L’échec programmé de la Commission « Innovation 2030 »

Vendredi dernier, le président de la République a lancé la Commission « Innovation 2030 » présidée par Anne Lauvergeon, censée prédire les secteurs et les technologies d’avenir. Un nouvel ersatz du colbertisme technocratique à la française.

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L’échec programmé de la Commission « Innovation 2030 »

Publié le 24 avril 2013
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Vendredi dernier, le président de la République a lancé la Commission « Innovation 2030 » présidée par Anne Lauvergeon, censée prédire les secteurs et les technologies d’avenir. Un nouvel ersatz du colbertisme technocratique à la française.

Par Guillaume Nicoulaud

François Hollande et les membres de la commission « Innovation 2030 ».

En juillet 1994, Gérard Théry, ingénieur général des télécommunications que beaucoup considèrent comme le père du Minitel, remet son rapport sur les autoroutes de l’information [1] à Édouard Balladur. Dans l’esprit de cet éminent expert cela ne fait aucun doute : le futur réseau devra s’inspirer de l’architecture centralisée du réseau Teletel et c’est aux pouvoirs publics qu’incombent la lourde responsabilité de planifier son développement et d’inciter les acteurs publics et privés – à commencer par France Télécom – à investir massivement dans cette technologie d’avenir. Quant à Internet, la conclusion de Gérard Théry est sans appel : ses limites, écrit-il, « démontrent ainsi qu’il ne saurait, dans le long terme, constituer à lui tout seul, le réseau d’autoroutes mondial. » C’était en 1994 ; vous connaissez la suite.

Lorsque celles et ceux qui ont moins de trente ans aujourd’hui lisent ce monument de colbertisme technocratique, ils commettent en général l’erreur de croire que son auteur était un vieil imbécile incompétent. Rien ne saurait être plus faux. En 1994, Gérard Théry était, de l’avis de tous, l’un des plus éminents spécialistes français du secteur des télécommunications et vous auriez eu toutes les peines du monde à trouver plus compétent que lui. Mais le fait est que M. Théry, malgré son indiscutable compétence technique et un curriculum vitae long comme le bras, était au homme de chair et de sang qui, comme vous et moi, ne pouvait pas prédire l’avenir.

Le mythe de la Pythie

Projetez-vous une vingtaine d’années en arrière, à l’époque où Édouard Balladur commande ce rapport, et posez-vous cette simple question : qui aurait pu prévoir ce qui est advenu depuis ? Lorsque Gérard Théry prédit que « l’ADSL n’offre pas de perspectives d’évolution » (plus de 90% des connexions aujourd’hui), Internet compte une grosse dizaine de millions d’utilisateurs et moins de 3 000 sites [2] et le premier fournisseur d’accès destiné au grand public vient à peine d’ouvrir en France ; le premier réseau GSM de téléphonie mobile français fête tout juste son deuxième anniversaire et moins de deux ménages français sur dix disposent d’un ordinateur personnel (sept sur dix aujourd’hui) ; les modems à bas débit se connectent à grand renfort de « CriiiiBoingBoings » et nous étions encore nombreux à nous demander s’il fallait vraiment remplacer nos cassettes audio et nos vinyles par des CDs.

Laissez-moi affirmer l’évidence : personne n’aurait pu prévoir ce qui s’est passé depuis et, aujourd’hui encore plus qu’hier, anticiper les évolutions technologiques des vingt années à venir relève de la boule de cristal, de la divination pure et simple. C’est impossible, personne n’en est capable et ceux qui prétendent le contraire sont des fumistes qui cherchent à se faire passer pour la prêtresse de l’oracle de Delphes. C’est même, conformément aux prédictions de l’effet Dunning-Kruger, un moyen robuste de distinguer les vendeurs de soupe des véritables experts : là où les premiers distribuent leurs oracles avec toute la conviction dont sont capables les diseurs de bonne aventure, les seconds, eux, redoublent de prudence dès lors qu’il est question de prévoir quelque chose à plus d’un an.

Essais et erreurs

Cette croyance selon laquelle on peut planifier et organiser l’innovation technologique à long terme n’est, précisément, rien d’autre que ça : une croyance. Si l’histoire des trois derniers siècles, des machines à vapeur à Internet et passant par le train, doit nous enseigner quelque chose en matière d’innovation, c’est justement qu’elle ne se décrète pas, qu’elle a toujours été le fruit de la rencontre d’une initiative individuelle et d’un marché et, enfin, que les rares projets centralisés et pilotés par la puissance publique qui n’ont pas été des gouffres financiers ont finalement abouti grâce au marché et d’une manière que personne n’avait prévu.

Considérez l’histoire d’Internet, justement, et la manière dont il a évolué d’un très confidentiel projet militaro-universitaire en un réseau universel et décentralisé. Souvenez-vous du projet Cyclades de Louis Pouzin, qui aurait pu devenir l’internet français dès le début des années 1970 et qui a été purement et simplement abandonné sous la pression des ingénieurs télécoms qui préféraient pousser le Minitel [3]. Remontez le temps et souvenez-vous de cette France colbertiste qui avait Denis Papin sous la main et s’est débrouillée pour que ces inventions soient développées par un entrepreneur anglais [4] ; souvenez-vous du plan Freycinet (1879) qui n’a réussi qu’à ruiner les compagnies qui avaient construit notre réseau ferroviaire et à précipiter leur nationalisation en 1938… On pourrait en remplir des bibliothèques.

Ne vous méprenez pas : il n’est pas question de dire ici que l’État est incapable d’avoir de bonnes idées ni que celles issues du secteur privé sont systématiquement bonnes : le fait est que l’innovation est un processus de découverte, d’essais et d’erreurs et que l’État, s’il sait faire des essais, est absolument incapable de reconnaitre ses erreurs. Le volontarisme d’État, en matière de grands projets économiques, est une extraordinaire machine à gaspiller, à prendre ses désirs pour des réalités et à confondre investissements et satisfaction d’impératifs politiques immédiats. La planification économique ne fonctionne pas ; le seul système qui ait jamais produit de l’innovation et de la croissance, c’est un système dans lequel des entrepreneurs privés proposent à un marché qui dispose – c’est ce que l’on appelle le capitalisme et l’économie de marché.

Élites à la manœuvre

Et voilà que ce 19 avril, entre deux réformes sociétales destinées à occuper la une des journaux, notre actuel gouvernement a « installé » sa commission Innovation 2030 ; laquelle, présidée par Mme Anne Lauvergeon, a reçu pour mission – sans rire – de « proposer au gouvernement, d’ici à l’été, les secteurs et les technologies où la France est susceptible d’occuper des positions de leader à l’horizon 2030, en privilégiant les activités qui répondront aux besoins de la société de demain et créeront la plus grande valeur et le plus d’emplois sur notre territoire [5] »

Nous y revoilà. Dans la grande tradition de l’État stratège contre la myopie des marchés, nous allons encore une fois financer à grand renforts d’argent public une énième commission Théodule chargée de rien de moins que d’identifier les besoins de la société dans vingt ans. Entendez-moi bien : je n’ai aucun commentaire à faire sur le choix de Mme Lauvergeon pour présider ce nouvel ersatz du colbertisme technocratique à la française mais ce que je tiens en revanche pour certain, c’est qu’à la lecture de leurs conclusions dans quelques années, nos enfants se rouleront par terre. Les innovateurs des années 2030, vous ne les trouverez ni dans les couloirs de l’Assemblée nationale, ni à la direction des grandes entreprises : en ce moment, ils partagent leur temps entre l’école primaire et le bac à sable.

Mais nos élites visionnaires sont sûres d’elles-mêmes. Après avoir consciencieusement massacré les capacités de financement du secteur privé à coup de taxes et de règlementations [6], les voici donc qui se piquent de prévoir le futur et de remplacer ce qu’ils ont détruit par une Banques publique d’investissement et une nouvelle commission technocratique. Je prends un pari avec qui le veut : d’ici 2030, la première aura fait faillite dans un grand scandale de détournement de fonds et aucun – je dis bien aucun – des investissements d’avenir sélectionnés par la seconde n’aura été autre chose qu’un gouffre financier.


