Étatistes, vous n’avez pas le monopole du cœur

Les réformateurs ont un cœur mais ils n’en imposent pas le battement à leurs voisins. Ils se disent : faisons notre travail, aidons les gens à s’en sortir. Sans frimer. Ce n’est pas notre style.

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Étatistes, vous n’avez pas le monopole du cœur

Publié le 25 mars 2013
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Les réformateurs ont un cœur mais ils n’en imposent pas le battement à leurs voisins. Ils se disent : faisons notre travail, aidons les gens à s’en sortir. Sans frimer. Ce n’est pas notre style.

Par Alex Korbel.

Je suis un réformateur.

Les réformateurs ont un cœur mais ils n’en imposent pas le battement à leurs voisins. Ils se disent : faisons notre travail, aidons les gens à s’en sortir. Sans frimer. Ce n’est pas notre style.

Et c’est là qu’est le problème.

Cela laisse un grand espace pour nos adversaires de tous bords qui nous caricaturent comme étant des personnes sans compassion.

Les réformateurs doivent changer cela.

Réformer c’est être à la fois du côté du Nord et du Sud, des noirs et des blancs, des homosexuels et des hétérosexuels. Réformer, c’est permettre de faire renaitre une économie prospère. Réformer, c’est le meilleur moyen d’aider les pauvres, les faibles et les vulnérables. Réformer, c’est faire renaître la société.

Oui, nos idées sont les bonnes. Mais nous devons expliquer pourquoi elles sont justes.

Le refrain du statu quo

Les réformateurs proposent plus de secteur privé et moins de secteur public. Nos adversaires hurlent aux coupes budgétaires, au bradage de l’État. Nous devons leur répondre : non, c’est la meilleure manière de créer les emplois durables dont les gens ont besoin.

Les réformateurs proposent d’aider les personnes à sortir de l’assistanat. Nos adversaires prétendent que nous sommes cruels et que nous abandonnons le peuple. Nous devons leur répondre : non, il n’y a qu’une route pour sortir de la pauvreté, c’est le travail.

Les réformateurs proposent une instruction centrée sur l’élève, créative, rigoureuse et efficace pour nos enfants. Nos adversaires présentent cela comme élitiste et rétrograde. Nous devons leur répondre : non, une instruction décente est le meilleur moyen de donner un bon départ à nos enfants.

Nous voulons réformer l’école, en finir avec le piège de l’assistanat et réduire les dépenses publiques, pas parce que nous sommes du côté des plus forts mais parce que nos idées sont celles qui aideront tout le monde, surtout les plus démunis.

Une économie prospère. Un État-Providence efficace. Des écoles qui instruisent.

Ces trois choses sont essentielles pour permettre aux gens de s’en sortir. Elles sont essentielles pour permettre au pays de réussir. Et vous savez quoi ? Nos adversaires feront tout pour leur barrer la route. C’est pour cela que, ces trois choses étant si nécessaires pour le pays, nous devons les défendre jour après jour, autour de nous, dans les media, dans les urnes et dans la rue.

Une économie prospère pour tous

Pour aider les personnes à s’en sortir, la première chose à avoir est une économie qui crée de bons emplois. Nous avons besoin d’entreprises, de toutes tailles, de tous secteurs, dans toutes nos régions, qui investissent et qui embauchent.

Il y a plusieurs choses qui sont nécessaires pour permettre cela :

  • Faciliter la création d’entreprise. Il faut un seul jour pour créer son entreprise en Nouvelle-Zélande. En France, il en faut 27.
  • Donner aux entreprises la stabilité fiscale et réglementaire qui est nécessaire pour qu’elles investissent sereinement dans l’avenir.
  • Faciliter l’embauche des travailleurs. Compliquer l’accès à l’emploi, c’est le décourager.
  • Rendre leur indépendance aux banques pour qu’elles financent la création d’entreprises et pas le déficit de l’État. Donc éliminer enfin le déficit de l’État par une gestion responsable de son budget.

