7 Questions qu’il faut se poser sur le réchauffement climatique

Montée des océans réchauffement climatique (Crédits Andrea Della Adriano, licence Creative Commons)

Le climat de la Terre se réchauffe, mais à quel point est-ce alarmant ? Sept questions/réponses pour mieux comprendre l’ampleur du problème et les biais de la polarisation médiatique.

Le climat de la Terre se réchauffe, mais à quel point est-ce alarmant ? Sept questions/réponses pour mieux comprendre l’ampleur du problème et les biais de la polarisation médiatique.

Par le Minarchiste depuis Montréal, Québec.

Les sept questions à se poser concernant le « réchauffement climatique »

Premièrement, la terre se réchauffe-t-elle ? La réponse est évidemment oui, et ce depuis plusieurs millénaires. Cependant, cela n’est pas suffisant pour justifier une quelconque politique coercitive.

Deuxièmement, la terre se réchauffe-t-elle à un rythme alarmant et exponentiel ? Malgré ce qu’affirme la propagande des médias pro-écolos, il ne semble pas que ce soit le cas. En fait, aucun réchauffement anormal n’a été observé depuis 1998.

Ce graphique compare les températures observées aux prévisions du GIEC :

On constate que les températures observées sont plus basses que les modèles les plus optimistes ! La capacité de prévision de ces modèles doit clairement être remise en question.

La troisième question qui me vient ensuite à l’esprit concerne l’impact de l’humain sur ledit réchauffement. Les modèles du GIEC semblent avoir isolé le CO2 comme grand responsable. Pourtant, d’autres chercheurs ont trouvé des alternatives très plausibles, comme par exemple les rayons cosmiques. Cependant, les propagandistes verts contrôlent les médias, c’est pourquoi nous n’en entendons pas vraiment parler. Le graphique suivant montre pourtant que leur modèle semble tenir la route.

La quatrième question concerne évidemment les conséquences du réchauffement, comme par exemple la fameuse hausse du niveau des océans. À cet égard, il est évident qu’on tente de nous faire peur pour rien. Tout d’abord, ce qu’il faut savoir est que le niveau des océans a toujours augmenté et ce depuis la fin de la dernière glaciation. La vraie question est de savoir si l’augmentation a été plus accentuée ces dernières années et, si c’est le cas, quelle différence cela fera. Par ailleurs, les études ne montrent aucune corrélation entre le réchauffement et la fréquence des ouragans, sécheresses et feux de forêts.

La peur est un bon moyen de faire vendre (voir ceci). D’où ma cinquième question : qui essaie de nous vendre quoi ? La réponse est multiple : les politiciens veulent nous vendre des votes, les fonctionnaires veulent nous taxer pour continuer de grossir leur empire, les chercheurs scientifiques veulent être publiés et subventionnés, les ONG environnementalistes veulent des dons (pour payer leurs salaires exorbitants, voir le tableau ci-bas), les sociétés d’électricité et d’ingénierie veulent nous vendre des éoliennes et des panneaux solaires, les banques veulent les financer à grands coup de dette.

Finalement, on ignore complètement de mentionner que le réchauffement global n’a pas que des conséquences négatives, il engendre aussi des bénéfices.

Cela nous amène à ma sixième question : est-ce que le réchauffement global est présentement le problème le plus important de l’humanité, au point tel qu’il faille réduire notre niveau de vie et dépenser des milliards pour le régler ? La réponse à cette question est un NON catégorique ! Cependant, les autres problèmes de l’humanité ne permettent pas une telle convergence entre les intérêts des politiciens, des fonctionnaires, des chercheurs, des ONGs, des corporations et des banques. C’est pourquoi ils sont rapidement balayés sous le tapis.

Par ailleurs, de là émerge une septième question : tous ces efforts peuvent-ils vraiment avoir un impact significatif sur le climat et notre qualité de vie future ? Là aussi, les doutes sont élevés. Vaut-il vraiment la peine de réduire notre niveau de vie et de dépenser des milliards pour ne ralentir le réchauffement que de quelques centièmes de degrés après cent ans ? Sinon, cet argent ne serait-il peut-être pas mieux dépensé pour nous adapter au changement plutôt que d’être gaspillé à le combattre en vain ?

Des questions ignorées des grands médias

Ces questions cruciales sont pourtant complètement ignorées par les grands médias. Pendant ce temps, le simple fait de les poser et de tenter d’y voir clair à travers toute cette propagande et ces débats polarisés fait en sorte de nous stigmatiser et de nous faire traiter de toutes sortes de qualificatifs péjoratifs.

Dans son excellent livre Risk, l’auteur Dan Gardner aborde le sujet des biais cognitifs. De nombreux biais sont à l’œuvre lorsqu’il est question des changements climatiques, ce qui contribue à la confusion du grand public à cet égard.

Le biais de confirmation est très présent dans la sphère environnementaliste. Tout d’abord, les médias ne présentent que les nouvelles confirmant qu’une catastrophe climatique grave est en cours. Toutes les preuves scientifiques démontrant qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter ou que les choses sont moins pire qu’on ne le dit (et il y en a constamment) sont totalement ignorées par les médias. Le citoyen moyen en conclut forcément qu’il y a unanimité parmi les scientifiques à l’égard du risque élevé que posent les changements climatiques, alors que ce n’est vraiment pas le cas.

Les médias ont aussi déclenché l’heuristique de disponibilité (la règle de l’exemple). En placardant leurs bulletins de nouvelles de conséquences potentiellement négatives des changements climatiques, ils ont bien inséré ces choses dans le cerveau des gens, ce qui pousse la population à surestimer la probabilité de ces événements. Par ailleurs, comme les gens accordent généralement plus de crédibilité aux études scientifiques qui démontrent un danger ou un risque, qu’à celles qui démontrent qu’il n’y en a pas, les gens sont très vulnérables à ces scénarios catastrophistes.

La polarisation de groupe fait aussi son œuvre dans cette histoire. Il est devenu très mal vu d’être sceptique envers le réchauffement global. En fait, le concept de lutte contre le changement climatique est presque devenu une religion. Impossible de soulever un doute en public sans que le tribunal inquisitoire nous condamne à la mort par lapidation. Cela crée une dynamique dans laquelle l’extrémisme devient la norme. L’analogie avec la religion est d’ailleurs très bonne : l’humain commet des péchés capitaux en bénéficiant d’un niveau de vie « abusif » qui détruit l’environnement, ce qui mènera à un Armageddon écologique ; pour l’éviter nous devons écouter la parole des prophètes verts et suivre les recommandations des messies de Gaïa, en adoptant un mode de vie plus minimaliste, faire autrement est considéré « immoral ».

D’autre part, les balises (ou heuristiques d’ajustement) ont été grandement utilisées par les réchauffistes pour manipuler l’opinion publique, à commencer par Al Gore lui-même dans son film de propagande « An Inconvenient Truth ». On nous a décrit des scénarios catastrophiques complètement irréalistes et exagérés, mais cela importe peu car ces exagérations ont mis en place des balises qui ont eu pour effet de biaiser notre perception du risque réel. Un bon exemple de cela concerne la hausse du niveau des océans (voir ceci).

Les réchauffistes ont aussi utilisé la « règle des choses typiques » (ou heuristique de narration) en créant des histoires qui semblent plus probables qu’elles ne le sont vraiment à partir d’événements incertains. Par exemple, on nous dit que le réchauffement fera fondre le permafrost, ce qui libérera du méthane, lequel accentuera le réchauffement au point de faire rapidement fondre les glaciers de l’Arctique et de l’Antarctique, ce qui inondera les grandes villes côtières et fera disparaître certaines îles. Cette histoire semble probable et crédible, mais rien de tout cela n’est en train de se produire ; ce ne sont que des hypothèses. On nous présente tout de même ce risque comme étant certain et imminent.

Qu’en est-il de l’heuristique d’affect (la règle du bon et du mauvais) ? Environ 95% des gaz à effet de serre sont émis naturellement, mais la nature est une bonne chose, elle ne peut représenter un risque. Beaucoup de GES sont émis par l’agriculture, notamment en ce qui a trait aux flatulences provenant du bétail. Il est cependant beaucoup plus facile pour les réchauffistes de s’attaquer au méchant pétrole polluant des sables bitumineux, tueur d’oiseau, destructeur de forêt et empoisonneur d’eau, que de cibler les agriculteurs, ces bons fermiers qui mettent de la nourriture dans notre assiette, même si les émissions de GES (et la pollution en général) de l’agriculture sont plus élevées que celles des sables bitumineux albertains. Les documentaristes ont aussi contribué à mettre des visages animaliers sur la chose (pensez aux fameux ours polaires). En fait, il existe bien peu de preuves scientifiques démontrant que des animaux soient affectés à ce jour (les études ne montrent aucun impact sur les populations d’ours polaires, voir ceci). Par contre, il est prouvé que les éoliennes charcutent des tas d’oiseaux ! Finalement, les médias et les groupes environnementalistes ont dressé un portrait exclusivement négatif des changements climatiques, en évitant de mentionner les avantages (voir ceci). Tel qu’expliqué par Gardner, le biais d’affect fait en sorte que les choses négatives sont perçues comme étant plus risquées et probables qu’elles ne le sont réellement.

Quant au principe de précaution, fortement vilipendé par Gardner dans son livre, les écolos y ont fait allègrement référence. Le raisonnement se résume à ce que puisque nous ne pouvons être certain à 100% que les activités humaines ne sont pas une cause fondamentale des changements climatiques qui mèneront possiblement à des catastrophes pour l’humanité, mieux vaut ne pas prendre de risque et réduire l’activité humaine quand même. Comme c’est souvent le cas, on nous demande de fermer les yeux et d’accepter de subir une baisse certaine de notre niveau de vie, qui créera du chômage et de la pauvreté, pour nous protéger d’un risque hypothétique de réchauffement global.

« Ne vous inquiétez pas », nous disent les écolos, « les technologies vertes vont créer des emplois et de la richesse ». C’est totalement faux ; la lutte aux GES fait augmenter les coûts de tout ce que nous consommons, ce qui diminue notre pouvoir d’achat et notre niveau de vie (donc notre richesse). Ces mesures détruisent beaucoup plus d’emplois que les emplois spécifiquement créés dans les technologies vertes, cela est déjà évident.

Une convergence d’intérêts

Cela nous permet de comprendre pourquoi et comment une telle campagne de peur est menée par autant de gens (notre cinquième question supra). Qui bénéficie de cette manipulation propagandiste ? Tout d’abord, beaucoup de sociétés bénéficient directement des règlementations et des subventions qui accompagnent la lutte aux GES, incluant les entreprises œuvrant dans les énergies vertes, les entreprises d’ingénierie, de construction et, surtout, les banques qui financeront les milliards de dollars de prêts nécessaires au financement de ces investissements. Il y a ensuite les ONGs environnementalistes, qui en faisant peur au public réussissent à obtenir l’attention des gens ainsi que leurs donations. Les chercheurs scientifiques qui en illustrant des scénarios catastrophistes obtiennent des subventions de recherche, des postes important et du prestige médiatique (le GIEC est envahi par ces opportunistes). Les médias quant à eux saisissent une occasion en or de faire du sensationnalisme et de gonfler leurs auditoires en utilisant la peur. Et finalement les politiciens, qui appliquent une stratégie gagnante en politique : faire peur aux gens en exagérant les risques pour ensuite leur promettre de les protéger en échange de leur vote.

Ces gens manipulent les données, filtrent l’information, exagèrent les scénarios négatifs et exploitent nos biais cognitifs pour nous faire accepter des mesures destructrices pour l’humanité, mais qui servent leurs intérêts particuliers. C’est le marketing de la peur à son meilleur… Al Gore a aussi bien réussi que Georges W. Bush en ce qui a trait au terrorisme. Combien faudra-t-il de temps aux faits pour rattraper les fariboles réchauffistes ? Concernant l’invasion américaine de l’Irak, il aura fallu beaucoup trop de temps ; le mal était déjà fait…

Une polarisation médiatique dommageable

Comme je le mentionnais plus haut, ainsi que dans ma revue du livre Climate of Extremes de Patrick J. Michael, les médias ne nous présentent habituellement que les mauvais côtés du réchauffement climatique. Les articles sur les aspects positifs sont introuvables, même si la littérature scientifique est plutôt probante à l’égard du fait qu’il y a certains avantages à une planète plus chaude et à une élévation du taux de CO2.

Avant de dépenser des milliards et de forcer les gens à réduire leur niveau de vie pour tenter de réduire les émissions de CO2, il faut bien peser les pours et les contres et il faut évaluer si le jeu en vaut la chandelle ; c’est-à-dire que cet argent serait peut-être mieux utilisé s’il nous aidait à nous adapter aux changements climatiques plutôt qu’à tenter de les contrer. D’ailleurs, est-il vraiment possible de renverser cette tendance ?

Si on étudie l’histoire de l’humanité on se rend vite compte d’une chose : les périodes plus froides sont associées à la famine et la maladie alors que les périodes plus chaudes sont associées à la prospérité. Cela devrait vous mettre la puce à l’oreille, non ?

Au niveau de l’agriculture, les rendements vont nettement s’améliorer en raison d’une saison de récolte allongée, de l’abondance de CO2 (dont les végétaux raffolent) et d’une plus grande superficie exploitable. La production de nourriture sera donc florissante, ce qui est positif pour l’humanité.

La croissance des forêts sera aussi accentuée, alors que la forêt boréale empiètera de plus en plus sur la taïga et la toundra. La croissance des végétaux sera plus forte et plus rapide, ce qui contribuera à éliminer le CO2 de l’air.

Plusieurs études démontrent que plus il fait froid, plus les taux de mortalité sont élevés et moins les gens sont en bonne santé. Plusieurs maladies, dont les grippes, bénéficient du froid. L’humain s’adapte mieux à la chaleur qu’au froid.

L’ouverture du passage Arctique permet aux navires en provenance de l’Atlantique-Nord en direction de l’Asie d’économiser du carburant. Cela réduit la pollution et les coûts de transport.

L’ampleur du déneigement et du chauffage pourrait être réduit dans les régions où les hivers sont froids et enneigés. Cela permettrait d’économiser des coûts et de réduire la pollution, surtout dans les villes denses où il y a du smog.


Annexe : Quelques exemples de prévisions alarmistes

Voici quelques-unes des prévisions faites par les scientifiques ayant participé au premier Jour de la Terre en 1970. Plutôt hilarant ! Surtout la première citation…

“The world has been chilling sharply for about twenty years. If present trends continue, the world will be about four degrees colder for the global mean temperature in 1990, but eleven degrees colder in the year 2000. This is about twice what it would take to put us into an ice age.”
– Kenneth Watt, Ecologist

“We have about five more years at the outside to do something.” 
– Kenneth Watt, ecologist

“Civilization will end within 15 or 30 years unless immediate action is taken against problems facing mankind.” 
– George Wald, Harvard Biologist

“We are in an environmental crisis which threatens the survival of this nation, and of the world as a suitable place of human habitation.” 
Barry Commoner, Washington University biologist

“Man must stop pollution and conserve his resources, not merely to enhance existence but to save the race from intolerable deterioration and possible extinction.”
New York Times editorial, the day after the first Earth Day

“Population will inevitably and completely outstrip whatever small increases in food supplies we make. The death rate will increase until at least 100-200 million people per year will be starving to death during the next ten years.”
Paul Ehrlich, Stanford University biologist

“By…[1975] some experts feel that food shortages will have escalated the present level of world hunger and starvation into famines of unbelievable proportions. Other experts, more optimistic, think the ultimate food-population collision will not occur until the decade of the 1980s.”
– Paul Ehrlich, Stanford University biologist

“It is already too late to avoid mass starvation.” 
– Denis Hayes, chief organizer for Earth Day

“Demographers agree almost unanimously on the following grim timetable: by 1975 widespread famines will begin in India; these will spread by 1990 to include all of India, Pakistan, China and the Near East, Africa. By the year 2000, or conceivably sooner, South and Central America will exist under famine conditions….By the year 2000, thirty years from now, the entire world, with the exception of Western Europe, North America, and Australia, will be in famine.”
Peter Gunter, professor, North Texas State University

“Scientists have solid experimental and theoretical evidence to support…the following predictions: In a decade, urban dwellers will have to wear gas masks to survive air pollution…by 1985 air pollution will have reduced the amount of sunlight reaching earth by one half….” 
Life Magazine, January 1970

“At the present rate of nitrogen buildup, it’s only a matter of time before light will be filtered out of the atmosphere and none of our land will be usable.” 
Kenneth Watt, Ecologist

 “Air pollution…is certainly going to take hundreds of thousands of lives in the next few years alone.”
Paul Ehrlich, Stanford University biologist

“We are prospecting for the very last of our resources and using up the nonrenewable things many times faster than we are finding new ones.” 
Martin Litton, Sierra Club director

“By the year 2000, if present trends continue, we will be using up crude oil at such a rate…that there won’t be any more crude oil. You’ll drive up to the pump and say, `Fill ‘er up, buddy,’ and he’ll say, `I am very sorry, there isn’t any.’”
Kenneth Watt, Ecologist

“Dr. S. Dillon Ripley, secretary of the Smithsonian Institute, believes that in 25 years, somewhere between 75 and 80 percent of all the species of living animals will be extinct.”
Sen. Gaylord Nelson

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