La tyrannie de la pauvreté

pauvreté

Le projet de la gauche est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir.

Le projet de la gauche est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir.

Un billet d’humeur de Jean-Louis Caccomo.

Il y a plus de 10 ans, j’ai écrit deux articles dans Le Monde qui m’ont valu un flot mémorable de lettres d’insultes, tout simplement parce que je tentais d’exposer une pédagogie de l’économie de marché qui ne soit pas seulement et uniquement une dénonciation du Grand Satan américain [1]. Le terme « économie de marché » est d’ailleurs un pléonasme car je ne vois pas une autre économie qui fonctionne selon d’autres principes.

À l’époque je croyais les lecteurs du Monde intelligents donc ouverts et tolérants, mais, à défaut de proposer un raisonnement argumenté, ils tombèrent eux aussi dans l’invective, à l’instar des militants du Front National.

Avez-vous déjà lu un économiste dit libéral dans les colonnes de L’Humanité ? Pourtant, il n’est pas rare de lire des détracteurs de la mondialisation dans les colonnes du Figaro. Car la droite a toujours le besoin de s’acheter une bonne conscience alors que la gauche s’accommode aisément de sa mauvaise conscience. Et son projet est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir. À force de fabriquer des moutons à tondre, on rend le berger indispensable. Et ça fonctionne !

Car les riches seront toujours minoritaires et ils ont la possibilité de s’expatrier dans les pays qui ne les montrent pas du doigt.

Ce n’est pas que je n’aime pas les pauvres car je viens plutôt d’une condition modeste et j’ai connu les douleurs et les souffrances de la pénurie, du manque et de la frustration permanente. Mais je n’aime pas la pauvreté. Et seule une croissance économique stable et durable, basée sur une offre adaptée, innovante et évolutive [2], est de nature à nous sortir ensemble de la pauvreté et, surtout, de la peur de devenir plus pauvre.


Sur le web.

Notes :

  1. « Entraver l’économie se paie en régression sociale ». Le Monde du 27 janvier 1998 et « Chômage et technologie, un débat tronqué », Le Monde du 21 avril 1998.
  2. Voir les différents et excellents manuels de dynamique économique (théorie de la croissance) de Solow R. (Prix Nobel), Mankiw G., Abraham-Frois, Blanchard ou encore Valdès B.