Frédéric Van Roekeghem, l’homme qui vous a coûté 60 milliards €

Frédéric Van Roekeghem, président de la CNAM

Le président de la CNAM Frédéric Van Roekeghem refuse la transparence des données (open data) mais est prêt à transmettre beaucoup trop aux autres administrations.

Le président de la CNAM Frédéric Van Roekeghem refuse la transparence des données (open data) mais est prêt à transmettre beaucoup trop aux autres administrations.

Un article de l’Initiative Transparence Santé.

Il est responsable depuis son arrivée à la tête de la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) en 2004 d’un déficit cumulé de plus de 60 milliards d’euros.

Incapable de juguler l’explosion des dépenses de santé, celles notamment liées à la consommation de médicaments ou encore aux pratiques tarifaires des professionnels de santé, Frédéric Van Roekeghem a laissé le système de soins dériver jusqu’à la lie.

Non content de ce bilan déjà peu glorieux, le directeur de la Cnam ergote face à la demande citoyenne d’ouverture des données publiques de santé. En s’appuyant sur des arguments fallacieux dont il ne peut pourtant ignorer qu’ils ne tiennent pas deux secondes la route.

Un blocage coupable

L’accès aux données que l’Initiative transparence santé réclame depuis plusieurs mois fournirait de puissants outils afin d’assainir les finances publiques et offrir aux citoyens de bien meilleures garanties en matière de sécurité sanitaire.

Les responsables du blocage, le directeur de la Cnam en premier lieu prend de lourdes responsabilités. C’est aussi le cas du Ministère de la Santé ou encore de la Direction de la Sécurité sociale qui, en dépit des apparences, semblent clairement opposés à ce que la société civile puisse disposer des informations lui appartenant pourtant de plein droit.

Echanges de données entre amis

Si ces différents acteurs affichent leur dédain face à une réelle transparence, ils ne voient en revanche aucun problème à ce qu’un nombre de plus en plus grand de services administratifs ou d’agences accèdent à des données potentiellement nominatives.

C’est ce qu’a découvert l’Initiative qui s’est procuré l’ordre du jour de la dernière séance du comité d’orientation et de pilotage de l’information interrégimes (Copiir). Inutile de dire que ces arrangements sont discrètement entendus à l’insu des principaux concernés, les Français eux-mêmes.

Lu dans la presse

« Administrations, collectivités, une masse infinie d’informations brutes sont désormais accessibles au public…, peut-on lire dans une enquête publiée par le quotidien Libération le 28 avril. Et des start-up s’empressent de les exploiter ».

Certaines peinent encore à trouver le bon modèle économique. La lecture de cette enquête ne laisse toutefois aucun doute sur le potentiel de création de valeur qu’on peut envisager avec l’Open data. Seul hic : Celles relatives à la santé particulièrement, qui « font partie des plus prisées ». On se demande bien pourquoi.

La mobilisation est plus que jamais nécessaire, sur le web et les réseaux sociaux notamment. Faites passer cet article à vos contacts, publiez sur vos blogs ou relayez sur Twitter !

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