« Hollande, dégage ! »

Plus qu’un murmure, on le crie désormais en Bretagne, on l’écrit dans Marianne.

Par Gabriel Lévy, de l’Association des contribuables de l’Intercommunalité d’Aubagne.

hollande démission

C’en est fait : plus qu’un murmure, on le crie désormais en Bretagne, on l’écrit dans Marianne.

Ainsi, Jean-François Kahn titre-t-il son article : « Pourquoi et comment il faut dégager Hollande (par le haut) ? ». Après s’être livré aux louanges convenues sur ses qualités personnelles, il conclut : « il est inapproprié à la situation. À cette situation qui, hier, assommait le pays, le taraude aujourd’hui et risque de l’enflammer demain. Or, cette inadéquation est devenue un problème. Disons-le même plus franchement : c’est devenu LE problème. »

Sa solution ? Celle ce que nous proposions il y a peu, sous le titre de « Vive la cohabitation ! » : l’application stricte de l’article 20 de la Constitution, soit un Premier ministre et un gouvernement responsables devant la représentation nationale. Avec la constitution de la Vème République, on avait promis aux Français la stabilité, ils ont fini par avoir le joug.

Malheureusement, nos concitoyens se délectent de la compétition permanente de ceux qui souhaitent diriger notre « monarchie républicaine » et l’attisent. Pourtant, tout se joue sans eux. Ils ne sont que les spectateurs des cabots de la politique.

imgscan contrepoints 2013-2341 hollande dégageDésirent-ils le « changement » (91% des sondés) ? On leur servira un remaniement du gouvernement en y introduisant ce qu’ils appellent des ténors de la politique, des routiers. Quoi ? Les faillis des 35 heures, les prodigues de la ville de Paris, les chantres de la « bravitude » ? Quarante ans sur scène, et toujours oublieux des tomates reçues.

Pour donner la répartie à ces histrions, on nous propose – parmi d’autres – un vieux cru bordelais mais qui était déjà mauvais lors de sa mise en bouteille. N’y voyez aucun lien, mais nous ne résisterons pas au désir de vous faire partager ce dialogue imaginaire lu dans le Figaro du 5 novembre au sujet de la rentrée politique : « J’en suis déjà à mon cinquième groupe ! – Bravo ! Vous êtes artiste ? – Non, je suis radical. » Un siècle plus tard, Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, et François Bayrou ont annoncé, via Twitter, qu’après plus de onze ans de séparation leurs formations envisagent de se regrouper. Comme le poète, le radicalisme pourra dire : « Vienne la nuit sonne l’heure, les jours s’en vont je demeure ». Inoxydable !