Rapport sur l’intégration : parlez-vous le Volapük victimisant ?

Le langage codé de la victimisation permet à des catégories surprotégées de s’exempter de toute remise en cause.

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Volapük (Crédits : René Le Honzec/Contrepoint.org, licence Creative Commons)

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Rapport sur l’intégration : parlez-vous le Volapük victimisant ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 décembre 2013
- A +

Par Marc Crapez.

IntegrationLe rapport sur l’intégration préconise un « changement de paradigme » propre à « revisiter tous les registres lexicaux », car « désigner c’est assigner, c’est stigmatiser », d’où un « recours à la sanction pour contraindre à la non désignation » qui deviendrait un « harcèlement racial ».

Que signifie ce charabia ? On l’aura compris : interdiction de mentionner les origines africaines ou la religion musulmane d’un être humain lorsqu’il n’est pas digne d’éloges. C’est l’aboutissement de décennies d’ébullition intellectuelle qui ont emboîté, comme des poupées russes, les impératifs de non-discrimination, non-stigmatisation, non-distinction, non-désignation.

J’ai déjà montré que François Hollande adhère à ce schéma. Plus de discriminations conceptuelles, ni de distinctions intellectuelles, ni de divisions méthodiques, ni de discernement sémantique. Ne pas classifier, désigner, différencier, identifier, qualifier. Toute la chaîne du raisonnement se trouve paralysée. Plus moyen de prendre les problèmes à bras-le-corps.

Chasse gardée !

L’horreur du génocide nazi a provoqué un choc traumatique dans les consciences des intellectuels européens. Cette commotion les pousse à rapporter tout et n’importe quoi au scenario d’un engrenage génocidaire. La proposition banale consistant à dire qu’il peut y avoir trop d’immigrés, trop de fonctionnaires ou trop d’inégalités sociales est ainsi soupçonnée de faire planer des menaces de génocide.

Ce chantage décline quatre degrés de persécution potentielle : la crainte, le rejet, la stigmatisation et la chasse. La crainte (ou peur) renvoie métaphoriquement à l’antisémitisme des années 30 ; le rejet (ou refus), aux lois discriminatoires de Vichy ; la stigmatisation (ou montrage du doigt), au port de l’étoile jaune ; enfin la chasse, à la rafle (antichambre du camp). Une rhétorique de la pente fatale insinue que le glissement d’un palier à l’autre est inexorable.

imgscan contrepoints 2013-2513 volapük

De nos jours, des discours alarmistes prétendent que certaines communautés sont en butte à des discriminations, voire que leurs membres sont menacés, qu’il leur serait « fait la chasse », ou qu’ils sont soi-disant « traités comme des citoyens de seconde zone ». Présupposer cet acharnement est une façon de faire diversion en se posant en victime. Cette victimisation est destinée à dissuader la critique.

En réalité, les vraies puissances sont celles qui font croire qu’elles sont fragiles, celles qui sont défendues bec et ongles par des médias et des corporatismes, celles qui bénéficient de passe-droits, celles qui font peur à tout le monde, celles dont les citoyens sentent confusément qu’elles sont protégées, celles qu’il ne faut surtout « pas montrer du doigt », celles que l’on n’ose plus critiquer, ou alors avec d’infinies précautions, en les entourant, comme dans la liturgie religieuse, d’un cérémonial d’incantations obligatoires qui commence par dire que ces catégories seraient, dans leur « immense majorité », irréprochables.

Au total, se dessinent deux France, celle des catégories surprotégées, immigrés, chômeurs, fonctionnaires, artistes, journalistes, hommes politiques, créateurs de start up ; et celle des catégories inintéressantes, petits-bourgeois, petits patrons, artisans, ouvriers, agriculteurs, ingénieurs, managers et autres Français moyens.


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  • « celle des catégories surprotégées (…) créateurs de start up »

    Quand il se lance, peut être, peut être pas.

    Mais si il réussit, il peut alors être accusé d’être un immonde rentier.

  • La catégorie  » chômeur » n est pas surprotege, c’est la catégorie « chomeur issu de pret ou de loin du magheb »qui est surprotegee, surtout quand celle-ci a une descendence importante de futurs electeurs pour l’Etat socialiste francais, cet espece de quatrième reich qui ne veut pas dire son nom.

  • J’aimerais partager avec vous cet article que je viens de voir :

    Muslim Christmas celebrations gain a toehold

    A generation or two ago, when America’s Muslims were new immigrants who made up an even smaller minority of Americans than they do today, the lights, trees, carols, gifts and festive spirit of Christmas were viewed by many Muslims as a threat to their children’s Islamic faith.

    But these days, a growing number of Muslims celebrate Christmas, or at least partake in some ways, even if they don’t decorate their homes with trees and a light show. Indeed, many Muslim families have created their own unique Christmas traditions.

    http://www.usatoday.com/story/news/nation/2013/12/23/muslim-christmas-celebrations/4182087/

    En matière d’intégration ou assimilation c’est une voie à suivre je pense, et les musulmans d’Amérique sont sur la bonne voie.

  • Il a certainement deux France : celle qui travaille et celle qui ne travaille pas et qu’on maintient volontairement dans l’assistanat.

  • Monsieur le Président de la Raie Publique,

    Dois-je vous l’avouer, mon ancêtre était un compagnon d’armes de St Louis, nous sommes tous nés dans les liens du mariage, ne nous droguons qu’à la grenadine, ne connaissons des prisons que leur porte d’entrée visible de la rue, avons sué sur nos dictées et nos calculs, travaillons bêtement pour gagner notre vie, et nous avons même une petite épargne pour faire face à d’éventuels coups durs sans rien devoir demander aux autres.

    Est-ce grave ? Méritons-nous encore d’être français ? L’angoisse nous étreint.

    Pire encore, si nous n’attachons aucune importance à l’origine des gens, nous aurions même tendance à préférer les fourmis aux cigales. Les gens qui s’efforcent de mériter leur pain, plutôt que de l’exiger d’autrui. Avec bien entendu une attention particulière aux vraies victimes de la vie (handicapés e.a.), mais nous avons génétiquement une solidarité à cliquets et une sale propension à évaluer le mérite.

    Allez-vous instaurer une Sainte Inquisition pour des cas aussi désespérants que le nôtre, nous excommunier ou nous brûler ?

  • il y a bien des menaces de génocides qui planent… sur les chretiens d’iraq, de syrie, du pakistan, du sud soudan, du nigeria, sur les juifs de palestine…
    peut-etre serons nous les prochains sur la liste ?

  • L’ auteur Crapez nomme les catégories de la classe  » inintéressante  » alors , je regarde sur ces 40 dernières années ma conclusion est ,
    ces gens du moins une majorité d’ entre eux sont masos .
    @mps du français bien écrit agréable à lire .

  • Marrant comme certains profitent d’un libéralisme qui refuse de les censurer pour laisser libre court à leurs petites piques xénophobes.

    L’immigration n’est pas une plaie, ou plutôt elle ne l’est pas forcément. Parmi toutes ces personnes qui s’expatrient il y en a certainement qui ont des projets viables, des savoirs-faire ou des connaissances qui pourraient nous être utiles.

    Seulement voilà, on attire l’immigration qu’on mérite. Nos propres jeunes partent jugeant que le pays n’offrent plus d’opportunités, donc il ne faut pas s’y tromper : on ne récupère que ceux qui viennent pour profiter du système, les autres vont ailleurs.

    De même il est plutôt déplacé d’en vouloir à l’immigration au prétexte qu’elle prend les aides qu’on lui offre; tout ceci n’est que le résultat des politiques menées par nos élus, le montant des allocs n’est pas voté à Bamako que je sache.

  • Le Gouvernement luxembourgeois a publié les nouveaux paramètres sociaux applicables dès le 1er janvier 2014 et ne note pas de gros changements pour l’année à venir.

    Au 1er janvier 2014, le Salaire social minimum ne change pas, étant donné qu’il a déjà été indexé au 1er octobre 2013. Il reste ainsi à 1 921,03€ bruts par mois pour les travailleurs non qualifiés de plus de 18 ans et de 2 305,23€/mois pour les travailleurs qualifiés de plus de 18 ans.

    Les pensions pour leur part vont être revalorisées, notamment la Pension minimum personnelle qui passe de 1 703,10€ à 1 718,86€ ou encore la pension de survie qui passe de 1 261,56€ à 1 273,23€.

