Non ! Je ne veux pas vivre avec mon temps !

"Vivre avec son temps" : voilà une troublante invitation à la pensée unique.
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Non ! Je ne veux pas vivre avec mon temps !

Publié le 5 avril 2013
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« Vivre avec son temps » : voilà une troublante invitation à la pensée unique.

Par Charles Peghaire (*).

Le débat s’anime ! Voilà déjà une bonne demi-heure que nous discutons vivement. Seul contre tous je dois défendre mes idées. Les attaques sont nombreuses et fusent de façons plus ou moins virulentes. Dans ce joyeux chahut, où il est difficile de cerner la limite entre camaraderie ironique et franche agressivité, tous les sujets sont passés en revue : pratique religieuse, position du pape, place occulte de la religion à travers les temps, mariage pour tous… Sans parler du croustillant sujet de l’interdiction de la capote ! Ce dernier est présenté comme l’arme fatale ; sommet des preuves de la position archaïque de l’Église Catholique. Je me trouve ainsi face à un auditoire consterné et pantois d’incompréhension, pour lequel je m’efforce de peser chaque mot et réexpliquer les bases des vraies idées et valeurs qui sont les miennes. Dans des explications infinies je fais de mon mieux pour déjouer la mauvaise foi, ne pas répondre aux attaques stériles et idiotes et finis par m’user à argumenter des idées face à un public feignant une grande ouverture d’esprit. Néanmoins, reste qu’un catholique, se levant chaque dimanche pour aller à la messe et faisant de son mieux pour suivre le message du Vatican : voilà typiquement l’individu dont ils n’avaient eu connaissance que dans une chanson sarcastique de Brel ou dans les lignes de Marcel Pagnol. L’incompréhension et le décalage de nos pré-requis finissant par rendre la discussion impossible, j’entends une dernière réflexion : « Enfin quand même, il faut vivre avec ton temps… ». Ce dernier coup faisant l’unanimité, m’achève. Il est l’heure de se quitter et je laisse cette affirmation sans réponse. Cette situation, je l’ai connue un nombre incalculable de fois…

Pourtant Non !! Il ne faut pas vivre avec son temps ! Vivre avec son temps : cette réflexion entendue et réentendue voudrait dire que, parce que le plus grand nombre, dans un contexte sociétal et temporel précis défend une idée, cette idée doit être approuvée de tous ? Alors devrais-je, parce que c’est dans l’air du temps, abandonner mon propre jugement et mes convictions, laisser mes idées et me fondre dans une masse qui vit avec son temps ? Non, seulement il n’en est pas question, mais en plus devoir vivre avec son temps me paraît particulièrement risqué. N’avons nous pas assez d’exemples historiques de dictatures où l’ensemble de la population marchait dans une direction unique, levant le bras droit ou brandissant le poing gauche ? Mais pourquoi en vouloir à ces personnes ? Elles ne faisaient que vivre avec leur temps ! Bien évidemment cette illustration est brutale et polémique, mais elle montre la dangerosité de suivre un modèle, pour la seule raison qu’il est dans l’air du temps. Les exemples historiques nous montrent que la pensée unique est destructive pour une civilisation. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de voir comme une invitation à la pensée unique l’argument : « Enfin quand même, il faut vivre avec ton temps… ».

Je suis d’ailleurs d’autant plus étonné que ces personnes qui ne comprennent pas ma vision des choses, se prétendent particulièrement tolérantes et ouvertes à la diversité. Ne suis-je pas simplement un élément de la diversité ? À ce titre ne devrait-on pas me laisser dans la plus grande indifférence au nom de la tolérance ? Eh bien justement non, ces personnes extrêmement tolérantes ne supportent pas que quelqu’un ne dise pas oui à tout : Oui au mariage pour tous, oui à la totale liberté sexuelle, oui à la théorie du genre, oui à la recherche sur des embryons… Se dresser en disant « Non » est aujourd’hui vu comme un dangereux tacle à la vénérée tolérance, aux droits de l’homme et à la liberté. Je refuse pourtant d’être bâillonné au nom de la liberté !

Ainsi, je vois dans l’expression : Il faut vivre avec son temps, la crainte de sentir dans son entourage des personnes ayant des idées à contre-courant. Ceci est d’après moi particulièrement menaçant : c’est l’apologie d’un modèle d’hommes et de femmes stéréotypées, moulées dans un relativisme ambiant « que la foule grignote comme un quelconque fruit » (Jacques Brel, Orly). Ainsi vivons dans notre temps mais refusons de vivre avec notre temps !


(*) Charles Peghaire est un jeune ingénieur de 23 ans, catholique pratiquant.

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  • Amellal Ibrahim
    5 avril 2013 at 8 h 44 min

    Ce n’est pas parce que le temps a tort qu’il a raison …

  • Voltaire a tranché votre dilemme il y a 250 ans : « Pour qu’un Gouvernement ne soit pas en droit de punir les erreurs des hommes, il est nécessaire que ces erreurs ne soient pas des crimes ; elles ne sont des crimes que quand elles troublent la Société ; elles troublent cette Société, dès qu’elles inspirent le fanatisme ; il faut donc que les hommes commencent par n’être pas fanatiques, pour mériter la Tolérance. […] Ce sont à peu près les seuls cas où l’intolérance paraît raisonnable. » (Voltaire, Traité de la tolérance (1763), ch. XVIII, Seuls cas où l’intolérance est de droit humain). Pour Voltaire « le fanatisme », c’est, essentiellement, un nom de code pour le christianisme. Le principe est donc lumineux : il faut être tolérant, sauf pour les criminels, c’est-à-dire les fanatiques, c’est-à-dire les chrétiens. CQFD.

    • Et pour les fanatiques de la tolérance? Parce que c’est là où nous arrivons! L’Eglise aujourd’hui est vue à travers le même prisme d’un anticléricalisme du XVIIIème siècle (curieux pour de soit-disant « antiréac »). Alors que l’Eglise est bien plus tolérante que certains fanatiques de la tolérance, voire même très en avance sur les questions de sagesse, d’éthique et de morale. Un exemple: les socialistes veulent autoriser le tripatouillage sur embryon (position douteuse) alors que l’église fait la promotion des cellules iPS (pluripotentes induites) qui sont bien plus évoluées dans la recherche et éthiquement sans danger.

    • Curmudgeon: « il faut être tolérant, sauf pour les criminels, c’est-à-dire les fanatiques, c’est-à-dire les chrétiens. CQFD. »

      Avec 2 siècles de retard on ne peut pas dire que vous vivez avec votre temps vous.

      Les chrétiens n’ont absolument aucun impact sur ma vie, je ne leurs paie rien, je prend ce qui m’arrange, je m’en tape complètement du reste et personne ne m’embête.

      Les « tolérants » par contre me font très très chier avec leurs lois liberticides et leurs impôts « correcteurs » de tout et rien.

  • « Vivre avec son temps » était un des slogans de la campagne d’Alain Madelin en 2002. Pourtant, il ne s’agissait pas de renier ses valeurs et ses principes, il ne s’agissait pas de marcher « levant le bras droit ou brandissant le poing gauche ».
    D’où l’intérêt de ne pas tout mélanger.

  • Bienvenu au club! 😉

  • C’est un simple problème de vocabulaire. Dans un sens aujourd’hui un peu vieilli, la tolérance se référait à un écart accepté par rapport à une norme. Aujourd’hui, ou disons depuis 68, être tolérant ça veut dire « refuser la notion de norme », ce qui est totalement différent.

    Comme c’est une norme en soit, c’est bien sur risible d’un point de vue logique, mais ce raisonnement circulaire en piège plus d’un, persuadant certaines communautés qu’elles sont « le camp du bien », envers et contre les faits, et contre toute logique.

  • Il me semble que « vivre avec son temps » est plutôt une approche stoïcienne qui n’entraîne ni la soumission aux idées des autres ni l’inaction mais être plutôt une exigence de pragmatisme concret. Ainsi « vivre avec son temps » c’est accepter que l’Histoire qui nous précède a bien eu lieu, comment il n’est pas possible de supprimer tout ce qui s’est déjà passé.
    Après, contrairement au stoïcisme qui s’intéresse guère aux choses abstraites, cette expression nous laisse libre de considérer tous les diagnostics possibles : il est parfois nécessaire de remonter le fil de la construction d’une position sur un sujet afin de déterminer la divergence exacte de diagnostic expliquant ce « contre-courant ». Maintenant si en remontant ainsi on trouve une approche révisionniste considérant, par exemple, que Mai68 n’a pas eu ou n’aurait pas dû avoir lieu… il faut considérer à partir de ce moment-là qu’on est en train de discuter de fiction.

