Les médailles des JO seront taxées !

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Fourcade (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Les médailles des JO seront taxées !

Publié le 25 février 2014
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Invitée de l’émission « On est couché » de Ruquier, l’inconnue qui se présentait comme ministre des sports et d’autres trucs pavoisait en annonçant, visiblement très fière de ce républicanisme rose, que les primes touchées par les sportifs vainqueurs de JO étaient imposables.

Les JO sont des symboles, ça tombe bien ; cette France mesquine rongée de socialisme bientôt démocrate ne taxe pas le loto, le PMU – bien sûr, je parle des gagnants, pas de l’État qui est le racketteur – mais tombe sur ces Héros qui travaillent pendant des années de souffrances, de sacrifices, d’efforts, de blessures, souvent malheureusement pour rien parce que ne faisant pas partie du plateau vainqueur.

On ne peut que penser au parallèle avec ces sportifs de haut niveau que sont les créateurs et chefs d’entreprises, qui, souvent, consacrent des années d’efforts, de souffrance, de sacrifices, de blessures aussi bien morales que physiques, souvent malheureusement pour rien quand on constate les taux de faillite. Et pour ceux qui réussissent, leurs médailles, elles aussi, sont taxées par ceux qui, sans jamais rien risquer, consacrent leurs carrières de ronds-de-cuir à traquer ces champions afin d’alimenter le vivier sans fin de ceux qui ne veulent pas de la compétition dans leurs vies de fonctionnaires.

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  • Plus vrai, tu meurs!

    En ayant été traité de charlatan pour ma profession de commercial indépendant, ça m’a fait rire, vu que c’était par un syndiqué, planqué dans l’EdNat pour la sécurité de l’emploi.

    Putain, être à l’école de 6ans jusqu’à la retraite, au secours!

  • Je ne comprends pas trop. Les chefs d’entreprise et les créateurs sont taxés, je ne vois pas bien pourquoi les sportifs ne le seraient pas. L’idée de ne taxer que ceux qui ne réussissent pas ne me semble pas non plus une très bonne idée. Un bon principe je crois c’est que tout le monde soit touché par les mêmes taxes, sinon on ne peut pas trop être surpris de découvrir que les personnes les moins taxées sont justement celles qui décident des taxes. Après on peut considérer qu’il y a trop de taxes, que le montant est trop élevé, mal calculé, que leur objet est mal choisi… etc. mais que les revenus des sportifs soient considérés comme des revenus pour les sportifs ça me semble logique.
    Après… je suis tout à fait d’accord pour que l’état se désengage financièrement des JO, cette pompe à fric, et même pour qu’on arrête d’y jouer les hymnes nationaux.

  • Je ne vois pas trop où vous voulez en venir en tapant toujours sur les fonctionnaires en parlant de ceux qui ne veulent pas de la compétition. Moi qui vais passer le CAPES cette année je peux vous garantir qu’au contraire il y a une compétition pour devenir fonctionnaire (un concours), pour en arriver à un salaire pas extraordinaire et une reconnaissance zéro. J’ai fait des stages dans des établissements scolaires et encore une fois je peux vous garantir que même une fois le diplôme obtenu cela reste un combat de tous les jours que d’être enseignant à notre époque (à part les vacances, cherchez un avantage). Si je me destine à ce métier c’est par (une putain de) passion pour l’enseignement, pas pour les vacances, pas pour le salaire (qui pour un Bac +5 est ridicule), quand je vois le niveau qu’ont les élèves aujourd’hui je le mets directement en corrélation avec ces parents qui à la maison traitent les professeurs (et autres fonctionnaires) de feignasses professionnelles, ce qui mène à un non respect de l’enseignant, des institutions, de la police, etc etc… Vous avez un discours dangereux, remplis d’amalgames et de parallèles tirés par les cheveux qui font peur. Pour finir je suis également contre la taxation des primes aux sportifs surtout quand on considère que contrairement aux footballeurs and co la majorité de ces athlètes ne vivent pas de leurs métiers. À vrai dire je ne suis même pas de gauche et je ne vais pas courir voir un syndicat le jour où je serais professeur, merci d’arrêter de taper sur ceux qui essaies avec passion de transmettre un savoir à vos enfants.

      • Je n’ai pas (encore) lu l’article mais à priori je ne ne sens pas du tout concerné, comme je l’ai dit je prépare le CAPES alors la retraite… Il y aura eu au moins 8 reformes d’ici là (je mise sur 8 quinquennats) et vu comme la gauche gouverne aujourd’hui ils risquent de ne plus voir l’Elysée de si tôt donc ce sera plutôt des réformes de droite/anti-fonctionnaires.

        • Pourquoi « anti-fonctionnaires » quand on parle juste, en fait, de ne pas être d’accord avec l’existence de privilèges ? Dès lors, pourquoi « de droite ».

          http://www.contrepoints.org/2013/11/02/144699-lecteur-de-gauche-pourquoi-lire-contrepoints

          • Parce que je pense qu’après ce quinquennat il y aura la droite au pouvoir pour longtemps et que de tradition la droite tente de supprimer les « privilèges » des fonctionnaires, des privilèges qui ont du mal à compenser les inconvénients. C’est tout de même étrange que dans une société où le niveau d’étude et de plus en plus élevé et où les fonctionnaires sont si avantagés l’éducation nationale soit obligé de recruter autant de vacataires. Quand on aura supprimé suffisamment de privilèges pour qu’aucune personne de qualité ne veuille être prof on ira encore pleurer sur le classement au niveau internationale de l’enseignement français.

            • Au contraire, ayons des écoles libres et autonomes devant convaincre les familles, et alors, les profs de qualité pourront se faire reconnaitre à leur juste valeur. En fait, un système de planification centralisée à l’echelle de tout un pays (le mot va vous choquer mais, concrètement, soviétique, quoi) est très mauvais pour les bons enseignants, sauf bien sur à attendre sa bonne retraite, mais à vous lire je vois bien que votre motivation n’est pas là.

              A propos, en dehors de tout ce débat politique, pour votre CAPES : merde.

              🙂

            • Merci de vos encouragements (1er et 2 avril les écrits). Je ne suis pas contre le principe des écoles libres et autonomes qui me serait favorable je pense (mon expérience du travail est limité aux jobs d’été, cours particuliers et stages, mais on a toujours voulu me reprendre partout où je suis passé. J’en déduis donc en essayant de rester modeste que je ne dois pas être un mauvais élément.) mais je ne vois pas comment ce principe pourrait ne pas engendrer une inégalité des chances pour les élèves ?
              Le problème pour moi reste la perte de valeur qu’on donne à l’enseignant et aux fonctionnaires en général, pour les plus pauvres ce sont des privilégiés, pour les plus riches ce sont des gens sans ambitions qui attendent la retraite (je caricature à peine). Je n’ai pas pour habitude de commenter ou de débattre mais cette manière qu’à eu l’auteur de parler de « ceux qui ne veulent pas de la compétition dans leurs vies de fonctionnaires. » m’a interpellé dans la bêtise du propos. Cette manière de toujours, en critiquant les politiques et les taxes sur les entreprises (ce sur quoi nous pourrons sans aucuns doutes tomber d’accord), aller casser du sucre sur le dos des fonctionnaires, juste comme ça parce que c’est facile sans se rendre compte de ce que ça engendre, voilà ce qui m’a énervé.

            • Comment peut-on être pour l’égailté des chances et pour continuer avec le système actuel ?

            • Cher Tristan, comme vous me semblez sincèrement ouvert, je me permets de vous soumettre la question de savoir jusqu’où vous êtes au fait du phénomène des plus pauvres des pauvres sur cette planète, qui préfèrent l’école privée :

              http://www.contrepoints.org/2012/11/12/104043-des-ecoles-privees-au-service-des-pauvres

              http://www.contrepoints.org/2012/11/13/104207-des-ecoles-privees-au-service-des-pauvres-2

              A quel point ceci peut-il modérer les impressions que vous avez développées jusqu’ici ?

            • Cher Nick, merci de me faire partager ces articles très intéressants. Je doute toujours que ce qui applicable dans ces pays pauvres le soit chez nous, cependant j’apprend ici même l’existence d’écoles privés pour les plus défavorisés, ce qui ne m’étonne pas vraiment (dans des pays où le mot d’ordre est « système D », pourquoi être étonné que des écoles non officielles aient émergées ?). Pourtant il y a quelques différences majeures à noter : on parle d’école privés moins cher que l’école publique dans des pays pauvres, chez nous l’école publique est gratuite. On parle également de parents qui envoient leurs enfants à l’école en sacrifiant une grande partie de leurs revenus : alors que bien souvent chez nous les parents envoient leurs enfants à l’école comme ils les enverraient à la crèche. De plus je ne doute pas du statut que dois avoir là bas un enseignant au sein d’une population à 20% analphabète, ce qui ramène à la question du respect de l’enseignant. Pour ce qui est des pays où l’enseignement est meilleur dans le privé que dans le public (après test), je pense que cela (comme il a été dit dans l’article) correspond à des divergences de motivations entre enseignants du privé et du public, être enseignant est très exigeant au niveau des études chez nous et très peu rémunérateur, je ne connais que des personnes qui ont choisi ce métier par passion (après reste à savoir si la passion reste vivace ou s’érode avec le temps). Je pense que le seul moyen de vérifier cette théorie (très intéressante je le répète) serait de rendre l’école publique payante, ce qui non seulement donnerai une valeur plus grande à l’école publique (on ne donne aucune valeur à ce qui est gratuit) mais la mettrait également en concurrence avec les écoles privés.
              Après il y a tellement de différence avec ces pays qu’on ne peut pas vraiment affirmer que ce qui y fonctionne est transposable ici, c’est un peu du colonialisme à l’envers. Je suis peut-être pessimiste mais je le vois un peu comme ça chez nous :
              1. Que des écoles libres et autonomes
              2. Classement internet des écoles
              3.Envie des parents d’envoyer leurs enfants dans les meilleurs écoles
              4.Loi de l’offre et de la demande oblige, augmentation du tarif des meilleurs écoles
              5.Meilleures écoles pour les riches, moins bonnes pour les pauvres.
              Ces écoles privés dans les pays pauvres pourraient presque être affilié à de l’humanitaire, voilà pourquoi ça fonctionne à de bas tarifs avec des enseignants motivés à mon sens mais je reste très pessimiste sur une telle réussite en France.

            • Je ne l’ai pas explicité mais cela modère tout de même mes propos qui passent d’un « ça engendrera des inégalités » à « je suis pessimiste ».

            • Comme il est plaisant de trouver quelqu’un qui est prêt à débattre, alors même qu’il a déjà engagé une masse d’efforts dans un système donné. Pour vous en révéler un peu, je viens d’une famille d’enseignants et ai une bonne idée de la chose, d’où ma moindre agressivité que d’autres.

              Je comprends vos questionnements. Mes questions, à mon tour seraient, les pauvres qui vivent à la dure ne sont-ils pas justement bien plus aptes à trouver le meilleur qualité prix ? Que risque-t-on à expérimenter vu l’état actuel des choses (et je vois que vous n’y êtes pas hostile) ? Et enfin, très important, à quel point l’art d’enseigner va-t-il (doit-il) rester le même dans le monde d’aujourd’hui et de demain ? cf, par exemple, ceci :

              http://www.ted.com/talks/sugata_mitra_shows_how_kids_teach_themselves.html

            • Qui croit qu’une administration de planification centralisée, à l’échelle d’un pays entier, va être capable de répondre à ces défis ? Que plus de la même chose, qui est de moins en moins adaptée, est vraiment la seule réponse possible ? On comprend vos souhaits et vos voeux, mais comment comprendre d’utiliser toutjours le même marteau et rien d’autre quand on doit faire de l’impression 3D de plus en plus avancée ? A quel point dit-on, d’accord, ce système ne va pas y arriver, essayons autre chose. Aucun système n’est éternel. Alors, quand ?

              Quand aux gens qui ne veulent pas se donner le mal que leurs enfants apprennent, hors l’infantilisation qui a cours actuellement en France justement du fait de ce système, je vais vous dire tout cru : je n’en crois pas un mot. Le monde entier au XXIème Siècle est justment en train de nous prouver de façon éclatante que les gens veulent plus et mieux pour leurs enfants, et quelle raison aurais-je de penser que les Français se trouveraient juste être les seuls idiots de la planète sur ce point ?

  • MARCHIOLLO Rodolphe
    26 février 2014 at 7 h 42 min

    Pathétiques gauchos ! on attend quoi pour descendre dans la rue pour « matérialiser notre colère » au lieu de s’exciter sur la toile ???

    • Je ne vous pas trop qui s’excite sur la toile ici. « Pathétique gauchos ! », qui se réclame de gauche ici ? Si vous aviez su utiliser le bouton « Répondre » peut être aurais-je compris vers qui votre haine est dirigée. Est ce que vous vous attendiez à ce que quelqu’un vous réponde « enculé de droite » ? Ça aurait pu être un chouette débat et je suis sûr que vous auriez été remarquable au milieu d’un flot d’insulte et d’idées reçues. Malheureusement vous êtes ici la seule personne (assez pathétique) à sortir ce genre d’insulte.

    • La révolte ? C’est sans doute le meilleur moyen pour la prise de pouvoir de personnes qui ne vont absolument dans le sens des revendications. Peut-être serait-il possible de lire ce que vous avez à dire de votre colère ? Si c’est être en colère pour être en colère, s’il ne s’agit que de soif de sang, il reste encore le foot (même s’il est vrai que la police arrête désormais les plus idiots des « supporters », il doit y avoir encore moyen de fabriquer une bonne baston pour se défouler).

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