Le Capitalisme et la croissance à tout prix

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Le Capitalisme et la croissance à tout prix

Publié le 23 novembre 2013
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Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec.

En fait, la croissance n’est pas inhérente au capitalisme, qui n’est en fait qu’un système de normes définissant la manière dont les humains coopèrent économiquement entre eux (c’est-à-dire par libre choix plutôt que par la force). La viabilité du capitalisme ne dépend d’aucune croissance minimale intrinsèque.

Ceci dit, la croissance perpétuelle est-elle souhaitable ? Dans les pays industrialisé, le niveau de vie n’est-il pas déjà suffisamment élevé ? Pourquoi devrions-nous épuiser nos ressources et détruire la planète pour consommer encore plus?

La croissance de quoi ?

Certes, le niveau de vie qui prévaut présentement dans les pays industrialisés est confortable, mais pourquoi faudrait-il qu’il arrête de s’améliorer ? L’individu moyen vit effectivement très bien, mais il y a encore beaucoup de gens dont le niveau de vie laisse encore à désirer et qui bénéficieraient grandement d’une croissance économique accrue.

Tout d’abord, il faut définir de quelle genre de croissance on parle : du PIB ? de la population ? de la consommation ? L’erreur est de définir la croissance en se basant sur le PIB, ce qui est la vision keynésienne des choses. La vraie croissance est celle du capital productif de l’économie, en quantité et/ou en qualité.

Il y a plusieurs façons d’améliorer son niveau de vie, dépendamment des besoins marginaux et des désirs de chaque individu. Certains souhaiteraient s’alimenter mieux ou se loger mieux, d’autres voudraient faire quelques voyages et se payer un peu de luxe, d’autres voudraient peut-être travailler moins, prendre une période sabbatique ou une retraite anticipée. Dans tous les cas, l’augmentation du niveau de vie nécessite une augmentation de la capacité productive de l’économie.

Il y a plusieurs manières pour un travailleur de voir sa capacité productive augmenter. Pour ce faire, il faut que la valeur ajoutée de son travail augmente, c’est-à-dire la différence entre la valeur de ce qu’il produit et le coût des ressources et du capital injectées dans le processus de production du bien ou service produit. Autrement dit, il faut que le bien ou service vaille plus cher que ce qu’il coûte à produire, sinon il y aurait gaspillage de ressources et aucune richesse ne serait créée, ce qui résulterait en un appauvrissement de la société.

Une première façon d’y arriver est la formation. En apprenant de nouvelles techniques, un travailleur peut arriver soit à produire des biens de plus grande valeur de par leurs qualités intrinsèques et/ou à produire des biens à moindre coût. Dans les deux cas, la valeur ajoutée augmente, ce qui va de pair avec la rémunération potentielle de ce travail et le niveau de vie du travailleur. Cependant, la formation nécessite un investissement soit de la part du travailleur, soit de l’entrepreneur qui finance la formation de ses employés, ou les deux à la fois.

Une deuxième source d’augmentation de capacité productive consiste à développer de nouvelles technologies qui permettent soit de produire des biens de plus grande qualité et/ou de les produire à moindre coût. Encore une fois, ces nouvelles technologies arrivent à faire augmenter la valeur ajoutée générée par le travailleur. Pour accéder à ces gains, des « innovateurs » doivent investir en recherche et développement, puis des entrepreneurs doivent investir du capital pour acquérir ces nouvelles technologies.

Lorsqu’ils font baisser les coûts de production, ces deux vecteurs de croissance contribuent au niveau de vie du travailleur de deux manières : 1) en faisant augmenter sa rémunération et 2) en faisant augmenter son pouvoir d’achat (puisque les biens et services coûtent moins cher, chaque dollar de salaire permet d’obtenir davantage de choses). Dans la mesure où le travailleur décidera d’utiliser ce pouvoir d’achat supplémentaire pour consommer davantage plutôt que pour travailler moins ou épargner de manière à devancer sa retraite, la demande de biens et services augmentera. Pour subvenir à cette demande accrue, les entrepreneurs devront investir dans l’expansion de leur capacité de production. Cela offrira l’opportunité à un certain nombre de travailleurs d’améliorer leur sort en obtenant un meilleur emploi. Autrement dit, cette croissance de la capacité de production fera augmenter la demande de travailleurs et, par conséquent, le prix du travail, c’est-à-dire la rémunération.

Ces graphiques (source) démontrent à quel point le niveau de vie est corrélé à la productivité, laquelle dépend de l’innovation et de la formation. J’ajouterais cependant que l’utilisation du PIB comme mesure de richesse comporte plusieurs bémols à ne pas négliger.

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Le cercle vertueux de l’investissement

On constate donc que la croissance du niveau de vie des gens dépend de l’investissement dans la capacité productive de l’économie, soit en formation, soit en développement technologique, soit en expansion des opérations. Mais d’où vient cet investissement ? Comment est-il financé ? En fait, dans un système monétaire où la banque centrale n’inonde pas les marchés financiers de monnaie créée ex nihilo, l’investissement vient de l’épargne. Cette épargne peut provenir d’un travailleur qui décide d’investir une partie de son salaire en actions, obligations ou dépôts bancaires plutôt que de le consommer entièrement. Elle peut aussi provenir d’une entreprise qui réinvestit une partie de ses profits plutôt que de les verser entièrement aux actionnaires sous forme de dividendes. Dans les deux cas, en finançant l’investissement, l’épargne fait grossir le capital productif de l’économie : c’est l’essence du capitalisme. D’ailleurs, plus le niveau de vie d’un travailleur augmente, plus il aura tendance à épargner ses gains plutôt qu’à les consommer. Cela résulte en une augmentation des fonds disponibles à l’investissement et, par conséquent, à une accélération de la croissance future du niveau de vie. Notez aussi le rôle des profits, non seulement comme signal qu’une activité économique produit de la richesse plutôt que de gaspiller des ressources, mais aussi comme source de financement pour l’investissement, qui mène à l’amélioration du niveau de vie.

Les limites de la croissance

Vu de cette manière, la croissance n’a aucune limite intrinsèque. Notez que je n’ai pas parlé ici de croissance de la population, laquelle peut bien décélérer ou même devenir négative sans nuire au niveau de vie. En fait, si on pousse ce raisonnement à l’extrême, nous pourrions atteindre un stade où les gens ne travaillent presque plus et passent leur temps à profiter de la vie.

Cette vision de la croissance est fort différente de la vision keynésienne qui dicte présentement les politiques gouvernementales. Les keynésiens visent le plein-emploi, et pour y arriver il faut faire augmenter la « demande agrégée». Pour ce faire, il faut que les gens épargnent moins et consomment davantage. On demande donc à la banque centrale de faire baisser les taux d’intérêt autant que possible, pour décourager l’épargne et stimuler la consommation, incitant même à l’endettement. S’il n’y a pas d’épargne, comment alors financer l’investissement ? Pas de problème ! En créant de la monnaie ex nihilo, la banque centrale produit une forme « d’épargne artificielle » pour remplacer l’épargne authentique des travailleurs/consommateurs. Le keynésianisme, outillé d’une banque centrale et d’une monnaie fiduciaire, arrive donc à complètement désarrimer la consommation de l’investissement, et donc à miner l’essence du capitalisme. L’offre et la demande de capital sont dé-coordonnés. D’autre part, les keynésiens considèrent que les dépenses du gouvernement font partie du PIB. Donc, lorsque la croissance de la consommation n’est pas au rendez-vous, ils n’hésiteront pas à mousser les dépenses gouvernementales pour stimuler la demande agrégée.

On constate donc que du point de vue keynésien, la croissance est un objectif à atteindre à tout prix ; une nécessité vitale.

En ce qui a trait à la croissance de la population, les keynésiens sont terrorisés par la décélération de celle-ci et par le vieillissement démographique que cela engendre, lequel met une pression baissière sur la croissance du PIB total. La réduction du PIB potentiel total est un problème majeur pour l’État puisque ses recettes fiscales diminueront alors que ses dépenses continueront d’augmenter. En outre, les retraités sont de grands consommateurs de services sociaux, surtout en santé. Notre système d’État-providence fait en sorte que ces retraités se retrouvent sur le dos des contribuables pour l’obtention de généreux services sociaux, d’autant plus qu’en raison des politiques keynésiennes décrites ci-haut, ils ont peu épargné et se sont endettés. Vous comprenez maintenant pourquoi la croissance est une telle obsession pour les sbires du gouvernement.

