François Hollande en Tunisie

Hollande en Tunisie (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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François Hollande se pointe en voyageant léger, as de Houris, de Fatmas, pas de bobonnes. Que va-t-il bien pouvoir dire : le pays s’est cassé, dans tous les sens du terme, luttes claniques, les bourgeois de Ben Ali contre les  barbus d’Enhada. La Tunisie qui vit ma naissance à Sousse sous l’Empire doit une partie de son assouplissement politique, en particulier dans certaines dispositions de la Constitution sur les droits de la femme au putch de l’armée égyptienne de Sisi qui a convaincu les barbus du danger de se la jouer perso. Mais rien n’est gagné; en Turquie, Erdogan essaye de neutraliser l’Armée, la Presse, la Justice pour faire oublier la corruption de son système mais aussi pour continuer  son emprise sur les restes de l’Empire Ottoman qui fait toujours rêver les nationaliste.

Encore une fois la France va affecter de pouvoir jouer un rôle de « grande puissance » dont personne d’autre ne veut. L’industrie du tourisme, vitale, n’est pas près de redémarrer faute de confiance, les ateliers ne sont plus compétitifs, l’économie est très affaiblie.

Et alors, est-ce mon problème ? De son passé colonial si vilipendé, la France se croit obligée de mettre son nez un peu partout dans le pourtour méditerranéen… De la Syrie au Mali en passant par la Libye, elle se la jour cavalière, foutant le bordel un peu plus partout.

Je revendique la repentance coloniale qui m’empêche d’aller donner des leçons, conseils à ces pauvres gens que nous avons déjà tant fait souffrir. Je respecte leur souveraineté si chèrement acquise, leur demande d’en user sans nous, on ne sera pas vexés. Je n’espère plus que des relations purement économiques basées sur de saines conceptions libérales réciproques.