Ce qu’on ne veut pas voir de Brignoles

Brignoles n’est pas tant un test grandeur nature que la révélation d’une stratégie électorale méphitique du Parti Socialiste

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Ce qu’on ne veut pas voir de Brignoles

Publié le 14 octobre 2013
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Et donc le FN a gagné à Brignoles. À droite, c’est la consternation. À gauche, c’est aussi la consternation. Dans la presse, avec l’évidente euphorie des journalistes qui trouvent enfin quelque chose à raconter d’autres que relayer les bobards grossiers d’un minustre de l’Économie à moitié saoul, on trouve aussi une petite dose de consternation. C’est, on peut le dire, la consternation.

Pensez donc.

À droite, la consternation est logique : le pouvoir politique, qui bascule normalement de la droite (parlementaire, évidemment) vers la gauche (parlementaire, bien sûr) ou l’inverse, vient de leur échapper. Pire encore, ce pouvoir leur échappe parce que les vilains socialistes ne se sont pas alliés à eux dans un Front Républicain salvateur et régulièrement appelé des vœux des candidats en danger. Pourtant, les partis socialistes officiels ou officieux n’hésitent jamais à tout faire pour empêcher le parti national-socialiste, rebaptisé national-fasciste par certains pour éviter toute confusion avec d’autres partis socialistes. Quitte, lorsqu’il le faut, à faire des papouilles avec l’autre camp.

À gauche, c’est bien évidemment la consternation : d’une part, la défaite catastrophique (forcément catastrophique) n’est due, à l’évidence, qu’à la mauvaise volonté du parti socialiste de droite de ne pas vouloir s’acoquiner avec eux. Il y a eu les méchants écologistes qui, en présentant leur candidat au premier tour n’ont rien fait qu’à embêter la déjà fragile liste socialiste de gauche. Bref : si les gens sont méchants, le socialisme officiel ne peut pas s’imposer et doit alors laisser place au socialisme de l’UMP qui ne s’assume pas.

Vous trouvez tout cela confus ?

Que voulez-vous, je n’y peux rien : entre les écolos, qui proposent un interventionnisme d’État massif pour tout et n’importe quoi, le parti socialiste, qui estime qu’il faut que l’État intervienne lourdement un peu partout, l’UMP pour lequel l’État offre la seule planche de salut grâce à des interventions tous azimuts, et le Front-National, pour lequel la nation et surtout, l’État républicain sont l’horizon indépassable que toute solution devra intégrer, au maximum possible, et pour tous les domaines, il est clair qu’entre tous ces partis, la distinction se joue dans les détails, les tons pastels en bord de tableau, les petites touches subtiles ici ou là qui amènent cette délicate différence permettant aux moutontribuables de se répartir dans les différents couloirs qui mènent cependant tous à l’abattoir. Lorsque Philippe Bouchat, sur Contrepoints, titre que cette victoire du FN n’est que la victoire du parti extrême-constructiviste, il résume fort bien la situation : tous ces partis proposent différentes doses de la même potion, dont on sait déjà quels seront les effets, parce qu’on y goûte depuis déjà bien trop longtemps en France.

Pendant ce temps, chez les journalistes, c’est, évidemment, la consternation.

Le FN qui gagne à Brignoles, c’est la victoire d’un vilain parti qui ne s’est pas fait sur les bisous républicains et le vivre-ensemble. C’est, surtout au vu des résultats, sans appel (54% en faveur du méchant candidat), la démonstration simple et claire que les discours, pourtant citoyens, éco-responsables, festifs et généreux des partis républicains n’ont pas fonctionné. Zut alors ! La population deviendrait-elle réfractaire aux gentillesses et à cette si délicieuse solidarité imposée avec l’argent des autres, pourtant toutes indispensables dans ce pays multiculturel soumis à une mondialisation violente qu’il faut combattre ?

politics, before & after elections...

C’est la consternation devant ce désastre puisqu’il va falloir trouver les responsables, pardon, les coupables de cette abomination ! Il va falloir que des têtes tombent ! Le pays ne peut pas se laisser aller, comme ça, à l’hydre socialiste nationale-socialiste fasciste, sans réagir et sans que les meneurs soient chopés, les traîtres ou les mous du genou traînés devant les tribunaux populaires, et que le peuple se voit purgé des éléments séditieux qui se sont manifestement laissé aller au vote pas utile.

Et puis c’est la consternation parce que Brignoles est une ville test. Mais si, c’est évident ! Comme les municipales se rapprochent, la petite commune permet de voir ce qui risque de se passer dans chaque ville de France, et servira ainsi de sonnette d’alarme qui permettra une levée de bouclier pour que se forme un front républicain contre la tentative de repli que constitue le FN. Mais si. Les résultats de Brignoles, à ce titre, déclenchent forcément la consternation dans tout le peuple conscientisé de gauche des journalistes.

La consternation, certes, mais pas que.

On sent aussi leurs trépignements lorsqu’il s’agit de bien tout décrire la débâcle des « partis de gouvernement » dans cette commune de 16.000 habitants qui semble occuper la quasi-totalité du paysage politique français actuellement. On sent nettement ce petit frisson, mélange du plaisir qu’on s’accorde à croire traiter un événement historique (n’est pas Albert Londres qui veut, hein) et de l’horreur de savoir qu’il est encore fécond le ventreuh de la beuhête immheuhonde. Ce qui nous donne une volée de titres facilement terrifiants (« Le FN passe, la gauche trépasse », par exemple) sur le mode « Le pays est perdu, courage, fuyons » quasiment sous forme de private-joke que seule l’intelligentsia parisianno-parisienne est à même de comprendre.

Et on sent aussi ce besoin frénétique d’occuper du papier avec de l’analyse finement pesée sur ce qu’il aurait fallu faire, dire ou proposer pour éviter que la commune sombre dans l’extrême, plouf. Si l’on y ajoute la débandade de Carlotti et la surprise Ghali lors des primaires socialistes à Marseille, on comprend qu’il y a du gros tirage et du cinq colonnes à la une (ou presque) à faire passer, là, les cocos ! On va pouvoir parler de choses qui croustillent avec des comparaisons osées (la Ghali serait la Ségolène Royal de Marseille, bonjour l’insulte).

la dinde royal

La consternation, le frémissement, tout ceci est bel et bon.

Mais pour ce qui est de la remise en question, à droite comme à gauche, qui devrait normalement accompagner le magnifique coup de pied au cul que les partis traditionnels viennent de se prendre, rien. Pour ce qui est de l’analyse de base, qui consiste à remarquer que les discours mollassons ne marchent plus, du tout, il n’y a pas grand monde. Ou lorsqu’on a droit à une remarque à ce sujet, c’est pour dire que « le discours populiste résonne favorablement aux oreilles des électeurs ». Les traditionnels petits jeux d’appareil et les bidouilles électorales ne marchent plus vraiment, les électeurs semblent se rappeler plus facilement les casseroles, nombreuses, coûteuses et bruyantes, des candidats qu’on leur présente, et préfèrent la nouveauté, fût-elle sulfureuse, d’un FN populiste aux vieilles marmites dans lesquelles les soupes qui furent faites jusqu’à présent ont toutes eu un goût pourri.

Je n’en vois pas, n’en entends pas et n’en lis pas beaucoup qui expliqueraient que ce score du FN était couru d’avance, qu’il est même normal et qu’il est l’étape logique sur la route de la servitude que le pays emprunte depuis quelques temps déjà. Combien pour rappeler que Brignoles n’est, électoralement parlant, pas grand-chose, que cette petite ville de 16.000 habitants ne devrait pas occuper tout le pays alors que la crise continue de faire des ravages. Il faut prendre un peu de recul pour se rendre compte que cette élection locale sans intérêt (puisque courue d’avance et parfaitement logique dans l’ordre des choses) occupe trois ou quatre fois plus de temps d’antenne et de surface de papier que les aventures ridicules de Treirweiler et Taubira en Afrique du Sud alors qu’objectivement, l’une et l’autre nouvelles sont du même acabit et devraient se trouver reléguées dans les pages intérieures de nos quotidiens, celles dont on se sert en premier pour emballer le poisson…

Et surtout, je n’en vois pas beaucoup pour noter que cette élection préfigure aussi d’une stratégie électorale assez méphitique de la part d’un parti socialiste en déroutes politique, idéologique et morale complètes. Comment ne pas voir que cette montée progressive du Front National est fort pratique pour un parti qui sent bien que les élections de 2017 sont loin d’être gagnées, et que son premier adversaire, suffrage majoritaire oblige, ne pourra être dégommé qu’avec une montée suffisante du parti repoussoir ? Comment ne pas comprendre que si Brignoles est ainsi monté en épingle par autant de gens, c’est parce que cette élection sert d’avertisseur pour tous les candidats des partis installés, avec en leitmotiv, discret mais répété en boucle : « si vous ne faites pas le nécessaire pour ratisser suffisamment large, le FN va vous piquer votre sinécure » ?