D’ailleurs, ce comportement est facilement observable lorsqu’il est question des politiques des gouvernements à l’égard des ressources naturelles. Les ressources minérales (pétrole, gaz, métaux, potasse) présentes dans le sous-sol au Canada appartiennent en grande majorité aux gouvernements. Les gouvernements louent des droits d’exploitation aux entreprises désirant y faire de l’exploration et une fois la production entamée, ces gouvernements perçoivent de juteuses redevances. Cependant, ces entreprises qui louent les droits d’exploitation de ces terrains doivent se dépêcher de démarrer la production avant l’expiration du bail, sinon elles le perdront ! Le gouvernement force donc ces entreprises à produire même si le prix ne le justifie pas, engendrant parfois des surplus. Ces surplus font baisser les prix encore plus, ce qui stimule la consommation et le gaspillage de la ressource. La même chose s’applique aux ressources forestières au Québec. Les coupes à blanc décriées par Richard Desjardins et sa bande se produisent sur des terres qui appartiennent au gouvernement. Ces producteurs ont tout intérêt à couper le plus possible avant l’expiration de leur bail, peu importe le prix.

Les gouvernements ont tout intérêt à agir de cette façon ; c’est-à-dire à avoir une vision à court terme. Le but des politiciens est de se faire élire aux quatre ans (ou moins !). Pour améliorer leurs chances de se faire réélire ils doivent dépenser. Et pour dépenser le plus possible, il faut le plus de revenus possible, d’où leur intérêt à exproprier la propriété minérale du sous-sol. Les politiciens ont donc un gros incitatif à ce que ces ressources soient exploitées le plus rapidement possible, de façon à s’accaparer le plus de redevances possible ; c’est pourquoi les gouvernements incitent les producteurs à produire davantage à court terme, même si le prix du marché ne le justifie pas. Les producteurs ne sont donc pas en position de conserver les ressources jusqu’à ce que le signal de marché (i.e. un prix plus élevé) les incite à produire. Les gouvernements empêchent donc le marché de faire son travail de gardien des ressources naturelles (voir ceci).

Le capital contre le travailleur ?

Mais attendez un instant, quand un entrepreneur adopte une nouvelle technologie, cela ne lui permet-il pas d’utiliser moins de travailleurs en remplaçant ceux-ci par une machine ? Dans ce cas, le capitaliste est le seul à bénéficier de l’investissement, alors que les travailleurs en souffrent ? C’est ce que Keynes avait nommé le « chômage technologique » (voir ceci).

Prenons un exemple fictif : une entreprise de téléphonie adopte une nouvelle technologie informatique qui lui permet d’éliminer un certain nombre d’emplois. Quelles seraient les conséquences ?

a)      Les coûts sont réduits, ce qui permet à l’entreprise de réduire ses prix pour gagner des parts de marchés.

b)      La réduction de prix permet aux consommateurs de consommer davantage de ce service, ce qui fait augmenter les profits de l’entreprise.

c)       Les consommateurs pourront aussi utiliser l’économie pour consommer autre chose, ce qui fera augmenter la demande de biens et services dans d’autres industries, qui absorberont une partie des emplois éliminés.

d)      Cette nouvelle technologie nécessite l’embauche de techniciens et informaticiens, qui sont mieux payés que les travailleurs mis à la porte. Ceux-ci occupaient auparavant des emplois inférieurs (ce qui est une supposition plausible), qui seront dorénavant disponibles à d’autres travailleurs présentement au chômage.

e)      L’augmentation des profits de l’entreprise pourra être utilisée pour investir davantage dans l’entreprise, créant ainsi de nouveaux emplois, ou encore pour payer davantage de dividendes aux actionnaires.

  1. Les actionnaires pourront soit utiliser ces dividendes pour consommer davantage, ce qui fera augmenter la demande de biens et services ailleurs dans l’économie, ce qui sera positif pour l’emploi.
  2. Ou encore réinvestir cet argent dans d’autres entreprises, leur permettant de financer des investissements créateurs d’emplois.

f)       Au final, la demande totale de travailleurs dans l’économie finit par augmenter plutôt que diminuer, tout comme le niveau de vie moyen de la population. Tout ce que nous avons observé est en fait un déplacement de main d’oeuvre, non pas une destruction d’emplois.

g)      Cependant, le bémol est que pour se trouver un nouvel emploi, les travailleurs mis à pied devront sans doute suivre une formation.

