Mediapart écoute

Edwy Plenel (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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Il semblerait, d’après les dernières « révélations » qui ne révèlent rien en fait, que notre ex-Président a eu le culot, se sachant espionné vertueusement par des Juges insoupçonnables, d’utiliser un téléphone anonyme au nom de Bismuth. La République est en danger, je m’inquiète, sachant qu’un Président n’est pas fichu de trouver un système crypté à la portée du premier hacker boutonneux venu, pour papoter complot avec un avocat douteux – puisque c’est le sien.

En parlant de pseudo, celui du vertueux défenseur de l’information Edwy Plenel, lorsqu’il était trotsko à la LCR, était « Krasny » (rouge, en russkof), journaliste à Rouge. Erreur badine de jeunesse (allez potasser Trotsky, pseudo « Plume », sur Wiki, que d’humour rouge !), comme pour ses copains de Médiapart : Broué, ex de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) de ineffable Lambert, un camarade-gourou sympa qui avait aussi séduit Jospin (c’est un ancien premier ministre socialiste) ; ou le collègue Mauduit, OCI, ou l’historien officiel Stora, OCI.

Puisque nous sommes en pleine écoute de complots, de trahison de secrets de l’instruction au nom de la Liberté de presse, je me pose la question de savoir entre les mains de qui, exactement, est cette fameuse liberté. Si des milliardaires s’offrent des médias comme le pauvre Libé pour faire joujou, d’autres fonds s’offrent Médiapart, nid « d’ex » trotskystes, c’est-à-dire parmi les pires (et il y a eu concurrence) des sectateurs du marxisme-léninisme pour prolonger cet activisme appris et pratiqué depuis les années soixante-dix, quand ils croyaient encore changer le monde en infiltrant les entités décisionnaires, comme les syndicats (FO, avec le regrettable Blondel), les médias de presse-télé, le cinéma, etc. S’il n’y a plus d’espoir immédiat, il reste la volonté d’attaquer le Système, à leurs yeux capitaliste, à gauche (Cahuzac) comme à droite (Woerth, Bettancourt, Sarko).

Qu’y a-t-il, aujourd’hui, dans ces dossiers déballés ? Rien, aucune condamnation juridique, Sarko exempté de guillotine. Il reste Plenel, celui du ratage de Panama, auto-auréolé, excellent dialecticien trotsko. Il reste ces connivences à haut échelon qui permettent au goutte-à-goutte du poison de s’infiltrer : les « tous pourris ». Plenel fait monter le Front National, logique pour un ex de Rouge : « L’agitation est le moyen de communiquer à ma masse tels ou tels mots d »ordres. »