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Le retour du subversif ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 décembre 2013
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Par Baptiste Créteur.

Notre époque a institutionnalisé la révolte.  Les tee-shirts à l’effigie de révolutionnaires célèbres mais méconnus, les associations de lutte contre et de défense de, les motifs de révolte aussi variés que les modes d’action ; la révolte est toujours là mais elle se modernise, et les images de filles aux seins nus dans une église marchent mieux que celle de moustachus en pull rouge sous une banderole CGT.

Mais la révolte institutionnalisée n’empêche pas la révolte montante contre les institutions. Les expressions consacrées font mouche, entre des médias qui ne nous disent pas tout et des politiques tous pourris ; les affaires révèlent la consanguinité entre le monde politique et le monde des affaires ; et les scandales le deviennent vraiment parce qu’ils sont classés sans suite, une corruption chassant l’autre.

Les révoltés ont d’ailleurs du mal à se trouver des motifs de lutte originaux. Avec le succès qu’on sait, l’État mène depuis des décennies la lutte contre le chômage ; manifester et grogner pour l’emploi, c’est le conforter dans la nécessité de son action, et il répondra à la nécessité comme d’habitude : des discours mous, et des moyens.

Si le libéralisme est aujourd’hui si difficile à défendre, c’est que la politique est le lieu d’affrontement des bonnes intentions et des grands projets de société là où la liberté est le moyen pour tous de poursuivre ses propres fins. Elle devient de fait un projet en soi, le projet d’individus libres dans une société libre, mais l’étatisme a remporté la victoire en imposant l’État comme mode d’action unique : ne rien proposer pour lutter contre le chômage, c’est laisser faire, presque approuver le chômage, voire le vouloir.

Les raisons pour lesquelles il est si difficile de défendre le libéralisme sont les mêmes raisons qui expliquent l’échec du collectivisme : les individus font leurs propres choix. Il peut paraître cruel de laisser les hommes à leur propre sort, mais il est pire de les lier tous entre eux : mieux vaut que chacun assume ses propres erreurs que d’être tous obligés d’assumer les erreurs des autres.

Et d’une façon générale, erreur ou non, devoir renoncer à une partie de ses propres ressources pour les employer aux projets des autres revient à nier le choix de l’individu ; la liberté d’être d’accord n’en est pas une si on n’est pas libre de ne pas être d’accord.

Et il est difficile de revendiquer son désaccord aussi bien avec les moyens qu’avec la fin. Parce qu’ils pensent que seule la création d’emplois évite le chômage, et que la création d’emplois ne peut être décidée dans un bureau politique mais doit correspondre à un besoin réel donc émaner des entreprises, les libéraux s’opposent à des politiques de lutte contre le chômage ; d’autant plus que ces politiques consistent à créer des emplois non productifs, en détournant des ressources présentes ou futures vers des activités moins utiles que ce à quoi elles auraient pu être utilisées sinon.

Sur tous les plans – des principes éthiques et moraux aux réalisations concrètes – le libéralisme est viable, cohérent et pertinent, mais inaudible ; inaudible car il est ancré dans le réel alors que tous les autres systèmes de pensée en refusent la tyrannie.

Les constructivistes veulent changer la nature humaine. Les keynésiens refusent l’existence d’un temps plus long qu’un mandat politique et affirment qu’il faut les remercier si on croit sortir de la crise et ne pas leur en vouloir si demain la situation empire. Les socialistes veulent répondre séparément aux questions de la création de la richesse et de sa distribution. Les collectivistes veulent aider les hommes à atteindre les objectifs communs qu’ils décrètent pour eux.

Mélange de tous ces travers, la social-démocratie refuse de se voir affublée de qualificatifs qui ne correspondraient pas à l’idée qu’elle se fait d’elle-même. L’alternance et la liberté d’une presse subventionnée lui évitent d’être totalitaire ; l’existence (même théorique) de contre-pouvoirs l’écarte de la dictature ; la religion d’État, au moins réchauffiste et souvent républicaine, n’est pas perçue comme telle car elle est juste et bonne ; le fascisme (tout par l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État) est bien réel mais, son sens s’étant perdu, il ne serait applicable qu’au passé.

