Une belle gestion communale

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
bus

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Une belle gestion communale

Publié le 13 février 2014
- A +

« Pour vivre heureux, il faut vivre caché », dit le bon sens populaire. Et c’est ce que pensent probablement les maires et présidents de communautés de communes : rien ne vaut la retenue pour mener les affaires de leur ville et s’assurer une réélection aisée après plusieurs années de bons et très discrets services. Mais voilà : la politique vit mal avec la modération et ne s’embarrasse de l’à peu-près que lorsqu’il s’agit des résultats qu’on doit vanter. Et plus la ville est grande, plus sa gestion devra évoluer entre les eaux troubles du marketing politique et le marécage gluant des égos surdimensionnés de certains maires.

Et d’ailleurs, il existe plusieurs métriques de l’ampleur de ces égos.

Contribuables Associés proposait récemment l’Argus des Communes, basé sur l’état général de leurs comptes. C’est un bon début : il existe une corrélation entre la profondeur des déficits creusés et les désirs impérieux d’un maire de laisser une trace marquante, voire fatale, de son passage.

gatignon veut du pognonÀ ce titre, on pourra se rappeler les efforts acharnés de certains pour signer des prêts farfelus, construits sur la différence de change, par exemple entre l’Euro et le Franc Suisse, à une période où cette dernière était favorable à l’Euro. Normalement, une lecture même rapide des conditions de prêts proposés permettait de comprendre très vite qu’à la moindre bourrasque, le taux très variable de l’emprunt contracté deviendrait stratosphérique et passerait d’un petit 2% à plus de 10%. Normalement, le bon père de famille, qui ne sommeille que d’un œil en chacun des contribuables, aurait dû se réveiller en sursaut devant des montages financiers pareils. Mais il a été copieusement assommé par les vapeurs enivrantes des égos de ces maires qui signèrent sans plus y penser ; les échéances de prêts à 30 ans (i.e. trop loin dans le futur) aident beaucoup ce genre de comportements irresponsables. Il ne faudra que quelques années pour qu’une sévère gueule de bois s’installe, amenant dans des médias complaisants les gémissements pathétiques de Gatignon, maire de Sevran et endetté jusqu’au cou suite à sa gestion aussi clientéliste que catastrophique, gémissements à peine couverts par les couinements populistes et calculés d’un Bartolone qui n’a jamais été en reste pour reprendre deux fois de la confiture républicaine à même le pot.

Le Bartolophone

Ces prêts (toxiques seulement par leur capacité à empoisonner les incontinences budgétaires de maires dispendieux) ont participé à l’endettement catastrophique de certaines communes ; pour d’autres, des emprunts plus classiques mais bien trop gros au regard de leurs réelles capacités ont suffi à plonger des municipalités dans l’embarras financier. Mais qu’ils soient toxiques ou traditionnels, le résultat est le même : un endettement parfaitement en ligne avec les désirs de grandeurs des politiciens locaux, et une métrique redoutable pour la taille de leurs personnalités enflées.

bus 4Pour ma part, je proposerais une autre métrique, qui, bien qu’imprécise, a le mérite d’être ludique : la busologie, ou le fait d’observer les bus et les aménagements en matière de transports en commun installés par les municipalités pour plaire aux joyeux citoyens de la commune. Et avec ces bus, il y a matière à analyser !

bus 1Il faut savoir en effet que la France est le premier marché européen pour les bus urbains, devant l’Allemagne. Ce n’est pas anodin, puisqu’un petit bus par-ci, un petit bus par-là, et rapidement, on se retrouve avec des centaines de milliers de véhicules qui parcourent les villes de France en proutant généreusement du diesel cramé mais forcément écologique puisqu’il remplace, dit-on, des douzaines de voitures (lorsqu’il est plein) et représente sinon un imposant et visible déplacement de 13 tonnes de métal pour un unique chauffeur le reste du temps. Et c’est cet aspect visible qui motive bien sûr les maires des villes et autres présidents de communautés de communes à investir massivement dans ces transports en commun.

