Nouveaux radars embarqués : souriez, vous êtes flashés !

« Ce n’est pas en transformant 40 millions d’automobilistes en 40 millions de flashés que nous ferons progresser la sécurité ! »

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Nouveaux radars embarqués : souriez, vous êtes flashés !

Publié le 18 octobre 2013
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Un article de « 40 millions d’automobilistes »

Ce vendredi 18 octobre 2013, le ministère de l’Intérieur annonce l’arrivée d’un nouveau type de radar embarqué, qui sera mis en service très prochainement. Pourtant, avec plus de 21 millions de flashs en 2012, est-il encore nécessaire d’alourdir le système répressif actuel ? La répression poussée à son paroxysme n’a qu’une seule conséquence : 750 000 personnes roulent aujourd’hui sans assurance et 600 000 sans permis de conduire.

Un dispositif mis en place sur un réseau marqué par les changements incessants de limitations de vitesse

Principalement destiné au réseau secondaire soumis à de très fréquentes variations de limitations de vitesse oscillant le plus souvent entre 90 et 70 km/h, ce nouveau système de radar embarqué permettra aux Forces de l’Ordre de flasher le véhicule par l’avant et dans les deux sens de circulation.

« Les automobilistes sont excédés par ces politiques de sécurité routière uniquement basées sur le modèle répressif. À part générer du stress et une véritable angoisse du panneau, ce nouveau radar embarqué risque de créer une véritable psychose chez les automobilistes. » souligne Pierre Chasseray, délégué général de « 40 millions d’automobilistes ».

« Certes, c’est sur le réseau secondaire que nous constatons le plus d’accidents. Mais quelles en sont les causes ? Les investissements en infrastructures de sécurité se réduisent comme peau de chagrin. Un accident sur trois implique l’alcoolémie. Et pourtant, nous restons campés sur l’unique répression de la vitesse, quitte à en oublier toutes les autres véritables causes d’accidents » reprend Daniel Quéro, président de l’association.

Une intensification de la répression injustifiée

Après une année 2012 record en termes de sécurité et une année 2013 qui confirmera cette forte et nécessaire tendance à la baisse du nombre d’accidents, pour quelles raisons venir encore sanctionner des millions d’automobilistes dont le comportement semble sans cesse plus vertueux ? Doit-on réellement punir 40 millions d’automobilistes pour piéger une poignée d’irréductibles qui outrepassent toutes les règles ? Est-il réellement acceptable de lancer ce type d’appareils sur les routes, alors qu’aucun audit n’a été conduit à l’échelle nationale pour s’assurer de l’utilité des zones où la vitesse est abaissée ?

De plus, l’automatisation et la banalisation de la sanction à l’excès perd toute vertu pédagogique. Il faut arrêter de sanctionner par la robotisation et regarder les comportements des automobilistes sur les routes. Nous devons impérativement trouver un équilibre entre une politique de répression acceptable et la politique actuelle du « tout répressif » pour permettre l’alchimie entre discours de sécurité et confiance envers les automobilistes.

« 40 millions d’automobilistes » en appelle au président de la République

En 2012, François Hollande, alors candidat à la présidence de la République, le reconnaissait lui-même dans un courrier adressé à notre association : « Les décisions en matière de sécurité routière nécessitent une mobilisation forte et une acceptation des Français ».

Si le président de la République semblait à l’époque mettre l’accent sur « la possibilité de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière comme alternative aux poursuites », le dispositif actuel mis en place par le ministère de l’Intérieur laisse supposer le parfait contraire.

Dans son numéro du 6 mai 2013, Auto Plus reprenait même les propos du président de la République en faveur de radars qui devaient être « localisés de façon pertinente » pour mettre en avant la contradiction entre les propos et la politique conduite actuellement.

« Ce n’est pas en transformant 40 millions d’automobilistes en 40 millions de flashés que nous ferons progresser la sécurité ! Bien au contraire, nous scellerons le divorce des automobilistes français avec un discours qui n’aura plus aucun écho » conclut Pierre Chasseray.

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  • en fait un radar ne sert qu’a détecter les automobilistes ayant des pertes de mémoire occasionnelles..et c’est ainsi que cette maladie est sanctionnée par des amendes sensées rendre la mémoire . il en est de même pour les salariés dont les jours de carences de la sécu permettent de rendre moins malade dans le privé..chez les fct , c’est malheureusement incurable donc cette médecine fut abandonnée .

  • Dommage pour nos politiques, les élections approchent mais je ne pourrais me déplacer pour ne pas risquer de me faire flasher en me rendant aux urnes.

