Crédits carbone : l’Europe jette l’éponge

L’Union Européenne a renoncé au plan de la dernière chance pour ranimer un « marché » des crédits carbone moribond.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Le CO2 n'est pas une marchandise !

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Crédits carbone : l’Europe jette l’éponge

Publié le 20 avril 2013
- A +

L’Union européenne a renoncé au plan de la dernière chance pour ranimer un « marché » des crédits carbone moribond.

Par Walter Russell.

Le CO2 n’est pas une marchandise !

Le Parlement européen vient juste de rejeter une mesure qui tentait de ranimer le marché des émissions carbone, ce qui en provoquera probablement la lente agonie et la mort. C’était le dernier effort de l’Union européenne pour ranimer les prix des droits d’émissions carbone afin d’inciter aux réformes écologiques, et c’est un échec.

Le marché des droits d’émission de CO2 de l’Union européenne était le programme phare de ses efforts écologiques. Idéalement, il aurait motivé les entreprises à émettre le moins de CO2 possible. Celles qui émettaient moins que leur quota étaient autorisées à les revendre à celles qui en avaient besoin. Mais les autorités ont distribué trop de quotas, et lorsque la crise économique a frappé, les prix de ces quotas se sont effondrés. Le vote d’aujourd’hui était destiné à sauver le programme en corrigeant cette trop forte distribution, en créant une pénurie artificielle qui aurait à nouveau fait grimper les prix ; mais au milieu d’une crise financière, le Parlement européen a choisi l’industrie sur l’idéologie écolo. Le Wall Street Journal rapporte ainsi:

“C’était un vote de raison,” explique le ministre de l’Environnement polonais, Marcin Korolec. La Pologne, un des États européens les moins influents, avait été désavouée dans son opposition aux mesures de quotas, dont elle expliquait qu’ils pouvaient entraver le développement économique. […]

Après le vote, les prix [des crédits d’émission de CO2] ont chuté à 2.55€ avant de remonter un peu à 3.2€ … alors qu’ils étaient à presque 30€ en 2008.

Sans ce plan de secours visant à créer une pénurie de droits d’émission, “le marché va certainement s’effondrer,” explique Kash Burchett, un analyste basé à Londres pour la firme de consultants IHS Energy.

L’Union européenne est un laboratoire global pour tester l’agenda écolo et voir comment il fonctionne. L’actualité montre que le cobaye est mort ; le plus beau morceau d’interventionnisme écolo dans l’histoire est devenu un flop coûteux et embarrassant. Il est difficile d’exagérer l’importance de ceci pour tous les écologistes du monde : si l’Union européenne n’arrive pas à faire marcher l’agenda écolo, il est fort improbable que qui que ce soit d’autre tente à nouveau sa chance.

Article original – Traduction Contrepoints

Voir les commentaires (7)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • Ceci est un tournant majeur. Les eurodéputés ont -malgré le blocus général de la politique et des médias- vu qu’augmenter encore les prix de l’énergie pour des prétextes indéfendables, ne passerait plus. Merci à tous ceux qui ont oeuvré, malgré le blocus, pour ouvrir le plus d’yeux possibles sur cette question. Ce n’est qu’un début.

    • Il convient maintenant de s’attaquer avec virulence au projet criminel de transition énergétique et aux diverses taxes écologiques déjà présentes dans la fiscalité.

  • Enfin un espoir de raison à appliquer dans l’automobile et sa répression tout azimut

  • Vif soulagement que la fin de ce trafic d’indulgences …
    Ce n’était finalement qu’une lourde taxe sur les entreprises productives, au profit de celles qui, étant à l’agonie, ne produisaient plus rien … pas même de la pollution !
    Il faudrait faire le compte que ce que l’idéologie pastèque a coûté à nos économies !

  • dans le cul, les ecologistes !! ca fait plaisir.
    quand on ment tout le long de la ligne, on finit par etre pris pour ce que l’on ait: des menteurs, comme chirac.
    les nitrates: pas dangereux pour l’homme, ni pour le nourisson.
    le rechauffement climatique: baliverne
    le loup n’attaque pas l’homme: lire les livres de l’historien j-m moriceau.
    pas le droit de construire dans les villes: prix du terrain habitable multiplié par trois en 15 ans a la campagne.
    dire que ces saloperies sont encore au gouvernement pendant 4 ans. GRRRR !!!

  • L’Ecologie politique a détruit l’Europe.

  • Ouf on a eu chaud!!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Marché du carbone, médias, réseaux sociaux : tout semble indiquer que l'idéologie du réchauffement climatique perd de sa superbe.

Par Joanne Nova. Commençons l’analyse historique. Le réchauffement climatique anthropique est un marché mourant, et une science zombie.

Le Carbon Capture Report, installé dans l’Illinois, comptabilise, sur une base journalière, les mentions du « Changement Climatique » dans les médias anglophones. Grâce à Peter Lang, on peut voir la tendance générale ci-dessous. Le grand pic, fin 2009, correspond à l... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Les multinationales du CO2 agissent impunément sous couverts de motivations écologiques.

Par Vincent Bénard.

Je vous informais il y a peu des expulsions violentes de paysans ougandais par une "multinationale du CO2" soutenue par le gouvernement local, révélées par Oxfam.

Et bien les révélations du même genre abondent ces derniers temps. Un rapport (PDF) présenté au mois de Juillet devant la sous commission des droits de l'Homme du parlement européen affirme que 23 paysans du Honduras ont été assassinés entre mars ... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Plusieurs indices nous montrent que la bulle est en train de se dégonfler à toute vitesse.

Par Ludovic Delory.

La crise de la finance et la crise des États, qui lui succède, obligent bien des gouvernements à faire marche arrière dans des dossiers hautement symboliques. C’est le cas des politiques destinées, d’une manière ou d’une autre, à promouvoir le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique. De l’éolien au photovoltaïque, en passant par le juteux marché des certificats verts, on a vu naître au cours... Poursuivre la lecture