bus 2En effet, les élus qui, pour parvenir à leur place, ont compris certains aspects essentiels de la politique, des transports en commun et de leur publicité personnelle, veulent systématiquement des bus spécifiques, adaptés à leur ville et à l’image qu’ils veulent en donner. En conséquence, d’une ville à l’autre, tous les bus sont différents. En Allemagne, aux Pays-Bas, en Pologne ou en Suède, le pragmatisme nordique, économe et un peu morne règne bêtement, les villes se mettent d’accord pour toutes acquérir les mêmes bus, interchangeables, ce qui leur permet de passer commande ensemble et de réduire les coûts. Mais en France, pays latin où tout se termine en taxes pardon en chansons, les élus y voient un moyen de réaliser une bruyante opération de communication et réclament donc un bus unique, au design étudié pour leur ville. Pour eux, c’est évident : le troupeau de moutontribuables dont ils ont la charge montera plus volontiers dedans s’il le trouve joli, et ce même si en réalité, tout le monde s’en fiche et attend surtout d’un bus qu’il arrive et parte à l’heure.

bus 3Et puis le bus est aussi le moyen de badigeonner certains syndicats de bisous républicains : l’aménagement sur mesure de la cabine du conducteur est un passage obligé du constructeur même si cela coûte une blinde (de l’argent des autres). Le personnel communal a ses habitudes et le maire ne voudra jamais le brusquer. Dans chaque commune qui renouvelle son matériel de transports en commun, les mêmes impératifs se dégagent : les syndicats sont puissants, et il n’est jamais bon de se fâcher avec le syndicat des conducteurs de bus.

Oui, je sais, cette métrique est étrange. Mais je vous garantis qu’elle fonctionne : regardez, dans votre ville, le rythme auquel l’équipe communale renouvelle ses bus, les repeint de couleurs douteuses ou chatoyantes, affuble le service d’un nom ridicule et fait grand bruit de la nouvelle desserte qu’elle met en place. Si, pour vous et sans vous tromper, c’est une nouvelle dépense indue, pour eux, soyez en certain, c’est une belle gestion communale !

—-
Ce billet a servi de chronique pour Les Enquêtes du Contribuables
—-
Sur le web

Voir les commentaires (22)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (22)
  • A quelques jours des élections municipales, un sondage nous révêle, ce jour, que 80% des maires sont très contents d’ être à ce poste….. et donc en redemandent.

    http://www.lefigaro.fr/politique/2014/02/12/01002-20140212ARTFIG00140-sondage-80-des-maires-sont-heureux.php

    Comment s’en étonner!
    Tandis qu’en France le monde de l’entreprise est à l’agonie, les élus municipaux se goinfrent grâce aux taxes aux impôts et en souscrivant « les yeux fermés » à des tonnes d’emprunts.
    J’ai eu connaissance d’une ville de région parisienne où , en ce mois de février, son maire a offert une soirée dans un grand cabaret de la rive gauche, à tous les retraités agés de plus de 65 ans, sans justification de revenus.
    Soit un cadeau de plus de 100 euros par personne (transport offert + spectacle cabaret).
    Marre de ce clientélisme. Les jeunes actifs qui sont accablés d’impots devraient pouvoir mettre un veto ou attaquer ce maire devant un tribunal pour empêcher ce type d’initiative scandaleuse, cet « achat » de voix déguisé.
    Boycottons ces scrutins municipaux. Ils ne doivent plus avoir aucune légitimité.

