En finir avec la rigueur ?

Oser parler de rigueur quand les dépenses publiques sont en pleine dérive, c’est pervertir la signification des mots.

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En finir avec la rigueur ?

Publié le 1 mai 2013
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Oser parler de rigueur quand les dépenses publiques sont en pleine dérive, c’est pervertir la signification des mots.

Par Jean Yves Naudet.
Un article de l’aleps.

C’est le sujet du moment, en France comme chez nos voisins de la zone euro et même au sein du G20 : la rigueur aggraverait la crise, accentuerait la récession et ferait flamber le chômage. Une bonne relance, si possible européenne, centrée sur les investissements (publics) permettrait enfin de sortir de la crise. La pression politique et médiatique en ce sens est forte. Il y a là une triple erreur d’analyse : ce n’est pas la rigueur qui a provoqué la crise, la rigueur actuelle n’est pas une bonne rigueur et, enfin, sans réforme structurelle la rigueur ne sert à rien.

Aucune rigueur monétaire

La rigueur serait donc « ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal », comme disait Jean de La Fontaine : la rigueur bouc émissaire, la rigueur alibi de l’impuissance de nos gouvernants. La première erreur est d’attribuer à la rigueur la cause de la crise. Il suffit de se rappeler la chronologie : la crise d’abord, la « rigueur » ensuite.

C’est le laxisme généralisé qui a causé la crise. Laxisme monétaire d’abord, avec la politique d’inondation monétaire et de faibles taux d’intérêt de la Réserve fédérale, qui a poussé les banques à accorder des crédits immobiliers aux ménages insolvables, provoquant la crise des subprimes et les doutes sur la solidité du système bancaire. Le laxisme monétaire n’a pas disparu aujourd’hui, il s’est même accentué dangereusement.

Laxisme budgétaire, avec un déficit durable des finances publiques, déficit qui existe en France depuis 1974 ; déficit accentué avec les relances budgétaires de 2009 pratiquées par des gouvernements paniqués face à la récession, et qui ont ressuscité Keynes et sa relance par la demande. Ce laxisme budgétaire a entraîné des déficits annuels spectaculaires qui, dans certains pays, ont conduit à financer le tiers ou la moitié des dépenses publiques par l’emprunt. Cela se traduit par des taux d’endettement publics insupportables (parfois supérieurs à 100% du PIB) et par la crise des dettes souveraines. Il n’y a donc aucun doute : ce n’est pas la rigueur, mais assurément le laxisme des banques centrales et des États qui est à l’origine de la crise que nous connaissons depuis 2008.

Une rigueur insuffisante

La seconde erreur est de confondre rigueur et rigueur. En apparence, les gouvernements ont choisi la voie de la rigueur. Mais quelle rigueur ? La rigueur monétaire, je l’ai déjà dit, n’existe pas, et la semaine dernière j’ai au contraire souligné comment les Banques Centrales en arrivent à émettre de la fausse monnaie. Réserve Fédérale, Banque du Japon, Banque d’Angleterre et maintenant Banque Centrale Européenne rivalisent d’imagination pour faire « tourner la planche à billets ». La vraie rigueur monétaire, à l’inverse, s’entend ou bien d’un taux de croissance stable de la masse monétaire (règle du k%) compatible avec l’évolution de la demande de monnaie, ou bien et encore mieux d’une privatisation ou d’une disparition des banques centrales pour faire jouer une libre concurrence entre monnaies privées.

Reste la rigueur budgétaire : tous les gouvernements annoncent une réduction du déficit budgétaire. Mais, comme c’est le cas en France, on demande au bourreau une minute de plus, en reportant de 2013 à 2014 le passage à 3% de déficit. Obama lui-même ne vient-il pas d’annoncer qu’il réduirait le déficit budgétaire à 4,4% du PIB ? Or tout cela n’est ni de la vraie rigueur, ni de la bonne rigueur. Où est la rigueur, quand l’objectif est d’avoir un déficit, certes, en réduction, mais de 3, 4 ou 5% du PIB ? Tant que le déficit persiste, la dette continue à s’accroître, comme on le voit en France où elle dépasse désormais 90% du PIB.

Une fausse rigueur

Le plus grave est dans la méthode qu’utilisent la plupart des gouvernements pour essayer de réduire les déficits. Ils augmentent les impôts. En France, les prélèvements obligatoires vont encore augmenter l’an prochain, de l’aveu même du Ministre des Finances. En outre, non seulement on accroît le taux de l’impôt, mais aussi sa progressivité. Même politique aux États-Unis : le projet de budget Obama comporte une hausse d’impôts pour les plus hauts revenus et la limitation des déductions pour donations caritatives. Bien d’autres pays cherchent à réduire leur déficit en augmentant la pression fiscale ou parafiscale.

C’est dire que la rigueur conçue par les gouvernements n’est pas la rigueur pour l’État, mais la rigueur pour les contribuables. Or, plus la pression fiscale augmente (et en particulier plus la progressivité de l’impôt augmente), plus la matière imposable se réduit (effet Laffer) : les gens les plus dynamiques sont découragés ou vont se réfugier sous des cieux fiscalement plus cléments. On dénonce les paradis fiscaux ; mais le paradis n’existe que si l’enfer existe. Non seulement la hausse des taux d’imposition ne réduit pas véritablement les déficits, puisque la matière imposable se réduit, mais encore cette hausse mine la croissance et favorise la récession. Si l’on veut la croissance, il faut baisser les taux des impôts et leur progressivité. D’ailleurs la Suisse et la Suède, les deux seuls pays européens qui depuis sept ans ont diminué les impôts et mis un frein à l’endettement, sont en croissance.

Fausse rigueur et vraies réformes

Comment parler de rigueur quand les dépenses publiques continuent à augmenter ? C’est le cas en France où la dérive des dépenses publiques se poursuit ; le record va être battu cette année, avec des dépenses publiques représentant 56,9% du PIB ! C’est le cas aux États-Unis, où le projet Obama prévoit une hausse de 6% des dépenses fédérales. Oser parler de rigueur quand les dépenses publiques sont en pleine dérive, c’est pervertir la signification des mots. La seule rigueur qui vaille est celle que l’État devrait s’imposer à lui-même, par la diminution radicale des dépenses publiques. Alors oui, on pourrait passer à la vraie rigueur, celle de la baisse des dépenses publiques.

Mais cette rigueur-ci serait-elle suffisante pour sortir de la crise ? Sans aucun doute elle-est nécessaire, rien de bon ne pouvant résulter des relances monétaires ou budgétaires. Mais ceux qui prônent les relances et combattent la rigueur nous distraient du vrai débat : le laxisme n’est-il pas le sous-produit naturel des économies dirigistes ? Peut-on durablement instaurer une vraie rigueur dans un pays où la liberté économique est oubliée depuis des lustres ? Il faut donc s’occuper aussi des profondes réformes structurelles, celles dont les gouvernants et leur clientèle ne veulent pas entendre parler : réforme fiscale, pour que l’impôt cesse d’être un outil de redistribution, réforme de la protection sociale, avec la mise en concurrence des régimes d’assurance-maladie ou de retraites, réforme de l’État, avec la décentralisation véritable et surtout la privatisation de ces « services publics » que le secteur privé pourrait produire mieux et moins cher, réforme du marché du travail, avec une véritable flexibilité de l’emploi et des salaires, réforme de la concurrence, en mettant fin aux professions fermées et au protectionnisme, etc. Alors oui, la vraie rigueur accompagnée de vraies réformes serait la seule réponse à la crise que nous connaissons et dans laquelle nous nous enfermons.


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  • Qu’importe hélas que vous ayez bien entendu raison.