Sur le web.

Notes :

  1. Gérard Théry, Les autoroutes de l’information (1994).
  2. Contre près de 2,4 milliards d’utilisateurs et environ 634 millions de sites aujourd’hui.
  3. Dont le succès, soit dit en passant, tient notamment aux services du Minitel rose…
  4. Thomas Newcomen. La machine de Thomas Savery n’était non seulement pas une machine mais surtout, c’était un hoax et le meilleur argument que je connaisse contre le régime de la propriété intellectuelle.
  5. Selon les termes du communiqué de l’Élysée.
  6. Voir notamment les effets de Bâle III et de Solvabilité II sur la capacité des banques et des compagnies d’assurance à financer le capital-risque.
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  •  » proposer au gouvernement, d’ici à l’été, les secteurs et les technologies où la France est susceptible d’occuper des positions de leader à l’horizon 2030″

    J’ai directemet pensé à :

  • Rien que le nom « commission innovation », ça commence par un oxymore.
    Le problème de tous ces gens, c’est tout de même la confusion intellectuelle. Pourtant a priori, ce ne sont pas des imbéciles. Vouloir prédire l’avenir est un excès d’ego. Ce n’est pas le seul hélas.
    D’où ma théorie : l’excès d’ego rend con. Il n’y a aucune exception.

  • Atomic Anne en jeune vierge assise au-dessus d’un gouffre prophétisant l’internet 3.0… Ce pays n’est peut-être pas encore foutu mais il est très très mal parti !

  • Vous avez raison sur la capacité de la technocratie française de trouver ne serait-ce qu’une infime valeur ajouté réelle quelque part.
    Mais, vous êtes aussi naïf .
    Ils ne pensent qu’a caser leur affidés et rien d’autre !!!!!!!!!!!!!

  • Bobomede a raison: votre seule erreur (car l’ensemble de votre texte est frappé au coin du bon sens) est d’avoir pris au sérieux ce qui n’est qu’un nième comité Théodule, dont le seul rôle, comme tous les comités Théodule est de caser les petits copains (et coquins) qu’on n’a pas su caser ailleurs.

  • Le propre de nos régimes socialistes à l’européenne (qui étouffent les entreprises et l’initiative individuelle au profit d’une croyance au collectivisme) … est de se projeter dans des exercices à « long terme » allant bien au-delà de l’horizon de leur mandat d’irresponsables ! Partout ces idées-là règnent. Vous les retrouvez au sein de l’U.E. (qui ne cesse de pondre de la paperasse enjoignant tout un chacun d’être innovant, créatif, ingénieux, volontaire, stakhanoviste des idées).
    En résultat de quoi, les milieux industriels & de services vraiment productifs, eux qui savent car ils pensent de façon stratégique et fort calculée, se trouvent biaisés par de vaines démarches politiciennes sans perspectives durables autres que leurs rapports paperassiers !
    Au passage Anne Lauvergnon (apparatchik PS) s’en trouve recasée.
    Le rapport Gallois ayant ponctionné parmi les idées d’autrui est dédoublé.
    Dans X mois, nous verrons produire une nouvelle brique qui énumère ce que 9.999 concurrents de la France ont déjà publié et ce sur quoi ils ont pris de l’avance de mise en oeuvre !
    Quand un collectif de gouvernants (sic) n’a pas d’idées propres, à qui doit-il s’adresser, autre qu’aux invocation en Allah, et celles en la manne européenne, désormais vidée de substance ? Allez, photo de tous les cons réunis !

  • nos élites visionnaires feraient mieux de s’occuper de l’avenir des français et de la france , là , tout de suite ; en revanche , il est possible d’avoir une certaine vision de ce qui attend les élus au municipale de 2014 , ……

  • « Cette croyance selon laquelle on peut planifier et organiser l’innovation technologique à long terme n’est, précisément, rien d’autre que ça : une croyance. »

    Oui, oui et oui. La géniale formule d’Alain Besançon, « Ils croient qu’ils savent, ils ne savent pas qu’ils croient », s’applique à merveille à votre excellent article.