Et la concession érigée en régime politique comme rempart contre les extrêmes est sans concessions contre l’injustice, la violence, les discriminations, le mal. La devise de la république française devrait être « l’essentiel, c’est de participer », avec de néfastes conséquences pour tous ceux qui s’y refuseraient.

Et comment pourrait-on s’y refuser ? Une société qui, enfin, parvient à mobiliser toutes les énergies derrière toutes les causes justes possibles et imaginables, dont la liste s’allonge en même temps que le nombre d’indignés subventionnés. Une société qui mobilise même les opposants à une idée derrière cette idée, qui contraint les opposants au mariage pour tous à sponsoriser les associations LGBT sans même le savoir, ou même en le sachant, en tout cas sans aucun moyen de s’y opposer. Qui oblige les patrons à faire des chèques à la CGT, même indirectement. Qui, dans le silence complet, décide d’amnistier des criminels pour leurs crimes « syndicaux », car il est toujours juste de défendre ses collègues ; et de surveiller les faits et gestes des citoyens en même temps que le nombre de lois liberticides enfle, car il est toujours injuste de se défendre soi-même.

Et cette belle société a réussi à mieux asservir les individus qui la composent que la grande majorité des régimes précédents. Elle a réussi ce tour de force d’être pire qu’eux tout en ne cessant de les dénoncer, de récupérer tout le passé récupérable et faire oublier le reste. Mais la social-démocratie est allée trop loin ; à force de compromis et concessions, elle a perdu la notion même du réel et, après avoir mis à son service l’histoire, tente de mettre à son service l’avenir.

Le sens de l’histoire et la marche du progrès se heurtent à un intermédiaire crucial entre le passé et l’avenir : le présent. Ils trébuchent, se ressaisissent, mais ne parviennent pas à réaliser des objectifs pourtant aussi dérisoires que l’inversion de la courbe du chômage. Ne pas réussir, malgré les radiations administratives, les embauches de fonctionnaires et les emplois aidés, ne serait-ce qu’à stabiliser le chômage ; et promettre dans le même temps de diviser par deux notre consommation d’énergie !

La marge de manœuvre des politiques se réduit. Sarkozy le petit dynamique a manqué les occasions qui se sont présentées à lui de redresser la situation, Hollande le petit mou saisit toutes les occasions de l’empirer, et aucun des deux n’aura finalement infléchi la courbe du déclin.

Le déclin pourtant évident affronte le déni dans un combat bien singulier. Les économies émergentes nous rattrapent, les économies développées nous distancient, mais ce simple constat relève déjà du « french-bashing ». Notre modèle, notre exception, notre grandeur et notre gloire sont bien là, visibles uniquement à cet œil français si affûté. Le combat est perdu d’avance ; comme toutes les sociétés en décrépitude, la France voit dans chaque petite réussite un signe de son succès. Tout ce qui peut encore être « Made in France » doit être salué, même par ce gouvernement qui semble comprendre enfin à quel point il rend difficile de produire en France.

Mais le déclin et la baisse du niveau de compréhension et d’analyse laissent une place de plus en plus grande pour les esprits qui cherchent à prendre de la hauteur. À tirer trop sur la corde, le rideau tombe et de plus en plus de Français comprennent que les choses ne vont pas changer si on ne change pas de recette.

Le déclin, c’est l’immobilisme. La vie est comme une bicyclette, qui tombe si elle s’immobilise. Il faut avancer, quelle que soit la direction. Le choix est là.

Soit, on continue d’attendre de l’État qu’il assure le bonheur pour tous, socialement équitable, collectivement juste. Personne ne sait comment, mais il faudra bien que quelqu’un le fasse. Faire quoi ?