Ceci dit, au cours des dernières décennies, beaucoup de travailleurs en viennent à perdre la « course contre les machines », et ce pour diverses raisons, dont notamment un système d’éducation vétuste et de mauvais incitatifs induits par l’interventionnisme étatique. Il n’en demeure pas moins que la croissance du capital productif de l’économie augmente le niveau de vie de la population.

Conclusion

Avant de parler de la croissance, il est important de bien la définir. De par sa nature, l’humain tentera toujours d’améliorer son sort, soit en consommant plus, soit en travaillant moins. La croissance du niveau de vie peut parfois être négative pour le PIB ; et alors ? Par ailleurs, la croissance du niveau de vie n’implique pas nécessairement de rosser la planète pour en extraire de plus en plus de ressources. En fait, à l’aide du développement technologique, on arrive à produire de plus en plus en utilisant moins de ressources naturelles. Prenez par exemple le iPad, qui permet de remplacer une panoplie de gadgets (ordinateur portable, console de jeu, appareil photo, GPS, etc). Cette innovation améliore notre niveau de vie tout en étant négative pour le PIB et en consommant moins de ressources.

On constate finalement que c’est le gouvernement qui poursuit la croissance à tout prix et que, ce faisant, il a anéanti les leviers du capitalisme, lesquels canalisent l’effort humain vers la création de richesse.

Lectures complémentaires :

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  • « Il n’en demeure pas moins que la croissance du capital productif de l’économie augmente le niveau de vie de la population. »

    Et c’est bien pour cela que les Allemands vont réinventer le SMIC.

  • « il faut que le bien ou service vaille plus cher que ce qu’il coûte à produire, sinon il y aurait gaspillage de ressources et aucune richesse ne serait créée, ce qui résulterait en un appauvrissement de la société. »

    Cet article, comme tous ceux qui promeuvent le capitalisme angélique, oublie le seul paramètre vraiment important, celui qui fait capoter toutes les théories économiques : la cupidité.

    Il ne faut pas seulement que le « travailleur » paie son salaire (tout compris) et les charges de l’entreprise pour qui il produit, mais aussi qu’il rétribue l’actionnaire. Et c’est là que la cupidité intervient.

    Pour ne froisser personne, je prendrais l’Etat en exemple. Actionnaire de France Télécom, l’état exige un dividende de 10% de la valeur de l’action. Pour atteindre ce but, le gestionnaire (pdg) s’endette un maximum, bien au-delà de ce qui est raisonnable. Il comprime ses coûts en exploitant au maximum les salariés (cadres compris), rendant la vie dans cette entreprise insupportable.

    Sachant que la seule richesse des « travailleurs » est leur travail, et qu’en changer est pratiquement impossible quand le chômage réel (population en capacité de travailler/ nombre d’actifs) est à près de 20%.

    Il en est de même évidemment chez EDF qui prolongera la vie de ses centrales nucléaires vétustes, de GDF, qui pleureront tant et plus pour l’augmentation de ses tarifs, sans jamais pouvoir se désendetter car le coût de l’endettement (les intérêts) sont pris en compte dans les coûts et charges, et donc dans le calcul du tarif.

    Incroyable non ?

    L’Etat n’est évidemment, pas le seul actionnaire cupide mais ce n’est pas bien de dénoncer les requins de la finance. Après tout, entrepreneurs ou héritiers, ils ne font qu’exercer leur liberté d’exploiter plus faibles qu’eux.

    • Et quand l’état s’enrichit c’est pour le bien de tous, bien évidement !

    • Votre exemple est biaisé car EDF est en situation de quasi monopole. Consommateurs comme salariés sont captifs de l’entreprise. Ceci est du capitalisme de connivence, et c’est bien le genre de situation que dénoncent les libéraux.

      • Certes, mais cela n’empêche pas le français d’avoir l’électricité la moins chère d’Europe avec un service de qualité.

