Le gouvernement Ayrault contre la concurrence, au détriment des Français

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s'oppose systématiquement à la concurrence. Première victime, les français, qui paient pour ce capitalisme de copinage.
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Le gouvernement Ayrault contre la concurrence, au détriment des Français

Publié le 22 juillet 2013
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Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s’oppose systématiquement à la concurrence. Première victime, les Français, qui paient pour ce capitalisme de copinage.

Par Erwan le Noan et Frédéric Sautet (*).

Avec l’été mûrissent les projets du gouvernement : restriction des auto-entrepreneurs et mise à dos des « poussins« , contraintes supplémentaires sur les voitures de petite remise, réglementation des drives et de l’éclairage nocturne… la chaleur estivale retrouvée suscite visiblement la fièvre régulatrice. Ces projets confirment que non seulement le gouvernement est l’ennemi de la concurrence, mais surtout qu’il s’inscrit dans la longue lignée dirigiste française par laquelle les élites, « insiders » partisans du statu quo, bloquent toute évolution positive.

Colbertisme oblige, la politique économique française n’a jamais été réellement animée par un souci de défense de la concurrence libre. Dès qu’un régime alternatif se développe pour sortir des pesanteurs de l’économie administrée, par exemple dans les transports ou encore la distribution en ligne, l’État s’empresse de le menacer et de tenter de le réduire au silence.

Cette logique s’explique principalement par du « capitalisme de copinage » qui lie les intérêts privés aux finances publiques. Ce « cronyism » est l’incarnation actuelle du corporatisme français qui prit son plein élan au XIXe siècle dans les Grandes Écoles. Son ambition, régulièrement exprimée, est de cesser de privilégier les consommateurs pour protéger plutôt les producteurs. En clair, il s’agit d’ériger des barrières artificielles sur les marchés pour donner des rentes aux industriels. Dans ce combat, le gouvernement reçoit le soutien sans faille de grands « capitalistes », amis de l’État, comme Messieurs Beffa ou Gallois, prompts à solliciter une baisse du coût du travail et, dans le même temps, plus de subventions publiques.

Ce dirigisme est renforcé par une approche paternaliste qui n’est pas nouvelle – Turgot décrivait déjà l’étatisme en ces termes – et qui considère que la puissance publique serait mieux placée que les consommateurs ou les citoyens pour savoir ce qui est bon pour eux-mêmes. Alors que des auto-entrepreneurs aux start-ups, l’économie française semblait animée d’une énergie créatrice, la coalition corporatiste des rentiers est en train d’avoir raison de ces révolutions silencieuses. À coups d’interdictions, l’État tutélaire nie le libre choix, interdit la comparaison et étouffe toute concurrence.

Dans le domaine éducatif, le gouvernement conforte l’affectation centralisée et autoritaire des élèves à travers une carte scolaire injuste et que tout le monde essaie de fuir. Mais personne n’échappe au monopole de l’Éducation nationale ! Dans les transports, il entame une guérilla contre les « véhicules de tourisme avec chauffeur », plébiscités par les utilisateurs, et se fait le défenseur des taxis, bénéficiaires d’une protection aussi dépassée qu’inefficace pour la collectivité.

Quant à la vente en ligne, ultime bastion de l’activité entrepreneuriale, elle tente de résister à l’interventionnisme. Alors que la vente de médicaments sur internet est en passe de devenir une réalité, un projet d’arrêté du gouvernement veut encadrer celle-ci en imposant des contrôles de prix. Encore une fois, le corporatisme fait mouche aux dépens des consommateurs.

La concurrence peut être difficile pour certaines entreprises établies, mais elle est surtout dangereuse pour ceux qui en sont légalement protégés. Au final, ces politiques sont néfastes, car en limitant systématiquement la concurrence, le gouvernement réduit la capacité d’adaptation d’une France brisée par un excès de réglementations. Il construit des barrières qui tuent la dynamique économique : l’innovateur se heurte à des règles inutiles, l’entrepreneur n’est plus stimulé. La création régresse, la croissance s’étouffe.

Cette stratégie n’est pas porteuse du redressement économique. Le gouvernement prétend multiplier les protections, alors qu’en réalité il distribue les privilèges. En garantissant des forteresses abritées à quelques secteurs improductifs, il organise la redistribution des richesses des entrepreneurs et des actifs vers les bénéficiaires de rentes étatiques, les « pillards » dont parlait Ayn Rand. Qu’il les finance par des subventions ou qu’il leur permette de maintenir des prix surélevés, le gouvernement assure leur financement sur le dos des consommateurs et des citoyens. On est très loin de la justice promise par le Président lors de son élection.

(*) Erwan Le Noan est consultant en stratégie, Frédéric Sautet est professeur d’économie à l’université catholique de Washington.


Paru initialement sur Le Cercle Les Échos.

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  • UTOPIE n°1 : ENTREPRENDRE
    – liberté totale d’entreprendre là ou on veut, quand on veut, comme on veut ( sauf risque pour la santé des employés, clients, et voisinage) = une simple déclaration administrative et fiscale par internet et gratuite.
    – liberté totale d’embaucher et de licencier des salariés, AVEC la publication en temps réel du nombre d’employés, de l’ancienneté médiane et du taux de turnover = une simple déclaration d’embauche/fin de contrat + accessibilité en ligne via internet
    – un seul contrat de travail pour tous : pour les fonctionnaires, salarié, indépendant, avec les mêmes droits et même taux de cotisation : « flat tax sociale, avec un taux tenant compte de l’absentéisme, ancienneté médiane et du turn over »
    – suppression du smic si associé au revenu de subsistance ( ou équivalent)
    – suppression du code du travail si associé au revenu de subsistance ( l’employeur reste toujours responsable de la santé des clients, employés et environnementales

    • Non. Si j’embauche quelqu’un, cela ne regarde en rien l’Etat, qui ferait mieux de s’occuper de ses onions (sous-marins et policiers).

  • Le protectionnisme n’a jamais fait que retarder à grands frais de vieux mammouths à l’agonie, à arriérer systématiquement un pays, et à plomber le consommateur

    Cela ne donne que des pénuries, des hausses de prix, une qualité ridicule, bref, des Traban …

    Mais le salarié adore : tout ce qu’il voit, c’est que sa petite niche est prolongée.

    C’est pourquoi le FN en fait un de ses grands thèmes « prometteurs ».

    • Le problème est que l’on est tous sur une même planète. Et vu d’en haut, on ne voit pas de frontières. Alors en mettre quelle illusion ! La chute sera d’autant plus dure. Car malheureusement on ne peut pas lutter contre l’aspiration naturelle à l’échange de l’être humain.

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