Soit on cesse d’attendre ; on agit. On prend à deux mains les rênes de notre destin, et on refuse que quiconque s’y agrippe. C’est difficile, inquiétant au départ, mais ô combien grisant ! Quelques « sacrifices » sont nécessaires. Il faut accepter le réel, accepter l’idée que l’État ne pourra pas maintenir longtemps ses fonctions d’État-providence ; donc y renoncer. Et l’affamer, car il n’y a qu’ainsi qu’on le verra maigrir. Mais, malheureusement, il se nourrit de ce que nous faisons sur le territoire qu’il estime être le sien ; cela veut dire faire ailleurs ou se cacher. Et surtout, tolérer l’attente, accepter que la mort de la social-démocratie est certaine mais son heure inconnue.

La seule vraie voie de changement, c’est la liberté, mais elle a peu de chances de remporter les cœurs et les suffrages dans un pays habitué à l’arrosage automatique et multidirectionnel d’argent public, c’est-à-dire d’argent autrefois privé.

Il y a donc une réelle place pour la contestation du système, mais elle ne peut être que subversive. Les grandes révolutions libératrices d’ici et d’ailleurs sont évidemment récupérées par le politique qui en a besoin pour légitimer son existence, mais il se trouve en réalité dans la position de système liberticide à renverser.

Organisons donc, secrètement, nos états généraux. Réunissons-nous, entre amis et défenseurs de la liberté, pour diffuser notre message et faire avancer nos idées, les expliquer, les éclaircir, les défendre – et surtout, incarnons les.

La liberté est aussi belle que l’homme libre, aussi belle que chaque homme peut l’être ; mais elle est crainte. Rassurons.

Partout en France, en personne et autour d’une table de préférence, mais pourquoi pas ailleurs et au besoin sur la toile, fédérons-nous, rassemblons-nous, mobilisons-nous. Choisissons nos messages, par exemple parmi les affiches du Collectif Antigone.

Offrons, en cette période de fêtes, des ouvrages susceptibles d’éveiller nos proches à la liberté (Ayn Rand a ma préférence, mais chacun aura les siennes).

Rejoignons les initiatives existantes, et si le besoin s’en fait sentir créons en de nouvelles. J’ai rejoint Contrepoints après en avoir été le lecteur ; toute initiative qui vous paraîtra bonne fera l’affaire. Contrepoints, l’Institut Coppet, liberaux.org trouveront sans nul doute toute aide bienvenue et accueilleront les bonnes volontés, quelles que soient leurs domaines et modes d’implication de prédilection.

Mais faisons, agissons avant qu’il ne soit trop tard. La grogne monte, les mouvements de révolte se multiplient mais il leur manque un projet à porter ; que la liberté soit présente dans les esprits au moment où les choix seront à faire et les actions à mener.

Le libéralisme a une face visible, avec les auteurs d’envergure qui font avancer la liberté et, désormais, avec des médias comme Contrepoints qui la diffusent. La liberté avance, mais il nous faut redoubler d’effort : le défi est loin d’être remporté mais tâchons de le relever.

Tous ceux qui pensent que la liberté est l’avenir peuvent rapprocher son heure. Il est temps. La route sera longue et le sommet sera haut, avançons ensemble.

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  • Sans écroulement complet de l’actuel système, presque personne ne fait confiance au libéralisme.
    Trop habitués a l’état. Aux subventions diverses et variées.
    Sur ce site OK, tous les « intervenants » sont d’accord, libéraux en diable, ça va..
    Mais comment faire avec la grande masse illettrée et peureuse, qui pour un « pourboire » personnel, va lacher immédiatement toute velléité libérale.
    Donc.. dur, dur en principe.
    Et comme mon enthousiasme et limité ….

    • Faire connaitre le libéralisme est déjà un premier pas. La couverture médiatique est faible, mais il y’a longtemps qu’elle n’avait pas été aussi importante, et l’accès aux sources est plus facile que jamais, une fois qu’on à entendu parler du libéralisme.

      Il y’a sans doute un coup à jouer.

    • Pas d’accord. Ils sont de plus en plus nombreux les gens qui réalisent que l’Etat est leur adversaire, leur empêcheur de prospérer en paix, leur tyran domestique et leur censeur.

      • Mais ils ont encore du mal à se débarrasser de son influence. Ils ne parviennent toujours pas à imaginer la vie sans état (ou avec moins d’état) autrement que sous forme de guerre civile.

