France : une présidence et une opposition tout autant autistes ?

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Est-ce si difficile en France d’entendre et surtout d’accepter langage de liberté dont la simplicité et le bon sens devraient faire l’unanimité ?

Est-ce si difficile en France d’entendre et surtout d’accepter le langage de liberté dont la simplicité et le bon sens devraient faire l’unanimité ?

Par Philippe Robert.

 

Parlons peu mais parlons bien. François Hollande et son gouvernement de pieds nickelés scandaleusement pléthorique n’ont manifestement toujours pas compris que la situation, sans doute déjà dans un état fort avancé de décomposition, était non seulement grave mais surtout terriblement désespérée.

En effet, les nouvelles du jour en provenance directe de Bruxelles, à l’évidence des plus alarmistes, ne sont pas du tout à la hauteur des espérances du gouvernement français qui, ayant lui-même adopté dès le premier jour une posture de déni, se voit aujourd’hui mis en demeure de rectifier le tir.

De plus, l’absence d’une véritable opposition conservatrice et surtout libérale, que, d’ailleurs, nous souhaiterions plus audible et affranchie de ses vieux démons étatiques, n’augure rien de bon pour l’avenir si elle demeure incapable de marquer à la culotte la gauche anachronique actuellement aux affaires de la France.

En tout état de cause et en attendant mieux, la majorité au pouvoir devrait aussi cesser de s’en prendre à longueur de séances de questions au gouvernement à l’improductif quinquennat, certes, de l’ex-président Sarkozy dont elle fait un usage immodéré pour tenter de masquer sa propre inaptitude à gouverner.

Devant un tel spectacle à pleurer de rage tant la pièce et les acteurs sont nuls et non avenus, je vais quand même essayer de nous remonter le moral en regardant du côté de la Suisse voisine depuis laquelle Pierre Chappaz, PDG de l’entreprise Ebuzzing, nous envoie le message d’espoir suivant véritablement accessible à tous (source latribune.fr) :

Cette crise ne pourra être surmontée qu’en revoyant radicalement les missions de l’État, qui doit se concentrer sur les domaines où il est irremplaçable (sécurité, justice, diplomatie…) et pour le reste, laisser les citoyens comme les entreprises mener leur vie librement.

Les politiques, par nature, auront toujours du mal à prendre des mesures d’économies impopulaires. S’ils n’en sont pas capables, la situation s’aggravera encore jusqu’à ce que le système explose pour de bon.

Les citoyens des pays occidentaux vont devoir réapprendre à vivre en adultes, sans les béquilles de l’assistanat généralisé. Face à l’Asie en pleine croissance, il va falloir se retrousser les manches.

Soyons optimistes, une nouvelle société moins étatisée, plus libérale, finira par émerger des décombres de l’État-providence. Mais l’accouchement sera difficile, les contractions ne font que commencer.

Est-ce donc si difficile, dans notre beau pays, d’entendre et surtout d’accepter un tel langage dont la simplicité et le bon sens devraient faire l’unanimité et, mieux encore peut-être, favoriser l’émergence d’une véritable union nationale pour faire face à l’adversité plutôt que de se livrer à une stérile et pavlovienne levée de boucliers ?