Et si on supprimait le ministère de l’écologie ?

Toutes les missions dévolues au Ministère de l’Ecologie sont soit mal menées par l’Etat et la puissance publique, soit susceptibles d’être menées par des opérateurs privés.

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Et si on supprimait le ministère de l’écologie ?

Publié le 4 juillet 2013
- A +

Toutes les missions dévolues au Ministère de l’Écologie sont soit mal menées par l’État et la puissance publique, soit susceptibles d’être menées par des opérateurs privés.

Un article du Parisien Libéral.

De quoi s’occupe le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie ?

Il regroupe six  directions générales qui couvrent des champs variés [1] :

  • La Direction générale de l’énergie et du climat : elle est chargée de la définition et de la mise en œuvre de la politique nationale en matière de lutte contre les changements climatiques.
  • La Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer : programmation d’infrastructures, régulation sociale et économique de l’ensemble des secteurs concernés (ferroviaire, fluvial, routier…), sécurité des infrastructures et des services de transport.
  • La Direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature : elle élabore, anime et évalue les politiques de l’urbanisme, de la construction, du logement (aménagement des espaces, politiques urbaines de l’habitat, politique de la ville, politique de la construction).
  • La Direction générale de la prévention des risques : elle exerce la coordination interministérielle des politiques de prévention des risques majeurs (risques industriels, risques technologiques, risques naturels – crues, inondations…), de lutte contre le bruit et de gestion des déchets.
  • La Direction générale de l’aviation civile : elle est responsable de la sécurité du transport aérien, de la gestion du trafic aérien, de la régulation du marché, de la surveillance et de la certification de l’ensemble des acteurs de l’aviation civile.
  • La Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture : elle conçoit, fait évoluer et applique la réglementation dans le domaine des pêches maritimes et de l’aquaculture (gestion de la flotte, des possibilités de pêche…).

Que constate t-on ? Que toutes les missions dévolues au Ministère de l’Écologie sont soit mal menées par l’État et la puissance publique (cf. l’état des routes ou la crise du logement), soit susceptibles d’être menées par des opérateurs privés.

Le climat ? Chaque propriétaire de maison ou d’appartement est assez grand pour faire lui-même le calcul des bénéfices liés à une meilleure isolation de son logement, sans que l’État nounou ne vienne se mêler de cela.

Les infrastructures ? Le gouvernement vient de mettre le holà au développement des nouvelles lignes TGV, avec raison, d’ailleurs. Il a aussi bloqué des projets comme le canal Seine-Nord.

Le logement ? No comment. Les lecteurs fidèles de Contrepoints savent que la fin de la crise du logement en France passe notamment par la constructibilité par défaut de tous les terrains en France, et non pas l’inverse.

Les risques industriels ? La façon dont le gouvernement n’a pas géré la crise de Lubrizoil Rouen cet hiver montre qu’il n’y a rien à attendre des pouvoirs publics en cas de gros problème. Le gouvernement ne fera jamais mieux que Twitter sur ce coup-là.

L’aviation civile ? Le contrôle aérien est partiellement privatisé au Royaume Uni depuis 2001 (voir Libération) et en Espagne depuis 2010 (voir le blog de H16). Les avions sont-ils davantage en danger dans les cieux des royaumes d’Elisabeth II et de Juan Carlos ?

La pêche ? Pourquoi ne pas laisser l’Europe s’en charger totalement ?

Il n’y a décidément que peu de justifications à laisser le ministère de l’écologie ouvert. Si on croit en l’écologie, c’est-à-dire si on pense que l’action de l’Homme devrait s’inscrire dans la prise en compte du coût environnemental, alors c’est dans chaque ministère, et surtout, dans chacun de nos gestes, qu’il devrait y avoir de l’écologie (sur le même sujet : quelle est la justification d’un ministère des affaires européennes ??).

Ça tombe bien, il n’y a pas besoin de lois pour faire de l’écologie. L’open data et la connaissance partagée permettent à chacun de se saisir du sujet.


Sur le web.

Note :

  1. Source : Gouvernement.
Voir les commentaires (16)

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  • C’est effectivement l’un des 5 ou 6 Ministères qu’on pourrait supprimer sans que cela se voie.

    • 5 ou 6?
      Je pense qu’on peut supprimer les suivants:
      Jeunesse et sports
      Ecologie
      Industrie
      culture
      Sante
      Outre mer
      Droits de la femme
      Travail
      Rederessement productif
      Logement
      Agriculture

      et personellement j’ajouterai l’education nationale…

      • Avant de les supprimer, on pourrait leur donner comme mission de supprimer les réglementations et autres créations contre-productives de leurs prédécesseurs.
        « Vous êtes priés de laisser les lieux dans l’état où vous auriez souhaité les trouver en entrant. »

      • Entierement d’accord pour supprimer ces ministeres.
        Ca fera des economies d’argent et des nuisibles en moins.

        Point important, il faudrait aussi supprimer les retraites de ministres (et celui des deputes). A quoi rime le paiement d’une retraite a des gens qui ont occupe pour un temps une fonction ?
        Il ne s’agit pas d’un metier, on est bien d’accord.

        Halte aux privileges des gros sacs !

      • Et le ministère de la guerre et de la police surtout pas. Sinon il y aurait plus personne pour vous défendre des dangereux coco-anar qui veulent vous dépouiller. Au final l’état c’est pas si mal, hein?

        • la défense et la police font partie intégrante des missions de l’état. Aucun libéral ne prétend que l’état est inutile , il faut juste qu’il reste dans ses missions de base

        • Cela va sûrement vous choquer, mais moi, tout ultra-méga-néo-giga-libéral que je sois, je ne suis pas pour la suppression des ministères et des services publics qu’ils fournissent. C’est juste que, je trouve certains de ces services bien trop cruciaux et utiles pour les confier à des bureaucraties monopolistes de fonctionnaires payés de force. Il vaut bien mieux remettre dans les mains (privées et soumises aux mêmes règles de droit que tous les autres) des citoyens du pays, directement.

          Etonnant, non ?

          (Quant aux « dangereux coco-anar » on a pu constater toute la dangerosité de Clément Méric, hein. Je tremble.)

    • « Les risques industriels ? La façon dont le gouvernement n’a pas géré la crise de Lubrizoil Rouen cet hiver montre qu’il n’y a rien à attendre des pouvoirs publics en cas de gros problème. Le gouvernement ne fera jamais mieux que Twitter sur ce coup-là. »

      Ben tiens…

      « Le risque militaire ? La façon dont le gouvernement n’a pas géré la visite de nos amis d’outre rhin il y a 73 ans montre qu’il n’y a rien à attendre des pouvoirs publics en cas de gros problème. Le gouvernement ne fera jamais mieux que Twitter sur ce coup la ».

      Clown, va.

      • Belle argumentation! Vous auriez pu être un peut plus précis ou didactique en ajoutant crétin, abruti ou encore n’importenawak ou benvoyon mais vous étiez sans doute trop occupé à dénoncer une demi douzaine de fraudeurs pour vous étendre sur le sujet…

  •  »
    La Direction générale de l’énergie et du climat : elle est chargée de la définition et de la mise en œuvre de la politique nationale en matière de lutte contre les changements climatiques.  »

    Si vraiment c’est le libellé précis d’une des missions du ministère de l’écologie, on est dans l’ésotérisme intégral.

  • Une des seules propositions censées d’Attali était la suppression du « principe de précaution ».
    La suppression- entre autres- du ministère de l’écologie searit une mesure symbolique forte, mais de portée limitée.
    Ne pas oublier que « l’écologie » politique n’est jamais qu’un ordre moral obligatoire de portée « mondiale », sous tendu par un mysticisme d’origine Hindouisto – bouddhisto machin, très à la mode dans les années 60 et+.
    Une planque pour beaucoup de ratés; une aubaine pour tous les mégalomanes .

    Ce sont les notions mêmes d’écologie politique, de développement durable, de « chartes » environnementales, de « crime contre l’espèce » ( cf : nouveau code pénal) qui devraient être institutionnellement et juridiquement bannies

  • Pour l’Aviation civile, je suis baba de voir qu’on a confié cela à l’Ecologie : c’est évidemment une compétence des Transports !

    Qui certifie les appareils et leurs entretiens, les licences, coordonne le trafic et attribue les slots. On voit que, lorsqu’il existe une « compagnie nationale », la compétence s’oriente surtout vers la protectionnisme de cette compagnie au détriment de la concurrence.

    La pêche est naturellement du ressort du Ministère de l’Agriculture.

    On a donc créé un Ministère inutile et fun, puis on a demandé aux autres de lui céder un bout de compétences pour justifier son existence.

    C’est bananier …

  • Ceux qui se prétendent écologistes n’ont rien compris à l’écologie. Seule la philosophie libérale est réellement écologique en ce sens qu’elle défend la diversité en tout.

    La réglementation, c’est la mort, car c’est empêcher l’évolution et l’adaptation.

    Je propose aux soit disant écolo dorénavant de se déclarer « nécrologiste », ça définirait beaucoup mieux leur idéologie mortifère.

  •  » La pêche ? Pourquoi ne pas laisser l’Europe s’en charger totalement ?  »

    Et si on sortait de l’UE (économisant 20 Mds par an) et qu’on foute la paix aux pêcheurs ?

  • Les commentaires sont fermés.

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