Voilà le plan des réformateurs.

L’idée-fixe de nos adversaires

Nos adversaires en préfèrent un autre, qu’ils mettent en pratique aujourd’hui et depuis un siècle. Le voici : on devrait cesser de s’inquiéter du déficit, endetter le pays et augmenter les dépenses de l’État pour stimuler l’économie.

Laissez-moi vous dire pourquoi cette politique est dangereuse.

Les gens à qui nous empruntons de l’argent pour financer les dépenses de l’État pensent que ce dernier pourra les rembourser un jour. Mais quand ils s’apercevront que l’État vit au-dessus de ses moyens, que se passera-t-il ? Certains refuseront de nous prêter de l’argent. D’autres le feront contre un taux d’intérêt plus élevé. Cela fera mal à l’économie et aux gens. Si vous avez un prêt de 100 000 euros, la hausse d’un point de votre taux d’intérêt signifie que vous devrez rembourser 1 000 euros de plus par an.

Le plan de nos adversaires, au pouvoir depuis un siècle, est en réalité un immense pari sur notre économie et notre futur. Nous sommes dans la situation actuelle parce que l’État a trop dépensé et s’est trop endetté. Comment peut-on penser que la solution consiste à dépenser et s’endetter davantage ? Quand ils sont au pouvoir, ils nous endettent. Quand ils sont dans l’opposition, ils veulent nous endetter. Qu’importe le problème, le temps ou le vent, ils veulent nous endetter. En fait, ils n’ont rien appris. Ils n’ont qu’une idée-fixe : plus de dette, plus de dette, plus de dette.

Nous n’avons pas oublié. Nous nous souvenons qui a laissé le chômage s’installer, qui a étouffé notre société, qui a paralysé nos entreprises, qui a ruiné notre réputation et compromis notre futur. Qui a fait tout cela ? Nos adversaires. Et le pays ne devrait jamais l’oublier.

Un pays imbattable

Nous devons faire ressortir ce qu’il y a de meilleur de ce pays. Parce que quand nous nous battons, nous sommes imbattables. Nous avons inventé le cinéma, le béton armé, la pasteurisation, les probabilités, les antibiotiques, le bateau à vapeur, l’aviation, le pneu, le moteur à combustion, les jeux olympiques modernes et la conserverie. Rendez-vous compte : nous avons à la fois inventé l’armée de l’air, le sonar, le tank et le jean, le soutien-gorge et le bikini !

Vraiment, il n’y a rien qui nous soit impossible.

Peut-on faire de ce pays le meilleur endroit pour créer son entreprise, pour la développer, pour la lancer à la conquête du monde ? Oui. Peut-on transformer notre État-providence en quelque chose qui récompense l’effort, qui respecte les communautés et qui aide les plus démunis à commencer une nouvelle vie ? Oui. Peut-on faire de nos écoles les tremplins dont la génération suivante a besoin ? Oui. Bien sûr que nous pouvons le faire.

Faisons le serment de faire renaître ce pays, de laisser faire ceux qui rêvent et qui veulent créer, de leur donner de l’air, de leur donner des ailes. Et regardons ce pays décoller.

Nous savons ce qu’il faut faire pour gagner, pour gagner pour nous tous. Alors mettons-nous à l’ouvrage.

Article originel publié le 15 mars 2013 sur 24hgold.com

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  • On dirait Jésus qui cause, je veux bien être apôtre.

  • C’est bien écrit, mais réformer un Etat-Providence par un Etat-Providence, même efficace, n’est pas une réforme.

    En tout cas, ça ne serait toujours pas libéral.