  • Seules les lois respectables sont respectées. Sur les routes secondaires, la modulation des vitesses en dehors des agglomérations est stupide: dès qu’il y a quelques virages on tombe à 70 dans des zones qu’il me souvient d’avoir négocié à plus de 100 sans prendre de risques. En fait, il semble que les limitations soient faites pour des handicapés du volant, les limaces de la route, véritables chicanes mobiles. Tout ceci exerce sur l’automobiliste moyen, et encore plus sur le conducteur expérimenté, un stress insupportable.
    J’ai 72 ans, ai parcouru plus d’un million et demi de kilomètres depuis 1964 sans accident et je n’ai plus que 6 points.

  • Limitations de vitesses – du moins la où nous en sommes rendu – et sécurité routière, n’ont aucune corrélation, eu égard au fait que sur les autoroutes le nombre d’accidents mortels est ridiculement bas (~3%, de mémoire), sur les routes les accidents sont plus importants mais, la cause est connu, ce sont essentiellement l’état et la configuration de certaines portions de routes, les fameux « points noirs ».

    Si tout cela avait la moindre crédibilité, les radars seraient donc implantés sur des zones « accidentogènes » (le mot nov-con me plait ;-)) clairement identifiées et seulement dans l’attente que l’état fasse le nécessaire (avec nos impôts) pour rendre la portion plus sure.

    En ville ? ben les lobby ont poussé très fort pour réimplanter les tramways (précédemment démontés le siècle dernier), maintenant vous êtes priés d’utiliser ces moyens de transport, quitte à limiter la vitesse de circulation de véhicules à moteur de façon totalement ridicule.

    Et de toute façon, l’équation : humain + routes + véhicules = accidents et morts.
    4000 morts par an c’est considérable, 2000 voire 500 c’est moins pire, mais est-ce acceptable ?
    Ou veut-on en venir exactement ?

    Le libéralisme a un parfait laboratoire et champ d’expression avec la répression routière, les associations, certes sympathiques, comme 40 millions d’automobilistes et tant d’autres, ne servent à rien, les faits ne plaident pas pour elles, ces gens la se comportent un peu comme des syndicats, ils exigent de la répression et se plaignent lorsqu’elle s’applique.

  • ça empêchera en rien le gros du volume des accidents.
    les chauffards, les mecs bourrés, les bagnoles volées ou dans un état déplorable continueront de rouler.

    du coup pour l’automobiliste lambda, il en perd le sens des choses : on a peur de se faire allumer, pas de provoquer un accident.

    La totalité de la concentration du conducteur va se fixer sur la présence ou non d’un outil répressif, ou rouler à 70, « au cas où ». Du coup l’accidentologie risque peut etre de remonter par ce transfert de concentration.

    • Et ça ne contrôlera pas la seule vitesse réellement excessive qui est celle des motards et scooter en interfile sur autoroute, à donf à 50km/h quand tout le monde est arrêté ou à petite vitesse. Un jeu de roulette russe qui tue plus que tout le reste.

      • c’est sur que regarder dans son retro avant de changer de voie, ou laisser un peu de place aux scooters qui veulent passer, c’est pas facile quand on est tout seul dans son gros 4×4 ou son monospace, on est obliger de bouger la tête.

        qu’est ce qu’il faut pas entendre…

        il faut faire des files réserver au co-voiturage et aux moto, comme aux États-Unis, comme ça les motards pourront rouler en sécurité tout en se réjouissant de voir les grosse voiture vide a l’arrêt.

        • Ah ! Pouvoir se réjouir des difficultés d’autrui ! Voilà le sens constructif où doivent nous conduire nos politiciens.

        • Raté, petit malin qui devine plein de choses, mon 125 ne prend pas beaucoup de place et pendant les 10 km que je fais par jour en interfile à vitesse me permettant de m’arrêter très rapidement, j’ai en moyenne 10 motos et scooters qui arrivent à donf soit en plein phare, soit en klaxonnant, soit en faisant vrombir le moteur pour bien signaler que je gêne.
          Je passe quasiment plus de temps à regarder derrière que devant pour éviter les gros cubes cons et les scooters fous.
          Quand ils ne doublent pas dans l’interfile (si, si, c’est possible, j’ai même eu un cas où nos rétroviseurs se sont entrechoqués).

        • Ben c’est vrai qu’aux US y zont des p’tiotes voitures.

          Comme on parle des petites routes (de campagnes ?) : le covoiturage est trèèès facile !
          Et puis le francons y ressemble tellement aux ricins.

        • encore un bobo qui se prend pour terminator sur sa moto. MDR, roi de la route parcequ’il a un 2 roues.

          Une des pistes de réduction des accidents serait de faire se conformer au code de la route les motos. C’est pas parceque le véhicule est plus petit qu’il doit se permettre de doubler en triple file, franchir les lignes blanches et j’en passe.