Et comment ne pas s’interroger franchement sur la lucidité de ces partis s’ils imaginent qu’ils vont pouvoir continuer longtemps à éviter soigneusement les questions de fond (déficits chroniques, dettes, délitement des institutions, chômage, impôts vexatoires, insécurité, pour ne citer qu’eux) ? Comment ne pas voir qu’à ce rythme, la surprise en 2014 puis en 2017 risque de prendre un goût amer ? En effet, si, pour Chirac, il fut relativement simple d’éliminer le vieux Le Pen, quelles chances réelles donneriez-vous à Hollande devant sa fille ? Quel candidat, à droite, pourrait réellement prétendre au renouvellement devant elle ? Fillon, celui qui fut, selon la rumeur, premier ministre pendant 5 ans ? Copé, dont personne ne voudrait pour notaire tant il suinte la confiance et la probité ?

Allons, un peu de sérieux.

Hollande recrute au FN
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  • A quand François Martin candidat de la diversité dans les quartiers Nord de Marseille ?

  • Brignoles montre ce que pratiquement personne dans le monde politique ne veut comprendre: les Français sont les seuls responsables du marasme dans le quel ils sont plongés, eux qui veulent être surprotégés, et travailler le moins possible. Ils choisissent donc n’importe qui prêt à leur raconter que les lendemains chanteront à tue-tête, un coup UMP, un coup PS et maintenant un coup FN.
    Les Français sont devenus totalement irresponsables et surtout pas de leur destin.

    • On a très certainement les hommes politiques que l’ on mérite, c’ est sûr. Mais je tiens à apporter un petit bémol: à Brignoles, le FN est passé à cause de l’ abstention. Cela veut bien dire que l’ UMPS est déserté, au profit d’ un vrai électorat frontiste.
      Enfin, je vis non loin de Brignoles, et j’ y vais régulièrement. Depuis environ deux ans, vous ne faites plus 100 pas dans cette petite ville sans croiser des femmes voilées. C’ est arrivé d’ un coup, soudainement, presque du jour au lendemain: des femmes musulmanes voilées à tous les coins de rue. Pourquoi, je n’ en sais rien. J’ ai entendu dire que le Qatar leur virait 300 euros pour se voiler la face…bref je ne crois pas que la victoire FN soit sans rapport.

    • Bravo, on ne pouvait mieux faire cette synthèse de la situation de la France

  • Cette victoire du FN n’est-ce pas en fin de compte la débâcle des partis constructivistes? politique qui montre ses limites tant au niveau PS et alliés qu’UMP et alliés.
    Soit! mettre au pouvoir un parti au constructivisme exacerbé en remplacement semble paradoxal mais le problème serait plus de savoir ce que l’électeur voit dans le FN. Ce doit être un maelstrom indéfinissable.
    N’y a-t-il pas, dans ce maelstrom place pour les idées libérales, ce mot honni qui malheureusement entraine un réflexe pavlovien de l’électeur moyen, mais je suis sûr que parmi les électeur FN, beaucoup seraient prêts à accepter certaines valeurs du libéralisme car ils votent pour fuir les contraintes PS/verdates ou UMP.
    En gros, l’objectif ne serait-il pas de faire comprendre que le politique doit se limiter à ses fonctions régaliennes, que l’individu est libre de ses choix, qu’un marché libre et ouvert lui permet de réaliser ses choix plus facilement qu’un empilement de contraintes.

  • Il y a quand même une différence avec les autres partis, le FN arrêtera l’immigration et sera beaucoup plus stricts avec les délinquants, notamment issus de l’immigration. C’est pour cela que la majorité des électeurs du FN votent FN, et non pour une prise en main de l’économie par l’état.

  • Je ne pense pas que les électeurs savent que que veut/peut , le FN
    Ils se disent je vote même pour le diable pour « sortir » l’UMPS .
    Contre le status quo

  • F.N élu avec seulement 46% des inscrits,c’est ce qui fait la différence!Briniolle :54% d’abstentions voila la réalité, il ne s’agit pas dans ce cas d’une poussée FN!D’autant plus que cette ville fait que 16,000 habitants!Donc arrêtons le délire!

  • Dans mon livre
    http://www.monbestseller.com/manuscrit/radars-et-justes-sanctions-texte-integral
    Je prédisais déjà ce qui arrive et arrivera peut-être en 2014.

    Car même si la répression routière n’est qu’un petit argument de vote, cela fait peut-être un million d’électeurs qui s’abstiendront à cause de cette injustice.
    Or c’est suffisant pour basculer un pays dans un sens ou l’autre.
    Ci-dessous un extrait de mon texte dès la page 51

    La menace du vote sanction

    … De plus, un fait important s’est passé en 2002, c’est le premier tour de l’élection présidentielle où l’extrême droite passait pour le second tour. Beaucoup s’empressèrent de voter pour Chirac par peur de ces extrêmes. Mais depuis, plusieurs événements ont eu lieu. Comme le changement de leader d’extrême droite, qui est beaucoup plus acceptable en terme de présentation médiatique. Un second événement, est que droite et gauche ont successivement pris les commandes de l’Etat. Or ils nous font tous les deux, la même politique de répression routière, seul aspect de la politique qui intéresse ce livre. …
    …En cas d’un second tour avec un de ces partis extrême, l’ensemble des citoyens frustrés et moins inquiets qu’en 2002, s’abstiendra ou votera pour un de ces partis, et l’issue du vote sera peut-être bien différent d’il y a dix ans.
    La faute en reviendra aux partis actuellement au pouvoir qui se montrent butés pour écouter les associations de défense des automobilistes.
    Voilà j’ai fait ma politique fiction, j’espère ne jamais vérifier ma prémonition.

  • Brignolais de naissance et de retour au pays après barbès à Paris et les quartiers de Marseille, j’ai voté sans état d’âme pour le fn pour em…der les partis qui nous apportent de plus en plus d’immigrés que nous ne pouvons en nourrir… Et c’est vrai, il y a 25 ans aucun voile, alors que maintenant les voilées sont légion et y’en a marre !!! Ceux qui paient des impots – dans mon quartier – ne voient JAMAIS le retour sur investissements… Les hlm du caramy ont les lampadaires brisés, on ne peut plus aller dans les vieux quartiers – qui datent du moyen-âge sans être – euphémisme – importunés, les cambriolages sont légions, etc… Alors c’est un vote ras la patate, juste après les avis d’impot qui ont fait bondir ceux qui bossent… Un peu une reconquista républicaine… 🙂

  • OUF, J’AI PAS VOTÉ HOLLANDE en 2012, et je veux encore choisir mon vote en 2017, ce qui sera impossible si LE PEN est au second tour.
    La victoire du FN à Brignoles est un non-évènement en fait, tant c’était couru d’avance … Un extrême en appelant toujours un autre selon un effet balancier bien connu des historiens, l’incompétence et l’idéologie socialistes ont eu raison de la raison et ont exacerbé toutes les passions (tristes dirait Spinoza). Bref, ce résultat était attendu, redouté mais attendu …
    SAUF que quand même, un Français sur trois qui vote FN en 2013, ça fait froid dans le dos et préfigure un avenir électoral assez sombre : la Présidentielle de 2017 se jouera au 1er tour, car évidemment le vainqueur sera celui qui affrontera LE PEN au second (enfin on peut l’espérer ….). Si bien que la stratégie du PS consistant à faire monter le FN pour éliminer la Droite et tranquillement rempiler pour 5 ans ne pourra être contrée qu’en informant les gens, qui ne sont pas ces êtres passifs et assistés que les gauchistes voudraient contrôler !
    Je crois en l’homme rationnel et doué de raison, capable de devenir libre et responsable de ses choix. Encore faut-il l’éduquer. Hier j’ai créé une page FB pour modestement mais avec détermination partager réflexions, informations, humour et … articles de H16 🙂 avec tous ceux qui ne veulent pas subir !
    Bienvenue à tous !

    https://www.facebook.com/pages/OUF-jai-pas-voté-Hollande/512062568871556

  • D’où vient cette notion de “front républicain” ?
    Le FN ne serait-t-il pas républicain ?
    J’aime bien la choucroute, mais je sais faire la différence avec le cassoulet.

    Bon d’accord, leur programme est débile (sortir de l’Euro : je pouffe sur les conséquences de la dévaluation qui s’en suivrait…), soit, et de toutes façons ils ne pourraient pas le tenir, re-soit, mais je vois mal le rapport avec la “République”…

    Au moins, on aurait plus dans les pattes ces escrolo-pastèques ! Et rien que pour ça, ce serait “voter utile” !

  • Article mystérieusement disparu des clickable…

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