travestissant la réalité jusqu’à sa plus élémentaire manifestation, de rallier les esprits à sa mauvaise cause en leur vendant au prix fort une pesante servitude aux faux airs de liberté.

Par Philippe Robert.

François Hollande - Crédits photo Philippe Grangeaud - Parti Socialiste via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0
François Hollande – Crédits photo Philippe Grangeaud – Parti Socialiste via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0

Depuis un temps certain, disons pour fixer les idées un peu plus de trois décennies sans compter le septennat prémonitoire de Valéry Giscard d’Estaing, les erreurs de casting se multiplient au sommet de l’Etat au point de faire que les valeurs de la République française, à nulle autre semblable, sont battues en brèche comme jamais.

En 2014, nous sommes manifestement parvenus au paroxysme de la présomption fatale décrite par Hayek dans son dernier ouvrage, “La présomption fatale – Les erreurs du socialisme”, dans lequel il ne laisse aucune chance au socialisme d’apparaître pour autre chose qu’il n’est réellement : une imposture pseudo-humaniste.

Car, selon Ludwig von Mises,

L’idée de socialisme est tout à la fois grandiose et simple. L’on peut dire en fait qu’elle est l’une des plus ambitieuses créations de l’esprit humain, si magnifique, si brillante, qu’elle a, à juste titre, suscité la plus grande admiration. Si nous voulons sauver le monde de la barbarie, nous devons réfuter le socialisme, mais nous ne pouvons pas le laisser de côté et le traiter à la légère.

En effet, la puissance de nuisance du socialisme est telle qu’elle provoque les pires ravages à tous les niveaux de la société humaine dès lors qu’il s’agit, en travestissant la réalité jusqu’à sa plus élémentaire manifestation, de rallier les esprits à sa mauvaise cause en leur vendant au prix fort une pesante servitude aux faux airs de liberté.

Tout cela peut aller encore bien plus loin quand, ayant reconquis de justesse le pouvoir, les socialistes se mettent en tête de le conserver envers et contre tous. Et c’est alors que rôde le plus grand danger pour la pérennité d’une nation telle que la France déjà terriblement fragilisée par une succession inouïe de mœurs politiques dissolues.

Ainsi, l’actuel imbroglio visant Nicolas Sarkozy, dont on ne sait pas s’il s’agit seulement de liquider politiquement l’ancien Président dans la perspective de 2017, sonne comme un dernier avertissement avant implosion générale dès lors que nos élites déconsidérées auront tout entrepris pour que notre pays connaisse un tel opprobre !

De même, s’agissant de la vente de SFR par Vivendi, la contre-attaque du gouvernement pour imposer Bouygues épaulé par le bras financier armé de l’Etat, la Caisse des Dépôts et Consignations, contre le choix de Vivendi en faveur de Numéricable représente une intolérable ingérence de la puissance publique dans la sphère privée.

IREF : “Il est temps de prendre conscience de l’abus de pouvoir permanent dont le Pouvoir, notamment socialiste, use et abuse. Et de tout faire pour qu’il cesse ces ingérences intolérables dans la vie économique et personnelle de chacun d’entre nous. Il est temps sans doute que les Français disent non… A défaut, viendra le temps où il sera trop tard !

Dans un précédent article, je disais déjà que, de toutes parts, proviennent des appels de plus en plus déchirants qui, bientôt, ne seront plus d’aucune utilité puisque l’irréparable aura eu lieu et la France placée sous tutelle. On peut, certes, ne pas être d’accord, mais ce serait aussi commettre une grave erreur que d’éluder de telles mises en garde.