La tyrannie de la pauvreté

Le projet de la gauche est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir.

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La tyrannie de la pauvreté

Publié le 3 avril 2013
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Le projet de la gauche est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir.

Un billet d’humeur de Jean-Louis Caccomo.

Il y a plus de 10 ans, j’ai écrit deux articles dans Le Monde qui m’ont valu un flot mémorable de lettres d’insultes, tout simplement parce que je tentais d’exposer une pédagogie de l’économie de marché qui ne soit pas seulement et uniquement une dénonciation du Grand Satan américain [1]. Le terme « économie de marché » est d’ailleurs un pléonasme car je ne vois pas une autre économie qui fonctionne selon d’autres principes.

À l’époque je croyais les lecteurs du Monde intelligents donc ouverts et tolérants, mais, à défaut de proposer un raisonnement argumenté, ils tombèrent eux aussi dans l’invective, à l’instar des militants du Front National.

Avez-vous déjà lu un économiste dit libéral dans les colonnes de L’Humanité ? Pourtant, il n’est pas rare de lire des détracteurs de la mondialisation dans les colonnes du Figaro. Car la droite a toujours le besoin de s’acheter une bonne conscience alors que la gauche s’accommode aisément de sa mauvaise conscience. Et son projet est machiavélique : multiplier les pauvres et les assistés pour consolider sa base électorale et faire perdurer son pouvoir. À force de fabriquer des moutons à tondre, on rend le berger indispensable. Et ça fonctionne !

Car les riches seront toujours minoritaires et ils ont la possibilité de s’expatrier dans les pays qui ne les montrent pas du doigt.

Ce n’est pas que je n’aime pas les pauvres car je viens plutôt d’une condition modeste et j’ai connu les douleurs et les souffrances de la pénurie, du manque et de la frustration permanente. Mais je n’aime pas la pauvreté. Et seule une croissance économique stable et durable, basée sur une offre adaptée, innovante et évolutive [2], est de nature à nous sortir ensemble de la pauvreté et, surtout, de la peur de devenir plus pauvre.


Sur le web.

Notes :

  1. « Entraver l’économie se paie en régression sociale ». Le Monde du 27 janvier 1998 et « Chômage et technologie, un débat tronqué », Le Monde du 21 avril 1998.
  2. Voir les différents et excellents manuels de dynamique économique (théorie de la croissance) de Solow R. (Prix Nobel), Mankiw G., Abraham-Frois, Blanchard ou encore Valdès B.
Voir les commentaires (7)

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Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • « Car les Girondins ont toujours le besoin de s’acheter une bonne conscience alors que les Jacobins s’accommodent aisément de leur mauvaise conscience.»
    Les Girondins étant des radicaux de gauche (s’il faut vraiment classifier)
    Pas encore acheté votre bouquin, mais depuis que je viens d’apprendre que vous avez écrit dans l’Immonde, hum ! (je rigole)

  • Au temple de la médiocrité, il y a un Champion et le remède est pire que le mal. Mais la solution ne viendra ni des profiteurs ni des soumis.

  • Votre démonstration est excellente . Il faut VRAIMENT que j’achète votre bouquin.

  • @Jean Louis Caccomo.
    Je n’ai pas trouvé votre livre sur Amazone . Ou peut on le commander?

  • Les pauvres votent de plus en plus FN ou Front de Gauche.
    http://images5.fanpop.com/image/photos/24800000/Your-argument-is-invalid-random-24837760-500-582.jpg

    Sérieusement, y a t’il une politique éditoriale sur contrepoints? Vous faites passer n’importe quel article tant qu’il est opposé au gouvernement?
    Vive le nivellement par le haut!

  • Je ne connais pas de militants fn mais je doute que ce soient tous des abrutis donc rectifions : a l’instar de certains militants fn

  • Les commentaires sont fermés.

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