Hollande à la Commission européenne : « Vous n’avez rien à nous dicter »

François Hollande a déclaré que la Commission européenne n’avait rien à dicter à la France.

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Hollande à la Commission européenne : « Vous n’avez rien à nous dicter »

Publié le 30 mai 2013
- A +

François Hollande a déclaré que la Commission européenne n’avait rien à dicter à la France.

Un article d’Open Europe.

Nous savons que la souveraineté économique et budgétaire est profondément ancrée dans l’identité française. Alors, que François Hollande n’ait pas été enthousiasmé par les nouvelles recommandations de la Commission européenne en termes de politique économique n’est pas surprenant. Voici ce que François Hollande a dit (source AFP) :

La Commission européenne n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire. Elle a simplement à dire que la France doit rétablir ses comptes publics.

Deux points rapidement :

  1. On peut penser, en entendant de telles affirmations, que Hollande contredit son propre appel à un « vrai gouvernement économique ». Mais souvenez-vous que quand la France parle du gouvernement économique, ce qu’elle a en tête est une structure intergouvernementale où les États membres ont le dernier mot – pas un gouvernement supranational où la Commission européenne a un droit de véto sur les budgets nationaux. Incidemment, ce dernier est celui que veut l’Allemagne.
  2. La remarque montre clairement qu’il sera très difficile d’arriver à créer une union fiscale au sein de la zone Euro. La France acceptera-t-elle de se faire dicter sa conduite sur les questions économiques – et le genre de pouvoirs de surveillance stricte que demande l’Allemagne pour se porter caution de la zone Euro ?

Comme nous l’avons dit précédemment, c’est une situation inextricable. Nous attendons attentivement d’autres réactions.


Sur le web.
Traduction : Laurett pour Contrepoints.

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  • En fait, Hollande veut éternellement le beurre,n l’argent du beurre et la culotte de la fermière.

    Quand il parle de « gouvernement économique européen »,il ajoute « vers le haut », autrement dit il rêve que les 27 vont taxer leurs riches à 75 %, et continuer à s’endetter « pour la relance » : la relance de quoi, de son image ?

    Le petit clown devient arrogant, tout en suppliant d’obtenir de nouveaux délais pour se mettre en conformité avec des règles de déficit que la France a voté elle-même à l’UE.

    Il vient supplier misérablement de nouveaux délais (le temps dans son esprit que les choses s’arrangent toutes seules, sans doute), continue à claquer l’argent qu’il n’a pas, se prend pour le nombril du monde, et s’offusque quand se résultats lamentables incitent l’Europe a lui donner quelques conseils.

    Jamais personne n’a ridiculisé la France à ce point.

    • Encore une fois, il sacrifie la réputation du pays à long terme au profit de sa stratégie politique de fausse autorité à court terme …

  • Hollande est comme les enfants gâtés qui veux montrer son autorité alors qu’il n’a pas compris la question.

  • MPS:
    « En fait, Hollande veut éternellement le beurre,n l’argent du beurre et la culotte de la fermière.  »
    Et le c**, il le laisse à DSK?

  • En même temps, une assemblé supra-nationale non élue qui vient nous dire quoi faire, je ne trouve pas ça très libéral. Surtout quand on voit les débiles qui y siègent, et qui forcent l’Europe dans la récession en refusant de laisser l’Euro disparaitre.
    La subsidiarité en matière de gouvernance me semble un préalable à un plus grand respect des liberté individuelles.

    • Tant que que les gens se contentent de « nous dire quoi faire », j’en ai rien à foutre. Les gens sont libres de dire ce qu’ils veulent. je les écoute … ou pas.
      Ça ne devient gênant que lorsque ces paroles se transforment en règles, actes, etc. Et clairement le problème est à Paris, pas à Bruxelles.

      Le fait que Pèpère ne supporte même pas qu’on lui dise quoi que ce soit, alors que la semaine dernière il voulait carrément que des « supra-nationaux » soient directement aux commandes montre à quel point ça va mal dans sa tête.

      ne supportem

    • Sauf qu’Hollande fait partie de ceux qui veulent toujours plus « d’harmonisation » et de « solidarité » à l’échelle européenne. C’est le premier à soutenir l’action de la commission dans la lutte contre le secret bancaire.

      Mais quand on lui demande de s’harmoniser avec les autres et de se soumettre aux conséquences de la solidarité budgétaire alors là subitement il devient un défenseur de la souveraineté française.

    • « une assemblé supra-nationale non élue »

      Comme le gouvernement et le premier ministre.

  • Hollande est un pro des situations inextricables, ménager la chèvre et le chou, dire une chose de ce côté de la Manche et une autre de l’ autre côté. C’ est un tout petit, un petit de rien du tout, il n’ a aucune conviction, sauf celle d’ user de sa présence nauséabonde les palais de la République.

  • il a tout simplement raison, c’est quoi ce délire de se faire dicter quoi que ce soit par des gens non-élus ? La démocrate s’exerce au niveau national, point. Revenons à une Europe des Nations souveraines, il faut abandonner cette utopie des Etats-Unis d’Europe. Thatcher et De Gaulle avaient raison de ne pas vouloir de supranational et encore moins de fédéral.

    • JP : C’est bien là la limite de la démocratie. Car le problème des élus, c’est justement de faire passer le résultat du scrutin avant l’intérêt général.

      Le chirurgien, le magistrat, le professeur, etc. aucun n’est élu, et c’est souvent mieux.

      Pas de supra national dites-vous : l’ONU, le TPI par exemple seraient pour vous des institutions détestables ? Certains chefs d’état le pensent très fort – je vous laisse deviner qui.

  • Voici un exemple d’inféodation des Etats européens :

    En septembre 2005 le premier ministre Dominique de Villepin demande qu’un décret anti-OPA (offres publiques d’acquisition) des fonds de pension américains soit voté, pour protéger certains secteurs de l’économie française. Quinze jours plus tard, la commissaire européenne à la concurrence, Neelie KROES fait annuler cette décision jugée « scandaleuse et symbole de protectionnisme outrancier ». Depuis, cette commissaire, qui a fait plier le chef de l’exécutif français, est devenue vice-présidente de la Commission.

    En 2006, elle est classée 38e femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes. Elle a exercé des responsabilités chez McDonald’s – Lucent Technologies, actuelle Alcatel-Lucent – Lockheed Martin (firme états-unienne de défense et de sécurité). En mai 2006, le grand quotidien néerlandais le Standard révèle qu’elle manque de transparence et ne parvient pas à justifier l’origine du financement de plusieurs de ses biens immobiliers. Du 3 au 6 juin 2010, elle assiste au rassemblement du Bilderberg group à Stiges en Espagne.

  • Les commentaires sont fermés.

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