          Engin à moteur nécessitant un permis = tout le monde à la même enseigne, le code de la route est le même pour tous.

          • Entre ceux qui ont des présupposés et ceux qui ne savent pas lire, je comprends facilement pourquoi on élit n’importe qui aux élections.
            Je suis passé du statut de conducteur de 4X4 qui ne fait attention à rien à celui de terminator à moto. Alors que j’ai un simple scooter de 125cm3 et que je plaide pour une conduite responsable des motards et scootéristes.

          • @MDR
            je me déplace en deux roues, résidant dans l’extrême Sud-Est (ce serait idiot de ne pas avoir de deux roues !) et j’ai la même vision que vous, il me semble être responsable dans ma conduite, ne serait ce que parce que je tiens à ma peau.

            Il sera rappelé à l’attention de « l’ordure » que le « con » est universel et qu’il ne connait ni caste, ni ethnie, ni âge, ni sexe, ni fortune, ni se distingue de rouler en 2, 4, 20 roues.
            Pour ma part, lorsque je roule en ville, il y a belle lurette que j’ai mis de coté toute notion de priorité car, à ce jeu et eu égard au comportement de certains automobilistes, voire autobus, on finit par avoir raison, mais en prenant le risque d’être un peu mort quand même.

  • Il ne sert pas à grand chose de faire de la pédagogie, car ceux qui conduisent savent que la lutte contre la vitesse n’a pas de rapport avec la baisse des accidents, pour l’expérimenter chaque jour.
    Ceux qu’il faut convaincre sont ceux qui conduisent peu ou pas du tout. Or ces débats ne les passionnent pas.
    Voici la meilleure pédagogie à mon sens :
    Ceux qui conduisent peu : ils finiront par se faire flasher eux-aussi. Rien de mieux que l’explication par l’exemple. La première fois c’est en général un « j’ai pas eu de chance » (car le conducteur amoureux des radars conduit de façon parfaite, la responsabilité en revient donc à la chance). Dès la deuxième, c’est l’enervement. Il faut laisser le temps au temps.
    Ceux qui ne conduisent pas du tout : refusez d’accompagner les defenseurs des radars dans votre voiture. Confiez leur le volant s’ils ont le permis, ou intitez les à prendre le train puisqu’ils n’aiment pas la façon dont vous conduisez : vous êtes très dangereux, il n’y a donc aucune raison qu’ils grimpent dans votre voiture.
    Dans l’attente, réduisez significativement votre vitesse à tous les endroits rentables, : lignes droites sur autoroutes et routes, particulièrement celles où il n’y a absolument aucun danger. Ne prenez aucun risque d’amende, même si c’est grotesque. Moins vous payez d’amendes, moins la machine est rentable, moins longtemps elle vivra.

  • Ce n’est pas la vitesse qui tue, c’est la vitesse excessive…. et cela n’est pas mesurable !

    La première cause de mortalité sur les routes, c’est tout de même les particules …

  • non @scaletrans les radars sont fait pour piquer un max de pognon a un max de gens

  • On peut se demander quelle est la légitimité d’un Etat qui crée par ces lois et pratiques des millions de délinquants qui aussitôt créés sont ponctionnés.

  • Voilà un bel exemple de libéralisme bien mal employé. Il n’y a aucun droit (et le plus souvent aucune excuse) à s’exonérer des règles du Code de la Route. Un libéral suit les règles et celles du Code de la Route, pour imparfaites qu’elles soient, ont le mérite d’exister. C’est ce qui différencie le libéral cohérent du dangereux anarchiste irresponsable qui sommeille en chaque automobiliste.
    Une vraie solution libérale serait, à mon sens, de confier la sécurité routière aux sociétés d’assurance, les 1ères concernées. Je gage que les mesures prises seraient bien plus strictes, les routes bien plus paisibles et au final les primes d’assurance plus faibles !

    • Synge +1, ou alors imaginons un état avec suffisament de bon sens pour prendre comme conseiller des représentants des assurances.

    • @Synge
      Il n’est pas suggéré d’enfreindre les règles mais d’en discuter la validité, d’autre part, laisser le choix au privé, notamment les assurances, c’est la certitude de se retrouver avec un système bloqué en quelques mois, regardez du coté des assurances décennales, professionnelles, construction; c’est simple, ils n’assurent plus personne, comme ça ils sont tranquille.

      Pour conclure, je ne savais pas que l’obéissance était une vertu et que désobéir (ne pas respecter les règles) pouvait être amalgamé à de l’anarchisme…

  • Pourquoi le FN ne proposerait-il pas de supprimer les radars ?

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