    La raison métaphysique pour laquelle ils croient pouvoir planifier le monde est leur profond déterminisme : ils pensent le progrès inéluctable. Or, ce qui est inéluctable est forcément prévisible. La marxisme-léninisme est un futurisme.

  • « et nous étions encore nombreux à nous demander s’il fallait vraiment remplacer nos cassettes audio et nos vinyles par des CDs »

    Euh ? Le début de la commercialisation des CD audio remonte quand même au début des années 80. En 1994 on ne vendait plus de vinyls et presque plus de cassettes audio.

  • Vous avez déjà gagné !!!
    Le moteur de recherche Cocorico censé battre Google ? Un simple agrégateur. Quelques dizaine de millions quand même.
    Le concurrent de Google earth ? L’IGN y a quand même mis 25 millions.
    Etc.
    Et on ne parle que de TIC …
    Merci de nous rappeler ces évidences

  • En 1994, n’importe quel étudiant info pouvait sans effort prédire une explosion de l’utilisation du net. usenet s’imposait majoritairement dans tous les campus, le partage de données entre labo explosait, tout le monde vivait connecté et les réseaux d’entreprise se développait à vitesse V. On s’affrontait pour savoir quel typologie de réseau, mais le doute n’était pas permis. Le PC était déjà le support majoritaire pour beaucoup. Sauf chez les gens coincés de la cravate. C’est peu de dire que le minitel était déjà sous perfusion et en pleine agonie.

    Je ne connaissais pas Thery, mais si j’étais tombé sur son rapport en 94, date de mon diplôme, j’aurais ri à gorge déployé. Ou bien j’aurais pleuré. A cette époque je croisais un ingénieur de Spring qui s’en allait déployer de la fibre optique dans les pays de l’Europe de l’est, et notamment en Russie. La question que nous nous posions alors était la suivante : Le temps que les pays de l’ouest soient près à supporter des débits filaires permis par la fibre, cette technologie sera t’elle déjà dépassée ou non ? Et pendant ce temps un « expert » nous parle de réseau centralisé… Désolé de le dire, mais il était déjà obsolète votre expert.

    Quant au pari que vous proposez, je ne le relève pas. 😉 Je suis entièrement d’accord avec votre conclusion.

  • Le problème principal est la rencontre d’un produit et d’un marché. Et ce problème ne peut absolument pas être prévu ni anticipé par un organisme quel qu’il soit, public ou privé.
    Le produit doit exister, mais il faut aussi qu’il soit suffisamment soutenu pour qu’il arrive jusqu’au marché, et que le marché l’adopte.
    Il existe des millions de produits géniaux qui n’ont jamais percés, parce qu’ils n’ont pas été assez connus, parce qu’ils sont arrivés un peu trop tot, ou parce qu’ils n’ont pas assez séduit.
    S’il n’y a pas un entrepreneur qui y croit à mort, et qui va tout faire, y compris convaincre des financiers, que son produit est bon et qu’il a de l’avenir, la mayonnaise ne prendra pas.
    Et même dans ce cas, il n’y en aura même pas un sur cent qui aura un vrai succès. Si vous devinez lequel, dépêchez-vous de jouer au loto !!!

    • Il y a tout de même un critère qui permet de prévoir : votre connaissance de l’âme humaine. Comme le dit David Ogilvy, un des meilleurs publicitaires de tous les temps : « Le consommateur ne peut pas être un imbécile, puisque c’est votre femme ». Cette connaissance de l’âme humaine n’est absolument pas prise en considération par les directeurs de marketing contemporains, ce qui complique infiniment leur travail et les condamne à tout tester en permanence par voie de sondages, tel Sarko à l’Élysée. Dommage, car il y a vraiment mieux à faire.