        Et cela à tel point que les concurrents qui arrivent auront beaucoup de mal à détroner EDF

        • Faites-moi rire. Les tarifs sont faussés car subventionnés par l’État et les investissements des années 70/80 se sont faits sur le dos du contribuable car EDF était public. Comment concurrencer cela?

    • la cupidite est un concept moral au sujet duquel l’etat n’a strictement rien a dire.Les vices ne sont pas des crimes.Pour traiter le probleme des capitalistes cupides qui abuseraient, il y a la loi.
      Et curieusement la loi ne peut rien face aux desastres mis en branle par les politiques socialistes.

      • La cupidité n’est pas un crime, certes mais elle est souvent l’origine du crime, ou du délit.

        Pour quelle autre raison que d’être encore plus riche, l’actionnaire majoritaire de la société X exige t-il une rente de 15% ce qui conduit à l’empoisonnement des terres, de l’air et de l’eau de la planète ou, et ce n’est que des exemples, au quasi esclavage de populations entières, enfants compris, dans des ateliers de confection au Bangladesh ou de smartphone en Chine (au hasard).

        • Tout comme le désir sexuel est l’origine du viol, tout comme la haine est l’origine du meurtre, etc…
          Les sentiments, on ne les supprimera pas. Les actes, on peut les interdire.
          Le reste de votre commentaire n’est qu’une suite de stéréotypes et de sophismes…

          • C’est un peu facile de renvoyer le contradicteur au sophisme (savez vous seulement ce que c’est ?) et aux stéréotypes pour refuser le débat sur les faits.

            Ce n’est pas le désir sexuel qui est à l’origine du viol mais des pulsions primaires non contrôlées, un peu comme la cupidité d’ailleurs. Tout le monde ou presque a des désirs sexuels mais tout le monde (ou presque) ne viole pas.

          • Ph11 sait ce qu’est un sophisme. Etre cupide est un dEsir, un sentiment qui nous habite tous.
            L’intention n’est pas systematiquement suivie de l’acte.

          • « Ce n’est pas le désir sexuel qui est à l’origine du viol mais des pulsions primaires »

            Non, bien sûr, ce n’est pas le désir sexuel. Ce doit être la soif, sans doute.

            J’aime bien « l’agumentation »:

            « Tout le monde ou presque a des désirs sexuels mais tout le monde (ou presque) ne viole pas. »

            Magnifique. On ne viole pas systématiquement quand on à du désir sexuel donc ce n’est pas le désir sexuel qui conduit au viol. Et pui on ne mange pas systématiquement quand on à faim donc ce n’est pas la faim qui nous pousse à manger. On parlait de sophisme tout à l’heure? Apparament, votre science sur le sujet ne s’étend pas assez loin pour vous empêcher d’en commetre.

          • non ce sont des faits, la cupidité à créer le commerce triangulaire, la catastrophe de Bopal et les divers guerres du golfs par exemple.

        • Etant un jugement de valeur, la cupidité ne signifie rien, pas plus que les démonstrations qu’on croit pouvoir inventer avec.

          Sinon, une rente est un transfert de richesse existante effectué nécessairement par l’Etat. Exemple : la retraite par répartition est une rente. A l’opposé du retraité, un actionnaire ne touche pas une rente mais une rémunération pour son investissement, qui est un travail comme un autre contribuant à l’échange volontaire.

          • Vous ne pouvez pas confondre une juste rétribution d’un actionnaire et le racket basé sur le chantage au limogeage du pdg pratiqué par certains fonds de pension.

          • Rien à voir, il s’agit d’une fraude qui n’a en principe rien à voir avec la cupidité sinon que la seconde peut être le mobile de la première. Tout comme l’amour peut être le mobile du crime passionnel.

        • Procès d’intention, retournez dans vos 22m et restez-y.

        • « La cupidité n’est pas un crime, certes mais elle est souvent l’origine du crime, ou du délit.  »

          Tout comme l’amour peut aussi l’être. Tout comme la fierté, la volonté de servir une grande cause ou celle de sauver l’âme des pécheurs.

          Vous pointez du doigt le sentiment quand ce sont les actes qui doivent être jugé. Rien d’autre qu’un acte peut faire une victime, tachez donc de vous en souvenir.

    • « Les intérêts légitimes sont harmoniques » Bastiat.

      La cupidité des actionnaires s’oppose à celle des employés, le rapport de force étant décidé par le besoin de l’un pour l’autre.
      Le rôle de l’État doit se borner à empêcher toute contrainte: Ainsi, on a la meilleure garantie que chacune des deux parties agit dans son intérêt, ce qui optimise la création de valeur.

      Peu importe la raison pour laquelle un individu accepte d’être payé peu, s’il l’accepte, c’est qu’il a fait son analyse: Perspectives de gains futurs, économie de transport, avantages en nature …
      Le SMIC est absolument stupide.

      • Le travail est une contrainte, l’état à donc pour devoir de l’abolir? Votre raisonnement est moyen. En outre une personne pourrait-elle accepter d’être payé peu sans contrainte? Je ne crois pas non….la faim et la nécessité de protéger les gens que l’on aime sont des contraintes qui peuvent pousser certaines personnes à accepter des situations d’exploitations inhumaines. L’état à donc par extension devoir, selon votre raisonnement d’empêcher ce phénomène.

    • Ce capitalisme angélique n’est pas parfait, il ne le prétend pas. Sa seule prétention serait d’être meilleur (à tout point de vue) que le capitalisme de connivence qu’on connaît aujourd’hui.

      C’est une erreur de s’attendre à la perfection.

      L’avantage de capitalisme « angélique », c’est qu’il serait plus dynamique que le capitalisme de connivence rouillé, sclérosé, rigide. Il tend vers l’harmonie, sans jamais l’atteindre.

  • Une des croissances , keynésienne ou non est celle de production de déchets , en France il y aurait 240  » Centre d’enfouissements  » ( Décharges ) , 24 millions de T enfouies par an ou 6 fois le poids de la tour Eiffel par jour . c’est la honte cette soit disant civilisation du délire .
    Encore une fois un mot originalement positif Croissance a été détourné de son sens comme pour le mot noble Farine au lieu de Poudres animales en manipulant les mots on manipule les esprits .
    Pour @ citoyen EDF anciennement 100% Etat a emprunté pour construire le nucléaire ou autre il y a donc un cout caché dans vos impots comme disait F Bastiat IL Y A CE QU’ ON VOIT ET CE QU’ ON NE VOIT PAS.

  • « L’erreur est de définir la croissance en se basant sur le PIB, ce qui est la vision keynésienne des choses. La vraie croissance est celle du capital productif de l’économie, en quantité et/ou en qualité. »

    Excellente définition ! En fait, l’économie est simple à comprendre lorsqu’elle est débarrassée de la gangue des mensonges idéologiques (socialistes, keynésiens, malthusiens, mercantilistes…)

    Pour pinailler, peut-être aurait-il fallu préciser la définition ainsi : « La vraie croissance est celle du capital productif en volume par tête, en quantité et/ou en qualité. » Ainsi, le meilleur estimateur de la croissance du capital productif est la mesure de l’évolution du PIB marchand en volume par habitant, corrigé des inclusions étatiques faussement productives, en supposant que la répartition consommation / épargne soit relativement stable d’une période sur l’autre, ce qui est observé habituellement.

    • « l’économie est simple à comprendre lorsqu’elle est débarrassée de la gangue des mensonges idéologiques (socialistes, keynésiens, malthusiens, mercantilistes…)  »

      Précisément. Je suis toujours étonné de la simplicité de la langue d’un Bastiat ou d’un Mises comparativement à Piketty, ou n’importe quel autre économiste de gauche. Et par la complexité et surtout la complétude de leur pensée, qui n’a rien à voir avec celles des seconds. Et enfin par leur capacité à rendre cette complexité claire et simple à comprendre, quand les seconds font éxactement l’inverse, en noyant leur pensée pourtant simple dans une complexité qui ne tient qu’à la forme, et sûrement pas au fond.

  • Je soutiens l’auteur sur la nécessité pour des employés à la base peu qualifiés mais pas incompétents (niveau CAP par ex.) de pouvoir se former tout au long de leurs carrières.
    Je ne suis pas au chomage technologique mais me sens très concerné de devoir me former en continu dans ma branche afin d’évoluer et de ne pas être dépassé à 50 ans (j’en ai 33).
    La croissance dans certains secteurs compensent la décroissance ailleurs. Et l’évolution, une certaine prise de risque, doit être assumé par tous.

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