        C’est pour ça qu’il est important d’orienter les gens vers le libéralisme.

        • De plus en plus de gens sont capable de faire le raisonnement suivant :

          « J’ai l’impression que globalement l’état fait du bon travail. Par contre, dans les domaines que je connais bien, les lois sont incohérentes, injustes, difficiles à appliquer et profitent souvent à un petit nombre de personnes.
          Est ce une coïncidence ? »

          Par contre beaucoup cherche encore des boucs émissaires à rendre responsable de la situation : le capitalisme, les banques, la finance internationale, la chine, les patrons, un complot quelconque.

  • L’Etat a mis la Nation en servage, disons à partir de la Libération.
    Mais progressivement il est devenu lui-même la grosse marionnette d’une caste retranchée dans des privilèges injustifiés codifiés dans des statuts irréfragables.
    Les vampires ont capturé la Loi.
    C’est très malin de leur part ! A voir le contentement d’eux-mêmes de ces gens, on mesure leur morgue et partant, leur inconscience à parader au milieu d’un peuple réputé violent de nature. Nous ne sommes pas des Suédois.
    Rien ne pourra se faire sans écroulement d’un existant branlant !
    Que voulez-vous garder ? C’est un bon débat au fond de la crypte de la subversion.

  • Vous avez raison Mr Creteur mais à mon humble avis, ce qu’il manque en France, c’est un homme pour porter ces idées ! Un homme ayant du charisme et une vision libérale.
    Et tant qu’il n’y aura pas cette homme, ces idées resteront sur le net !
    De plus, même s’il y avait cet homme : il reste quelques millions de fonctionnaires qui ne voteraient jamais pour lui, des jeunes décérébrés sortis de la propagande nationale gauchiste (quand j’entends des profs me dire « moi de toute façon, l’économie, je n’y connais rien », je bondis qu’ils aient en plus le droit de vote !), des immigrés (pas tous) qui savent où sont « leurs intérets ».
    Alors, la chute du système, c’est sur, elle viendra un jour. Mais un renouveau libéral, non, je ne le vois pas venir !
    PS : depuis quelques mois maintenant que j’ai découvert ce site, je partage de nombreux articles sur facebook. Résultat : un grand nombre masquent mes publications trouvant que c’est de la propagande… voyez l’ampleur de la tache…
    En tous, merci pour vos réflexions qui sont toujours très pointues.

    • Facebook n’est pas le meilleur moyen de propager des idées.

      Si un contact poste régulièrement des articles politiques avec lesquels je ne suis pas d’accord, je risque rapidement d’ignorer ses publications.
      De plus tous les articles de contrepoint ne sont pas compréhensibles sans un minimum de culture libérale.

      • Je ne suis pas inscrit sur des tas de réseaux sociaux… désolé.
        Facebook me sert seulement à garder contact avec des amis qui sont loin, vu que je bouge beaucoup.
        S’il faut un minimum de culture libérale pour comprendre le libéralisme, il n’est pas là d’éclore ! S’il n’est réservé qu’à une minorité, nous voilà droit dans le mur donc !
        Pour ma part (je ne suis que cadre chez un gros équipementier automobile mondial), si un article n’est pas compréhensible, c’est qu’il est mal écrit. Sans vouloir etre agressif. La force d’un leader c’est de pouvoir se faire comprendre par n’importe qui.

        • L’article peut être aussi bien écris que vous voulez, si vous n’avez pas le pré-requis, vous risquez de rester à côté. Le libéralisme s’oppose au socialisme jusque dans ses axiomes de base.

          Essayez de lire l’un de ces articles en ayant à l’esprit le concept d’égalité des socialistes, vous avez peu de chance de vraiment comprendre de quoi on vous parle. Ou alors l’article sera tréééés long.

        • Facebook sert à garder contact avec ses amis justement et pas à faire de grandes discussions politiques en public. Vous pouvez par contre vous servir de facebook pour cibler des amis qui sont ouverts au débat et discuter en petits groupes.

