Pour sortir de la crise, les Français comptent sur les entrepreneurs

Selon un récent sondage, les Français font davantage confiance aux entrepreneurs qu’aux politiques pour résoudre les problèmes du pays.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
investissement

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pour sortir de la crise, les Français comptent sur les entrepreneurs

Publié le 26 juin 2013
- A +

Selon un récent sondage, les Français font davantage confiance aux entrepreneurs qu’aux politiques pour résoudre les problèmes du pays. Deviendraient-ils « randiens » ?

Par l’auteur du site Bobo libéral.

En cette période où l’idéologie socialiste semble régner de façon indiscutable, du moins dans les médias et la bouche de nos éminents intellectuels (et de tous les partis), et cela quelle que soit la forme qu’elle peut prendre aujourd’hui, un petit rayon de lumière vient d’en percer les ténèbres.

Ce petit espoir prend la forme d’un sondage La poste/TNF/Sofres relayé par BFMbusiness. Et on y découvre que pour une majorité des Français ce sont les entrepreneurs qui sortiront le pays de la crise. 81% des sondés font confiance aux petits patrons, alors qu’ils ne sont que 10% à faire confiance aux politiques pour régler les problèmes endémiques du pays !

Mieux encore, ils ont une vision positive de l’avenir, qui sera marqué indubitablement par le progrès. Mais pas par ce progrès qui prend cette forme fantasque de conquêtes ou d’acquis « sociaux », qui n’est que la forme moderne et sécularisée des croyances magiques d’antan, mais par le biais de la technologie, de la science, de la médecine et d’internet. Évolutions qui ne sont possibles que par l’accumulation de capital et le libre marché.

De là à dire que les Français se sont convertis à la philosophie randienne – qui glorifie l’entrepreneur comme le vrai héros de la société – et qu’ils embrassent pleinement les principes du libre marché, ce serait faire preuve d’un optimisme démesuré et d’une méconnaissance des réalités de notre société. De plus ne perdons pas de vue tous les biais liés aux sondages et des interprétations hâtives que l’on peut en faire.

Mais quand on sait les politiques et leurs programmes guidés essentiellement par ces enquêtes d’opinions, cela ne peut que les encourager à prendre véritablement parti pour les entrepreneurs, et in fine à avoir une orientation libérale dans leurs discours.

Et ils ont intérêts à faire vite. Parce qu’ils sont sur le point de devenir une espèce en voie de disparition. Comme cité en début de billet, seulement 10% des Français leur font confiance. D’ailleurs comment vont-ils faire dans ces conditions pour convaincre les Français d’avoir confiance en eux ?

J’imagine difficilement un homme politique vendre un programme de défiance envers les politiques dans lequel il considère son action inutile et celle des entrepreneurs la seule utile à la société. Ce serait d’ailleurs la seule action utile qu’un homme politique puisse faire à la société. « Un glorieux acte d’auto-immolation » en reprenant les mots de Rothbard quand il détaillait un État se dés-étatisant.

Mais je ne pense pas qu’ils iront jusque là. Car on peut faire pleinement confiance aux hommes politiques et d’État de ne jamais sacrifier leur propre intérêt ; et c’est bien le seul précepte d’Ayn Rand qu’ils respectent à la lettre.

Les Français sont lucides, après tout, de ne plus leur faire confiance. Serait-ce le frémissement d’un vrai changement ?


Sur le web.

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • Quand je joue un canasson, je m’assure qu’on ne l’a pas chloroformé.

    Quand une entreprise envisage d’innover, d’investir ou de se développer, elle a le même souci.

    Si les français croient d’avantage à leurs entreprises qu’à l’Etat, c’est qu’ils n’ont rien compris à l’économie : il faut que l’Etat leur fiche la paix et cesse de les saigner à blanc ou de changer les règles du jeu tous les 8 jours, si on veut qu’elles relèvent la tête.

  • Les Français deviendraient-ils libéraux ?? 😉
    Markus Kerber et Henri Pigeat : http://www.youtube.com/watch?v=U3dttWXn_sg

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Main tenant une bougie éteinte.
9
Sauvegarder cet article

Les politiciens sont rarement les crayons les plus affûtés de la trousse mais tous comprennent toujours très vite qu’il ne faut jamais gâcher une bonne crise : si celle-ci permet d’accroître son pouvoir, tout sera donc fait pour ! Il en va dès lors de la faillite de FTX comme du reste et déjà les opportunistes se bousculent pour proposer de nouvelles bordées de régulations à la suite de cette débâcle.

Difficile de ne pas noter non plus l’engouement subitement renouvelé de certains États pour les cryptomonnaies de banques centrales : la... Poursuivre la lecture

Par Jon Miltimore.

 

Frankenstein est l'une de ces histoires dont on entend parler durant l'enfance sans pouvoir se rappeler dans quelles circonstances. Quoi qu'il en soit, c'est mon cas.

Nous savons que le monstre est grand et vert, qu'il a une tête carrée et des cicatrices. Nous savons qu'il était mort et a été ramené à la vie par un médecin fou. Nous pressentons qu'il n'est pas exactement mauvais mais incompris. Du moins, c'est ce dont je me souviens.

Voyez-vous, je n'ai lu pour la première fois le roman ef... Poursuivre la lecture

Le précédent billet fut l’occasion de montrer que l’écologisme extrême que les politiciens s’obstinent à mettre en place en France va conduire à son suicide. Cependant, il serait naïf de croire que les effets très indésirables de ce suicide n’ont pas été pris en compte par la caste dirigeante.

Normalement, pour obtenir le pouvoir il vaut mieux promettre une goutte de miel plutôt qu’une pinte de fiel. Une fois ce pouvoir obtenu, il est toujours possible de distribuer la pinte de fiel en tentant de la faire passer pour du miel mais l’... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles