Les sanctions économiques ont-elles mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud ?

Face au socialisme à visage raciste de l’apartheid, les forces du marché ont fait bien plus que le boycott international de l’Afrique du Sud, qui a été contre-productif.

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Bus britannique avec un message demandant la fin de l'apartheid, à Londres, en 1989

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Les sanctions économiques ont-elles mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud ?

Publié le 14 décembre 2013
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Par Nick Gillespie.
Un article de Reason.

Bus britannique avec un message demandant la fin de l'apartheid, à Londres, en 1989
Bus britannique avec un message demandant la fin de l’apartheid, à Londres, en 1989

Nelson Mandela était l’un des « 35 héros pour la liberté » de Reason en 2003. Entre autres choses, nous faisions référence à sa « patience remarquable et la bonne entente dans la supervision de la transition post-Apartheid en Afrique du Sud, la création d’un modèle de la façon dont le monde pourrait enfin surmonter des conflits raciaux séculaires.

Avec la mort de Nelson Mandela, dont le rôle de signal dans la bataille contre l’apartheid est seulement surpassé par son rôle dans la promotion de la transition pacifique vers un régime post-raciste, cela vaut la peine de réfléchir sur les différentes choses qui ont contribué à mettre fin au régime autoritaire en Afrique du Sud. Rien bien sûr n’était plus important que les luttes menées par les habitants de ce pays.

Je suis allé à l’université dans les années 1980, quand le mouvement du « désinvestissement » était immense. L’idée était que les gens dotés d’un sens moral devaient se débarrasser de tout investissement ou lien économique avec les entreprises soit situées en Afrique du Sud, soit bénéficiant du système de l’apartheid. Le désinvestissement, spécifiquement des importants investisseurs institutionnels tels les fonds de pension et les universités, enverrait le message clair aux dirigeants sud-africains qu’ils subiraient des sanctions pour opprimer les gens comme ils l’ont fait.

Sur le campus, le mouvement du désinvestissement était en grande partie une fonction de la gauche, ce qui signifie que les manifestations et les groupes de discussion incluaient souvent de plus larges discussions à propos des autres actions des États-Unis à l’encontre des régimes despotiques. Je me souviens être entré dans des débats avec des gens en leur demandant pourquoi le désinvestissement contre l’Afrique du Sud était moralement juste, mais l’embargo commercial avec Cuba était répugnant ? Les promoteurs du désinvestissement expliquaient alors que l’embargo contre Cuba nuisait aux populations pauvres de l’autocratie castriste, il n’était pas néfaste à la classe dirigeante, qui a effectivement utilisé cette action pour consolider le pouvoir et légitimer la répression. Ce à quoi je répondais : exactement. Le fait est que, pour la plupart des récits empiriques, les sanctions économiques américaines à l’encontre de l’Afrique du Sud ont pu donner bonne conscience ici mais elles n’étaient pas particulièrement efficaces pour déstabiliser le régime raciste là-bas.

Dans un article de 1998 pour Reason, Thomas W. Hazlett, maintenant à l’université George Mason, a expliqué ce qui s’est passé après que les États-Unis soient sortis de l’économie sud-africaine :

Finalement, le gouvernement Reagan a imposé des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud en septembre 1985 (le Congrès emboîtant le pas un an plus tard). Le résultat fut nul – au mieux. Dans la foulée des sanctions, le marché boursier sud-africain s’est envolé puisque les investisseurs locaux ont raflé des bonnes affaires « au rabais ». Le Parti National pro-apartheid a gagné le terrain politique qu’il avait perdu des années avant, en grande partie à cause du vif coup de fouet « soutien au drapeau », dont tous les gouvernements officiellement approuvés comme parias, de l’Afrique du Sud à l’Irak, ont tendance à profiter.

La réforme en Afrique du Sud a dû attendre la fin du retranchement politique de l’époque des sanctions, y compris l’imposition de la loi martiale en 1985 et une augmentation de la puissance politique du Parti National en 1987. La libéralisation n’a finalement pas été menée par les sanctions mais par l’effondrement du communisme qui a éliminé la possibilité d’une gauche radicale en Afrique du Sud.