    Le mot ‘ »liberté » n’est plus disponible qu’à la rubrique « sexuelle », mais quand elle s’approche de l’économie, la doxa nous apprend qu’elle devient sulfureuse …

    Elle est susceptible de relancer l’emploi, ce qui serait dramatique pour les milliers de spécialistes qui font mine d’orienter, de créer, de subsidier., de psycho-consoler, d’indemniser, d’allocariser …

    Elle risque de creuser les différences, ce qui est intolérable, même si elle relève le niveau général y compris les plus petits salaires

    Elle remet plus ou moins chacun devant sa responsabilité individuelle,
    ce qui est aussi cruel que de lancer un yorkshire tout seul à se débrouiller dans la forêt …

    Bref, la liberté, ce serait détruire tant de sinécures, aller à contre-sens du formatage général des esprits, raser la société la plus stupide du monde mais fière de l’être …

    La notion même de liberté est devenue révolutionnaire, anti-sociale, et il faudra encore de nombreux électro-chocs pour qu’on la redécouvre …

  • Visiblement l’auteur de l’article n’est pas au courant des réductions drastiques de dépenses dans l’armée (un exemple parmi d’autres) et manque une bonne occasion de se taire au lieu de raconter n’importe quoi.

    • Qui raconte n’importe quoi ? La dépense publique totale continue de progresser en France.

      • Suppression de 34.000 postes dans l’armée entre 2014 et 2020 suite à la publication du « livre blanc ».
        Donc réduction très importante d’une dépense publique dont l’auteur se garde bien de parler .

        • Tutututut, arrête de jouer ton rôle favori d’âne bâté, petit coco ! On te parle de la dépense publique totale qui augmentera malgré le sacrifice injustifié des fonctions régaliennes (police, justice, armée), alors que les missions régaliennes sont les seules légitimes pour un Etat normal, c’est-à-dire un Etat régalien et minimal.

          L’Etat socialiste obèse n’est pas seulement une tragique erreur de conception dont la crise actuelle est la crise terminale, c’est le mal incarné quand il bafoue volontairement ses missions et son devoir.

          Ceci dit, on peut se demander si les socialauds n’aiment pas creuser leur tombe car, le jour venu, il y a fort à parier que les militaires, entre autres, se souviendront du sympathique traitement que leur ont administré les idéologues.

          • La politique de rigueur ne vous convient pas (on se demande d’ailleurs quelle politique pourrait, un jour, vous convenir) et donc vous affirmez que la rigueur imposée n’existe pas..
            Il y a quelques mois vous diffusiez des articles mensongers à propos de la Grèce où selon vous il n’y avait aucune mesure d’austérité et qu’il s’agissait de propagandes de gauchistes.
            Alors que la dépense publique va continuer de baisser dans les années qui viennent .
            D’ailleurs les manifestations contre l’austérité partout en Europe et les déclarations de rupture des partis d’extrème-gauche (Mélanchon) sont des preuves irréfutables.
            Arrêtez de faire croire qu’il y a un complot des médias pour la désinformation du pays, c’est risible à la longue.

          • trabuc: « D’ailleurs les manifestations contre l’austérité partout en Europe et les déclarations de rupture des partis d’extrème-gauche (Mélanchon) sont des preuves irréfutables. »

            Supeeer Troll !!!

            T’as une réponse à donner aux chiffres plus bas qui émanent du gouvernements ?

            Un smicard surendetté qui claque 23% de plus que son salaire fait de la rigueur selon toi ? Et un alcoolique qui ne boit que deux litre est en cure de désintoxication ?

            Tu fume quoi pour être aussi totalement à l’ouest ?

          • En Grèce, la dépense publique n’a jamais été aussi élevée qu’en ce moment. Un mensonge ne devient pas une vérité parce qu’on le répète ad nauseam. Les manifestations ne prouvent qu’une chose : les crétins sont à peu près équitablement répartis à travers l’Europe.

          • «D’ailleurs les manifestations contre l’austérité partout en Europe et les déclarations de rupture des partis d’extrème-gauche (Mélanchon) sont des preuves irréfutables.»

