Ce qu’il faut savoir sur l’économie nazie

Hjalmar Schacht et Adolf Hitler en 1936.

Les fondements économiques du nazisme mis en place par Hjalmar Schacht ont survécu à la chute du régime et perverti l’Europe.

Par Chris Rossini, pour le Mises Institute.

Hjalmar Schacht et Adolf Hitler en 1936 (Archives fédérales allemandes licence Creative Commons)
Hjalmar Schacht et Adolf Hitler en 1936.

Hjalmar Schacht était le monsieur économie de Hitler. D’après Wikipédia, Schacht soutint Adolf Hitler et le Parti Nazi, puis servit dans le gouvernement de Hitler en tant que Président de la Reichsbank et Ministre de l’Économie. Ainsi, Schacht joua un rôle clef dans la mise en place des politiques attribuées à Hitler.

Aujourd’hui, nous savons tous ce qu’il est advenu de Hitler. Mais qu’en est-il de Schacht ? Le 9 Juin 1947, Henry Hazlitt écrivait dans Newsweek :

Le Nazisme a perdu la guerre. Hjalmar Schacht, le sorcier Nazi de l’économie, est en prison.

Hitler était donc mort, et son économiste en prison.Mais que sont devenues les idées économiques que les deux avaient mises en place côte à côté ? Que leur est-il arrivé ? Hazlitt continuait :

Mais si Schacht et ses camarades regardent le monde aujourd’hui, ils doivent se sentir consolés. D’un point de vue intellectuel, le « schachtisme » a conquis l’Europe. Le système de contrôle des prix, de contrôle des salaires, de contrôle des profits, de contrôle des taux, de contrôle des changes, de contrôle du commerce international, les traités bilatéraux, les rations, priorités, allocations et quotas, avec une autorisation spéciale demandée pour presque tout, une inflation monétaire grimpante, cachée et empêchée par ces outils, c’est le schachtisme. Et c’est le système que presque tous les pays d’Europe ont adopté.

Ainsi les idées ne sont pas mortes, ni ne furent enfermées dans une cellule. Chacune de ces idées ne fut pas seulement adoptée par l’Europe, mais par les États-Unis aussi ! Les ambitions de Hitler en politique étrangère ont sûrement été défaites par la guerre. Cependant, la même chose ne peut pas être dite à propos de ses politiques économiques. Ces idées seront adoptées et mises en place par les vainqueurs !

Plus qu’aucun autre système de pensée, c’est le fascisme qui devrait être le premier ennemi à défaire, sur la liste des libertariens. Les élites gouvernementales sont bien conscientes du fait que même elles ne peuvent pas survivre sous un système communiste. Cependant, elles croient que le fascisme est leur corne d’abondance.

Qu’est-ce-que le fascisme ? Lew Rockwell a la réponse :

Le fascisme est le système de gouvernement qui cartellise le secteur privé, planifie l’économie pour subventionner la production, défend l’État policier comme source de l’ordre, nie les droits et libertés fondamentaux des individus, et fait de l’exécutif le maître illimité de la société.

Est-ce-que ça ressemble à l’Amérique d’aujourd’hui ? Dois-je même le demander ? Nous sommes tous impliqués dans le combat de la liberté contre le fascisme. Armez votre intelligence, j’ai mon exemplaire… Avez vous le votre ?

Sur le web – Traduction Bezoukhov/Contrepoints