    « Il faut vivre avec son temps » est une contraction d’une mise en accusation ou de doute sur la prise en compte de la réalité de la personne qui exprime une position à contre-courant. Mais soyons clairs : être à contre-courant convoque une argumentation toujours un peu plus explicite que la pensée unique qui porte en elle-même la force de l’habitude… c’est la vie. Répondre à cette exigence par « j’ai bien le droit de penser ce que je pense » c’est rester dans la dimension de l’opinion et de la doxa et dans laquelle la majorité excelle par définition. La liberté convoque la responsabilité et l’effort de négociation.

  • Bravo Charles 🙂
    Vivons avec notre temps, soyons des communistes (partant du principe que le PS est communiste et l’UMP socialiste)…

  • J’en ai une autre du même tonneau : « on est au 21 ème siècle ! »
    Tout aussi vide de sens.

    Il y a une bonne façon de savoir qui est avec nous, ce sont ceux qui se la ferment dans ce genre de « discussion » ( mise au pilori dans les faits). Cela a toujours été difficile d’être non-conformiste mais en y faisant attention, on est assez nombreux. Suffisamment nombreux pour renverser la table si nous nous y prenons bien

    • Tu te dis non-conformiste? serieusement catho et non-conformiste? ya pas un truc qui cloche dans ta phrase?

  • « Vivre avec son temps » . Quand c’est un temps de merde, alors il faut vivre dans la merde. Faites ce que vous voudrez mais ne comptez pas sur moi. Je me refuse à vivre dans la merde.

  • Mes yeux sont trop blessés, et la cour et la ville
    Ne m’offrent rien qu’objets à m’échauffer la bile :
    J’entre en une humeur noire, et un chagrin profond,
    Quand je vois vivre entre eux les hommes comme ils font;
    Je ne trouve partout que lâche flatterie,
    Qu’injustice, intérêt, trahison, fourberie;
    Je n’y puis plus tenir, j’enrage, et mon dessein
    Est de rompre en visière à tout le genre humain.

    Molière, Le Misanthrope, acte premier, scène première.

  • Philippe Bouchat
    6 avril 2013 at 16 h 42 min

    Hayek disait que le progrès nécessite parfois de revenir en arrière et de reprendre le cours de la civilisation de la liberté suspendue par l’avènement du socialisme. Donc ne pas vivre au temps du socialisme et du relativisme est effectivement source de progrès! Bien vu Charles! PhB

  • un bel article de merde!
    je pense que dans la phrase vivre avec son temps il faut voir le sens : croit tu (et aplique tu) encore ce qu’un mec que personne ne connait a écrit dans un livre en papier cul a lépoque de l’age de pierre?

  • …certains auraient mérité une éducation normale de la part de leurs parents. Je ne sais pas ce que leur descendance donnera, mais ça peut difficilement être pire. L’intolérance a changé de camp, ça devient une certitude.

    Sinon excellent article qui résume un profond malaise ambiant. Je m’y reconnais sans pratiquer une religion pour autant.
    Les gens qui disent qu’il faut vivre avec son temps, sont par définition les mêmes prêts à retourner leur veste en fonction du temps qu’il fait. Des moutons qui suivent toujours le gros du troupeau par sécurité.

    Dans les expressions creuses, on a aussi « c’est le sens de l’Histoire ». C’est pratique quand rien n’est écrit.

    • Certes, mais il y a aussi des moutons qui ne vivent pas avec leur temps. La question c’est de réussir à argumenter une position et pas quémander une tolérance a priori sur des opinions qui pourraient éventuellement se faire taxer elles-mêmes d’intolérantes. « Je ne veux pas vivre à mon époque » est tout autant pratique que l’inverse quand on n’a pas envie d’interroger ses propres idées.

      • pacha…vos deux réactions sont criantes de stupidité, ainsi que de photes d’auretografe 🙂

      • Ropib, je rebondis sur vos remarques.

        Je pense que les moutons qui ne vivent pas avec leur temps sont plus rares, car la vie est beaucoup plus compliquée pour eux. Ils peuvent y être contraints dans certaines familles par-exemple, mais ils ne représentent pas la majorité des français, loin de là. Pour moi, les moutons sont surtout ceux qui prennent les médias comme des maîtres à penser.

        La tolérance ne se quémande pas effectivement, c’est une propension naturelle de chacun consécutive à beaucoup de facteurs. Je parlais de l’éducation des enfants, si elle est remise à la mode un jour, ça arrangera bien les choses. Je ne parle pas d’une éducation autoritaire bête et méchante, juste d’une éducation normale, celle issue du bon sens.

        « Vivre avec son temps », c’est un pragmatisme censé nous rendre heureux dans l’instant présent et le futur proche, mais qui nous contraint à tout accepter sans faire de tri. Or comme toujours il existe des choses inacceptables, ou en passe de le devenir. Le bonheur peut alors se trouver aussi dans la quête d’autres idéaux ayant des ressemblances avec le passé pourquoi pas. Mais que les anti-réac se rassurent, le cours du temps ne s’inverse jamais, et rares sont ceux qui renient toute notre époque en bloc, personne n’est complètement idiot.

        • Être conformiste c’est être conformiste. Assez souvent « vivre avec son temps » signifie une remise en cause des stéréotypes et des mythes anciens, l’expression en elle-même sous-entend le consensus que le présent bouscule les habitudes (et non l’inverse). Je suis bien d’accord pour dire que c’est une expression largement insuffisante qui ne prouve en aucun cas que cette remise en question soit une prise de distance consciente et le suivisme est en effet souvent au rendez-vous (c’est à dire une allégeance à de nouveaux stéréotypes, de nouveaux mythes), cependant y répondre par « je ne veux pas vivre avec mon temps » me semble être une preuve tout à fait crédible d’un comportement moutonnier : c’est revendiquer d’être un mouton noir sans être bien certain que l’autre ait revendiqué d’être un mouton blanc. Comme je l’ai dit plus haut il faut commencer par ne pas être soi-même un mouton et débusquer le mouton chez l’autre avant de l’accuser, sinon on est fatalement ridicule.

          Être anti-conformiste entraîne nécessairement une remise en question profonde de tous les habitus, présents et passés. Ici, je me trompe peut-être, mais je lis plutôt un hyper-conformisme déçu de découvrir qu’il n’est pas partagé par tout le monde (et la déception n’entraîne pas forcément l’introspection, sinon l’humanité serait toute autre). Quels sont ces soit-disant stéréotypes d’hommes et de femmes qui seraient ainsi mis en accusation ? ne s’agit-il pas justement de considérer d’anciens stéréotypes comme de simples stéréotypes ? Ça ne garantie en rien qu’on soit libre de tout conditionnement, mais se déclarer en faveur d’un conditionnement est une quasi-garantie du contraire. Ici il aurait été préférable d’expliciter ce qu’il y a en jeu plutôt que de continuer d’avoir peur d’examiner le fondement des différentes dogmes.

          Pour ce qui est de l’éducation et de l’instruction… ma foi, croire qu’elle était mieux répartie avant me semble illusoire. Évidemment du temps des rois et des rennes, l’éducation des princes et des princesses était de tous les instants… mais tout le monde n’était pas prince ni princesse. Il me semble que sur ce point vous répondiez à quelqu’un faisant preuve d’agressivité et à l’orthographe défaillante (peut-être sur le coup de la colère)… des choses qui ne sont pas toujours simplement liées à un manque d’éducation, hélas. Il me semble que sur ces points la référence culturelle à la virilité doit notamment être interrogée.