            Tout comme les manifestations contre l’augmentations des inégalités est la preuve de leur augmentation, même lorsque les chiffres disent le contraire…

            Un coco, même quand il y a du blanc tout autour de lui, n’hésitera pas à dire noir si ça peut faire avancer sa cause.

          • «En Grèce, la dépense publique n’a jamais été aussi élevée qu’en ce moment. »

            D’ailleurs, il y a eu ces derniers jours l’info comme quoi ils allaient seulement commencer à réduire la fonction publique.

            L’austérité, mais sans baisse des dépenses ! Lol !

        • @traduc
          On connait la musique, on va baisser les dépenses (peut-être) entre 2014 et 2020 et on augmente tout de suite les impôts.
          Vous savez les promesses…

    • Essayer de faire taire la vérité par le mensonge et le mépris : « discours de la méthode » des idéologues socialistes fidèlement reproduit par trabuc.

    • trabuc: « Visiblement l’auteur de l’article n’est pas au courant des réductions drastiques de dépenses dans l’armée »

      C’est toi mon pauvre qui est complètement à l’ouest. Depuis 1974 (38 ans) l’état français claque en moyenne 20% de plus que son budget, ce qui fait 23% en 2012 pour la modique somme de 87,2 milliards d’euros alors que le total des impôts est de 290 milliards. Ça ne s’arrange pas vraiment pour 2013 d’ailleurs.

      Et on parle bien d’un des pays qui taxe le plus au monde (168eme pour la fiscalité des entreprises). Ce ne sont pas tes quatre fusils économisés en [demain… ou après demain… ou plus tard] qui vont changer la donne vu que la totalité de l’armée coute 38 milliards.

      PS: anecdote amusante la liberté économique de la France est classée au même niveau que le Rwanda ou le royaume de Thaïlande
      http://www.heritage.org/index/ranking

    • Extraordinaire : le budget total de l’Etat en regard du PIB augmente, sa dette également, sa dépense aussi…et on nous agitent le petit drapeau des quelques cents retiré à l’armée, fonction régalienne par excellence. Un mélange de mensonge et de bêtise incarnée.
      La Grêce est revenue après « austérité » au niveau de ses dépenses de … 2008 et avec un niveau de dépense toujours supérieur à 100% de ses entrées. Y a pas d’austérité dans ce pays pour le gouvernement, y a, comme pour la France, de l’austérité pour les gens qui essayent de survivre et de garder la tête hors de l’eau dans ces Etats voleurs !

      Les moins de 30 ans comme moi sont déjà condamné à payer toute leur vie pour les connards égoistes dans votre genre. Et croyez moi, quand dans quelques années nous arriverons, ma génération (pas moi personnellement, je me serai cassé loin d’ici), aux commandes, vous le sentirez passer ! Parole de jeune déshérité par les truffes dans votre genre !

      • La lutte des classes is back !

        • trabuc: « La lutte des classes is back ! »

          Et à part quelques slogans pourri qui n’ont rien à voir il n’y a pas une lueur de véritable réflexion qui émerge au vu de la réalité ?

          Vous voulez encore d’autre chiffres sur la vraie réalité, celle que vous ne trouverez pas chez les gens qui vous ont inculqué ses conneries ?

        • En général quand il y a une révolution ce sont les plus faibles qui trinquent, mais ça cela vous est égal. C’est la volonté de destruction qui vous mène.
          Rappelez-vous du paradis socialiste des pays de l’est, et du paradis des qq pays anti-libéraux (qui ne sont ni démocratique ni populaire)

        • La france est un des rare pays où le parti communiste et le parti socialiste n’ont pas été auto-dissous après 1989.
          Où est la bête immonde, certes chez le national-socialisme, mais aussi chez les partis staliniens.Honte sur vous et votre idéologie mortifère.

