Game over : la guerre contre la drogue n’a jamais marché. Laissez tomber.

Publié Par h16, le dans Édito

Bon, je fanfaronne, je fanfaronne, mais j’ai mis un peu de temps à me remettre de mon splif bedonnant de dimanche dernier ; mon corps d’athlète (mais si) s’accommode mieux de fins whiskies que de ces douteuses expériences herbacées. Cependant, puisqu’on parle drogue, profitons de quelques liens que me fournit l’actualité, afin d’apporter quelques réflexions intéressantes.

Et justement, puisqu’on parlait whisky — que n’importe quel connaisseur consommera avec modération, hein, bien sûr — une récente étude, parue sur The Lancet, et relayée par The Economist s’est intéressé à la relation entre les dégâts des drogues sur les usagers directement et sur la société en général. Les résultats obtenus par David Nutt et son équipe sont suffisamment intéressants pour que je me reprenne une rasade de cet excellent Dalwhinnie (à votre santé).

Bien évidemment, chacun sera d’accord pour dire que certaines drogues provoquent plus de dégâts que d’autres ; l’héroïne est généralement considérée comme plus dangereuse que le cannabis, par exemple. Et comme les gouvernements adaptent leurs politiques de santé publiques sur (notamment) les dégâts (supposés ou réels) provoqués par les drogues, les résultats obtenus par les recherches de Nutt me laissent un peu perplexe (mais pas assez cependant pour m’empêcher de me reservir un petit coup, slurp).

dégâts drogues

Évidemment, on ne pourra s’empêcher de pointer le fait que la dangerosité d’une drogue est assez directement liée à sa disponibilité aisée. L’alcool et le tabac étant globalement très disponible, on ne s’étonnera pas de les trouver l’un et l’autre plutôt en haut du tableau. Ce qui me semble plus intéressant que cette corrélation assez évidente (qui n’est d’ailleurs pas une causalité, n’allez pas trop vite en besogne) est le ratio entre les dégâts qu’une drogue provoque sur l’usager comparé à celui sur le reste de la société. Ainsi, l’héroïne, le crack et le tabac se classent facilement en haut de tableau, derrière l’alcool ; or, intuitivement, le tabac et l’alcool sont a priori plus facilement disponibles que le crack et l’héroïne.

Du point de vue des politiques publiques, il semble alors compliqué de justifier l’asymétrie de traitement entre l’alcool et le tabac, en vente libre, ou, a contrario, l’héroïne, la cocaïne ou le crack, pénalisés. J’en vois deux ou trois qui trépignent déjà à l’idée qu’on pourrait mettre sur le même plan héroïne et tabac… Reprenez donc, comme moi, une goulée de cet excellent whisky, pour vous détendre, burp, et lisez la suite.

Ce que semble montrer ce graphique, c’est que la distinction qui a été introduite dans les différentes drogues est relativement artificielle ou, à tout le moins, ne permet pas de justifier logiquement, pragmatiquement, les politiques publiques engagées en plus de façon assez foutraque : d’un côté, on lutte officiellement contre certaines drogues, de l’autre, on envisage des salles de shoot, d’un troisième, on aimerait éviter autant que faire se peut de saboter un secteur économique essentiel (et patrimonial), mais enfin, on se retrouve avec un casse-tête de santé publique ingérable (le pataquès avec les cigarettes électroniques est à mourir de rire à ce sujet, et hat tip à la pauvre Marisol Touraine, jetée dans ce bain avec une bouée Mickey trop petite pour elle).

fumer tue

Et au-delà de ce graphique revient la question lancinante de la lutte permanente, coûteuse et sans résultat des autorités contre les vices des gens : quand finira-t-on par comprendre que lutter contre ces vices n’amène finalement que plus de problèmes au lieu d’en résoudre ? Quand les gouvernements et ceux qui les élisent, obstinément tournés vers une répression qui a déjà montré ses limites, choisiront-ils de porter leurs efforts sur l’encadrement de la consommation, l’accompagnement des drogués pour les aider à se sortir de leurs dépendances et des problèmes psychiques ou psychologiques qui les accompagnent ?

En effet, une récente étude a montré que la répression et l’interdiction ont été particulièrement improductifs ; non seulement, les politiques menées jusqu’à présent dans le domaine de la lutte contre les trafics de drogues ont montré leur inefficacité globale, et ce au point d’épuiser lentement les moyens dont on dispose pour cette lutte, mais – et c’est relativement étonnant – ces politiques n’ont aucune réponse à apporter à la baisse drastique constatée sur les prix de ces drogues, ainsi qu’à leur hausse globale de qualité.

Tout se passe exactement comme si la prohibition d’alcool dans les États-Unis avait provoqué non pas une hausse des prix et l’apparition de distillats frelatés, mais une baisse des prix, une abondance de produits, et une amélioration globale de la qualité… Oui, vous avez bien lu : malgré des dépenses colossales dans la lutte contre la production, le trafic, la vente et la consommation de drogue, malgré des politiques répressives toujours plus sévères et coûteuses, non seulement la consommation n’a pas baissé, la production n’a pas baissé, mais (et c’est parfaitement stupéfiant) les prix observés sont en baisse et la qualité augmente.

Cette étude, réalisée par une équipe canadienne dirigée par le docteur Evan Wood, un professeur de médecine à l’Université de Colombie Britannique au Canada, est disponible ici et quelques articles en parlent déjà dans la presse outre-atlantique mais on attend avec attention ce qui en sortira lorsque la presse européenne et notamment française s’en emparera ; attendez-vous à quelques pignouferies savoureuses – pas autant que mon petit whisky dont je me ressers une petite lichette, parce qu’il ne faut pas se laisser abattre.

Les conclusions du Dr. Wood sont particulièrement explicites :

“By every metric, the war on drugs — which is estimated to have cost North Americans over the last 40 years over a trillion dollars — has really been hugely ineffective. Drugs are more freely and easily available in our society than they’ve ever been.” – Quelle que soit la mesure utilisée, la guerre contre la drogue, dont le coût est estimé à 1000 milliards de dollars en Amérique du Nord sur les 40 dernières années, a été réellement très grossièrement inefficace. Les drogues sont actuellement plus facilement disponibles qu’elles n’ont jamais été dans notre société.

Et en terme de résultats, ils sont difficiles à contester : l’héroïne, la cocaïne, le cannabis ont vu leurs prix chuter de 81, 80 et 86% respectivement, et leur pureté augmenter de 60, 11 et … 161% respectivement (ce qui explique que le splif de dimanche m’a cogné bien plus sévèrement que prévu).

(…)The average inflation-adjusted and purity-adjusted prices of heroin, cocaine and cannabis decreased by 81%, 80% and 86%, respectively, between 1990 and 2007, whereas average purity increased by 60%, 11% and 161%, respectively. Similar trends were observed in Europe, where during the same period the average inflation-adjusted price of opiates and cocaine decreased by 74% and 51%, respectively. In Australia, the average inflation-adjusted price of cocaine decreased 14%, while the inflation-adjusted price of heroin and cannabis both decreased 49% between 2000 and 2010. During this time, seizures of these drugs in major production regions and major domestic markets generally increased.

Heureusement, je vous rassure tout de suite : les producteurs actuels de whiskies modernes vous garantissent une qualité et une pureté constante. L’état, quant à lui, vous assurera par ses taxes toujours plus créatives une hausse constante du prix de ces breuvages délicieux, mais c’est un autre sujet.

Aubrigolo et son petit splifAu passage, on notera que cette facilité d’accès aux drogues vient quelque peu mâtiner le commentaire que je faisais sur le graphique précédent : certes, l’héroïne et la coke ne sont pas encore en vente libre comme le sont tabac et alcool, mais on a pu récemment vérifier que cela n’empêche pas franchement les gens de consommer les substances en question, au grand dam de Martine Aubry qui s’était toute fripée en apprenant que Lille, la ville dont elle est maire, est actuellement championne de France de consommation de cocaïne et de cannabis …

Comme on peut le voir avec ces différents éléments, ce que les autorités tiennent pour des vérités absolues, pour des méthodes efficaces et pour des choix de société pertinents … n’en sont pas. Cette société, mal guidée, leurrée même par différents groupes d’intérêts divers, a dépensé des fortunes colossales pour restreindre les libertés des individus, en pure perte.

Pire : en grignotant tant de libertés, en aliénant toujours plus les individus, elle a créé un autre commerce massif de drogues, très lucratif pour certains, et dont les productions sont distribuées dans des quantités affolantes. Pour rappel, la France détient le record mondial de consommation d’antidépresseurs. Ce n’est pas un hasard.

Et bien évidemment, je ne touche pas à ça. Surtout quand je me tape un excellent whisky.

Burp.

Je crois que j’ai un peu trop bu.

Burp.

—-
Sur le web

  1. Intéressants ces éléments.

    Toutefois deux questions :

    – comment sont définies les nuisances aux autres ? (et comment déterminer dans les nuisances aux autres ce qui dépend de la drogue et le reste) ?

    – le postulat que la lutte contre la drogue est un échec, est-il vrai ? Sous-entendu, sans cette lutte, que serait devenue la consommation de drogue (et ses conséquences sur la société) ? Ou dit autrement, la lutte n’a-t-elle pas des effets qu’on ne voit pas (ce qui est évité) ?

    In fine, ce qui est inquiétant est la conjugaison de deux phénomènes : la toxicité de la drogue (la consommation désocialise) et la consommation augmente : ce n’est pas une situation d’avenir.

    Cesser d’interdire, n’est-ce pas « ouvrir les vannes » ?

    1. @Breizh

      Dans une société ultra dirigiste comme la notre, cesser d’interdire ne peut qu »ouvrir les vannes …

      Mais l’interdit est aussi une formidable invitation à la licence…

      PS : j’aime boire, j’ai les moyens de m’acheter du bon et j’ai du stock à la maison… je ne suis pas pour autant alcoolique !

    2. breizh : « le postulat que la lutte contre la drogue est un échec, est-il vrai ? Sous-entendu, sans cette lutte, que serait devenue la consommation de drogue (et ses conséquences sur la société) ? »
      ————————-
      C’est une question rhétorique ou pour vraiment savoir? Si c’est pour savoir, cf la Hollande.

      1. ou plutot voir le Portugal ou la consommation de toutes les drogues a étée decriminalisée ainsi, tres largement que la possession. Resultat, evidemment une diminution de la criminalité, et, contrairement aux arguments des Kapos de tout poil, la consommation n’a pas augmenté et la fin du monde n’est pas arrivée. En somme les portugais savent utiliser leur liberté. Les Francais sont ils plus bêtes?
        http://www.spiegel.de/international/europe/evaluating-drug-decriminalization-in-portugal-12-years-later-a-891060-2.html

    3. « la consommation désocialise »
      Et ça vous inquiète ? Au-delà du mot, qui devrait tous nous réjouir, ne pensez-vous pas que chacun devrait être libre de décider de son niveau d’implication dans les activités sociales ? Doit-on aussi interdire les ermitages, les retraites, les mots-croisés et les réussites ? Hein, c’est déjà fait ?

      1. Le premier qui interdit les mots croisés, les sudoku et/ou la lecture, je sors le fusil. groumpf!

    4. « Mieux vaut pomper et qu’il ne se passe rien plutôt que de ne pas pomper et risquer qu’il se passe quelque chose de pire ».

      CQFD.

      Désolé, mais c’est exactement ce que vous venez d’avancer comme argumentation…

      Et en attendant, ils pompent avec *nos* sous !

  2. ça y est H16 est foutu…sniff ! A splif du matin tu ne toucheras point !
    Le butane ? ça se prend comment ? Il est évident que si l’on devait interdire toutes les plantes et arbres halucinantes on aurait du travail. On peut se déchirer avec un cactus, un petit champi on n’importe quoi d’autre. Le fait est que les Français consomment légalement des trucs qui bousillent le foie et les reins, en passant par les neuronnes. Ils peuvent en plus conduire leur voiture sans problème…mais si. Pour votre splif, ça vient des nouveaux croisements riches en THC, versions hybrides. On est passé de 10% à prêt de 40% de thc pour les trucs qui tapent. Je vous recommande de commander des petites graines d’afghane qui offrent un doux sommeil réparateur. Un high/stone équilibré…qu’est ce que je raconte….j’y connais rien en drogue. Je sais juste que Jésus et Beaudelaire avait en commun le cannabis. Que l’état à décidé en 70 de dire: non plus de ça chez nous ! A la place c’est impôts pour tous et toutes. Même stone, les impôts font plus mal que votre splif ! Avec modération, comme tout….

  3. Mouais.

    Rien de neuf à l’Est des bennes, sinon qu’en filigrane de votre article ressort l’évidence des faits, à savoir un commerce qui est resté en marge de l’état (des états), celui de la drogue.

    Encore une fois, il existe un arsenal répressif mais force est de constater que celui-ci n’est qu’une façade, comme votre exposé le démontre.

    Le marché de la drogue est un des plus libre du monde, certainement le plus prospère et le plus stable.
    Dès lors, où est le problème ? celui de dresser un constat sur le fait que des lois pas belles et vilaines entendent interdire la consommation et la vente ?
    Un peu élémentaire, non, mon cher Watson ?

    L’état (au pluriel) s’est enfermé dans une logique dont il ne pourra sortir, en interdisant et en légiférant sur le sujet sous prétexte de protéger le citoyen.
    L’état est maintenant contrit de constater que malgré lui, depuis des décennies un marché s’est mis en place, il est d’autant plus contrit de constater que ce marché est prospère et il en bave de ne pouvoir y appliquer les taxes qui lui échappent si tout cela avait été officiel.

    L’état n’a que faire de notre santé, la cause est attendu et encore une fois vous le démontrez bien (alcools, tabacs, médocs, dans une autre mesure l’industrie du film et jeux vidéos, nan je rigole…).
    Depuis 15 ans, constatant des essais ici et la dans diverses régions du globe, il est un fait que l’état essaye de rependre la main sur le marché de la drogue, en le légalisant mais, sans heurter l’opinion publique, la fameuse doxa.

    Au rang médiatique, un ancien ponte de Microsoft avait anticipé la dépénalisation dans son état qui dans un premier temps trouve comme support des raisons médicales à la culture et la vente du Cannabis :
    http://www.cannaweed.com/topic/174177-un-ex-ponte-de-microsoft-veut-devenir-le-plus-gros-dealer-dherbe-du-monde/
    Tout cela est cocasse car, sous couvert de libéralisme (il faut vraiment faire un effort considérable et surtout être parfaitement hypocrite pour le considérer ainsi), voila que les US, du moins le gouvernement ou certains états, reprennent progressivement la main sur le marché de la came, en commençant par le Cannabis, car il faut bien un début.
    En plus, le bonhomme est un affairiste, issu d’une grande firme, s’il fallait un exemple et un modèle, en voila un de circonstance.

    Tout cela promet de belles rentrées fiscales en perspectives, de plus, l’état qui interdisait un produit l’instant d’avant au motif de préserver la santé de ses citoyens, réussi par un tour de prestidigitation, à se poser en sauveur de ces mêmes citoyens l’instant d’après, en légalisant les mêmes drogues, oui mais bon, c’est pour raisons médicales !

    Il faut signaler qu’un débat sur le LSD et différents produits hallucinogènes et actuellement lancé aux US, toujours sous couvert de raisons médicales…

    Chérieeee, couvre les plans, il y a un hélicoptère qui tourne au dessus de la maison.

    1. h16h16 Auteur de l’article

      Heu. Commentaire qui part dans tous les sens et loupe tout de même le point essentiel : les lois machins, la répression bidule, ça coûte un pont en richesses et en vies humaines détruites.
      Ça vous laisse froid, ok, mais ce n’est pas glorieux.

      1. Même constat à votre endroit.

        1. h16h16 Auteur de l’article

          Je vois que vous n’avez rien à répondre sur les richesses perdues et les vies humaines détruites.
          (moi, j’ai fait un article qui explique bien pourquoi, comment et combien)

          I rest my case.

          1. H16
            Vous écrivez un article, j’ai réagi de façon légère je vous le concède, vous partez dans des conclusions qui ne me concernent en rien, vous interprétez mes propos, ce que je me suis évité de faire pour vous, ce que je m’évite du reste toujours de faire.

            Si je vous lis, c’est toujours avec plaisir, vous n’apportez rien qui ne m’informe ou que je puisse trouver ailleurs, par contre le traitement des sujets que vous abordez est unique, vous avez un style d’écriture et un ton sans pareil.

            Personnellement, lorsque je veux un traitement politique et intellectuel, je lis entre autre Zemmour, je lis vos textes comme des billets d’humeurs, pas des analyses.

            Vous êtes contraint par le format de votre édition, dès lors il vous est difficile d’aborder des sujets tels que celui-ci (voire le niqab) avec la largeur de champ nécessaire.
            Par contre, vous auriez pu nous éviter « Je vois que vous n’avez rien à répondre sur les richesses perdues et les vies humaines détruites ».
            Un peu théâtral.

    2. « il est d’autant plus contrit de constater que ce marché est prospère et il en bave de ne pouvoir y appliquer les taxes qui lui échappent si tout cela avait été officiel ».
      – Non, c’est faux. Les taxes sont bien là ! D’ailleurs prenez votre dealer local : ne roule t il pas en grosse BMW ! Il faut bien dépenser le cash d’une façon ou d’une autre. Et pour faire des aller et retour amsterdam/marseille à plus de 200 km/h, une grosse voiture est indispensable. Ils dépensent donc beaucoup, donc, redistribuent de l’argent. Et ce beaucoup plus qu’en restant à se droguer chez eux. En gros, ils se sont adapté à leur milieu mieux que les autres copains qui pointe au RSA et petit larcins dont, des voitures brulées. Donc, oui, il faut légaliser, car ça me fait chier de voir momo rouler en grosse BMW et moi en citron ! Jalousie, mais pas uniquement, la drogue vendu est souvent coupée et il y a des risques pour vos banbins de tomber dans ces traffics. La drogue, n’est finalement pas le problème, hein ?

      1. Il est toujours de bon ton de taper sur la France, de faire de l’anti-France primaire, mais il aurait été honnête de dire qu’en Inde c’est pareil.
        Le film de Woody Allen « Blue Jasmine » vient d’être retiré des circuits car on y voit des fumeurs et il a refusé d’y inclure des cartons dénonçant les méfaits du tabac.

        1. Chacun son merdier.
          C’est le même cas dans bcp d’endroit, mais à chacun de se prendre en main.
          En plus ce n’est pas de l’anti-france primaire, c’est de l’anti-Etat réfléchi.

        2. Depuis quand, le simple fait de parler des problèmes avec la volonté de les régler, c’est faire de l’anti France. A ce compte là, les résistants allemends au nazisme étaient des anti Allemagne.
          Tu gagnerais vraiment à perdre des occasions de l’ouvrir…

      2. Oui et non Golum.
        L’état s’arrange toujours pour que de l’argent soit prélevé à tous les étages mais, dans l’exemple du dealer que vous donnez, si ce dernier règle bien la TVA sur les achats qu’il effectue dans la vie courante (BMW…), il ne ne s’acquitte d’aucune taxe directe sur les produits qu’il vend (son commerce), du moins il n’en prélève pas au consommateur final pour les reverser à l’état.
        Sauf changement de paradigme récent, le commerce de la drogue n’est pas officiel, prospère certes, mais pas autorisé.

