L’UDI, nouveau parti politique des libéraux ?

Les libéraux sont tout sauf unanimes sur l’UDI. Pour un des membres du parti, c’est pourtant le mieux disant libéral.

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L’UDI, nouveau parti politique des libéraux ?

Publié le 21 juin 2013
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Les libéraux sont tout sauf unanimes sur l’UDI. Pour un des membres du parti, c’est pourtant le mieux disant libéral.

Par Pierre Fouquet.

Depuis l’absorption de Démocratie Libérale au sein de la masse gaulliste dans l’Union pour un Mouvement Populaire, les libéraux peinent à se retrouver un authentique parti. Les tentatives de mouvement complètement indépendants n’ont pas eu le succès escompté. Ces composantes (Alternative Libérale et le Parti Libéral Démocrate) ont d’ailleurs par un pragmatisme tout à fait libéral modifié leur plan de bataille et rallié soit directement ou par le biais de parti associé l’Union des Démocrates et Indépendants.

En tant que fédération de parti, l’UDI doit composer avec les différentes théories politiques classées au centre et au centre-droit de l’échiquier politique français : le radicalisme, la social-démocratie et certains libéralismes (classiques et conservateurs).

De nombreuses plumes se sont élevées contre l’idée que l’UDI puisse être un parti libéral. Ayant eu les preuves d’une situation tout autre, je me permets de prendre à mon tour la plume. Néanmoins, ces critiques n’avaient pour bâtir leurs réflexions à leur disposition qu’un pré programme assez vague, et quelques propositions économiques lancées de-ci de-là, par les cadres de notre parti. Mais avant que le programme économique de l’UDI n’ait été adopté, ces critiques semblent un peu anticipées.

Voilà chose faite puisque l’UDI réuni en conseil national a adopté à un score soviétique son projet pour relancer l’économie de notre pays.

Invité au conseil national, quelle  ne fut pas ma surprise de découvrir que le texte adopté avait une véritable teneur libérale. Il existe évidemment une fibre libérale historique auprès des partis de centre-droit, mais je m’attendais à ce que celle-ci soit édulcorée par l’action des composantes plus « sociales » de la fédération des démocrates et indépendants. Il faut croire que les libéraux ont eu gain de cause.

Je perçois chez certains lecteurs un doute palpable. Pour atténuer leur méfiance, il ne reste plus qu’à vous donner certaines des propositions qui ont été adoptées samedi dernier.

Le programme économique de l’UDI s’oriente autour de trois buts : restaurer la confiance, mettre en place un nouveau modèle de croissance et réduire nos dépenses publiques.

Restaurer la confiance

Pour cela, l’UDI propose d’inscrire dans la constitution un taux plafond de prélèvements obligatoires, ainsi que de garantir la stabilité juridique et fiscale. En effet, une loi adoptée au cours d’une législature ne pourra plus, sauf circonstances exceptionnelles, être modifiée pendant ladite législature.

Mettre en place notre nouveau modèle de croissance

Dans le but de relancer l’économie française, l’UDI suggère de réduire massivement les charges sociales, patronales et salariales. Comme par exemple en diminuant le taux d’imposition sur les sociétés de 33 ,3% à 15% ou de rétablir la durée hebdomadaire de travail à 39 heures tant pour le secteur privé que public.

Le projet économique propose aussi de moderniser le droit du travail : par la mise en place d’une plus grande flexibilité du travail via la création d’un contrat de travail unique et la simplification de la vie des entreprises en diminuant le nombre des normes et en simplifiant les procédures.

Quant à l’administration, pour l’UDI, c’est à elle de gérer sa propre complexité et non aux acteurs économiques d’en faire les frais. Il convient pour cela de passer d’un régime d’autorisation préalable et d’agrément à un régime de liberté et de responsabilité.

Réduire nos dépenses publiques

L’UDI propose de diminuer les dépenses publiques de dix milliards d’euros par an pendant dix ans.

En outre pour le parti centriste, il faut utiliser de manière optimum l’argent public via la rationalisation des dépenses de l’État ou encore la remise à plat des politiques publiques dont l’efficacité est inversement proportionnelle au nombre de dispositifs en vigueur, comme le démontrent les politiques relatives au logement.

Quant aux dépenses sociales, l’UDI a pour projet de créer une allocation sociale universelle unique en remplacement de la totalité des prestations sociales (allocations familiales, RSA, aide au logement…). Dans le même temps, les centristes proposent de passer à un système de retraite universelle, ce qui permettrait une économie de gestion de trois milliards d’euros par an.

Enfin, pour les dépenses locales, selon l’UDI, il convient de mettre fin au coûteux mille-feuilles territorial. Pour cela, il faut inciter financièrement au regroupement des communes au sein des intercommunalités et mettre en place une douzaine de grandes régions de dimension européenne qui doit se substituer aux vingt-deux régions actuelles.

Néanmoins, certaines propositions ne plairont guère au libéraux, comme le soutien de l’UDI aux emplois d’avenir – un dispositif tout aussi inutile que coûteux – ou encore, la construction de nouveaux logements sociaux. Mais, dans l’ensemble, les propositions de l’UDI tendent bien plus vers la liberté que l’étatisme.

Il ne s’agit là que d’une partie des propositions de l’UDI pour retrouver la croissance. Je vous engage donc à en lire le programme économique disponible sur leur site, ou même à adhérer…

Certes, j’entends déjà les cris d’orfraies de certains de mes bons amis libertariens, ou de libéraux puristes. Pour eux, si le programme n’est pas uniquement libéral il ne l’est pas. Je préfère pour ma part voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. Si nous voulons être sûrs que l’UDI perdure sur cette voix libérale, il ne nous reste plus qu’à adhérer.

Enfin, si nous avons en interne réussi à convaincre ce parti de devenir un défenseur des libertés, il nous reste encore à convaincre les Français d’adopter les solutions libérales en votant pour nous, grâce à l’aide d’un parti clairement libéral : l’UDI.

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    • le postulat de cette article est intéressant, mais il aurait du expliquer comment les libéraux peuvent durablement marquer le programme du parti centriste.

  • http://h16free.com/2013/06/19/24528-borloo-et-les-proogrammes-economiques-rigoolos-de-ludi Je crois l’article de h16 parle de lui même… Non l’UDI n’est pas libérale.

    • sauf que h16 n’a pas commenté le programme éco de l’udi, mais 10 propositions douteuses qui avaient été publiées il y a des mois apparemment.
      le programme que j’ai lu est pas mal. je dirai pas qu’il est libéral. mais c’est en tout cas le plus libéral que j’ai pu lire depuis longtemps venant d’une grande formation politique.

  • Ce qui me gene c est que quand il y a du liberal et du socialiste dans un programme, les elus commencent toujours par faire le social afin d acheter des votes et jettent aux oubliettes le liberal pour ne surtout pas froisser un lobby qui gueule fort.

    • tu as raison mais pour faire triompher ses idées il faut déjà être au pouvoir. la démocratie est le moins mauvais des régimes que nous ayons disait un grand homme……………………….
      cela dit c’est mieux que ce que nous proposent les partis actuels, ce programme

      • @Maja: Votre post est completement a coté de la plaque: La démocratie plus mauvaise régime a l’exception des autres etc… est un faux débat. Je me fous de l’origine du pouvoir. Ce qui compte c’est sa limitation.
        Vous me dites que pour faire triompher des idées il faut etre au pouvoir? Peut etre mais pour les trahir et les travestir ca fonctionne également. Or je ne vois pas du tout l’UDI faire autre chose. Les libéraux sont un électorat a prendre parc eque personne ne les représente. Voir une telle prose essayer de faire croire que l’UDI représente fidèlement les idées libérales et permettra de les faire « triompher » (aux cotés d’immondices socialistes et de l’achat de votes par construction de logements sociaux) me fait vomir. On ne parle pas de triomphe mais de trahison ici. En quoi est ce réellement mieux que ce que nous proposent les autres? VOUS ALLEZ NOUS TRAHIR si on vote pour vous. On le sait!
        D’ailleurs dire qu’il faut etre au pouvoir pour faire triompher ses idees et se prétendre démocrate est une belle illustration de ce que vous pensez réellement de la démocratie: Un tremplin pour une carrière politique. Si la démocratie etait vraiment aussi vertueuse quÄelle prétend l’être, le triomphe des idées précéderait le triomphe aux urnes. Que de sophismes en trois lignes! Quelle honte!

      • Et puis arretez de me tutoyer, on dirait du Cohn Bendit!

        • je ne ni a l’udi ni au pld ni dans aucun parti politique. je ne trahi personne.
          je me suis mal exprimée j’aurai du dire : il faut etre élu pour mettre en pratique ses idees. ça veut dire qu’il faut plaire a 50,01% des électeurs et donc fatalement faire un peu de social. c’est a réalité, qu’elle plaise ou pas. surtout en France.

          voila tout simplement.
          pas la peine de s’emporter mon cher mitch, ça va te faire des aigreurs d’estomac.

  • Qui peut croire réellement que l’UDI est libérale?
    L’auteur se fout royalement de ses lecteurs. Il évoque un verre à moitié plein mais ce verre est vide et en outre, il est percé! Une idée libérale qui pourrait s’y glisser par hasard (par erreur?) disparaîtrait noyée dans le gloubiboulga étatique avant d’être évacuée discrètement.

    Arrêtez de nous prendre pour des idiots! Pas besoin d’être libertarien pour s’apercevoir de la supercherie.

  • Sans demander à l’UDI de se muer en parti libéral, on veut voir les idées libérales y progresser, justement parce qu’il y en manque. Pas essayer de nous faire croire qu’il le serait déjà sans l’avouer et qu’il faut donc voter pour lui.

  • UDI=décisions molles
    15% de charges, on reste dans le top 10…

    Garantir une stabilité ? Ca ne veut rien dire, c’est comme inverser la courbe du chomage. Ils font comment ?

  • Bravo Pierre Fouquet.

    Naturellement, il y aura toujours des gens pour crier à la compromission honteuse du PLD dans l’UDI. Mais rappelons que:

    -les libéraux « purs » font en moyenne moins de 1% aux élections (législatives, cantonales… ), depuis que Madelin n’est plus à la barre (il était à 3.92, ce qui ne change pas grand chose). Les rares à avoir fait de meilleurs scores (lors de certaines cantonales) n’ont pu le faire que lorsqu’ils ont associé l’étiquette PLD (ou AL autrefois) à celle d’un parti « établi ».

    – A Villeneuve sur Lot, le candidat libertarien a atteint 0.17%. Son effort était méritoire mais il n’a visiblement pas réussi à faire frémir le corps électoral.

    Les stratégies « libéral pur sans concession isolé qui emmerde la classe politique » sont donc des échecs patents, malgré la motivation de ceux qui ont voulu s’y investir, qu’il faut féliciter pour leur engagement.

    L’UDI est une fédération de partis dont le PLD représente environ 2 à 3% des adhérents. Il était donc peu probable de retrouver une copie du programme du PLD dès le premier conseil national du l’UDI !

    C’est donc assez facile pour les « purs et durs » de se draper de leurs beaux principes et de nous dire « Oh putain qu’est-ce que vous allez foutre chez ces gens ? ».

    On part de tellement bas que nous devrons beaucoup travailler pour faire mieux. Si, au premier sujet de mécontentement, on fait nos têtes de cochon et on envoie tout promener, nous montrerons définitivement que nous ne sommes que des têtes de lard bonnes à pérorer mais incapables de faire bouger quoi que ce soit. Si la version 2 des propositions de l’UDI est plus libérale, nous aurons progressé. Sinon, il sera temps de s’interroger sur notre capacité à faire bouger les choses, mais tout plaquer à la première difficulté, ce serait foutre en l’air le travail de dizaines de militants de terrain qui tentent de faire bouger les lignes localement.

