Écart de conduite de Jean-Vincent Placé (EELV)

Jean-Vincent Placé, pressenti au gouvernement (Crédits : Jean Vincent Placé, Creative Commons)

Le sénateur Jean-Vincent Placé (EELV) doit régler une ardoise de 18 000 euros de PV en souffrance.

Un billet d’humeur de Charles Sannat.

Jean-Vincent Placé
Jean-Vincent Placé

Jean-Vincent Placé, l’un des leaders d’Europe Écologie-Les Verts, qui est un homme absolument charmant et dont le respect pour son peuple n’a d’égal que son ambition qui suinte par tous les pores de sa personne, « doit régler environ 18 000 euros d’amendes à la suite d’une centaine d’infractions routières, datant d’avant 2010 », information révélée par le Canard Enchaîné mercredi.

Ce grand pourfendeur de la protection de l’environnement vient de nous montrer, et d’une bien belle façon, le comportement qui est à vomir de nos élites.

Non seulement cet horrible bonhomme à l’idéologie dangereuse nous explique que nous sommes des criminels de pollueurs avec nos voitures mais lui, non seulement utilise une voiture dite de fonction – comprenez par là payée avec notre pognon – mais en plus se tient très mal au volant de ce véhicule mis à sa disposition par ses concitoyens.

Monsieur Placé se tient tellement bien d’ailleurs qu’il prend pour 18 000 euros d’amendes au volant. 18 000 euros ! Soit 118 076,26 francs ! Oui j’ai converti ! Plus de 100 000 balles d’amendes. Ah, les beaux sentiments de nos gentils bobos de la gauche juste.

Que faut-il penser de ce genre de personnage au comportement pour le moins déplacé ?

Ce Monsieur se croit tout permis. Ce monsieur, comme l’a si bien dit Taubira, se pense invulnérable, invincible et au-dessus de toutes les lois. Monsieur le Sénateur Placé a oublié un concept pourtant simple et essentiel à tout bon rapport en société : l’exemplarité.

Monsieur Placé, le cœur bien à gauche et son porte-monnaie bien à droite, ne comprend pas au bout d’une amende. Ni de deux. Ni de trois. Non, il continue. Il continue parce qu’il se croit dans l’impunité la plus totale, il peut continuer parce que Monsieur le sénateur dégouline aussi de fric acquis sur le dos de nos impôts. Monsieur le sénateur peut se permettre de payer 18 000 euros d’amendes, soit plus que le prix de ma Dacia !

C’est donc cette gauche-là qui nous dirige ?

Mais cette gauche-là qui manifeste le plus total des mépris à l’égard de son propre peuple à qui elle demande des efforts, en plus, se permet de se plaindre.

Sachez que pour Monsieur, ce sinistre sénateur, « c’est la rançon de la notoriété » car « c’est la même histoire qu’il y a trois ans ». Il trouve tout de même « un peu agaçant » la manière dont cela est rendu public, « alors que je n’ai même pas reçu de courrier », souligne-t-il. « C’est bien sûr de ma faute, je n’ai jamais cherché à fuir mes responsabilités, je ne demande aucun passe-droit, j’assume et je paie, je ne veux pas que quiconque doute de mon honnêteté ».

imgscan contrepoints 2013-2501 PlacéMais Monsieur le Sénateur, c’est un homme bien imparfait qui écrit ces lignes. Alors nous pouvons tous comprendre les errements ou les erreurs. Mais on s’excuse. On est humble. Et surtout on paie, car si, comme vous le dites, c’est la même histoire depuis trois ans, il ne tenait qu’à vous de faire votre chèque et vous avez eu trois ans pour le faire. La triste réalité c’est que, probablement, vous attendiez que vos petits copains passent l’éponge sur votre ardoise.

Monsieur le Sénateur, vous ne méritez pas d’être élu en cette institution. Votre comportement est tout simplement méprisable. Mais vous n’êtes jamais rien que la triste expression de notre époque, et vous illustrez à merveille la bassesse désolante de notre classe politique, l’absence d’honneur, et votre mépris du bien public.

C’est vraiment ce que l’on appelle un écart de conduite.


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