        1. @Patronus: comme les prostitués ? Non légal, mais cependant autorisé !
          Je ne vois pas trop le dealer ouvrir un plan épargne ou livret A à sa banque. Ni d’ailleurs en Suisse, quoi que… Le cash est donc essentiellement réinvestit dans le trafic: de plus en plus gros. Ce qui fait qu’ils sont connu des services de police. Voir même avec la police assez souvent….Même si cet argent échappe à certaines taxes, ce trafic aspire de l’argent du système et le redistribue sous forme de drogue et d’objet (tel que la grosse BMW, armes etc…). Pour le politique ça ne change rien, en plus il a les mains propres (c’est pas moi c’est lui). Finalement c’est le gamin en bout de chaine qui se fait le plus avoir: risque pour la santé, voir, de se faire attaquer, il se fait dépouiller de son argent et rentre dans le jeu de l’interdit accepté. C’est très drôle….et ça laisse des traces sur le système entier. Le seul moyen honnete est de rendre les drogues légales et controlées (par la sécurité sociale….comme les autres anti dépresseurs !) Ou d’ouvrir un marché libre, ce qui est déjà, mais avec des licences et des taxes. Momo avec pignon sur rue, pourra enfin rouler en grosses BMW et être fier de lui…et remplir enfin son livret A pour aider Hollande à détruire plus vite le pays. La vie est bien faite !

          1. @Golum
            je vous laisse à de telles certitudes, je constate que vous souhaitez simplement changer de paradigme, inverser la pyramide en quelque sorte.

            La débat sur la came dépasse le cadre de sa production et de sa diffusion, de même le dealer qui fait la sortie des écoles (que vous citez) pour vendre ses produits est un cliché éculé.

            Pour ma part, j’ai réagi à ce sujet qui a été abordé de façon tout aussi sommaire sur ce même site : https://www.contrepoints.org/2013/10/05/141499-il-temps-legaliser-les-drogues
            Si vous lisez mes réactions d’alors, vous en serez plus sur ce que je pense, notamment l’internationalisation du problème.

            A mon avis, c’est comme le débat sur le climat, ou les contredisant aux réchauffistes dont je fait partie, dénoncent le fait que taxer les rejets carbone de la France qui représentent moins de 1% de ceux mondiaux est une incongruité.

            Parler de la came en France na pas plus de sens, c’est un débat d’entregents, il s’agit d’un commerce international qui assure des revenus phénoménaux, argent qui se retrouve dans les circuits financiers officiels.
            Prenez toutes les dispositions du monde, même animées des meilleures intentions mais, en les limitants à l’hexagone, et vous n’obtiendrez rien.

            Comme pour les rejets carbone et leur taxation Française sensée être un modèle qui sera suivi par le reste du monde, position hautement risible vous en conviendrez.
            Prendre des dispositions Franco Françaises sur la dépénalisation de la drogue, sans tenir compte du contexte international, est un non sens.

            En Hollande, ils sont bien ?

            Par contre, ce que je réfute, c’est l’argumentaire libéral sur ce sujet, surtout si on prend les US comme modèle, il y a des limites à la l’indécence tout de même…

  4. Même à Singapour et en Iran (pays les plus sévères notamment l’Iran) la consommation de drogue à augmenté parmi les plus jeunes…Donc la « guerre à la drogue » est inefficace au pire nuisible…

  5. Excusez le hors sujet mais ça nous concerne tous. Avez-vous vu cet article ?

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/09/20002-20131009ARTFIG00524-le-fmi-propose-une-supertaxe-sur-le-capital.php

    ILs envisagent de nous piquer 10 % de nos économies. Elle n’est pas belle la vie !

  6. On peut prendre le problème à l’envers, et détailler les raisons pour lesquelles pourquoi il faut essayer d »éviter les drogues , et vraisemblablement t aboutir à la conclusion que à partir du moment ou les gens sont responsables ( soit interdiction aux mineurs) responsabilisés et qu’ils en payent les conséquences ( et ça c’est coton avec notre système d’assurance santé collective) on a pas le droit d’interdire …

    Sinon pourquoi ne pas interdire le sucre..addictif, effets sur la santé, s’adresse aux jeunes etc?…

    A vrai dire je me demande si le cannabis ne sert pas de simple calme misère tout hypocrite ; ils feraient quoi les dealers qui font vivre des familles si on leur piquait leur gagne pain?

    1. L’alcool, c’est du sucre, l’ivresse en plus.

  7. Super la photo de Tartine au brie, je pense qu’ elle tuerait la statistique sur la consommation d’ alcool ( un maire alcoolique=dégât sur toute la ville). Elle pourrait être premier minustre…

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