    Ceci dit, il est très bien qu’il existe deux mouvements, l’un, le PLD, qui tente la stratégie d’adaptation au monde politique tel qu’il est, l’autre, les libertariens, qui tentent une stratégie de rupture. D’abord, ça crée de l’émulation. Ensuite, si les tenants de la pureté originelle ont raison, ils progresseront plus que nous, et je ne pense pas que les passerelles entre les deux mouvements soient cadenassées 😉

    De même, si la stratégie (c)entriste PLD finissait par porter ses fruits, le courant en bénéficierait aussi. Donc cessons de nous opposer, prenons acte de l’existence de deux lignes stratégiques fondées sur le portage de conceptions de la société assez proches, collaborons même lorsque cela est possible, et que les éventuels succès des uns et des autres nous inspirent mutuellement pour sortir nos idées de leur niche actuelle.

    • Peut-être est-il encore trop tôt pour la politique et que l’énergie considérable dépensée par ces bonnes volontés seraient plus utile pour alimenter le « combat » des idées?

    • Même si la stratégie du PLD me semble la meilleure qui soit (voir ci dessus le commentaire de Vincent Benard qui l’explique parfaitement), il est quand même flippant de constater que les libéraux ne représentent quasiment rien au sein d’une fédération de partis qui ne… représente quasiment rien non plus dans le paysage politique.

      Bref, y’a du boulot !

      • 50 000 adhérents en dix mois, c’est pas mal, dont 15 000 adhérents directs c’est a dire qui ont été « attirés » et qui faisaient pas parti d’un composant.
        Surtout que c’est une année sans élections.
        Ce parti a sa chance, surtout quand on voit la nullité de l’ump.
        Par contre 3% seulement de libéraux, faut se bouger et s’investir !!!

    • D’accord avec l’analyse de Vincent mais aussi avec beaucoup d’autres commentaires, même s’ils sont parfois un peu trop virulents.
      Je n’ai pas pris le temps encore de lire le programme économique de l’UDI mais si la traduction qui en est faite dans l’article est fidèle à l’original, il y a effectivement des choses intéressantes d’un point de vue libéral et il ne faut pas que les libéraux crachent dessus.

      Par contre, c’est la conclusion de l’article qui ne va pas :
      « grâce à l’aide d’un parti clairement libéral : l’UDI. »

      L’UDI n’est pas un parti libéral, pas encore. Mais au sein de l’UDI, il y a un parti libéral : le PLD. Et pour que la voix libérale se fasse davantage entendre au sein de l’UDI, c’est le PLD qu’il faut renforcer et appeler les libéraux à rejoindre le PLD.

  • L’UDF, le Modem, l’UDI… et dans un an ou deux ça sera un autre parti.
    Il faut arrêter de croire que fonder un nouveau parti, un nouvel acronyme douteux et écrire un nouveau programme va faire avancer les libéraux.
    C’est quand même incroyable que les libéraux, ceux qui défendent la libre circulation des idées aient l’impression qu’il faille créer un parti pour diffuser ses idées. C’est idiot de penser que créer un parti va changer les choses, surtout à un moment ou la majorité des français doutent du système politique..

    L’UDI ne fera pas plus que le PLD ou n’importe quel parti du genre qui lui a précédé car le libéralisme n’est tout simplement PAS présent sur le marché politique.
    Autrement dit : ce n’est pas vendre sous une nouvelle marque un produit qui ne se vendait pas qui va changer les choses. Ce qu’il faut c’est qu’il y ait une demande pour ce produit.

    Tout ce qu’il faut faire c’est créer cette demande en diffusant les idées libérales, en les martelant, et déconstruire tous les clichés qui existent. Ce qu’il faut c’est que le libéralisme montre qu’il défend tout le monde et particulièrement les plus pauvres. J’ai parlé avec un tas de personnes qui ont voté Hollande et se rendent compte de leur bêtise à cause de l’instabilité politique et du « matraquage fiscal » (et je vous assure que j’ai entendu cette expression et qu’elle ne sortait pas de la bouche de personnes gagnant 50k / an) .

    Il y a un contexte hyper favorable pour que le libéralisme se développe en ce moment. Pourquoi vouloir tout gâcher en créant un parti précisément au moment où les gens perdent leur foi en la classe politique. Il faut au contraire diffuser les idées libérales par le bas.
    Diffuser, diffuser, diffuser.

    • Je crois aussi que le contexte est idéal pour les libéraux : l’UMPS est carbonisée, le centre ne sert à rien.

      Reste les extrêmes… et un énorme porte ouverte pour autre chose!

      Et tout cas, je l’ai déjà dit, je ne voterai pas UDI même avec le PLD dedans. Je préfère voter FN pour mettre le boxon.

    • L’offre créé sa propre demande. C’est un moyen comme un autre de faire exister le libéralisme sur le marché politique. Tous nos voisins ont parti libéral (ou libéral-friendly) au nord et à l’est. à nous de créer le notre. Une grosse structure, c’est une bonne base.

  • Votre article est intéressant. Vraiment.

    Pour le moment, je vois quelques bémols :

    -Disons que je ne suis pas totalement persuadé que l’UDI pèse bien lourd dans le paysage politicien actuel. Mais bien sûr, je ne demande qu’à me tromper. Vous me direz -à raison- que le PLD pèse encore moins que l’UDI. Certes.

    -Vous évoquez un vrai programme libéral. Quitte à me faire traiter d’extrémiste, je répondrai qu’il s’agit ici peut-être du programme le moins illibéral. De là à le qualifier de libéral… Heu, je crois qu’il y a un pas qu’en tout cas je ne franchirai pas.

    Diminuer les dépenses publiques de 10 Md d’euros/an ? Alors que notre dette atteint les 2000 Md d’euros ? Ouais. Bon. On n’est pas sortis d’la berge…

    Bon, ne soyons pas exagérément péjoratifs. Les mesurettes proposées par la bande à Borloo (non, il ne s’agit pas ici d’un remake d’une chanson de Jo Dassin lol) vont au moins dans le bon sens il est vrai. Affaire à suivre.

  • Le PLD abandonne trop vite. Renoncer après deux campagnes électorales, c’est n’est pas sérieux du tout. Si l’UKIP avaient abandonné aussi vite, ils ne seraient pas devenus ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Le succès électorale ne se construit pas en 4 ans. Et franchement, l’UDI n’est pas mieux lotis à ce niveau.
    Cependant, pour un parti qui a osé soutenir Mitt Romney en 2012, je n’ai pas de larmes à verser.

    • Tu soutenais pas Romney toi ? Tu étais pro-Obama ?
      Le parallèle avec UKIP est douteux je trouve par contre. Perso, j’ai pas du tout envie que le PLD finisse comme ça. Un parti isolationniste, limite raciste, non merci. Il sont même pas libéraux. ils sont juste antitax.

      • @Arès : Oui effectivement, il y a un truc que je ne comprends pas sur Romney. Il était pas forcément super libéral mais en face on avait un socialiste pur jus. D’ailleurs, c’est très révélateur que les partis de droite ou de centre droit français n’ont jamais osé formuler la moindre critique sur un président US qui mène l’économie mondiale au tapis.

        En revanche je ne vous suis pas trop sur l’UKIP. Peut être que dans les faits sur le terrain, des choses ne vont pas mais en se basant uniquement sur les articles de la presse britannique que je lis de temps en temps et sur les discours de Farage, il me fait plus l’impression d’être le digne successeur de Thatcher.

      • Il y a pas de réelle différence entre Obama et Romney et je refuse de choisir entre la peste et le choléra. (http://youtu.be/sZLqsRqKFyI)
        Pour ce qui est de UKIP, je faisais un parallèle par rapport à leur parcours électoral indépendamment des idées qu’ils défendent. Il leur a fallu plus d’une décennie pour commencer enfin à remporter des victoires électorales.

    • Faire éclore un parti est très dur, surtout en France. Pour accélérer les choses il faut en général que ses fondateurs soient déjà connus, qu’ils fassent scission d’un parti existant (si Madelin pouvait revenir réellement en politique sous la bannière PLD ça aiderait…). Et il faut des grands axes très forts ! UKIP propose de sortir de l’UE, pour créer un boom il faudrait que le PLD dise clairement qu’ils ne veulent pas de l’UE, revenir aux monnaies nationales, revenir à une Europe de marché inter-Nations, abandonner l’utopie fédéraliste.

      L’entrisme dans un gros parti n’est pas bête, pour que ça marche il faut que ce gros parti accepte les courants, c’est le cas à l’UDI (et à l’UMP), il faut des primaires de « motions » et des primaires pour la présidence du parti et pour la candidature à la présidence. Ainsi on a un bien meilleur accès aux médias pour développer le courant et ses idées, accès qui serait inexistant en étant un parti indépendant à 100%. Dans ce système français assez verrouillé j’approuve « l’entrisme », je ne l’aurais juste pas fait à l’UDI mais à l’UMP depuis sa toute récente mutation en parti de courants. Mais évidemment si on ne veut en aucun cas adopter cette stratégie il faut rester un parti indépendant totalement et tenter le coup sur 20 ans, 30 ans et +

      • Les changements de paradigme ne se font pas du jour au lendemain… Il faut de la patience et des ressources.

  • Bonjour cher Pierre,

    Je me permets de te corriger sur un point de ton article : il n’y a pas de tenant de la social-démocratie à l’UDI.
    Tu fais une confusion qui est très commune.
    Il y a d’un côté des sociaux-démocrates, qui sont issus de la famille socialiste. On ne les retrouve pas à l’UDI. Ils sont soit au PS, soit au Parti Radical de Gauche, voire, quelques uns au MoDem. Et de l’autre, les démocrates-sociaux (qui sont en fait d’idéologie démocrates-chrétienne, mais qui se sont laïcisés), et qui sont la famille centriste par excellence (c’est le courant incarné par Jean-Christophe Lagarde actuellement, et dans le temps de l’UDF, par François Bayrou).

    Voilà, bonne journée à toi !
    (À moins que tu ne fasses référence à La Gauche Moderne, mais ils ne pèsent vraiment mais alors vraiment rien. Et ils ne sont pas sociaux-démocrates, plutôt sociaux-libéraux/blairistes).

    • Je parle a la fois de la social-démocratie de la gauche moderne mais aussi les démocrate sociaux de la FED ainsi que du Solidarisme des radicaux que l’on peut rapprocher de la social-démocratie.
      Quel sont selon vous les différences entre sociaux-démocrates et démocrates-sociaux en terme de programme?

    • Des vrais socio-démocrates (comme Schroeder en Allemagne) en France, y en a pas vraiment beaucoup, peut-être même moins encore que des libéraux. Mou 1er qui a essayé de se la jouer centre-gauche a de lourds penchants marxistes… et comme il est dans les plus à droite de la Gauche.

  • pour que le programme liberal soit present, il adherer au PLD. ainsi le poids des liberaux augmentera a l’udi. le reste, c’est de la flute.

  • Avec Borloo à la tête?
    Taxe sur le fret, taxe sur les transaction, taxe pique nique, taxe carbone, etc…
    Tant que les idéologues de la « taxe solution » seront à la tête, l’UDI ne pourra jamais être libérale.

  • « Avec Borloo à la tête ? Tant que les idéologues de la « taxe solution » seront à la tête, l’UDI ne pourra jamais être libérale »

    Donc –> adhérez en masse à l’UDI, et à la première occasion, virez Borloo et mettez un autre patron. Au lieu de pleurnicher.

  • Par définition il y a autant d’idéologies libérales qu’il y a d’individualistes.

  • « rétablir la durée hebdomadaire de travail à 39 heures tant pour le secteur privé que public. »

    Je préfère Fillon qui dit qu’il ne faut plus fixé de seuil, prendre le max européen (48h) et laisser les entreprises et salariés négocier..

    J’aime beaucoup l’idée de mettre dans la Constitution un seuil maximum de prélèvements, je le préconise depuis longtemps, ça va être dur… mais déjà si on pouvait mettre dans la constitution qu’il est interdit de prendre + de 50% en impôt, ça serait un premier pas.

    Pour le reste, vous dîtes que les libéraux n’ont pas trouvé leur place à l’UMP. Vous avez raison. Mais le truc c’est que vous êtes allés à l’UDI juste quand l’UMP changeait d’organisation… aujourd’hui il y a des courants plutôt libres je trouve (chaque membres de courants peut donner ses propositions dans les médias) et les primaires sont actées. Un PLD courant de l’UMP, comme l’est la Droite Forte ou autres, avec ses membres qui iraient porter les idées libérales dans les médias, qui pourrait présenter sa motion aux élections internes, mais aussi son candidat à la primaire, ça aurait été mieux a mon sens. Mais bon, vous avez fait un autre choix.

    Par ailleurs, en dehors des histoires d’étatisme, n’est-ce pas gênant d’être dans un parti qui prône absolument l’Europe Fédérale ? Il ne me semble pas que ça soit l’axe du PLD, plutôt pro-Europe des Nations à la Thatcher.

    • Le PLD n’est pas pour une Europe des Nations.
      Chacun a sa petite idée sur l’europe au PLD. il y a des fédéralistes. mais dans l’ensemble on s’oppose tous à une europe socialiste

  • Votre article ne mentionne que du « wishful thinking ». Comme tous les partis, l’UDI en campagne, mettra en avant des promesses de grand prédicateur. Rien d’autre dans votre article. Borloo est tout à fait dans la pensée unique Jacobine.

  • Je suis absolument d’accord, il faut faire de l’entrisme. Faire du libéralisme pur et dur n’aura pour effet que de faire fuir les foules, à moins d’avoir un leader charismatique… qui fera fuir les libéraux…

    Si le discours libéral a voix au chapitre dans le débat politique, c’est une bonne chose. D’autant plus quand la foule est réduite en esclavage par les alloc. (et je sais de quoi je parle, j’habite la Réunion).

    Nous aimons parler du « Marché » à propos de tout et de rien. Laissons faire le « Marché » politique faire le tri. L’esprit libéral est une demande forte, un politique adaptera son positionnement au marché de la demande libérale en faisant une offre libérale.

    Mme Thatcher elle même dû attendre de longue année que son heure arrive.

    Et nous n’avons pas de Thatcher sous la main.

  • C’est un peu mieux mais on peut encore l’amélioré comme par exemple la simplification profonde du système fiscale;La concurrence entre les caisses maladie;La création d’un compte épargne santé et retraite obligatoire, la lutte contre les professions protégées, le référendum abrogatif et révocatoire,la régionalisation ou une politique monétaire raisonnable, ect…

  • apres avoir etudie la demarche et les objectifs de votre parti de souhaiterais adherer et prendre contact avec vous je suis a Cergy pontoise y a t il une personne a contacter en particulier ou un endroit ou m adresser je fait de la politique depuis tres longtemps j était sur une liste divers droite au municipales donc pourriez vous me fournir tous les renseignements necessaire afin de prendre contact je pense que les élections européennes arrivant vites il faut se mobiliser et je souhaite le faire a vos cote merci d avance de bien vouloir me repondre a mon adresse mail mme petiot

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