    Et, surtout ne vous laissez pas pièger par cette nouvelle loi électorale sur le comptage du vote blanc qui cherche à vous enfumer en vous faisant croire que le vote blanc protestataire sera pris en compte.
    C’est une arnaque.
    Leur système électoral est verrouillé de manière à ce que ce soit toujours les mêmes qui soient élus.
    Abstenez vous massivement.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/12/97001-20140212FILWWW00259-le-vote-blanc-adopte-par-le-parlement.php

  • Le vote blanc leur fait peur car s’il était pris en compte l’élection de Hollande en 2012 aurait été annulée faute d’une majorité arithméttique suffisante au second tour.
    C’est pourquoi, cette nouvelle loi est un simple rideau de fumée car il empêche l’annulation d’une élection en cas de votes blancs trop nombreux

    http://www.lefigaro.fr/politique/2014/02/13/01002-20140213ARTFIG00177-ce-que-la-reconnaissance-du-vote-blanc-va-changer.php

  • Les maires sont des escrocs. J’ai des preuves et une expérience personnelle.

    Comme par exemple,
    – mais non mon bon Monsieur, c’est une zone boisée, on ne peut pas construire.

    1 mois plus tard, l’ex Maire du coin pose sa maison. Dingue, comme coïncidence.

    C’est pas de chance alors !
    – En fait ce terrain était réservé de longue date. Tout a une explication logique.

    Moi, ce qui commence à me prendre le choux c’est qu’il faut que je paye pour ces escrocs. J’ai bien écrit aux impôts pour essayer de faire qq chose à ce niveau. Mais, non, il n’y a rien à espérer de ce côté non plus.

    L’effet ciseaux vous connaissez ? Non, bah, c’est très simple pourtant, c’est juste après Laffer. On sort de l’économie théorique, pour passer à la pratique qui fait mal.

    Si vous me lisez « gens » du pouvoir sachez que le sang versé ne sera pas que le notre, vous jouez avec des ciseaux, c’est très très dangereux !!!

    • Vous habitez à Palaiseau?

      • Non, c’est normal alors ?!

        Mais, j’ai aussi un souvenir de Marseille, il y a environ 20 ans…. 🙁
        Un nouveau train local que j’inaugurais comme passager pour une liaison entre Marseille/Cassis.
        Flambant neuf, le truc qui pete bien.

        Une semaine après je prends le même dans l’autre sens. Une épave. Les sièges couverts de substances étranges, les surfaces taguées interieure/extérieure. Des coups de couteau un peu partout (où ça rentre)

        Un truc drôle aussi: les abris bus. Avant c’était les cabines téléphonique. Puis après les voitures qui brulent.
        Ce pays est rigolo, et surtout foutu !

        • Eh bien détrompes toi pour les arrets de bus, hier je suis passé pres du lycée de ma ville où tronaient des abris bus délabrées, explosés de partout, et bien ils ont été remplacer par des…. Euh…. Cages? On dirait des petites cellules, c’est très joli.

          C’est dommage que les gens soit cons.

          • Desproges54: « C’est dommage que les gens soit cons. »

            Les gens font simplement comme tous les autres êtres vivant, ils s’adaptent à l’écologie du lieu.

            Tous ces mobilier sont gratuit d’une part, premier mythe profondément enfoncés dans les cranes déjà des marmots, deuxième élément le sens des responsabilités n’est plus enseigné, à l’école une bonne partie des profs sont des forcenés de la punition collective qui ne rime à rien. Troisième élément la révolte, le mythe de la révolution, cramer est cool.

  • Etant donné le choix proposé pour les municipales, tous partis confondus, je voterai blanc et puisque de toutes façons les bulletins blancs ne comptent pas, je vais me faire plaisir en indiquant en tête de liste Frédéric Bastiat, suivi par Friedrich Hayeck, Ludwig von Mises, Adam Smith, Milton Friedman, John Lock, Ayn Rand… plus un petit commentaire perso sur le niveau de compétence et l’intégrité qui les caractérisent tous…

  • P.S. « plus un petit commentaire perso sur le niveau de compétence et l’intégrité qui les caractérisent tous… » : évidemment le commentaire concerne nos « chers » politiciens