  • Et bien Monsieur PEGHAIRE, à 23 ans vous êtes déjà bien radical… Vivre avec son temps, cela ne veut pas dire accepter toutes les évolutions comme du pain béni et perdre tout sens critique.
    Vivre avec son temps c’est accepter de voir la société évoluer, ne pas vivre dans le passé, en regrettant un temps que l’on n’a pas connu.
    Vous avez peut être été confronté, à de multiples reprises à des gens qui ont tenté de vous expliquer que votre mode de vie, votre schéma de pensée n’était pas le bon.
    Mais que je vous rassure, les cathos quasi-intégristes dont vous faites visiblement partie (je ne peux retenir un petit rictus amer lorsque je lis votre opposition à la capote) ne m’ont pas épargnée non plus. J’ai des amis cathos, qui ne font ni prosélytisme, ni évangélisation. Malheureusement, lorsque j’assiste à leurs mariages respectifs, puis aux baptêmes de leur progéniture, sans parler de leurs réceptions et de leurs rallyes, j’ai le plaisir de rencontrer leurs pairs (puisqu’il est de bon ton de ne pas trop se mélanger à la sale populace de ces gobeuses de pilule et de ces porteurs de capotes). Et là les jugements vont bon train… Je n’ai pas été scout (et surtout pas d’europe, Dieu m’en garde), je vis avec mon compagnon alors que nous ne sommes pas encore mariés, je travaille et n’envisage pas d’avoir 12 enfants (je prends la pilule, entends le cher Monsieur PEGHAIRE), je ne connais pas tous les chants lorsque j’assiste à ces cérémonies religieuses (j’ai de vagues souvenir du catéchisme de mon enfance, trop lointains).
    Et comme je vous le disais l’ami, les critiques vont bon train. Oh elles ne sont pas ouvertement formulées. Elles restent discrètes, allusives, mais tellement méprisantes. Parce que malheureusement, comme le disait Albert CAMUS, dès lors que la religion catholique divise, en désignant le bien et le mal, les bons et les méchants, elle porte en son sein sa faiblesse : nul ne peut être tolérant dès lors qu’il a la conviction qu’il connait une limite entre le bien et le mal, et qu’il s’applique à rester dans le bien. Alors c’est croire qu’il y a des êtres supérieurs, c’est croire qu’il y a des modes de vie universellement meilleurs que d’autres, c’est croire qu’on fait partie de cette élite, et c’est là que le nivellement par le haut devient dangereux…
    Je vous souhaite bon courage pour les 60 ans de vie qui vous restent à passer ne restant inadapté à la société moderne. Vous auriez du naître en 12850 : les moeurs masculines étaient tout aussi légères, mais escamotées, en ce temps vous auriez pu tenir le même discours qu’à ce jour sans autant vous ridiculiser.

  • Je pense avoir saisi votre propos retransmis par votre ancien prof de français, sans que j’aie connaissance du contexte. Pour ma part, la question n’est pas de vivre avec son temps mais avec son éthique, sa morale voire sa foi. Ainsi le pape a pour objectif l’élévation de l’Homme que Dieu créa à son image. Nous sommes des êtres pensants et LIBRES, toutefois la Liberté n’est pas un cadeau aussi certains ont-ils besoin de guide ou d’un père (Saint) pour le suivre ou le combattre, reconnaissant ainsi son « pouvoir », plutôt son autorité.

    • L’éthique et la morale ne sont pas décorrélé du réel et du concret. En réalité la moral a sa propre Histoire : elle émerge en tant que boucle de rétroaction valide à l’échelle de la génération relativement à une situation donnée dans un système de gestion des contingences et des contraintes matérielles. Comme elle est au niveau de la génération elle est transmise et acceptée comme ayant sa propre vérité (mais on peut considérer qu’elle doit être toujours remise en question, mesurer à l’aune de la Raison, c’est la liberté et une éthique), sans qu’on en connaisse toujours son support et son fondement (le conditionnement, nous ne savons pas exister sans, nous ne savons pas être cause-de-soi), mais sa force vient de sa pertinence. Vient le moment où elle n’est plus respectée que relativement à des principes abstraits, quand bien même elle resterait pertinente, l’autorité endosse alors l’habit de la force de l’ordre . Puis à un moment elle n’est plus pertinente du tout, et il y a toujours des hurluberlus pour continuer de la défendre contre vents et marées, même quand une nouvelle morale émerge par nécessité… on parle alors de décadence ou de ce genre de chose, ou de foi, oui, pour une morale complètement ésotérique et arbitraire (le meurtre ne serait inacceptable que parce que Dieu l’aurait dit, idée qui défit quand même toutes notre compréhension de l’existence d’autrui, pour certain ce serait une faute identique à manger du porc ou à mentir sur une futilité), une sorte de passion de la mort qui préfère les règles aux gens qu’elles sont censées servir… il n’y a plus aucune idée d’ordre, seulement la peur du néant et la barbarie par la confusion entre l’identité, qui permet l’existence, et l’auto-identification à des représentations rendues obsolètes par la réalité.
      Que la liberté soit un cadeau ou non importe peu, ce qui compte c’est de distinguer les faibles espaces où elle peut s’exprimer et l’acceptation de l’existence d’une altérité, concrète et incarnée. La liberté est plus justement une convocation.

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