          Ensuite je voulais simplement dire qu’il y’a plusieurs types d’articles sur ce site :
          1) Des articles qui expliquent la pensée libérale
          2) Des articles qui prennent des positions sur l’actualité en s’appuyant sur le point de vue libéral
          3) Des articles de défoulements qui se moquent du système actuel

          Les articles de type 1) sont bien entendu à partager. Certains articles de type 2) ou 3) peuvent par contre être difficile à comprendre puisqu’ils se basent sur une pensée libérale sans tout le temps la détailler (avec l’utilisation d’expression qui peuvent dérouter comme « constructivisme », « droits naturels », « socialisme de droite ».

        • La dernière phrase de votre message me fait penser à un bon mot d’Édgar Faure, mais en « négatif », en quelque sorte, rapportée à la vôtre.
          Ainsi, en très fin et expérimenté homme politique (de la IVème puis de la Vème République), s’adressant à quelques journalistes, il s’était permis de dire, en substance :

          « Si vous avez compris ce que je viens de vous expliquer, c’est que j’ai dû mal m’exprimer. » 😉

    •  » je crois que ce qui manque en france, c’est un homme pour porter ces idées  »

      peut-etre roselyn Travelot ?

  • John Galt est de retour !

  • Le problème n’est pas tant le libéralisme que les forces qui se liguent contre, en raison d’intérêts contraires.
    Ici, on parle de pouvoir, d’argent, donc de femmes (accessoirement, on sait que ça compte pour certains).
    Alors avec ce type d’attraits, tous les requins sont à l’affût.

    Dans ces conditions, aucun homme avec un peu d’influence laissera s’installer un libéralisme juste. Et comme il est très facile d’influencer les votes, on le constate avec la guerre (réussie) médiatique que subit le FN depuis 40 ans, alors, le libéralisme ne pourra jamais s’installer sans être dévoyé par ceux qu’il dérange.

    C’est une lutte qui, à mon avis, est perdue d’avance, entre les pots de terre (même si ils sont plus nombreux) et les pots de fer (ou les pots de vins comme disait Coluche).

    Il y a un autre soucis, comme il n’y a rien à gagner dans le libéralisme qu’il ne faudra mériter par un travail dur et honnête, alors, il n’y a aucun militant qui voudra se dévouer pour plaider sa cause sachant qu’il devra en plus bosser pour y arriver ensuite.
    Et bien, ce problème fait un grand tort au libéralisme, parce que ce système perd ses forces vives qui manquent dans la diffusion de ses idées.

    Vous voulez voir ces idées s’imposer dans la vie française, engagez vous concrètement dans la promotion de ses idées.

    On voit ici que la démocratie est un système qui favorise clairement le clientélisme puisqu’il a besoin de militants qui réclameront d’être récompensés une fois les élections gagnées.

    Le clientélisme se nourrit de la démocratie qui elle-même se nourrit du clientélisme, on est ici dans un cercle vicieux qui pousse irrémédiablement vers le bas. Et tous nos efforts d’explication sont négligeables à coté de cette dynamique.

    • Pas d’ accord avec votre conclusion car je ne crois pas qu’ il existe 1 démocr mais des variantes ;
      Je ne suis pas fan d Alain Madelin mais lorsque il fut jeune ministre de l’ industrie il avait eut l’ audace de refuser une augmentation du budget de son ministère et s’ est retrouvé parait il en conflit avec ses hts fonctionnaires , je serai intéressé à en savoir mieux de cette histoire .

  • Avant de parler de libéralisme autour de soi (pour beaucoup il est un épouvantail à cause de la diabolisation menée par les politocards qui ne veulent pas perdre leurs pouvoirs et les journaleux à la botte de ces derniers), je crois qu’il vaut mieux parler de la liberté, des libertés qui sont sans cesse bafouées. Réapprendre aux autres ce qu’est la Liberté, que sans elle nous ne sommes plus des Hommes.

    En général quand je tiens ce discours, tout le monde acquiesce. Quand j’explique par exemple qu’il n’est pas normal que, parce que quelques uns se tiennent mal (par exemple pédo pornographie sur internet), tout le monde doit être fliqué et nos libertés réduites, tout le monde, étonné par cette approche de la question, acquiesce encore une fois.

