Les allocations familiales ne seront plus les mêmes pour tout le monde

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Les familles de la classe moyenne seront moins incitées à faire des enfants que les classes les plus pauvres.

Les familles de la classe moyenne seront moins incitées à faire des enfants que les classes les plus pauvres.

Par Thibaut Doidy de Kerguelen.

Le chef de l’État l’a affirmé dans son intervention télévisée, des « réajustements » seront faits selon « deux principes » : « Il n’y aura pas de fiscalisation des allocations » et « on va garder l’universalité ». Mais « que les plus hauts revenus aient les mêmes allocations, non ! Ça sera revu ».

Voilà donc la réponse aux interrogations de ces dernières semaines. Bien que le Haut conseil de la famille (HCF) n’ait pas encore remis ses préconisations pour réformer les prestations familiales (elles sont attendues aux environs du 4 avril), le Président, après s’être consulté avec lui même, a tranché. Les prestations familiales seront donc dégressives en fonction des revenus. C’est une nouvelle fois les classes moyennes qui vont souffrir de cette décision. En revanche, bien sûr, aucune mesure du genre de celles que Cameron vient d’annoncer en Grande Bretagne et qui subordonnent le versement de prestations sociales à un certain nombre d’années passées dans le pays.

S’il est évident qu’une réforme des allocations familiales, et d’une manière générale des prestations sociales, s’impose dans notre pays, toute solution de ce genre qui systématiquement « punit » les méchants qui gagnent un petit peu plus que la moyenne ne peut avoir qu’un effet néfaste sur le développement de notre pays.

Une vraie réforme serait de prendre en compte que moins de 1€ sur 2 collectés est redistribué. Une vraie réforme serait de prendre en compte que la solidarité nationale ne doit intervenir que dans les cas de « faute à pas de chance » et pas dans le cas de « choix de vie ». Une vraie réforme serait de supprimer toutes les administrations intermédiaires qui engloutissent plus de la moitié des cotisations collectées et de remettre à chaque citoyen majeur une somme mensuelle qu’il affecterait lui même à ses besoins (quitte à ce qu’il la reverse, moyennant déduction fiscale, à une association d’intervention sociale s’il estime ne pas en avoir besoin.).


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