Énergie, extinction des feux ou « le projet Pyong-Yang »

Corée du Nord - nuit

La règlementation française et européenne s’égare toujours plus avant dans la voie du rationnement de l’énergie.

La règlementation française et européenne s’égare toujours plus avant dans la voie du rationnement de l’énergie.

Un billet du Parti Libéral Démocrate.

Lundi 1er juillet rentre en vigueur la nouvelle réglementation sur l’éclairage nocturne, que d’aucuns surnomment déjà « The PyongYang Project ». Une bonne nouvelle pour certains qui comme madame Batho, l’ex-ministre de l’Écologie, voient là des économies et une avancée dans la protection de la planète. Ainsi, selon le ministère de l’écologie cette mesure équivaut à la consommation annuelle d’électricité de 750 000 ménages, elle représenterait une économie d’environ 200 millions d’euros et éviterait l’émission de 250 000 tonnes de CO2.

Nostalgie communiste. Ce retour en arrière de quelques dizaines d’années nous ramène au temps joyeux de l’URSS et de ses rues lugubres, de ses quartiers bétonnés où toutes les enseignes lumineuses étaient superflues dans la vie faste des moscovites.

La plupart des articles de presse sur ce sujet n’abordent pas les points négatifs de cette loi.

Dans un premier temps, il y a bien sûr une nouvelle atteinte à notre liberté. Chaque commerçant est libre d’allumer ou d’éteindre sa vitrine selon qu’il estime que son bénéfice est supérieur aux coûts engendrés par l’éclairage. On peut trouver sans intérêt de laisser la lumière allumée la nuit, mais qui en est meilleur juge, le commerçant ou le gouvernement ? Le gouvernement doit-il pour cela légiférer ? Devra-t-on interdire les stations de lavages pour voiture parce que certains d’entre nous n’ont pas de voiture et trouvent inadmissible le gaspillage de ressources et d’électricité dans cette opération ?

Enfin, en ces temps de bonheur collectif et alors que nos forces de l’ordre ne savent que faire de leur temps libre, les envoyer faire des rondes pour arrêter les délinquants lumineux est évidemment la priorité des priorités.

Tout ça au nom de deux fausses menaces, la « pénurie d’énergie » et le « CO2 qui réchauffe », deux escroqueries intellectuelles et pseudo-scientifiques dont le seul « intérêt » est d’offrir des prises faciles aux gouvernements sur les libertés de leurs populations.