La tyrannie de la pauvreté

Le projet de la gauche est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
pauvreté

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

La tyrannie de la pauvreté

Publié le 3 avril 2013
- A +

Le projet de la gauche est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir.

Un billet d’humeur de Jean-Louis Caccomo.

Il y a plus de 10 ans, j’ai écrit deux articles dans Le Monde qui m’ont valu un flot mémorable de lettres d’insultes, tout simplement parce que je tentais d’exposer une pédagogie de l’économie de marché qui ne soit pas seulement et uniquement une dénonciation du Grand Satan américain [1]. Le terme « économie de marché » est d’ailleurs un pléonasme car je ne vois pas une autre économie qui fonctionne selon d’autres principes.

À l’époque je croyais les lecteurs du Monde intelligents donc ouverts et tolérants, mais, à défaut de proposer un raisonnement argumenté, ils tombèrent eux aussi dans l’invective, à l’instar des militants du Front National.

Avez-vous déjà lu un économiste dit libéral dans les colonnes de L’Humanité ? Pourtant, il n’est pas rare de lire des détracteurs de la mondialisation dans les colonnes du Figaro. Car la droite a toujours le besoin de s’acheter une bonne conscience alors que la gauche s’accommode aisément de sa mauvaise conscience. Et son projet est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir. À force de fabriquer des moutons à tondre, on rend le berger indispensable. Et ça fonctionne !

Car les riches seront toujours minoritaires et ils ont la possibilité de s’expatrier dans les pays qui ne les montrent pas du doigt.

Ce n’est pas que je n’aime pas les pauvres car je viens plutôt d’une condition modeste et j’ai connu les douleurs et les souffrances de la pénurie, du manque et de la frustration permanente. Mais je n’aime pas la pauvreté. Et seule une croissance économique stable et durable, basée sur une offre adaptée, innovante et évolutive [2], est de nature à nous sortir ensemble de la pauvreté et, surtout, de la peur de devenir plus pauvre.


Sur le web.

Notes :

  1. « Entraver l’économie se paie en régression sociale ». Le Monde du 27 janvier 1998 et « Chômage et technologie, un débat tronqué », Le Monde du 21 avril 1998.
  2. Voir les différents et excellents manuels de dynamique économique (théorie de la croissance) de Solow R. (Prix Nobel), Mankiw G., Abraham-Frois, Blanchard ou encore Valdès B.
Voir les commentaires (7)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • « Car les Girondins ont toujours le besoin de s’acheter une bonne conscience alors que les Jacobins s’accommodent aisément de leur mauvaise conscience.»
    Les Girondins étant des radicaux de gauche (s’il faut vraiment classifier)
    Pas encore acheté votre bouquin, mais depuis que je viens d’apprendre que vous avez écrit dans l’Immonde, hum ! (je rigole)

  • Au temple de la médiocrité, il y a un Champion et le remède est pire que le mal. Mais la solution ne viendra ni des profiteurs ni des soumis.

  • Votre démonstration est excellente . Il faut VRAIMENT que j’achète votre bouquin.

  • @Jean Louis Caccomo.
    Je n’ai pas trouvé votre livre sur Amazone . Ou peut on le commander?

  • Les pauvres votent de plus en plus FN ou Front de Gauche.
    http://images5.fanpop.com/image/photos/24800000/Your-argument-is-invalid-random-24837760-500-582.jpg

    Sérieusement, y a t’il une politique éditoriale sur contrepoints? Vous faites passer n’importe quel article tant qu’il est opposé au gouvernement?
    Vive le nivellement par le haut!

  • Je ne connais pas de militants fn mais je doute que ce soient tous des abrutis donc rectifions : a l’instar de certains militants fn

  • Les commentaires sont fermés.

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

La gauche a besoin d’une idéologie, contrairement à la droite. Elle prétend en effet penser le devenir des sociétés et instaurer la justice, principalement par l’égalité. La droite agit avec pragmatisme, en tenant compte rationnellement des contraintes du réel mais elle n’éprouve pas le besoin de dessiner un idéal à atteindre. La gauche est plutôt idéaliste, la droite plutôt réaliste.

Un idéal à atteindre suppose une construction intellectuelle plus ou moins ambitieuse qui détermine la voie à suivre. C’est là que les difficultés commen... Poursuivre la lecture

« Il y a des professionnels du malheur et une conjuration des esprits tristes auxquels nous devons faire face », a déclaré ce mercredi matin Emmanuel Macron en Conseil des ministres. La phrase est importante : elle mérite qu’on l’étudie à la loupe.

Que nous dit-elle ? Qu’il existe un complot des Français de mauvaise humeur. Qu’ils se sont ligués contre le pouvoir. Qu’ils sont dangereux et doivent être stoppés dans leur élan pervers.

 

La pauvreté sur le banc des accusés

Mais qui sont donc ces pessimistes secrètement ... Poursuivre la lecture

À la chute du Mur de Berlin, nombreux furent les théoriciens qui affirmèrent que l’idéologie de gauche allait s’effondrer. Moscou, la Mecque du socialisme pendant 70 ans, redeviendrait une capitale comme une autre. Privées du soutien idéologique, logistique et financier de l’Union soviétique, les filiales du Komintern allaient s’éteindre les unes après les autres. Sans le soutien électoral des communistes, le socialisme était voué à disparaître. En France, l’effondrement du PCF actait, croyait-on, la victoire des idées libérales.

Jean-... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles