Ce que Bradley Manning nous a permis d’apprendre

Bradley Manning

Alors que Bradley Manning vient d’écoper de 35 ans de prison, un rappel des faits dont il nous a permis de prendre connaissance.

Alors que Bradley Manning vient d’écoper de 35 ans de prison, un rappel des faits dont il nous a permis de prendre connaissance.


Bradley ManningGreg Mitchell, qui écrit fréquemment sur Manning, Assange, WikiLeaks etc., a compilé une liste de faits dont il attribue la révélation publique à Bradley Manning.

Ci-dessous quelques éléments de cette longue liste :

Pour commencer, un petit extrait du « Cablegate » (en laissant de coté les révélations concernant les plus petits pays):

– Le président du Yemen a menti à ses concitoyens, prétendant que ses militaires avait mené des raids, raids en réalité effectués par les États-Unis.

– Les États-Unis ont fait pression sur l’Espagne quant à ses preuves de tortures à Guantanamo.

– Mémo du département d’État : le coup d’État de 2009 au Honduras était « illégal et inconstitutionnel ».

– Des tortionnaires égyptiens entrainés par le FBI, sous couvert d’enseignement des droits de l’homme.

– Les États-Unis étaient au courant de la corruption massive en Tunisie depuis 2006, tout en continuant à soutenir le gouvernement tunisien.

– Des câbles diplomatiques ont démontré que le Royaume-Uni avait promis en 2009 de protéger les intérêts des États-Unis relativement à l’enquête officielle Chilcot quant au début de la guerre d’Irak.

– Washington a été induit en erreur par ses propres diplomates lors de l’épreuve de force Russie-Géorgie.

– Un document très important, finalement révélé en totalité : le câble de l’ambassadeur April Glaspie en Irak en 1990 sur une réunion avec Saddam Hussein avant l’invasion du Koweit.

– Le Royaume-Uni n’a délibérément pas tenu compte d’une interdiction de stocker des bombes à fragmentation. Des officiels ont caché au parlement comment les États-Unis sont autorisés à transporter des armes en Angleterre en violation du traité.

– La lecture de centaines de câbles diplomatiques révèle qu’en Afghanistan la corruption, l’extorsion de fonds, le détournement de fonds sont la norme et l’honnête homme une exception.

– Un niveau très élevé d’espionnage des États-Unis aux Nations-Unies (bien au-delà de ce qui était imaginé) et un usage intensif des diplomates US en tant qu’espions.

– Des millions de dollars d’aide US pour combattre les insurgés pakistanais ont été détournés pour d’autres usages gouvernementaux, ou tout simplement volés.

– Le vice-président afghan a quitté le pays avec 52 millions de dollars en cash.

– etc

Il ne s’agit que d’un extrait d’une liste bien plus longue (se référer aux articles originaux).

La plupart des médias US attachent peu d’importance à toutes ces informations. Une raison de plus peut-être de les faire circuler via d’autres vecteurs.


Avertissement : les éléments d’information ci-dessus sont un mix/adaptation des 2 articles ci-dessous :

Le gros du contenu provient de Greg Mitchell. Traduction/adaptation Par Vincent Andrès, pour Contrepoints.

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