26 juillet : Jour de libération fiscale

En 2013, le salarié moyen français aura travaillé jusqu’à aujourd'hui pour financer les dépenses publiques. La France détient, avec la Belgique, le record de la taxation du salarié moyen.
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26 juillet : Jour de libération fiscale

Publié le 26 juillet 2013
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En 2013, le salarié moyen français aura travaillé jusqu’à aujourd’hui pour financer les dépenses publiques. La France détient, avec la Belgique, le record de la taxation du salarié moyen.

Un article de l’Institut économique Molinari.

Grâce à des données calculées par Ernst & Young, l’Institut économique Molinari a calculé le jour de libération fiscale et sociale des 27 pays de l’Union européenne (UE, hors Croatie).

La 4ème édition de cette étude montre que :

  • le salarié français ne sera libéré de ses obligations fiscales qu’à partir du 26 juillet 2013 ;
  • la France est dans le duo des pays taxant le plus leurs salariés, tout juste derrière la Belgique.

Les prélèvements sur les salariés moyens européens continuent de croître sous l’effet des politiques d’austérité fiscale

Le taux d’imposition réel du salarié moyen est désormais à 45,06% en 2013.

C’est 0,95% de plus que l’an passé et 1,07% de plus qu’il y a trois ans.

Par rapport à l’an passé, tous les pays de l’UE ont augmenté la fiscalité pesant sur le salarié moyen à l’exception de la Bulgarie, l’Irlande, la Lituanie, le Luxembourg, la Slovaquie. Sur trois ans tous les pays de l’UE ont augmenté la fiscalité sauf la Bulgarie, le Danemark, la Hongrie, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Suède.

C’est la conséquence pratique des politiques de hausses de charges et d’impôt, mises en place par les États européens suite à la crise financière de 2008-2009 et à la montée des inquiétudes consécutive à la détérioration des comptes publics.

Le salarié français est quasiment le plus pénalisé de l’Union européenne

Comme l’an passé, les champions de la fiscalisation sont la Belgique et la France. Les prélèvements obligatoires y représentent 60,25% et 56,61%, avec des libérations fiscales les 8 août et 26 juillet 2013.

Suivent ensuite l’Autriche, la Hongrie, l’Allemagne et l’Italie. Les taux de prélèvements obligatoires y varient entre 55,77% et 52,12% et les jours de libération fiscale s’y échelonnent entre les 10 et 23 juillet.

Le salarié moyen français est en théorie un des mieux payés (53 647 €), mais il est aussi particulièrement fiscalisé (30 371 €). À elles seules, les charges sociales (26 583 €) représentent plus que son pouvoir d’achat (23 276 €), ce qui constitue le record de l’Union européenne.

Une absence de lien entre prélèvement et qualité des services publics

Nombre d’études montrent même que la France enregistre des scores moyens dans plusieurs indicateurs internationaux, en dépit de l’importance des prélèvements et des dépenses publiques.

C’est notamment le cas de nombre d’enquêtes axées sur la compétitivité. Lorsque la Banque mondiale classe les pays en fonction de la facilité d’y faire des affaires, elle positionne la France en 34ème position sur 185 pays. Au sein de l’UE, elle lui attribue la 14ème position sur 27. Le Forum économique mondial positionne, quant à lui, la France en 21ème position sur 144 pays. Au sein de l’UE, il met la France en 9ème position sur 27.

C’est aussi vrai d’indicateurs axés sur les prestations offertes ou la qualité de vie. Par exemple, les Nations unies classent la France en 20ème position sur 177 pays dans leur Indice de développement humain. La France, 8ème de l’UE, obtient là aussi une position qui n’est pas à la hauteur de ses dépenses publiques. Des pays ayant une pression fiscale moindre obtiennent un Indice de développement humain proche du notre (Autriche, Finlande, Slovénie, Danemark) ou significativement supérieur (Allemagne, Pays-Bas, Suède, Irlande).

Pas d’embellie à attendre de l’édition 2014

Dans le contexte actuel, il est à craindre que l’édition 2014 soit encore plus austère pour le salarié moyen français.

Son pouvoir d’achat sera réduit par les augmentations de TVA prévues (20% au lieu de 19,6% et 10% au lieu de 7%), mais aussi les augmentations de charges sociales liées aux retraites par répartition. À la hausse des cotisations aux régimes de retraites complémentaires pourrait s’ajouter, cet automne, une hausse des cotisations retraite de base.

Commentaire de Cécile Philippe, directrice de l’Institut économique Molinari (IEM) et co-auteure de l’étude :

La situation est très inquiétante en France. Alors que nombre de nos voisins commencent à s’interroger – à juste titre – sur l’effet contre-productif des politiques d’austérité fiscale, les autorités françaises évoquent la possibilité d’accroître encore les impôts en 2014.

Tout se passe comme si les pouvoirs publics pensaient réellement pouvoir résorber les déficits en augmentant la fiscalité. La situation relève du déni. Une multitude d’exemples, français ou étrangers, montrent que les hausses d’impôts dépriment l’activité et retardent encore plus les perspectives de retour à l’équilibre des comptes publics.

La solution durable à la crise actuelle réside dans une baisse de dépenses, avec une remise à plat des politiques publiques, à l’image de ce qu’ont fait avec succès plusieurs pays.


L’étude est écrite par James Rogers, Nicolas Marques et Cécile Philippe, de l’Institut économique Molinari (Paris et Bruxelles), à partir de données publiées par Eurostat et l’OCDE. Les calculs des charges sociales ont été faits par Ernst & Young Belgique.

L’étude en français est disponible sur le site de l’IEM.
La version anglaise est disponible sur le site de la New Direction Foundation.

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  • « La solution durable à la crise actuelle réside dans une baisse de dépenses ».

    cette phrase n’a pas de sens , une dépense ne peut pas provoquer une crise économique au contraire . l’économie est un échange entre un acheteur et un vendeur , rien d’autre .
    mais , sommes nous en crise ou veut on nous faire croire que nous sommes en crise ?

    • L’économie est un échange entre vendeurs et acheteurs, libre dans la sphère privée et forcé dans la sphère publique. La dépense d’argent dont on ne dispose pas ne peut QUE provoquer une crise, les effets néfastes certains de son prélèvement seront forcément supérieurs à ceux bénéfiques éventuels de sa distribution.

    • Ce sont vos propos qui n’ont pas de sens. Les dépenses de l’État ne correspondent pas toutes à de réels besoins et surtout aux besoins individuels. L’État prend notre argent pour le dépenser en biens qu’il pense être ce dont nous avons besoin et que nous voulons. Et cela, avec des frais de fonctionnement et de contrôle prohibitifs. En gros, il vous achète une paire de sabots en bois pour le prix de Nike haut de gamme que vous auriez acheté s’il vous avait laissé l’argent.

      • jesuisunhommelibre
        26 juillet 2013 at 10 h 10 min

        @ futurofman,

        Un échange libre créer de la richesse pour les deux parties.
        Quand l’état s’approprie des biens, il ôte de la richesse.

        Dans l’idéal, il y n’y aurait que transfert de richesse, mais l’état dépense, pour prendre, dépense pour gérer, puis dépense pour redistribuer, ce qui, déjà consomme une grande partie de cette richesse.

        Mais en plus, celui qui est ponctionné dépense pour diminuer au maximum cette perte (optimisation fiscal), et celui qui est bénéficiaire, dépense (dossier de subvention) pour optimiser son gain.

        Le bilan global est une perte pour l’ensemble du système.

    • Tout dépend de la nature de la dépense et de la manière dont elle est financée. Ici on parle de dépenses excessives par rapport aux recettes. Et si elles sont excessives, il est évident qu’elles provoqueront une crise. Et c’est ce qui se produit en France.

  • « le salarié français ne sera libéré de ses obligations fiscales qu’à partir du 26 juillet 2013 »

    Je ne suis pas sur de saisir le sens.
    Le salarié Français n’est pas prêt d’être libéré de quoi que ce soit a mon avis… Que signifie cette date?
    A ceux qui le savent et qui vont repondre : Merci pour vos lumières !!

