Une hausse de la CSG pour secourir les retraites ?

Seniors Retraités (Crédits Patrick, licence CC-BY-NC-ND 2.0)

L’option CSG resurgit pour financer les retraites sans alourdir le coût du travail.

L’option CSG resurgit pour financer les retraites sans alourdir le coût du travail.

Par Charles Sannat.

Seniors Retraités (Crédits Patrick, licence CC-BY-NC-ND 2.0)
Seniors Retraités (Crédits Patrick, licence CC-BY-NC-ND 2.0)

C’est un article des Échos qui se fait l’écho du dernier ballon d’essai gouvernemental estival en termes d’augmentation de la fiscalité… Mais rassurez-vous, comme l’a dit votre Président, ce sera une augmentation calculée au plus juste. Juste ce qui sera nécessaire (en attendant la prochaine) – et elle sera forcément juste puisque la gauche ne peut-être que bonne, belle et juste.

Le compte à rebours est déclenché pour la réforme des retraites, les arbitrages devant être rendus d’ici à un mois. Plusieurs sujets brûlants restent à trancher, en particulier en matière de financement, sachant qu’il faut trouver 7 milliards à l’horizon 2020 pour le seul régime des salariés du privé. Les retraités seront mis à contribution d’une manière ou d’une autre (hausse de la CSG, fiscalisation de la bonification de 10 % pour les parents de trois enfants, gel des pensions, etc.), mais cela ne suffira pas, loin de là, et un autre dossier sensible suscite dès lors des débats : comment mettre à contribution les actifs et les entreprises, sans augmenter le coût du travail. «  C’est l’objectif actuellement recherché », glisse un conseiller.

D’où une autre option, qui a de plus en plus de défenseurs aujourd’hui : renoncer à la hausse des cotisations et passer par des hausses d’impôt concernant à la fois les ménages et les entreprises. Pour les ménages, l’augmentation de la CSG est clairement envisagée, car jugée la plus logique en la matière, voire celle de la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale). FO et la CGT préfèrent les cotisations retraite, mais la CFDT n’est pas fermée à une hausse de CSG, qui aurait l’avantage de toucher aussi les revenus du patrimoine.

Mais… conclut cet article, « rien n’est tranché, martèle-t-on à Matignon ».

L’éternel débat reprend donc. Assiette large, taux bas contre assiette étroite et taux élevé. TVA dite « sociale » contre augmentation de la CSG qui touche plus les riches alors que la TVA touche aussi la consommation des pauvres c’est-à-dire un électorat plutôt de gauche.

Mais non, vraisemblablement, nos élites de gauche et également de droite continueront sur leur belle lancée. Rien ne les arrête. Rien n’arrive à stopper cette folle dérive où les dépenses n’arrivent jamais à baisser (il s’agit juste d’un ralentissement de leur hausse) et où les impôts augmentent chaque semaine un peu plus.

Cela a un effet délétère sur la confiance des classes moyennes que précisément notre Président voudrait voir s’améliorer. Tout cela est parfaitement contre-productif et cela ne pourra pas fonctionner. Chaque tour de vis supplémentaire entraînera une baisse de la consommation, des investissements et des dépenses supérieure d’ailleurs au dit tour de vis, puisque le citoyen contribuable qui est loin d’être un imbécile lorsque l’on touche à son porte-monnaie se prépare déjà à la ponction suivante qu’il sait inévitable.


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