Plus de détails ici. Hazlett note d’ailleurs que les sanctions n’ont pas réussi à « réduire le commerce sud-africain de leurs niveaux antérieurs, au contraire, la croissance du P.I.B. s’est en fait accélérée après les sanctions imposées par la Communauté Européenne et les États-Unis (respectivement en septembre et octobre 1986). Paradoxalement, les entreprises sud-africaines ont récolté au moins de 5 à 10 milliards de dollars de bonnes affaires alors que les firmes occidentales désinvestissaient avec des prix au rabais entre 1984 et 1989. Il est intéressant de le noter à chaque fois que des sanctions sont évoquées comme un moyen de saper un régime ou une politique que quelqu’un n’aime pas. Elles fonctionnent rarement comme prévu, si jamais elles fonctionnent.

Comme un certain nombre d’observateurs l’ont noté (dont Matt Welch de Reason), il y a un réel problème à voir toute chose dans le monde à travers un prisme américain, spécialement lorsqu’il s’agit de l’époque de la guerre froide, quand à peu près tout, des échecs aux lois de libre-échange, a été considéré comme faisant partie de la lutte crépusculaire entre les communistes et le Monde Libre.

Cependant il est juste de noter que la politique de la Guerre Froide a influencé la politique intérieure sud-africaine, comme Hazlett le suggère ci-dessus. Les Blancs qui voulaient mettre fin à l’apartheid balançaient cela avec la probabilité que l’Afrique du Sud deviendrait un satellite soviétique sous la gouvernance du Congrès National Africain de Mandela (ANC), qui avait des liens forts avec les Soviets et d’autres communistes. L’effondrement du mur de Berlin en 1989 a montré que le communisme de style soviétique vivait en fait ses derniers jours (l’URSS se dissoudrait deux ans plus tard), et ce frein à la réforme a disparu.

Son effet négatif sur l’Afrique du Sud est une conséquence supplémentaire des relations États-Unis/Union Soviétique se répercutant sur d’autres pays, généralement dans une direction négative. Comme Hazlett l’explique dans un autre article pour EconLib, les alliances de la guerre froide ont aussi permis au régime d’apartheid d’être assimilé de manière erronée comme capitaliste et orienté vers le marché libre alors qu’il n’en était en fait rien de la sorte :

Le point de vue classique est que l’apartheid a été conçu par des blancs prospères pour supprimer les noirs pauvres. En fait, le système est né de la lutte des classes et était largement la création des ouvriers blancs qui luttaient à la fois contre la majorité noire et les capitalistes blancs. L’apartheid est né de la victoire politique des syndicats blancs radicaux sur leurs deux rivaux. En bref, ce système économique cruellement oppressif était un socialisme à visage raciste.

L’apartheid comme système n’a pas surgi complètement formé à partir du front de descendants racistes des colons anglais et néerlandais. Au contraire, ces étapes finales ne sont apparues que progressivement et au fil du temps, lorsque les changements dans la technologie et la situation économique des groupes marginalisés perturbaient continuellement le statu quo. Hazlett constate :

La croissance économique d’après-guerre en Afrique du Sud a si profondément intégré la population non-blanche dans la société « blanche » que l’idée même de « développement séparé » est devenue ridicule en tant que proposition faisable, en dehors de toute considération de ses implications morales odieuses. Sans le travail qualifié des noirs, le niveau de vie des blancs chuterait vertigineusement. La synergie économique inévitable entre les races a rassemblé les gens physiquement et socialement. Alors que l’électeur blanc moyen des années 1920, peu sûr de lui, voyait les ouvriers noirs comme des remplaçants, la majorité des blancs des années 1980 voyait la coopération raciale comme de plus en plus avantageuse. Au même moment, la croissance spectaculaire de la population urbaine africaine éduquée, y compris une classe moyenne noire importante, a conduit à augmenter considérablement le coût de l’application de l’apartheid. En effet, l’ancien système tribal africain, qui a été cyniquement manipulé par les responsables politiques de l’apartheid sous l’égide des fameuses politiques de « foyers nationaux », a été éclipsée par la montée des communes urbaines étroitement liées aux centres d’emplois industriels.

Entre 1970 et 1980, écrit-il, la part blanche du PIB a chuté de 70 % à 60 %, montrant à la fois la puissance des forces du marché pour perturber le statu quo et conduisant à un contrecoup par l’élite au pouvoir.

Lisez tout son article pour une excellent récit  sur la race, la politique et l’économie.

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  • C’est article est intéressante. Il y a un certain nombre d’approximation
    Les syndicats blancs ouvriers étaient corporatistes, ils est donc plus juste de parler d’extrême droite que de socialisme. Parce que dans le combat communiste il y a eu les internationalistes et les nationalistes. Mais objectivement si l’on prends Cuba qui était dominés par les blancs avant Castro, aujourd’hui elle l’est en quelque sorte toujours. Mais personne ne peux affirmer que les noirs sont martyrisés. De même en Chine, où on a voulu réunir l’ensemble des minorités. La volonté de séparé les ouvriers racialement est un apport de l’extrême droite. Il faut distinguer le corporatisme(doctrime de droite) du collectivisme(doctrime de gauche).
    Pour ce qui est des conséquences économiques, c’est sans doute une bonne affaire au début mais je suis vraiment trop libre échangiste pour croire qu’une réduction des débouchés aboutis à une hausse des marges.

    • C’est la doctrine de tous les gouvernements « capitaliste » du début du XXs . Comme celui de Musolini, de Pétin et aussi d’Hitler(le capitaliste). C’est la doctrine économique de l’église catholique. Pour les gouvernements qui se sont bonifiés avec le temps comme le régime Sud Coréen. Les Chaebol font aujourd’hui 15% du PIB.
      En France Poujade est un de ses avatars.
      Sur le plan théorique cela tient surtout à la volonté d’un capitalisme « ordonné ». Ce qui évidement ne pose pas les bonnes bases pour une croissance de long terme.
      Je pense qu’il n’y a qu’au Etats-Unis où l’extrême droite est libertarienne. C’est peut-être parce que l’auteur est américain qu’il ne voit pas ça.

      • Hum…
        Mussolini, Hitler étaient tous deux membres de l’Internationale Socialiste. Le gouvernement de Pétain était rempli d’anciens de la SFIO (Section Française de l’Internationale Socialiste). Tous voulaient lutter contre le « Capitalisme et la bourgeoisie ». Mais à part ça, ça ne vous écorche pas la bouche de parler de gouvernements « de droite capitalistes » ?

        Bon, donc Staline et Mao étaient de droite et très libéraux, ce qui prouve que le libéralisme c’est le mal. Puisque Hitler et Mussolini étaient capitalistes, ça prouve de façon définitive que le socialisme c’est bien !

        Bien sûr…. et la marmotte elle met le chocolat…

        • Sans vouloir vous offenser, vous savez lire ? Ce Monsieur tente de différencier corporatisme et collectivisme, et vous, vous délirez sur une poignée de dictateurs.
          Par ailleurs, si vous avez des preuves historiques que Mussolini et Hitler ont effectivement tenté de briser la bourgeoisie et l’appareil capitaliste, je vous invite à les présenter. Aux dernières nouvelles, Krupp et Fiat n’ont pas connu beaucoup de problèmes.
          Vous ne distinguez pas la propagande utilisée par ces dictateurs pour se hisser au pouvoir et ce qu’ils ont effectivement fait, ce qui nous intéresse.
          Vous êtes au courant qu’Hitler s’est débarrassé de Röhm (qui était anti-capitaliste) une fois son pouvoir un peu établi ?

          • Hum.
            Qui a parlé de « capitaliste » en mentionnant A. Hitler et B. Mussolini ? On parlait de savoir lire ?

            Et comme preuve du collectivisme qui est central dans la doxa et la praxis tant du nazisme que du fascisme, je vous invite à quelques recherches succinctes sur ce site. C’est pas très dur à faire et ça permet de ne pas se couvrir de ridicule, sans vouloir vous offenser, bien sûr !

            Quant à parler d’un « appareil capitaliste », c’est un truc assez rigolo. Mais très connoté socialiste.