    • C’est pourtant simple, il s’agit d’une date symbolique indiquant que théoriquement le Français travaille 57% de son temps pour l’état et les collectivités publiques qui confisquent 57% du PIB.

    • @ NIKO
      depuis le début de l’année, nous travaillons pour l’état, a partir du 26/07 c’est pour nous

    • Le jour de libération fiscale est une vue tendant à montrer le poids de l’état.

      Quand on met bout à bout tout ce qui est pris par l’état (57% du pib), nous arrivons à un total de peu ou prou 209 jours. Il s’agit d’une date symbolique qui peut s’interpréter ainsi : tout ce que je gagne avant est reversé à l’état, tout ce que je gagne reste dans ma poche.

      Cela dit, il s’agit d’une date toute théorique et le cri met à dispo un outil en ligne permettant de voir comment cela se traduit sur une situation personnelle : http://www.lecri.fr/2013/07/23/contribuables-cette-annee-vous-serez-liberes-le-29-juillet-2013/41511

    • Le calcul n’est pas complet, il parle du jour de libération fiscale du salarié : il s’agit uniquement des taxes qui sont supportées par le salaire, il manque par exemple les taxes sur les bières, sur l’alcool, sur les cigarettes, la taxe foncière, la taxe d’habitation (incluse dans l’IR en Belgique si je ne me trompe), l’ISF.
      Bref, ne vous en faites pas, vous n’êtes effectivement pas libéré le 26/07.

      • Il ne s’agit pas que des taxes supportées par le salaire et c’est bien un des problèmes de l’étude que de les rapporter intégralement aux salaires.

        Le calcul annoncé, c’est le ratio
        (Charges sociales « patronales » et « salariales » + impôt sur le revenu + TVA) / Salaire complet.

        Le salaire complet est défini comme « ce que donne l’employeur au salarié en échange de son travail. C’est l’addition des charges patronales, versées par l’employeur à la Sécurité sociale au nom du salarié, et du salaire brut figurant sur la feuille de paie. »

        Le double bug, c’est de gonfler artificiellement le numérateur et de diminuer non moins artificiellement le dénominateur du ratio.

        En effet, pour les mêmes raisons qu’il faut considérer les charges patronales comme faisant partie du vrai salaire brut ou salaire « complet » (théorie « autrichienne » de l’incidence fiscale), il faut aussi tenir compte de la TVA à ce stade. Le « salaire complet » indiqué dans la méthode est déjà net de TVA (il n’est pas vraiment « complet »)

        Donc, si pour les besoins de l’argument on accepte les autres choix méthodologiques, déjà le ratio devrait être :

        (Charges sociales « patronales » et « salariales » + impôt sur le revenu + TVA) / (Salaire complet + TVA)

        soit un ratio bien plus bas une fois qu’on a ajouté la TVA au dénominateur. Autrement dit, c’est un peu comme si l’étude comptait la TVA deux fois, une fois implicitement au moment de poser le salaire complet -qui est déjà réduit du fait de la TVA- et une deuxième en prétendant que la TVA réduit ce salaire « complet » déjà déflaté.

        Mais par ailleurs, si on comprend bien pourquoi les charges sociales devraient être rapportées aux salaires, pourquoi l’intégralité de l’IR et de la TVA? La TVA ne va pas être entièrement supportée par les salaires et le revenu servant de base à l’IR ne vient pas que du travail (il n’y a pas que le travail comme facteur de production).

        Ceci permet de gonfler indument le numérateur, relativement au dénominateur du ratio. Il devrait être clair que si on veut parler de salarié moyen plutôt que de contribuable moyen, il vaut mieux faire la même manip avec les revenus qu’avec les prélèvements, c’est-à-dire faire comme si les revenus autres que ceux du travail étaient des revenus du travail. Encore mieux, il vaut mieux s’abstenir des deux ajustements (mais alors on a un gros souci pour décider quelle part de la TVA et de l’IR peuvent être considérés comme déflatant le revenu du travail).

        La méthode de Contribuables associés est plus moins tordue. Si elle a les désavantages de la compta publique (dépenses publiques rapportées au PIB, rapportés au calendrier annuel, sachant que le PIB est un indicateur de faible qualité), au moins elle ne bricole pas avec la TVA et évite le dernier problème susmentionné en se focalisant sur un contribuable moyen plutôt qu’un salarié moyen. Pourquoi parler de salarié moyen d’ailleurs quand on s’intéresse aux prélèvements obligatoires en général?

        • Je ne vous suis pas.

          Lorsque l’on regarde le graphique, la TVA représente une part infime (7) dans le salaire complet (230) et vous dites qu’elle est comptée deux fois ?
          En Belgique le taux est supérieur à la France et pourtant cela représente également 7 (pour un salaire complet à 252)…

          La TVA représentait environ 130 milliards en 2011 pour un PIB à 2000 milliards, donc 6.5%. Comment serait elle comptée deux fois ?

          Par ailleurs, il n’est nulle part fait mention des taxes diverses et variées que je mentionnais dans l’étude…

          • Mon commentaire se référait à la méthode de calcul annoncée page 18.
            Là où je me suis trompé, c’est en considérant que l’intégralité des recettes de TVA et d’IR rentrent dans le calcul (rien n’était explicitement dit à ce sujet page 18). Manifestement, ce n’est pas le cas (cf. page 19 que j’avais ratée). Ceci explique probablement le faible chiffre pour la TVA:

            « Nous estimons que les frais de logement correspondent à 35% du salaire restant après paiement des charges salariales et de l’impôt sur le revenu. La TVA est calculée sur la moitié des sommes restantes, soit 32,5 %. »

            Donc je retire ce que j’ai dit sur le deuxième « bug ». Néanmoins, il y a là un souci inévitable à moins de faire un calcul simple à la Contribuables Associés, c’est de devoir décider plus ou moins au doigt mouillé d’une base de calcul pour la TVA. Bref.

            Le premier « bug » par contre demeure. J’insiste. La définition donnée du salaire complet exclut la TVA. Il n’y a pas plus de raison d’exclure un montant de TVA qu’il n’y en a d’exclure les cotisations patronales. Le salaire complet est donc déjà déflaté de la TVA. Déduire ensuite un montant de TVA payé via sa consommation revient à compter deux fois le truc.

            Sur les taxes manquantes, il est indiqué page 19 qu’il en manque en effet pour des raisons de complexité ou quelque chose comme ça. Notez que ce problème est évacué avec la méthode de Contribuables associés mais c’est parce que CA se focalise sur un contribuable moyen et non un salarié moyen.

            • Ah, je vois que vous avez ajouté un autre commentaire.

              Non, votre 1er « bug » n’en est pas un non plus. Ça n’a aucun sens économique d’ajouter la TVA au salaire brut !!??

        • Xavier M, je ne comprends rien à vos commentaires. Vous êtes sûr d’avoir lu la méthodologie du document ?

          1. Ça n’a aucun sens d’ajouter la TVA au salaire brut pour obtenir le salaire complet, strictement aucun sens économique, la TVA est un impôt calculé sur la Valeur ajoutée et non sur les salaires contrairement aux charges sociales.

          2. Ce n’est pas l’intégralité de l’IR et de la TVA au numérateur mais seulement la part supportée par le salarié, base de calcul.

          3. Le document explique dans la partie méthodo comment la TVA est estimée et ça n’a rien à voir avec ce que vous dîtes ici.

          4. On se contrefout des autres revenus entrant dans le calcul de l’IR puisqu’ici c’est le calcul pour un salarié et non un contribuable. C’est donc logique d’exclure les autres aspects.