    Au niveau des prestations familiales, les allocations familiales ne changent pas au 1er janvier 2014, le montant pour un enfant est toujours de 185,60€, de 440,72€ pour deux enfants et de 802,74€ pour trois. Le montant du Boni est toujours de 76,88€ par mois et par enfant.
    Par contre, au niveau de l’allocation d’éducation, le seuil de revenu augmente. Le revenu professionnel pris en compte en cas d’activité des deux parents passe à 5 657,70€ pour un enfant à charge (au lieu de 5 438,25€), pour deux enfants à charge, il passe à 7 543,60€ (au lieu de 7 251,00€) et pour plus de deux enfants à charge, il passe à 9 429,50€ (au lieu de 9 063,75€).

    Vous trouverez tous les détails dans le document du Ministère de la Sécurité Sociale :Paramètres sociaux valables au 1er janvier 2014 (PDF), avec le montant du salaire minimum, de l’assurance maladie, dépendance, de la pension, des prestations familiales avec le détail des montants pour les allocations familiales, allocation d’éducation, de rentrée scolaire, allocation de naissance, de maternité, pour le congé parental ou encore du RMG (Revenu minimum garanti).

    Voilà une forme de fraternité bien comprise par un pays capitaliste.
    Le gouvernement vient de changer. Après 30 ans de gouvernance de droite voilà maintenant une alliance entre
    Libéraux, Socialistes et Verts. Inédit et courageux en sachant que le CSV (parti chrétien) reste le premier parti
    avec 33% de voix.
    Il n’y a rien à faire, ce petit pays est un exemple pour nos démocraties dirigées par des carriéristes, des intrigants
    et finalement des incapables. Car quel meilleur exemple que de mettre en priorité le confort matériel des citoyens.
    Seules les « petites démocraties » comme la Suisse ou le Luxembourg en sont vraiment capables.
    Les grands se croient obligé d’être constamment engagés dans des luttes d’influence, des colonisations culturelles et des chimères
    du passé. Au final ils ne règlent rien hormis le maintien des privilèges des happy few mais par contre finissent par faire le malheur
    de leurs propres peuples.
    Car que valent les belles idées quand la misère est quotidienne, les soins limités au minimum, les droits et les acquis sociaux réduits
    à la portion congrue et enfin le niveau de vie en baisse constante . La France a le 10ième PIB par habitant en Europe…

    Joyeux Noel fraternel !
    Jean Kircher

  • Derrière le charabia se trouve simplement la création de la novlangue, ou plutôt sa continuation. Exemple: officiellement les «races» n’existent plus, mais un rien vous fait condamner pour «racisme», c’est à en perdre son français… Le tout étant au service de la super puissance socialiste d’Euramérica, car c’est bien comme ça qu’il faut appeler un gouvernement d’OIG et de méga-corporations liées à l’État, dominé par une seule pensée. Du libéralisme ils n’ont gardé que l’économique, pour pouvoir faire du fric sur du vent, avec quand même le concours du troupeau (les vrais billets sont faits en laine)…

    •  » les races n’existent plus  »

      interressant, étant éleveur, et franc partisant du croisement des races ( car en croisant, on profite de l’effet hetérosis et donc plus de vigueur ) , je sais pertinement que cette technique n’a pas le vent en poupe dans le monde agricole français, ou la plupart des eleveurs tiennent mordicus à leur race pure ( probablement sous la pression des herdbooks nationnaux, qui vivent grassement de la pureté raciale )
      il n’y aurait donc pas de race chez les humains, alors que chez les ruminants, un des principaux role de l’eleveur serait de garantir la pureté raciale du cheptel ?

      étonnant non ?

      • Que voulez-vous, une des nombreuses absurdités de notre société. Des rombières endimanchées sont prêtes à dépenser 1000€ pour un chat «pure race», mais vous feront presque jeter en prison si vous osez affirmer dans une de leurs soirées cocktails mondaines qu’il existe des races chez les Hommes, car reconnaître des races veut forcément dire «instituer une hiérarchie entre elles»… Non, ne riez pas, on me l’a sortie avec un air très sérieux.

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Lipton Matthews. Un article du Mises Institute

 

Les intellectuels anticapitalistes ont imprégné le discours dominant de l'idée que la discrimination raciale est inscrite dans l'ADN du capitalisme. Habituellement, les preuves de disparités raciales dans les milieux professionnels sont citées pour étayer le récit selon lequel le capitalisme pénalise les groupes minoritaires. Bien qu'il soit devenu courant d'affirmer que les disparités constituent du racisme, la question est plus complexe.

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