  • Je n’ai vu nulle part que l’auteur veuille un nouvel Etat-proviodence. Diminuer le rôle de l’état, rendre l’école plus efficace et laisser les entreprise entreprendre, rien que ne renierait un libéral bon teint.
    Ce qui m’interpelle, c’est ceci: dans la gauche, il n’y a pas que des imbéciles; il y a même des gens qui savent lire. Que l’on soit attiré par les idées socialistes en 1900, soit. Dès 1923, après la publication de « Sozialismus » par Ludwig von Mises déjà moins (à condition de lire l’allemand). Mais après 1989 et la chute du mur, c’est tout simplement insensé. Ils savent qu’ils vont dans le mur et donc qu’ils ne garderont pas leurs bonnes places bien longtemps.
    Pourquoi tant de continuation dans l’erreur, tout en étant conscient du fait?

    • C’est écrit, noir sur blanc : « Une économie prospère. Un État-Providence efficace. Des écoles qui instruisent.
      Ces trois choses sont essentielles pour permettre aux gens de s’en sortir. »

      « dans la gauche, il n’y a pas que des imbéciles » : Je suis d’accord, j’ose imaginer que la plus grande partie est une victime trompée.

      « Pourquoi tant de continuation dans l’erreur, tout en étant conscient du fait? » : Et s’ils étaient conscient du fait, sans être conscient d’être dans l’erreur ?

  • On oublie souvent que l’état le plus minimal devient toujours obese, ce n’est qu’une question de temps. Plus les gens sont libre, plus ils prospèrent. Mais plus ils prospèrent plus ils payent de taxes et l’état fini par être partout. Le meilleur exemple est sans doute les USA.

  • L’article a un côté sermon de pasteur mais il me plaît. Il présente bien les enjeux. Même s’il reste finalement assez tendre avec nos adversaire. Quid de la corruption? Plus le budget est en hausse, plus votre « famille » au sens mafieux du terme en profite. Voilà aussi pourquoi les keynésiens de tous bord abondent.

  • Paroles et paroles…
    Le seul moyen de retrouver une croissance est la création de richesse non financière ou spéculative mais en terme d’emplois réels effectifs
    Alors s’ils ont une idée un moteur de croissance je suis preneur
    Sinon tout cela reste de l’utopie et l’utopie n’a jamais nourri personne a part de rares faux intellectuels
    Les peuples grondent ne vivent plus se nourrissent mal ne se soignent plus ou mal et sont mal logés
    La population européenne vieillit
    Et la solution envisagée est le recul de l’âge de la retraite a condition qu’il y ait plein emploi
    Ce n’est pas le cas
    L’Europe a du mal a s’accorder sur la fiscalité et le social
    L’Europe a peur de taxer les produits d’importation (OMC oblige)
    Les jeunes diplômés fuient a l’étranger

    Alors ou sont vos solutions ?
    Vos valeurs ???

    • « Le seul moyen de retrouver une croissance est la création de richesse non financière ou spéculative mais en terme d’emplois réels effectifs ».
      J’ai toujours eu une notion un peu basique de l’économie mais il me semble que la création d’emploi est une conséquence et non une cause de la croissance. J’ai toujours considéré qu’une personne qui embauche a des thunes pour payer l’embauché. Dire que l’embauché va dégager des bénéfices qui permettront de le payer est encore un pari sur l’avenir. Donc, si je ne m’abuse, il me semble que c’est plutôt du côté de la rentabilité du capital qui faut chercher la solution pour que chaque euro investi soit plus efficace : donc baisser le coût du travail, assouplir le marché de l’emploi, etc. Mais l’emploi lui même n’est qu’une conséquence du capital. Pour moi, cela me semble logique. Et si on objecte qu’alors le patron exploite tout le monde, je répondrais qu’il y a des moyens de s’arranger au niveau social (prime d’intéressement, part de la société, tout est envisageable) sans que l’état vienne fourrer ses pattes pleines de doigts dans la mécanique économique. Qu’il la limite me parait normal mais pas qu’il la régente.

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Et si ces deux maux étaient tout simplement les deux conséquences d’un problème plus profond à régler ?

 

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