          • Raphael, ça a le même sens économique de tenir compte de la TVA (la part de la TVA qui se traduit par une baisse de salaire) pour le salaire complet que des cotisations patronales. Le salaire complet correspond à l’estimation de l’employeur de la productivité marginale du travail, lui même basé sur la demande des consommateurs. La TVA n’y change rien, donc elle est un impot sur les revenus des facteurs de production comme les cotisations sociales (sauf que les cotisations sociales, c’est que sur le facteur travail). C’est la question de l’incidence fiscale (cf. Rothbard, Power & Market sur le sujet: http://mises.org/rothbard/mes/chap16a.asp#3._Incidence_and_Effects).

            Si on croit au contraire que l’incidence fiscale marche dans l’autre sens, comme lorsqu’on prétend que c’est en tant que consommateurs que les salariés supportent directement le poids de la TVA -comme l’étude le suggère en disant que les salariés payent la TVA grace à leur revenu disponible après paiement des charges et de l’IR- alors il faudrait traiter de la même manière les cotisations sociales, avec l’idée que les salariés refilent leur charge sur les employeurs, eux mêmes refilant le fardeau aux consommateurs.

            Quoi qu’il en soit, on ne peut pas faire les deux, incidence dans un sens pour les cotisations et dans l’autre sens pour la TVA.

            • – Le salaire complet, c’est la somme totale dépensée par l’employeur pour avoir le salarié. C’est le coût de la main d’œuvre. La TVA n’a rien à faire là-dedans. Ça n’a aucun sens.

              – La TVA n’est pas un impôt sur les facteurs de production, ni sur les revenus de facteurs de production mais un impôt sur la consommation.

              – La base de référence pour les calculs n’est ni le revenu disponible, ni l’employeur, mais le salarié : c’est donc tout à fait logique de mettre pour un salarié donné au dénominateur ses rentrées d’argent au titre de la vente de sa force de travail (le salaire complet, et uniquement cela puisqu’on ne s’intéresse qu’au revenu du salarié) et au numérateur ses sorties d’argent au titre des prélèvements obligatoires (les charges sociales, l’IR calculée sur la base de son salaire (et non sur les autres revenus puisqu’on ne s’intéresse qu’au salarié), et la TVA calculée sur une estimation de sa conso).
              En ajoutant de la TVA au dénominateur, le ratio ne voudrait plus rien dire comptablement.

              Il n’y a donc aucune erreur de méthode de calcul dans l’étude de l’IEM, amha. On pourrait chipoter bien sûr sur les estimations de % employés pour le calcul de TVA, mais ça ne remet pas en cause la méthode de calcul.

          • Vous arguez par simple affirmation. Si par contre on vous pointe du doigt une analyse économique -une théorie de l’incidence fiscale- vous ne voulez rien entendre et certainement pas lire le lien…

            La raison pour laquelle cela a du sens d’intégrer les cotisations patronales dans le salaire complet, c’est cette théorie de l’incidence fiscale -du transfert de la charge fiscale de l’aval vers l’amont du processus de production- Si on pense que cette théorie est correcte, elle doit s’appliquer à la TVA aussi. La TVA arrive comme taxe sur le revenu net de la firme. La charge effective est transférée aux facteurs de production via la baisse de la demande pour ces facteurs. Autrement dit dans cette vision, on peut bien appeler quelque chose taxe sur la consommation, ça ne peut pas vraiment en être une: http://mises.org/daily/1768

            Maintenant, s’il était vrai qu’en fait, la TVA est simplement ajoutée à la facture et est effectivement payée par les consommmateurs sans que ça change rien du côté des producteurs, alors il faudrait appliquer le même raisonnement dans la transaction entre les employés et les employeurs. Non seulement il ne saurait être question que les cotisations patronales soient en réalité à la charge des salariés, mais le poids des cotisations salariales serait transféré aux employeurs de la même manière que la TVA réglée par les vendeurs des produits est transférée aux consommateurs via une hausse des prix des biens de consommation.

            Et s’il était vrai qu’ajouter la TVA au dénominateur n’a aucun sens, alors, les cotisations sociales ne devraient pas y figurer non plus. Pas la peine de répéter « non » sans argument, on a compris.

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