  • J’ai trouvé un truc Hollande, BIEN ! Sandéc.
    C’est la Bavaria Holland Beer 8,3% de vol. la 86 Absinthe special herbal beer – 1,44 € au Market
    vous pouvez pas la souper, la louper est elle est couleur Duflot
    méfopa abucher parcekeu chéchuper (putain, il est où le B ?) Pon

  • Les maires incompétents en économie ?
    Il semble bien que beaucoup de maires n’aient pas compris que réaliser des dépenses qui n’apportent aucune satisfaction aux citoyens n’a aucun intérêt pour la collectivité ( l’activité n’est pas bénéfique en soi!). C’est pour cela que l’on voit tant d’aménagements inutiles faits et défaits.Si l’activité était positive ils devraient payer les voyous pour qu’ils cassent tout ! Il faut un permis pour conduire il faudrait un permis ( quizz économie) pour être élu.F Bastiat a montré que le remplacement de la vitre brisée retire de l’argent qui aurait servi à apporter une nouvelle satisfaction.

    • Aménagements inutiles faits et défaits.

      Oui c’est ça en effet. Dans notre ville, Nancy, c’est un peu la Sagrada Familia, les travaux perpétuels, tout est fait et refait deux mois plus tard.

      Le pire étant certainement que malgré tout, c’est toujours pourri et en mauvais état… Tout comme les routes, surfacturées, donc payées extrêmement chères, mais d’une qualité pitoyable qui, en cas de gèle, ou même simplement de grosses averses voir de trafic trop dense (et je ne parle de camions, car là….) se dégrade en l’espace de quelques mois à peine… J’ai pas souvenir que les routes pétaient comme ça quand j’étais petit.
      d’ailleurs, je ne sais pas si c’est une mode en Lorraine, où si c’est une trouvaille nationale, mais malgré les généreuses surfacturations aux entreprises de BTP, celles ci considèrent qu’elles doivent encore maximiser les marges et ce….. En ne passant plus le rouleau compresseur! Quand ils font les routes, ils déposent le bitume, puis les graviers par dessus et…. Se cassent! Et c’est aux voitures, en roulant, de tasser elles mêmes le gravier! Outre le danger que cela représente (notamment un accident dans le Morvan à cause de ça), je vous dit pas l’épidémie de pare brise pétés!
      Le pire, c’est que je suis sur que dans les prestations payées, on le paye le rouleau compresseur….

      • Ce serait intéressant d’ en savoir plus sur la réfection des routes de la part des professionels qui y ont travaillé on ne sait pas tout ….
        Les rouleaux compress n’ hésitez pas à en acheter ! ils sont fabriqués par une sté appartenant à un groupe US ou ? en FRANCE à Rantigny 60 près de Creil .

      • Ces histoires pour le choix du revêtement est principalement lié aux budgets alloués.
        Un beau bitume bien épais dure plus longtemps et revient finalement moins cher qu’une réfection bitume + graviers. Par contre, l’investissement initial est nettement plus élevé. Les services de voiries le savent bien, mais ceci dépend de l’enveloppe globale d’entretien alloué à l’année. Ils sont obligés de parer au plus pressé et travailler à court terme.

  • M.H16 vous me décevez. Je trouve profondément scandaleux que vous puissiez parler des gabegies communales dans nos villes, ainsi que de la question des transports en commun, sans même citer le nom de notre belle ville de Nancy, où notre grand gros gras maire nous a généreusement gratifié d’un magnifique tramway unique en son genre à l’époque (et on comprend pourquoi :)), le tout pour le prix d’un paquet de bourses (lesquelles? Ah ah!).
    Outre les pannes récurrentes de ce magnifique appareil, on notera que les communes en périphérie, qui se sont vue rackettées au nom du Grand Nancy, se retrouve, pour beaucoup sans tramway, mais avec l’obligation d’installer du coup des lignes de bus pour rejoindre les gares de tramway (donc au lieu d’avoir des lignes directes vers le centre ville comme avant), et ce avec une cadence totalement ridicule qui rend leur usage assez improbable. D’autant que le dit tramway mais à peu près le double de temps par rapport à un bus sur le même trajet. C’est donc un choix très crédible pour se déplacer.

    (au passage, je suis peut etre mauvaise langue mais j’ai le sentiment que ces histoires de Communauté de Communes servent surtout à permettre à la commune principale d’augmenter sa capacité d’endettement en se servant dans les finances des autres (le tout bien sur à sens unique)….)

    Je pourrais vous en dire long sur ce tramway…. (enquête pour surfacturations et détournements de fonds publics, la ligne 2 qui paralyse la ville, etc….)

    • Ayant été commercial sur le Grand Est, je passais souvent à Nancy, rendre visite à mes clients du centre ville.
      D’après ce que j’en ai vu et entendu, il est vrai qu’à l’époque, ce pseudotram détenait la palme d’or du pire transport urbain existant en France.
      Mais depuis, il a été détroné par le tram de Douai, qui, ayant coûté la bagatelle de 360 millions d’euros (plus les imprévus, réparations et autres), n’a été mis en service que 2 ans. N’ayant pas tenu ses promesses technologiques (conduite et propulsion par induction), il a été finalement mis en oeuvre en mode normal (chauffeur et motheur thermique) avec des incidents techniques récurrents, et difficiles à réparer faute de pièces. Il va être mis à la casse et remplacé par 16 bus articulés!
      la seule autre ville où ce tram a été imposé aux usagers, c’est ….Istambul, et chacun aura compris les motivation des décideurs qui ont choisi ce pseudotram….

  • Donner une carte de crédit à un type qui n’en endosse aucune responsabilité ni remboursement et qui doit faire de couteux cadeaux pour engranger des votes c’est bien une idée complètement stupide de plus.

    Certains villages existent depuis des centaines d’années, aucune raison qu’une génération reporte sur la suivante ses dépenses.

  • C’est une bonne nouvelle que la commune sache gérer son affaire,en effet il est plus rentable de voyager dans une voiture plus spacieuse,surtout pour un voyage loin

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Hadrien Gournay.

Comme le mentionne cet article du journal Le Figaro, Valérie Pécresse souhaite rationner les transports en commun après le 11 mai. Et dans quelle mesure ! Elle souhaite ni plus ni moins diviser par cinq la fréquentation qui avait cours en temps normal.

Cette proposition est en première analyse une restriction radicale à la liberté de circuler devant laquelle n’importe quel amoureux de la liberté doit s’interroger. Je pourrais toutefois manifester une certaine compréhesion pour ce type de mesure.

N’a... Poursuivre la lecture

Par Loïk Le Floch-Prigent.

Vivre à Paris est de plus en plus difficile, et la pandémie n’y est pas pour rien. Mais les politiques menées à la fois pour préparer la capitale aux Jeux Olympiques et pour dégoûter les automobiles de circuler n'y sont pas non plus étrangères.

Tandis que les commerces ferment, que les rues sont désertées, les projets de retour à la nature fusent de toute part et visiblement un grand nombre d’édiles regrettent amèrement de ne pas vivre à la campagne, enfin une drôle de campagne, celle d’un fantasme, de... Poursuivre la lecture

Par Pierre Allemand.

C’était prévisible, elle l’a fait : Anne Hidalgo avait, en son temps, proposé de nouvelles pistes cyclables destinées, "en cette période de crise du Covid-19", à décharger les transports en commun. Aménagées sur le trajet des voitures, elles diminuaient encore un peu plus l’espace qui leur était réservé.

Pistes cyclables temporaires, et pour la bonne cause

Mais, c’était "pour la bonne cause", étant naturellement sous-entendu que l’espace ainsi soustrait aux voitures leur serait restitué lorsque tout danger l... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles