Panique au sommet de l’État ?

Hollande et Ayrault consultent des élus de la majorité pour comprendre « ce qui ne marche pas ».

Par le Parisien libéral.

imgscan contrepoints 2013-2346 panique HollandeIl parait que « Hollande et Ayrault consultent des élus de la majorité pour comprendre « ce qui ne marche pas ». » C’est Europe 1 qui l’affirmait hier matin, dans un article intitulé « Vent de panique au sommet de l’État ». On pourrait trouver ça drôle, si on ne parlait pas de la France et surtout des Français.

Déjà, cherchez l’erreur : Hollande et Ayrault consultent des élus de la majorité pour comprendre « ce qui ne marche pas ». Ils se moquent de nous ? Pourquoi consulter des élus de la majorité, comme si l’expertise ou même le recul était dans leurs points forts ? Ce n’est pas insulter les élus, de la majorité ou pas, que de leur rappeler le fait qu’ils ne sont pas des experts mais juste des représentants, choisis par le peuple pour voter le budget, voter les lois et contrôler le gouvernement.

De plus, qu’est ce que, honnêtement, Hollande et Ayrault espèrent tirer de la génération UNEF-ID ? Le Président de la République et son premier ministre ne devraient-ils pas plutôt consulter l’IFRAP, la Cour des Comptes présidée par un socialiste, le fil twitter des Bonnets Rouges, les pages société et faits divers du Parisien, bref des gens un peu plus proches du réel que l’avocat de SOS Racisme Yann Galut, le cumulard d’Asnières Sébastien Pietrasanta ou l’hallucinante Karine Berger ?

Les infos, tout le monde les a :

  • La France est surendettée, mais elle continue à voter des budgets en déficit.
  • Il y a trop d’État, trop de lois en France.
  • L’instabilité fiscale et légale est un problème pour tout le monde.
  • Si on veut faire une politique socialiste, keynésienne et étatiste, alors il faut fermer les frontières, comme dans les ex démocraties socialistes d’Europe de l’Est.

Qu’est-ce qui est si difficile à comprendre dans le fait qu’en plus de la crise économique qui se manifeste par des plans sociaux quotidiens, les gens n’ont absolument pas confiance en une personne qui a battu l’ancien Président de la République en affirmant : « Vous êtes toujours content de vous, ce qui est d’ailleurs extraordinaire. Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, vous êtes content. Les Français le sont moins mais vous, vous êtes content. »

Qui peut avoir confiance en un président qui, après avoir organisé sa victoire dans des restos où l’on déjeune pour 140 euros, a loué des jets privés de luxe pour rapatrier des journalistes entre Paris et Tulle ou récupéré le Pavillon de la Lanterne.

Hollande a été élu pour en finir avec l’image d’excès de la période Sarkozyste, et nous avons pire.

Il n’y a pas que la forme, qui pose problème. Il y a surtout le fond. Hollande voulait apaiser le pays. Comme dit H16, c’est sur qu’en « Novembre 2013 : on a une France gravement apaisée de tous les côtés » ! Sans même parler des questions sociétales qui ont coupé la France en deux au printemps dernier, le pouvoir actuel est-il incapable de comprendre que le déluge de taxes qui est en train de noyer tout le monde est le ferment de la révolte ?

Le pouvoir en est réduit à discréditer les mouvements sociaux par la section de la police en charge du désordre, si on en croit la blogosphère, ou à laisser fuiter des informations sur des rumeurs de coup d’État au sein de l’armée.

L’opposition, à commencer par Jean-Louis Borloo suggère une dissolution de l’Assemblée Nationale. Cela serait un bon début.

Mais en réalité, il n’y a pas de panique. Hollande et Ayrault sont au pouvoir, ils se partagent les châteaux, le reste importe probablement peu. Jusqu’à ce que les paysans Bretons entraînent l’ensemble du peuple français dans une Révolution.

Re-Zo-Re ! Nous sommes tous des Bonnets Rouges !


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