    •  » de mème en chine, ou on a voulu réunir l’ensemble des minorités  »

      la population chinoise est quasiment homogène: les  » han  » représentent 90% de la totalité. en plus, parmi les  » minorités « , les hakka, dans le sud, sont des han transplantés au moyen-age, et au nord, les hui, sont des han convertis à l’islam.
      la chine moderne, la république depuis 1911, est un système nationaliste, vaguement raciste, fondée sur les debris de la dynastie mandchou. cette dernière, considérée comme étrangère, était détesté de la population han, qui était obligée de porter la natte mandchou en signe d’allègeance, sous peine de mort.
      aujourd’hui, les deux grande minorités, les tibétains et les ouighours, qui ne font pas partie de la chine traditionnelle, sont de plus en plus noyées sous une immigration de peuplement han.
      la réforme de la politique de l’enfant unique, a aussi des connotation raciste car, les ethnies n’étant pas tenu à cette loi sévère, elles ont tendance a avoir une démographie supérieur.
      en chine, le problème des minorités est exactement l’inverse de la france, elles ferment leurs gueules et rasent les murs, alors mème qu’elles sont la-bas depuis toujours !

      • C’est amusant parce que vous commencez par dire que la Chine est homogène puis puis vous énumérez tout un lot de différences. Je n’ai donc pas à vous convaincre que la Chine n’est pas homogène. Et qu’il existe des dizaines de langues chinoises n’ayant pas pas grands rapports les unes avec les autres.
        Les minorités ne se taisent pas, je pense plutôt que leurs voies ne parviennent pas jusqu’à vous. Il y très fréquemment des incidents attentats, immolations et autres.
        Les chinois ne se considère pas comme appartenant à plusieurs race mais à plusieurs ethnies. SI vous allumez la CCTV vous verrez des tas de pub pour des voyages au cœurs du pays mongols faites de fromages traditionnels et de pâturages.

  • On aimerait voir dans les rues des bus portant des incitations à boycotter l’Arabie Saoudite pour sa pratique décomplexée de l’apartheid sexuel. Étonnamment personne ne bouge dans le monde pour dénoncer ce crime contre l’humanité.
    On aimerait aussi voir manifestations dénonçant le régime de Pyongyang comme il le fut fait en son temps pour le régime de Pinochet pourtant mille fois moins brutal. Mais, il est vrai que la Corée du Nord est un pays communiste. Donc, pas touche, aux yeux des bobos internationaux, on ne manifeste pas pour dénoncer un régime communiste, fut-il des plus liberticide, cruel et brutal qui soit… Idem pour la Chine. Le parti au pouvoir ne s’appellerait pas «communiste», on aurait toute la bien pensance occidentale dans la rue soutenue par les journaleux, pour pousser des cris de vertueuse indignation contre ce régime. Mais il se proclame communiste : bonne protection contre les sanctions internationales. Ils ont tout compris, les dirigeants chinois.

    • Je pense qu’il serait temps que vous allumiez la télé. La Corée du Nord est déjà victime de sanctions international donc je vois pas trop pourquoi les gens manifesteraient. Pour ce qui est de l’Arabie Saoudite je rappel que les Etat Unis ont garantie leurs protection en l’échange de pétrole. Je ne vois donc pas comment ils pourraient ensuite boycotter leurs produits(qu’ils souhaitent acheter!!!).
      Pour terminer il me semble bien que tout l’agitation autour du Tibet viens de ces bobos et pourtant la Chine est toujours un pays communiste.

      • Les gauchistes manifestaient pour dénoncer l’apartheid alors que le pays était soumis à embargo….
        Si j’ai mentionné ces pays c’est bien pour dénoncer l’hypocrisie des bien-pensants et le deux poids deux mesures qui s’applique dans le monde, selon que votre régime sert les intérêts des autres ou selon que vous êtes communiste ou pas.
        P.S. je n’ai pas la TV pourvoyeuse d’info politiquement correctes, intimidante, et dont les journalistes sont en très très grande majorité du côté du camp autoproclamé du Bien.

