La France, du mauvais côté de la courbe de Laffer

Même le ministre du budget l'avoue à demi mots, les hausses d'impôts ne rapportent plus en France. Vérification empirique de la courbe de Laffer.
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La France, du mauvais côté de la courbe de Laffer

Publié le 9 juin 2013
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Même le ministre du Budget doit le reconnaître à demi-mots, les hausses d’impôts ne rapportent plus en France. Vérification empirique de la courbe de Laffer.

Par le Parisien Libéral.

Selon Wikibéral, « la courbe de Laffer (du nom de l’économiste américain Arthur Laffer) montre qu’au-delà d’un certain seuil, plus la pression fiscale augmente, plus les recettes fiscales diminuent, en raison de l’effet désincitatif sur l’offre de travail ; les mêmes recettes fiscales auraient été plus élevées avec des taux d’imposition plus bas. Elle est résumée par la formule trop d’impôt tue l’impôt ».

De la pure théorie d’ultra-libéraux fous ? Eh non. Nous sommes en pleine expérimentation, live.

Lisez : Les recettes fiscales rentrent mal, le déficit de l’État se creuse sur le site web du Figaro.

Que se passe t-il ? C’est très simple. Outre le fait que la conjoncture économique est objectivement dégradée (ce que le Président Hollande avait plus ou moins nié pendant sa campagne), les agents économiques, c’est-à-dire nous tous, anticipent les hausses d’impôts de l’année prochaine (TVA, etc.) sans  parler de celles déjà constatées cette année. Et comme ils anticipent une dégradation, alors ils sont moins motivés. Pourquoi travailler et investir plus, si c’est pour gagner moins, à coup sûr ?

Le gouvernement pense que la France va se redresser, comme par magie, en 2014, du fait de l’amélioration de la conjoncture mondiale et parce qu’aux sept années de vaches maigres (2007-2014) devraient succéder sept nouvelles années de vaches grasses (oui, cela serait bien une des rares fois que les socialistes seraient d’accord avec la Bible). Seulement, le manuel keynésien du gouvernement n’a manifestement pas intégré l’exemple historique du Japon. Sinon, il saurait que l’ultra-étatisme, la bulle de la dette publique et privée et les politiques de relance ne débouchent pas toujours sur un happy end.

La suite ? Hélas, il n’y a que deux issues possibles. La première : le gouvernement devient raisonnable, baisse la dépense publique et simplifie la fiscalité (paye des salariés au salaire complet, taxation de type flat tax). La deuxième : pour lutter contre la baisse des recettes fiscales, le gouvernement augmente encore les impôts puis limite la capacité des individus à choisir leur épargne (lire : L’inquiétant décret n°2013-417 du 21 mai 2013 sur le blog de H16, l’éditorialiste de Contrepoints) et finit par la seule solution logique dans cette situation : sortie de l’UE et de l’euro, rétablissement du contrôle des changes et utilisation des techniques qui ont permis à la RDA de contrôler son peuple pendant 40 ans. Finalement, on comprend mieux pourquoi le PS a, objectivement, tellement intérêt à la montée du FN (lire Comment le PS du Vaucluse a sciemment fait élire Marion Maréchal-Le Pen). Ça leur fera au moins un allié prêt à soutenir ce programme économique ultra-étatiste !


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