        • Encore la rhétorique gauchiste de « lutte ». Ils ne peuvent pas s’en empecher, c’est plus fort qu’eux et ça dénote un esprit complètement tordu et distordu par l’agressivité et la haine.

        • Elle va venir mais la vraie la lutte des classes libérale, celle des producteurs (ouvriers, entrepreneurs, paysans, créateurs de richesse,…) contre les parasites (Etat et dépendances, destructeurs de richesse…)

    • «réductions drastiques de dépenses dans l’armée»

      Bref, la réduction des muscles alors que le gras augmente…

  • Politiques monétaires :

    « Règle du k% » de Friedman ou règle de Taylor (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_de_Taylor), l’idée étant qu’une politique monétaire connue à l’avance par tous les agents économiques est facteur de stabilité monétaire.

    Idéalement, privatisation et mise en concurrence des monnaies, unique méthode pour déterminer le prix et la quantité nécessaire de monnaie.

  • Vous n’avez, hélas, que trop raison.

    Dans le même ordre d’idée, j’aimerais qu’on arrête de nous bassiner avec le mot « austérité » à toutes les sauces (p.ex. « politique d’austérité ») pour le remplacer par ce qu’il est en vérité: « réduction de la dette ».

    On comprendra alors peut-être qu’il ne s’agit pas d’un méchant Diktat venu d’on ne sait quel pays étranger (forcément mauvais et ultra-anti-bons-prolétaires-de-tous-les-pays-unissez-vous), mais d’une nécessité de nettoyer les abus et dérapages budgétaires de tous genres auxquels les politiques actuelles et passées nous ont menées.

    Que ce nettoyage passe obligatoirement par une diminution des dépenses de l’État, je ne vois pas qui pourrait contester cela (à part les syndicats de fonctionnaires, de magistrats et de journalistes…cherchez l’erreur) .

    • peacefulJoe: « pour le remplacer par ce qu’il est en vérité: « réduction de la dette ». »

      Ou pour les malcomprenants encore plus clair: « Dépenser uniquement le pognon que l’état t’as pris dans la popoche et pas celui de tes enfants, petits enfants et voisins »

  • @ trabuc
    Les faits sont têtus, n’en déplaise aux bonimenteurs . Tous les états en Europe ( à l’exception de la Hongrie et de l’Islande je crois) voient leur dépense publique augmentée d’une année sur l’autre, ce que l’on diminue c’est la vitesse d’augmentation des dépenses publiques. Si cette année on dépense 100 et l’année suivante on prévoyait de dépenser 103 au lieu de 105, on appelle cela de l’austérité et pourtant les dépenses publiques ont augmentés .

  • Bon alors, l’article ne dit pas quelles dépenses réduire…
    Mettre fin aux niches fiscales, supprimer les allocations chômage, baisser les pensions des retraités, baisser le budget de l’éducation nationale… ?
    Pour baisser le poids de la dépense publique, ne faudrait-il pas se battre pour retrouver la croissance ? En effet, 2 à 3% de croissance, ce serait des chômeurs en moins par exemple (et plus de rentrées fiscales sans augmenter le poids des impôts…) et des dépenses publiques en moins… Pourquoi ne pas évoquer les intérêts de la dette qui représentent le deuxième poste de dépenses budgétaires ? Et les plans de renflouement à la Grèce, l’Espagne, nous pourrions faire des économies dessus non ?
    C’est beau de parler de baisse de la dépense publique mais il faudrait dire où car cela ne veut rien dire… Si les dépenses publiques augmentent, cela peut être interprété comme un effet de ce que l’on appelle l’austérité qui provoque une panne de croissance et donc une hausse du nombre de chômeurs et une baisse des rentrées fiscales… Cela me rappelle Bayrou qui voulait réduire les déficits en France mais n’expliquait jamais où réduire les dépenses…

    • « C’est beau de parler de baisse de la dépense publique mais il faudrait dire où car cela ne veut rien dire »
      ———————————-
      Il y a au moins 5 articles rien que ce mois-ci sur Contrepoints qui détaillent les dépenses à réduire.
      Quand on voit le gaspillage public inouï autour de soi, Il faut être aveugle ou complètement crétin pour insinuer qu’on ne peut pas réduire les dépenses de l’Etat.

    • Bonjour Allez plus loin dans le raisonnement merci, j’aimerai savoir…

      On va jouer et regarder les dépenses à la con qu’on peut arrêter.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l'%C3%89tat_fran%C3%A7ais

      Je dis bien de l’état pas de la sécurité sociale, c’est trop facile c’est de l’argent qui revient au français.

      A sabrer

      Actions extérieures de l’État 2 923
      Agriculture, pêche, alimentation, forêts et affaires rurales 3 358
      Aide publique au développement 3 120
      Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation 3 068
      Culture 2 638
      Direction de l’action du Gouvernement 1 209
      Écologie, développement et aménagement durables 8 355
      Égalité des territoires, logement et ville 7 998
      Immigration, asile et intégration 671
      Médias 1 216
      Outre-mer 2 039
      Recherche et enseignement supérieur 25 935
      Relations avec les collectivités territoriales 2 738
      Santé 1 288
      Solidarité, insertion et égalité des chances 13 403
      Sport, jeunesse et vie associative 470
      Travail et emploi 10 316

      Bon on arrive à: 90 745

      Les autres dépenses on bloque les embauches et les salaires

      yakafokon 🙂

    • « Mettre fin aux niches fiscales »
      C’est pas une baisse des dépenses

      « Pour baisser le poids de la dépense publique, ne faudrait-il pas se battre pour retrouver la croissance ? »
      Politique keneysienne qui n’a jamais marché nulle part.

      « Pourquoi ne pas évoquer les intérêts de la dette »
      Nous sommes dans une crise de surrendettement, évidemment c’est tjs douloureux les remboursement. Fallait pas emprunter.

      « Et les plans de renflouement à la Grèce, l’Espagne, »
      La grece est en mort clinique sous respirateur. Fallait pas la renflouer.

      « Si les dépenses publiques augmentent, cela peut être interprété comme un effet de ce que l’on appelle l’austérité qui provoque une panne de croissance et donc une hausse du nombre de chômeurs et une baisse des rentrées fiscales…  »

      Pas compris

      « Cela me rappelle Bayrou qui voulait réduire les déficits en France mais n’expliquait jamais où réduire les dépenses… »

      Bon si votre référence c’est bayrou faut changer de référence, prendre h16 par exemple il est plus fun 🙂

  • poney : « La Grêce est revenue après « austérité » au niveau de ses dépenses de … 2008 et avec un niveau de dépense toujours supérieur à 100% de ses entrées. Y a pas d’austérité dans ce pays pour le gouvernement »
    ———————————–
    Pour être juste, il faut reconnaître qu’il y a bien une austérité en Grèce malgré une stabilisation voire une légère hausse des dépenses. La raison est très simple, c’est que le paiement des intérêts de la dette a tellement explosé que ça bouffe maintenant 8% du budget grec, ce qui réduit mécaniquement le vrai budget disponible. C’est le propre du cercle infernal du surendettement : même avec plus d’argent, on en a moins à dépenser après paiement des intérêts de la dette (et sans même parler du remboursement proprement dit de la dette) !

  • Traduc ou trouduc, je ne sais plus, est un troll payé par Contrepoints pour écrire des commentaires débiles afin de nous faire réagir.
    Bien vu aux rédacteurs de Contrepoints, mais ses commentaires sont tellement minables que la ficelle est un peu grosse.
    Essayez de trouver un commentateur un peu moins con la prochaine fois…
    Quant à l’article de JY Naudet, il est lumineux.
    C’est ce que j’aimerais lire comme édito dans la presse mainstream, mais ce n’est jamais le cas, et c’est pour cela que je ne l’achète plus…

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