        • Mais si ils étaient dans la rue c’était pour faire connaitre la situation en Afrique du Sud. La situation en Corée du Nord personne n’ignore ce qu’elle est. Récemment l’empereur Kim-jung-Un a fait exécuter le l’époux de sa tante pour des raisons obscures ça a fait le tours de tous les journaux.
          Il y a plein de gens à gauche qui ont dénoncé les régimes totalitaire à commencer par Camus.

          • Heu, j’avais 7, 8 ans, et j’étais plus que pleinement au courant de l’atroce ségrégation que l’apartheid faisait régner en AfSud. Mais je devais être ultra avancé, hein.

            Et aujourd’hui il y a plein de gens qui pensent que l’Islam est religion de Paix et d’Amour, que l’Arabie Saoudite est LA terre de l’islam, donc que c’est un pays merveilleux où tous vivent en paix dans le luxe et l’harmonie. Surement bien plus que de gens qui ignoraient ce qui se passait en Afrique du Sud, vu que les média, tous les média, nous parlaient à longueur de temps.

            • Je ne sais pas qui pense ce que vous dites, mais j’aimerais bien savoir quel parti a énoncé cet idée? Le PS l’UMP??? Melanchon…?
              L’arabie saoudite n’est pas LA terre de l’islam, il suffit juste de consulter wikipedia.
              Saviez vous que notre chers Jean Marie Le Pen est parti se recueillir au cimetière de Yasukuni? Oui celui la même où sont enterrés des soldats ALLIES des nazis. Ca n’a pas été relevé en France parce que le Japon fait parti de l’alliance occidentale. Pensez vous que cela aurait été pareil si il avait été se receuilir sur la tombe de membres du FLN?
              La gauche et la droite soutiennent cette alliance avec l’Arabie Saoudite. Et aux US PERSONNE n’est pour un rompre les liens avec la pétro-monarchie.

            • Heum, comment dire, Wikipédia… Voyons, l’Arabie Saoudite et ses habitants ont des privilèges spéciaux dans l’Islam car ils sont « gardiens des lieux saints ».

              Quant à Le Pen, que je sache ce n’est pas un libéral, non ? Sa fille en tout cas est une pure socialiste bon teint, digne équivalent féminin de la méluche… Donc je ne vois pas le rapport avec la choucroute.

          •  » mais s’ils étaient dans la rue, c’était pour faire connaitre la situation en afrique du sud  »

            pour apporter la lumière au bon peuple, en somme ?

            derrière chaque prosélyte, il y a une idéologie.

    • effectivement, les bobos manisfestent rarement contre un regime communiste, aussi il ont toujours soutenus la chine tant qu’elle était … communiste. depuis les évènements de la place tien an men en 89, il est assez clair que le régime n’est plus guère communiste, aussi, on voit rarement les medias parisien boboides bien pensant défendre le modele chinois: quand la TV française parle de la chine, c’est généralement pour nous montrer:
      les campagnes trés pauvres, les dortoirs ou on enferme les ouvriers ( alors que cela est du essentiellement à la bulle immobilière ), les problèmes envirronementaux… mais rarement pour décrire les réussite de ce pays qui n’a pas pu devenir la 2ième puissance mondiale sans elles.

      • Mais ces mêmes « bobos » manifestent aussi contre le régime Birman qui jusqu’à nouvelle ordre est sur une ligne communiste dure. Vous ne voyez aucune contradiction?

  • L’Apartheid a pu tomber pour une seule raison : la fin de l’URSS. Tant qu’il y avait l’URSS, les blancs et l’Occident pus généralement pensaient que dès la fin de l’Apartheid l’ANC ferait de l’Afrique du Sud un pays communiste. Après la chute du mur, et la garantie de Mandela de ne pas sombrer dans le communisme, ils ont pu arrêter l’Apartheid.

    Petite note : L’Afrique du Sud aurait bcp mieux réussie si elle était devenue un Etat Fédéral, comme le fait remarquer à juste titre selon moi Bernard Lugan.

    • et au passage, on taxe Thatcher d’avoir été pro-Apartheid car elle ne soutenait pas les sanctions économiques. Or elle pensait juste que ce n’était pas efficace ni intelligent, elle avait effectivement raison.

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