  • Excellent article pédagogique.
    Bien meilleur que mon analyse.
    Quand j’ai vu la photo j’ai pensé : « ils vont échouer risiblement, il suffit de regarder leurs têtes. »

    • Quelques précisions.

      Une photo de classe, des têtes de bons élèves, anciens élèves déjà vieux et fatigués. Ils ont bien sagement suivi la filière jusqu’au bout. Ils ne sont sont pas échappés sur le côté, n’ont pas été curieux, monomaniaques ou polypervers, expérimentant, poursuivant, à travers esssais et erreurs, essais et succès. Pas de tête de détecteurs du « nouveau apple français ». Des administrateurs, des entrepreneurs étatiques (un oxymore). Ils miment, imitent les vrais entrepreneurs et ne peuvent évidemment aller au succès dans un monde concurrentiel. Ils sauraient gagner la guerre de 14, administrer/saboter les trentes glorieuses qui ont duré 20 ans.
      Une parenthèse sur les trente glorieuses : beaucoup moins d’Etat, beaucoup moins d’impôts, beaucoup plus de fraude, la raison du succès selon Milton Friedman. Milton Friedman : « du gibier de Cour pénale internationale » selon Michel Rocard, un autre bon élève « homme de propositions ». Pourtant Milton avait un germe d’étatisme : les « education vouchers », la gestion de la monnaie…
      Stop.
      A+

  • Ces politiques méritent tous de figurer sur un « Mur des Cons »

  • Ben ils ont pas compris la différence entre le bottom-up et le up-bottom, sans doute gorgés de leur colbertisme à la papa. Disons qu’en tant que politiques ils misent avec l’argent public sur un loto plus qu’incertain sans trop amener de compétences techno et marché, si ça marche, c’est bon pour leur cote, sinon c’est pas grave, ils ont de toutes façons été payés, la retraite avec, et pas de gros risques d’être virés.

  • « le futur réseau devra s’inspirer de l’architecture centralisée du réseau Teletel et c’est aux pouvoirs publics qu’incombent la lourde responsabilité de planifier son développement et d’inciter les acteurs publics et privés – à commencer par France Télécom – à investir massivement dans cette technologie d’avenir. Quant à Internet, la conclusion de Gérard Théry est sans appel : ses limites, écrit-il, « démontrent ainsi qu’il ne saurait, dans le long terme, constituer à lui tout seul, le réseau d’autoroutes mondial. » C’était en 1994 ; vous connaissez la suite »

    ma fois, en quoi s’est il trompé ? « internet » est composé de serveurs et de réseaux câblé (ou non), l’architecture EST une architecture centralisé puisque ce sont deux ou trois géant qui possèdent les 3/4 des serveurs mondiaux (la consommation des serveurs Google® de par le monde équivaut à la consommation courante d’électrique de New York) et les réseaux qui relient ces serveurs sont fiancés par l’argent de l’Etat via les opérateurs (Orange France Télécom en tête…)

  • A vue de nez ils vont nous pondre les énergies vertes (genre éoliennes et panneaux solaires sisi ils y croient encore car cela coute à l’état donc c’est bon pour nous), les voitures électriques (et le tram, pas assez cher comme cela), l’isolation de l’habitat…
    l’innovation sur le nucléaire, les OGM, les biotechnologies on va laisser cela aux autres car c’est pas éthique, donc ca se fera quand même mais sans nous.

  • Comment dé-normaliser l’Europe en 15 ans … tout un programme

  • Vous vous méprenez totalement, personne ne s’est trompé dans le rapport sur les autoroutes de l’information. Il fallait simplement sauvergarder les intérêts du Minitel (et de France Télécom dont l’Etat était actionnaire majoritaire) et retarder l’arrivée de l’Internet en France

  • Victor le 20/04/2014 à 20h20

    Dans le principe, je suis assez d’accord avec vous sur la critique du colbertisme à la française et donc sur le rôle discutable de l’État en grand en grand « innovateur ». Mais on ne peut non plus nier son rôle positif dans la mise en place de la filière Ariane, d’Airbus et du programme nucléaire ?

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