    Essayer de faire prendre conscience à tout le monde que nous sommes prisonniers d’un système dont seuls quelques uns (les politiciens et leurs serviteurs quels qu’ils soient : syndicats, journaleux, lobbies en tout genre etc) profitent. Les gens sont très ouverts à ce genre de discours non politisé qui ne prend parti ni pour la gauche ni pour la droite.

    • Remarque très peinante. J’ai pu faire ce constat dans diverses discutions.
      Avoir un discours purement libéral, en le disant haut et fort, avec des concepts de droit naturel et État s’occupe de ses missions régaliennes, est souvent un échec ou tournée à la dérision en utopie.
      Par contre, prendre des exemples concrets, prend tout de suite un autre sens. Toutes discussions oú vous impliquez les personnes, en leur disant qu’ils perdent leurs libertés, et vous aurez très souvent des réactions positives. Et c’est avec se genre de point de départ, que l’on peut commencer à parler, avec ceux qui se demandent comment réorganiser la société, de droit naturel.

      Comme je le disait plus haut, je pense que l’une des causes qui font que l’on ne peut pas parler « libéralisme », est la démagogie qui est faites dans nos médias, discours de politicards, éducation nationale et tout autre système de « publicité » en leur contrôles.
      Les pensés philosophiques du libéralisme dans nos sociétés ne parle plus à personne par manque de publicité et de personne qui en parle au petit écran, (c’est pas encore des télécrans, mais le concept est compris depuis longtemps par les membre du parti, ;-), et bien évidemment les journaux subventionnés.

  • Le problème serait de trouver l’incarnation humaine des idées libérales, c’est à dire un groupe d’hommes qui se soumettrait au suffrage de prochaines élections avec l’objectif de réduire le pouvoir auquel il accéderait éventuellement. Est-ce possible ?
    Généralement, les gens sains ne sont pas intéressés par le pouvoir, ils ont conscience que mener sa propre vie est déjà un défi en soi. Alors mener celles de millions de personnes est un pari insensé. Il faut, au départ, avoir un sérieux complexe de supériorité pour décréter savoir ce qui est bon pour les autres en n’ayant comme référence que sa propre expérience. De plus, le pouvoir rend fou, il est aisé de s’en rendre compte. La tentation de l’action est trop forte quand on est aux manettes.

  • En fait, il n’y a pas plus de corruption qu’au fil des ages. Ce qui a changé, c’est l’information !

    Un fast food de données brutes ou manipulées, jamais décantées ni analysées, sur lequel le peuple désoeuvré se jette comme la faim sur le monde, et en conclut que « tout va mal » : une vaguelette en Asie, et on tremble pour le climat, une trapanelle qui tombe dans les Andes, et c’est toute l’aviation mondiale qui parait dangereuse, trois soulards qui font sauter Tchernobil et on veut abandonner le nucléaire, etc etc.

    Il n’y a pas si longtemps, les gens ayant gagné leur pain à la sueur de leur front, rentraient pour se consacrer au potager ou à l’élevage des canaris, et ne se souciaient pas de l’information. Peut-on dire sérieusement que cela allait moins bien ?

    A présent, les gens en foutent de moins en moins, ont peu de relations directes avec des proches, ont abandonné la foi en la justice divine, el donc tentent d’exister et de mobiliser leur adrénaline par ‘l’indignation et la révolte, d’autant pous facilement qu’ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants.

    Le cerveau y est en grand repos, les émotions ayant pris le relai.
    Comme les droits ont écrasé les devoirs, d’ailleurs.

    Perte de résilience, déprimes, hystérie, et vite une pelletée d’informations pour ne pas ralentir la machine.
    Le nouveau dieu, c’est la compassion, la dé-responsabilisation personnelle, et la colère contre des moulins à vent.

    Enjoy !

    • « En fait, il n’y a pas plus de corruption qu’au fil des ages. Ce qui a changé, c’est l’information ! »

      Et on devrait être content ?

      Au fil des âges, énormément de choses ont changé. Ce qui était acceptable il y a un siècle ou deux, ne l’est plus actuellement. L’hypocrisie est de plus en plus voyante. Ceux qui donne des leçons de morale sont généralement les pires malhonnêtes d’entre nous…
      La preuve encore récemment ; la chasse à l’humoriste noir parce qu’il serait coupable de créer du trouble à l’ordre public. Tout le monde aura remarqué que c’est le gouvernement de Hollande qui est expert pour jeter des mécontents dans la rue qui manifestent plus ou moins calmement. A moins que les bonnets rouges soient le fait du méchant Dieudo ?

  • si je puis me permettre, je trouve vos commentaires plutôt résignés et défaitistes, alors certes, je vous l’accorde les temps sont durs mais justement n’est ce pas le moment de réagir ? allons nous attendre de plonger plus profondément dans l’abîme ? je participe moi même à l’un de ces mouvements, peut être en pure perte, mais je préfère prendre le risque d’un échec que de ne rien faire. Toutes les initiatives déjà existantes ne sont pas en concurrence bien au contraire elles sont complémentaire, elles ont toutes une approche différente et on peut raisonnablement espérer que l’une d’entre elles émergera. Stop au pessimisme et haut les cœurs !

  • En fait, nous vivons dans une société plus ou moins libérale. Tout tient dans le « plus ou moins ». Il me semble qu’une majorité considère que le socialisme (modèle URSS) est un échec, et que le libre-échange est le fondement de notre société.

    Le problême pour moi est le manque de conscience sur l’implication du « plus ou moins ». Moins de libéralisme et plus de socialisme est néfaste et les effets sont certains mais non directement visibles pour la masse. Par ailleurs, qu’ils soient de gauche ou de droite, les gouvernements induisent une dérive socialiste de façon continue par la règlementation, l’augmentation des budgets et des impôts, l’accaparation et le cumul des pouvoirs. Et cette dérive est silencieuse, non perçue et encore moins consentie par les citoyens.

    Le message à faire passer est pour moi le suivant : le réglage du curseur entre libéralisme et socialisme est l’affaire des citoyens, mais il ne se résume en aucun cas au choix d’un partit politique. Il n’y a pas de partit libéral, il ne peut exister de politiciens libéraux. Les politiciens sont une caste qui défend ses propres intérêts en usant de démagogie. Les politiciens confisquent les libertés et les ressources de l’état à leur proffit exclusif. Il faut sanctionner ces dérives lors des élections, quel que soit le partit qui en est responsable. A commencer par les élections locales.

    Tout gouvenement devrait travailler à budget constant, impôts constants, règlementation globale constante, même un gouvernement de gauche. La modification si elle à lieu devrait être annoncée clairement en début de mandat et respectée : « Nous allons augmenter les impôts et réduire la liberté » ou le contraire, pour le « bien » de la communauté. (Et qu’on nous explique pourquoi c’est bien).

    Dans l’économie mondialisée où nous vivons, croire que l’on va redistribuer les richesses au détriment de seulement 10% de riches est un leurre pour les électeurs de gauche, et une pure manipulation de la par des politiciens. Redistribuer au 10% les plus pauvres ne peut se faire qu’au détriment des classes moyennes (et en fait de plus en plus moyennes inférieures). Si ces classes moyennes sont d’accord en majorité pour renoncer à l’augmentation de leur niveau de vie, et en fait à terme une érosion (en particulier de leur retraite quand viendra le contre-coup économique), pourquoi pas. Si la majorité accepte de se saigner pour entretenir 10% de défavorisés (et 50% de feignants non défavorisés), c’est la démocratie.

    Mais il faudrait que ces citoyens hautement altruistes ouvrent les yeux : les gouvenements réduisent le libéralisme de la société à leur détriment et sans leur accord. Le vrai centre qui consisterait en un status-quo serait un partit libéral de droite modérée. Et la correction des dérives récentes passe par un gouvernement « tatchérien » qui s’imposera tôt ou tard quand nous aurons atteint le mur et qui ne fera malheureusement pas que du libéralisme. Regarder l’Espagne, c’est notre futur.

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