La BCE durcit le ton sur les achats d’emprunts d’Etat

La banque centrale veut dissuader les établissements d’utiliser ses liquidités pour acheter trop de dette publique. Résultat : hier un vent d’inquiétude s’est levé sur les marchés, où l’on s’est demandé si la dette souveraine était en passe de perdre son statut d’actif sans risque, pourtant gravé dans le marbre de la réglementation.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

La BCE durcit le ton sur les achats d’emprunts d’Etat

Publié le 14 décembre 2013
- A +

La banque centrale veut dissuader les établissements d’utiliser ses liquidités pour acheter trop de dette publique. Résultat : hier un vent d’inquiétude s’est levé sur les marchés, où l’on s’est demandé si la dette souveraine était en passe de perdre son statut d’actif sans risque, pourtant gravé dans le marbre de la réglementation.

À lire sur Les Echos

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Comme écrit mon associée Simone Wapler : « La perte de pouvoir d’achat est un phénomène monétaire et politique. Le dollar n’est pas fort, il est seulement moins faible que d’autres devises. La seule monnaie « apatride » qui ne soit pas gouvernée par la politique reste l’or. »

Les médias nous content actuellement que le dollar est fort. Les autres monnaies – yen, livre, euro – achètent moins de dollars qu’auparavant, plus précisément depuis que la Fed a commencé à relever ses taux d’intérêt. Le dollar serait donc une monnaie forte. L’em... Poursuivre la lecture

Madame Lagarde, s’exprimant au nom de la BCE, a indiqué, en évoquant l’hypothèse d’un ralentissement économique : « Nous ne croyons pas que cette récession sera suffisante pour dompter l'inflation ». Fabio Panetta ajoute « Lors du calibrage » des décisions, « nous devons faire très attention à ne pas amplifier le risque d'une récession prolongée ou de provoquer une dislocation du marché ».

La BCE considère donc, d’une part, qu’un durcissement monétaire est nécessaire pour réduire l’inflation au-delà de l’effet du ralentissement de l’in... Poursuivre la lecture

Par Éric Mengus et Guillaume Plantin.

 

Le 23 septembre au Royaume-Uni, l’annonce du mini-budget et les événements qui ont suivi jusqu’à l’annonce de la démission de la Première ministre Liz Truss, le 20 octobre, ont suscité un regain d’intérêt pour le risque de « dominance budgétaire », c’est-à-dire une situation dans laquelle la banque centrale abandonne son objectif de stabilité des prix pour aider le gouvernement à financer ses déficits.

Mais dans quelle mesure cette séquence d’événements doit-elle nous pousser à... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles